Méphisto: organe périodique du Théâtre royal d'Anvers

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s.n. 1914, 11 Juni. Méphisto: organe périodique du Théâtre royal d'Anvers. Geraadpleegd op 23 juni 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/2b8v980p59/
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I NUMERO lO g^NTIMES. 39e ANNEE Il Jl IV \, 3 MEPHISTO JOURNAL HEBDOMADAIRE PARAISSANT TOUTE I/A3TNEE PRiX D'ABONNEMENT RÉDACTEUR EN CHEF: Les annonces sont reçues an bureau, du Journal Un AN (Belgique) .... Fr. 6.00 Georges Warfaaz, || sera rendu compte de tous ouvrages dont DEUX (Étranger .... 10.00 51, RUE OSY. exemplaires seront envoyés à la rédaction L'abonnement se poursuit jusqu'à refus formel. Téléphone 1721 Anvera Les manuscrits ne sont pas rendus. ' es abonnements prennent cours le 1" ootobre de chaque année Bruxelles : 68, rue Maes. Les articles signés n'engagent que leurs auteurs. Causerie Inutile Tandis que sévit une pluie diluvienne qui noie sous son voilé brumeux ies perspectives estompées, je me repose en ce Spa, si justement nommé » La Perle des Ar-dennes ». Les perles, en effet, naissent et grandissent dans l'eau ! Mais voici qu'un rayon de soleil semble venir me blâmer d'avoir écrit cette phrase moqueuse. Soleil, Soleil, ne sois pas arrogant, car déjà s'avancent vers toi les nuages qui terniront ton éclat. DepuI5 dix jours une escadrille d'officiers mateurs s'est installée au superbe aérodrome de Malchaaips, et tous les après-midi, par la pluie, le vent, ou durant les accalmies, nous avons vu évoluer au-dessus des bois et des vallées, les gracieux oiseaux, rapides et sûrs, en t'es vols dont l'audace semblait défier le ciel. Pas un accident n'est venu assombrir ces brillantes prouesses, et la quatrième arme s'est révéiëe une fois de plus, comme un engin d'une puissance formidable et dont les ressources, encore insoupçonnées,pourraient bien changer la face des choses, lors de la prochaine e' in.' . i-table guerre. Mais écartons ces visions sinistres... précisément :.n Cinéma ouvre ses portes à notre curiosité. Entrons-y. L'n public nombreux et attentif s'y presse et, sur l'écran, se profitent les types connus, toujours accueillis par le même succès. Adolphe Brisson, le directeur de ces Annales, qui ont insensiblement conquis après les familles parisiennes, s familles belges et même étrangères, Adolphe Brisson écrivait il v a quelques jours dans son feuilleton hebdomadaire du «Temps» quelques réflexions très, jus-.es j sur l'influence prépondérante que petit à petit, le cinéma i acquiert sur la foule. Il disait le luxe exact et savant des mises en scène, la beauté évocatrice des décors, le talent (Tes acteuis et il ne s'étonnait plus que les théâtres subissent actuellement une crise qui a tout lieu d'inquietu les amateurs d'un art moins rudimentaire et moins • n-t'antin.Une enquête organisée par c< Comœdia » nous a montré que la plupart-des auteurs dramatiques ne redoutent pas la concurrence du cinéma. Je le crois parbleu bien ! \ ous avez lu qu'Edmond Rostand, le bluffeur de Cambo, le jongleur épileptique de « Chanteck'r» touchera la bagatelle de deux cent mille francs pour l'adaptation cinématographique de «l'Aiglon». — l ne paille I ! La vision de cette somme rondelette m'amène à vous parler, rapidement, de la question des jeux, qu'on agite ici avec frénésie, et non dans une certaine crainte fort naturelle. Tandis que, péniblement, une société pleine de bonne volonté, essaie de reconstituer à Spa et à Ostende, les jeux qui firent la prospérité de ces deux cités, des envieux imbéciles, maîtres chanteurs bien plutôt que moralistes, s'efforce de discréditer à nouveau les jeux et à en obtenir l'interdiction. Ces agissements sont scandaleux. On n'a jamais forcé personne à jouer. Tout homme est libre, malgré les lois et les usages, envers et contre tous, contre tous les préjugés et les absurdes morales, et s'il lui plaît de risquer sa fortune au jeu et de tenter une chance, peut-être équivoque, je ne vois pas pourquoi on l'en empêcherait. D'autant moins qu'il franchira la frontière et s'en ira porter à l'étranger un argent qui nous eût fait le plus grand bien. Ou'on se persuade bien que toutes les campagnes qu'ont été entreprises en Belgique, contre les jeux, ont été insoirées et PAYEES par Monte-Carlo. Et ceci est une indication suffisante. Xous demandons une fois de plus pour les pauvres hommes asservis un peu de LIBERTE. Et pour nos deux grandes villes d'eaux la prospérité qui leur est légitimement due et qui leur a été arrachée, au mépris de tout droit par des gouvernants incapables, rétrogrades et tortionnaires. GEORGES WARFAAZ. Largesses Communales Sous le titre « subventions » le bulletin de l'Association des Directeurs de Théâtres de Province publie un article très documenté dans lequel nous trouvons le montant de.-, snhwnl ions areflrdées rniv nrinrinnles scènes • Dressons-en le tableau : I ille.s Nombre d'habitants Subvention Mannheim . . . 148.000 fr. 676.000 Dusseldorf 145.000 » 580.000 Leipzig 436.000 » 411.000 Cologne 372.500 » 407.000 Chemnitz 160.000 » 415.000 Fribourg 53.000 » 398.000 Francfort ..... 289.000 » 338.000 Xice 110.000 » 350.000 Lyon 453.000 » 500.000 Bruxelles 548.000 » -50.000 Marseille 500.000 » 233.000 Mayence 77.000 » 226.000 Bordeaux 260.000 » 200.000 Nantes 315.000 » 175.000 .Mulhouse 89.000 » 165.000 Lille 216.000 » '50.000 Rouen 120.000 » 135.000 Toulouse 150.000 » 150.000 Gand 163.000 » 80.000 ANVERS . . . 323.000 » 6 0.000 Anvers, la métropole des arts et du commerce avec ses 325.000 habitants donne chichement 60.000 fr. pour son théâtre et profite de cette subvention pour imposer un cahier des charges draconnien rédigé par les notoires incompétences qui se partagent la gestion artistique de la cité. Sait-on ce que représentent ces 60.000 francs? Pas même les frais d'un mois d'exploitation. Puisque nous parlons chiffres, donnons la preuve de ce que nous avançons.Dans le numéro du 2 novembre 1901 à l'occasion de la subvention que le Collège devait voter à l'Opéra Fla-mand nous avons publié le budget mensuel détaillé du Théâtre Royal qui s'élevait à ce moment à la coquette somme de fr. 59.120. Relevons quelques postes: Artistes: M. Verdier, ir fort ténor . . fr. 4.500,— M. Boulo, ir ténor léger » 3.500,— Mme Lafargue » 3-SOQ>— Mme Marignan » 3.606",— Mlle Looze » &»,-— M. Bruni, chef d'orchestre » 1.000,— L'orchestre . » 5-7-5'— Les chœurs » 7.021,— Affichage » 5°»—( 0 Frais du soir ...» 6.000,— Div., locat., musique, patente, charbons » 3.200,— Au total M. Dechesne payait à ses artistes seuls fr. 28.675,—■ Ce chiffre n'a rien d'exagéré, M. Corin paye beaucoup plus. Continuons nos citations. Sous la direction Pontet les dépenses mensuelles s'élevèrent à fr. 64.000,—. Notons que M. Pontet, né malin, avait une troupe à bon marché, elle ne lui coûtait au total que fr. 25.064 pour les artistes seulement. Il y avait : Mérina, fort ténor à fr. 3.500; Girod, ténor léger, à fr. 4-ico; Mme Thiesset, à fr. 1600; Mme Fer, à fr. 2800, Mlle Colbrant, à fr. 1.100. L'orchestre coûtait fr. 7.775 ; le ballet 2.920 francs, les chœurs fr. 6.745. Les frais généraux fr. 8.846,75 et les frais du soir fr. 5.777,14. Son premier mois d'exploitation se chiffra par fr. 4.116,59 de déficit. Ce sont les frais généraux qui ont surtout augmenté, le personnel a des exigences plus grandes depuis les plus minimes emplois jusqu'aux plus importants. In exemple : En 1901, la balayeuse du théâtre figurât pour fr. 100 par mois au budget. Sous Pontet elle louchait déjà fr. 130,—. C'est ainsi que les frais du. soir s'élevaient pour certains mois sous la direction Pontet à 6.269,68 francs. Pontet, vieux rat de théâtre , ne faisait pas d 1 frais inutiles, il avait toutes les qualités d'un administrateur habile à s'enrichir. C'était souvent au détriment de l'art et des artistes, mais il s'en fichait carrément, n'ayant qu'un but : gagner de l'argent. Son budget doit dont être considéré comme le minimum de frais possible. 11 est avéré aussi que Pontet a fait les plus belles recelés au Théâtre Royal, il n'avait pas encore la concurrence des music-hall et di s nombreux cinémas qui pullulent en ce moment. Son abonnement général n'a pas dépassé fr. 12.000 en moytnne. Ses recettes ont évoluées entre fr. 32878 minimum et fr. 41.766,95 maximum. Si l'on examine donc le budget du Théâtre Royal, on voit que la subvention de fr. 60.000,— ne pèse pas lourd dans la balance et que le directeur doit faire rudement attention de ne pas se fourvoyer. Si l'on tient compte des exigences croissantes des musiciens de l'orchestre, et du prix élevé des ténors on voit que l'entreprise est pleine J'aléas. On discute souvent répertoire, artistes, décors, on parie do monter des nouveautés parisiennes, et l'on oublie qu'Anvers arrive au dernier rang quant aux ressources financières. Les éditeurs qui n'ont d'autres soucis que de faire le plus d'argent des pièces dont ils ont le monopole, ont des exigences telles que seuls les scènes largement subsidiées sont capables de faire le choix qu'il convient. On a fait la comparaison avec l'Opéra flamand. Mais on oubli que là il y a l'embarras du choix. Veut-on comparer le chiffre des droits d'auteurs payés par l'Opéra flamand et ceux acquittés par le Théâtre Royal? 11 y aura de la marche. Sait-on que le Royal paye aux éditeurs pour la location des partitions la coquette somme de 8.000 environ. Tous frais bien comptés les charges qui pèsent actuellement sur le budget du Royal s'élèvent à 80.000 fr. par mois. Les chiffres que nous avons cité sont rigoureusement exacts et nous mettons qui que ce soit, au défi de les contester. Il serait temps que l'Administration communale mette à l'étude la question du subside. Elle pourrait en même temps voter les crédits nécessaires à la confection de nouveaux décors çt t l'achat d'un mobilier de scène. Ces dépenses somptueuses s'imposent alors que l'on \a procéder à des travaux importants pour moderniser la-salle de spectacle. Ou'on ne vienne pas nous raconter que la ville n'a pas d'argent. Elle a su équiper l'Opéra flamand d'une façon magnifique. Rien n'a été trop cher. Plafonds peints par des artistes grassement payés, décors nouveaux pour toutes les créations, matériel de scène de tous les styles. Elle a subsidié des libraires hollandais qui venaient écouler leurs rossignols à Anvers, elle trouve de l'argent pour tous les « strijdersbond » quelconques, pourvu qu'ils fassent de la politique. Anvers compte une élite intellectuelle et artistique qui n'a rien de commun avec les braillards et les discoureu s de cabaret. Cette élite se fiche de la politique de bas étage et veut goûter des sensations artistiques réelles. Cette élite se compose de contribuables qui versent à la caisse Communale des sommes rondelettes sous forme de taxes et d'impôts. Les manifestations artistiques occasionnent un déploye-ment de luxe qui fait vivre1 le commerce local. Les commerçants sont cependant aussi des contribuables qui payent souvent fort cher. Comme il est à supposer que ce ne sont pas les caba-retiers se'uls qui auront voix au chapitre, nous pourrons espérer voir nos édiles examiner avec bienveillance la question d'augmentation de subside. Le 1 héâtre Royal verra alors encore de's beaux jours pour le plus grand bien de la cause artistique. ARMAND JOSSE. I I Kl I V O C I C Compagis d'Assurances au Assurez-vous au P*n fclN I A BtLUit capital de Frs. 2.000.000 Qiào-o Qoriai ■ Rpirmart Ste-Catherîne. 55. ANVERS. Administrateur-Directeur: René KINART

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Dit item is een uitgave in de reeks Méphisto: organe périodique du Théâtre royal d'Anvers behorende tot de categorie Culturele bladen. Uitgegeven in Anvers van 1875 tot 1925.

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