Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 27 April. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Geraadpleegd op 19 mei 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/sx6445jk78/
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Lundi 27 avril 1914 No 96 Vingt-sixième anné ABONNEMENTS: un au un seme. un trime. francs francs francs ANVERS . . 15.00 8.00 4.S0 INTÉRIEUR . 18.00 9.50 5.25 EXTÉRIEUR . 30.00 15.50 8.00 On «'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. — Les abonnements partent le 1er de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX : Nlarché-aux-Œufs, 9' - ANVERS Téléphone: 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL OIIOTiniEN Dll SOIR T* L _ ». unlnilwa A l'n>l>u!u!a4>tni!nm A In unrJnn^înn rln!^ o rlnAf>on a o M I D A P n T rlînA a'i'amh harln A^aiih an aIi a-P rl i i lAlinnO I INSERTIONS : La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 cmes Demandes et offres d'emplois . 40 Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 deuxième insertion „ 25 „ Annonces financières . „ 1 franc Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission, on traite à forfait. mr Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'après l'espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. ACTUALITÉÎ guerre et famine Il n'y a pas fort longtemps, que lt Parisiens se sont aperçus y u au cas d ui brusque déclaration de guerre ils étaiei exposes à mourir de faim ou du moin s'ils y avaient songé, ils n'avaient env sagé cette éventualité que d'un point c vue optimiste, sans inviter le gouverm ment de la république à des mesure d'urgence pour en conjurer les périls. Cette question du ravitaillement c Paris, en temps de guerre, a suscité ui vive émotion dans l'opinion français surtout quand, par le rapport d'un coi seiller municipal, M. Massard, on a s que la capitale ne disposait que d'u approvisionnement en farine insuffisan l'exposant à manquer de pain dès I sixième jour de la-mobilisation. La question n'était pas nouvelle ; ell demeurait néanmoins imprécise. Alors que certains n'y avaient pa encore accordé d'attention, pour d'autrt il s'agissait d'approvisionnements néce; saires en cas de siège. Les polémique ont montré que les stocks à constitué ne visaient qu'à assurer l'alimentatio des Parisiens pendant les premiers joui de la guerre, alors que les moyens d transport de toute nature seront presqu entièrement accaparés par les nécessite de la concentration des troupes. Le grand nombre ignore que ces nu sures de précaution ne doivent pas seuli ment concerner Paris, mais en mên temps tous les camps retranchés et, auss les grandes agglomérations qui, en temj de paix, sont obligées de tirer leur su! sistance des régions environnantes. 0 pourrait dire que ce n'est pas là un pri blême exclusivement parisien, mais u problème urbain et même national qt se posera, dès le lendemain d'une décl; ration de guerre, non seulement e France mais dans la plupart des autre pays. Il a d'ailleurs été envisagé depu longtemps, tout au moins pour les place fortes, et il vise à constituer dans chi cune d'elles un approvisionnement, d « des vingt jours », destiné à garantir 1 subsistance des habitants pendant ce premières semaines d'un conflit où le exigences de la défense nationale ri quisitionneraient tous les moyens c transport. La France n'a pas échappé au phém mène démographique général d'attrai tion des centres urbains. Depuis pli d'une vingtaine d'années que le princif. de l'approvisionnement des vingt joui a été admis, la population rurale s'e: appauvrie de plus de trois millions d'ir dividus au profit des grandes ville: C'est constater que les prévisions pn mières ont dû être revisées, les stocl augmentés en raison des besoins noi veaux. La puissance d'attraction de grands centres étant en raison direc de leur importance et la population u baine s'étant accrue environ d'un quai les approvisionnements de sûreté ont d suivre la même progression. Dans l'origine, la mesure a été prévi uniquement pour les grandes places e guerre, mais aujourd'hui il serait sai doute de la plus élémentaire prudene de l'étendre aux quatorze ou quin: villes françaises de plus de cent mil habitants et peut-être à une vingtaine e centres comportant de cinquante mil à cent mille âmes. Si Paris a pu craindre de manquer c pain aux premières heures d'un confli Lille, Rouen, Nantes, Toulouse, Sain Etienne — à ne citer que les plus impo tantes — n'auraient-elles pas sujet c ressentir la même inquiétude ? Eviden ment, les approvisionnements de sûre à constituer doivent varier avec la pop' lation, avec l'éloignement des ressou ces alimentaires, avec la distance d' champs de bataille probables, l'accap rement des voies ferrées devant êt d'autant moins intense et prolongé qi la ville considérée est plus loin de c zone de concentration et de manœuvn des forces mobilisées. Cependant, avi des modalités différentes, on ne pei nier que le problème soit à envisager pi toutes les grandes agglomérations. Ell auront à le résoudre par l'accord d pouvoirs locaux avec les autorités go vernemen taies. En rappelant les dispositions pris pour la capitale de la république, i sera donner un exemple de cette que tion de l'alimentation pendant la périoi de concentration ; mais l'étude que noi nous proposons serait forcément incor plète si nous n'étendions nos recherch Iplus loin, si nous ne cherchions p comment, en cas de siège, la populatie parisienne serait réapprovisionnée et : quand tous les hommes les plus acti de la nation, ceux de dix-neuf à quara te-sept ans, seront mobilisés, il serc néanmoins possible d'assurer l'existen du reste de la population. Les grandes puissances appliquent principe de la nation armée. I Ont-elles en même temps résolu problème de l'existence de la nation ne armée ? Ce n'est pas la première fois que question du réapprovisionnement i Paris s'impose aux préoccupations d pouvoirs publics en France. Deux min: très de la guerre, M. Charles de Fre cinet et M. Berteaux, avaient prévei le parlement de la république que, d l'ouverture des hostilités, les voies fe rées seraient accaparées pendant u période de vingt à trente jours ; et proclamaient la nécessité d'aviser dès temps de paix à l'alimentation de capitale pendant cette période. (A suivre.) Firmin Chari.ebiiî t L'affaire mexicaine On commence à s'apercevoir à la Maison Blanche que l'on s'est mis dans un mauvais cas. Après avoir repoussé, au début du conflit, ,g les ouvertures des Etats de l'Amérique du siid en vue d'une médiation, on les accepte aujour ^ d'hui avec un empressement peu dissimulé. On craint visiblement d'être entraîné dans une longue guerre très coûteuse, très'pénible, d'où i- maints incidents internationaux pourraienl e surgir. On est aussi fâcheusement surpris de î- voir les rebelles mexicains faire presque par-^ tout bloc avec le gouvernement Huerta. A Mexico notamment, le revirement a été total. « Le miracle est accompli, câble M. Luigi Bar-c zini au Corrieri: della Sera ; la révolution ie mexicaine est terminée ; la nation s'est consti-tuée en une unité qui apparaît formidable. * 1_ Peut-être est-ce beaucoup dire. Mais ce langage u çi'un témoin désintéressé prouve tout au moins n la sincérité du ralliement de la grande majo-t, rité de la clientèle constitutionnaliste. Les 0 Etats-Unis ne pourraient donc attendre qu'un faible concours de leurs protégés d'hier ; les e chefs qui persisteraient à faire le jeu de Washington seraient bientôt abandonnés, sinon exécutés. Aussi M. Bryan a-t-il dû reCevoii s avec un plaisir particulier les représentants s de l'ambassadeur du Brésil et les ministres >- de l'Argentine et du Chili lorsqu'ils sont venus s hier lui proposer la médiation de leurs gou t vernements dans les termes suivants : 11 En vue de servir les intérêts de la paix de la â civilisation, en toute confiance et avec le plus e grand désir d'empêcher une nouvelle effusion e de sang, qui nuirait à la cordialité et à l'union qui ont toujours entouré les rapports des gou s vernements et des peuples de l'Amérique, nous. plénipotentiaires du Brésil, de la République i- Argentine et du Chili, dûment autorisés, avons ». l'honneur d'offrir au gouvernement de votre excellence nos bons offices pour arriver A une . solution pacifique et amicale du conflit qu i> s'est élevé entre les Etats-Unis et le Mexique >S Cette offre traduit en forme autorisée les sug » gestions que nous avons en l'occasion d'offrii antérieurement, à ce sujet, au secréataire 11 d'Etat, à qui nous renouvelons l'assurance eh )- notre plus haute et distinguée considération. n Dans le courant même de la journée, M. Wil-11 son a répondu : n Le gouvernement des Etats-Unis est profon dément conscient de l'amitié, de la sympathie :S e du souci généreux de la paix et du bien-être S de l'Amérique, manifesée dans la note con :s jointe que je viens de recevoir de vos excel , lences, offrant les bons offices de vos gouver-., neinents pour arriver, s'il est possible, à une solution des difficultés actuelles entre le il gouvernement des Etats-Unis et ceux qui pré-iS tendent actuellement représenter la républiejue s du Mexique. . Conscient du but dans lequel cette offre est faite le gouvernement américain ne se croij e pas libre de la rejeter. L'intérêt principal dé ce gouvernement se trouve dans la paix de j_ l'Amérique, dans les rapports cordiaux de; diverses républiques américaines avec notre peuple et dans le bonheur et la prospérité s qui ne peuvent, venir que de l'accord récipro-e que et de l'amitié créés par la poursuite d'un but commun. , L'offre généreuse de vos gouvernements esl donc acceptée. i- Le gouvernement des Etats-Unis espère très 5. sérieusement que vous voulez sauver ceux qu; ^ représentent les éléments les plus sérieux du ; peuple mexicain et qui sont prêts à discutei ■s les conditions d'une solution satisfaisante, i- Le gouvernement des Etats-Unis- sera prêl iS à recevoir toutes les propositions qui pour tp raient être formulées d'une façon sérieuse el t à les discuter dans l'esprit le plus large et le plus conciliateur. Ces négociations seront an t, nonciatrices d'une nouvelle période de coopé U ration et de confiance mutuelle en Amérique Le gouvernement se sent obligé de dire franchement que, ses rapports diplomatiques avec ie le Mexique étant pour le moment interrompus le il ne lui est pas possible d'assurer qu'il pourra 1S sans délai discuter le plan de médiation inter nationale que vous proposez. Il est sans doute possible qu'un acte quel conque d'agression de la part de ceux qui con [e trôlent les forces militaires mexicaines oblige le les Etats-Unis à agir d'une façon qui pourraii 1 ' détruire l'espoir d'une paix immédiate : mais ceci ne justifierait pas une hésitation à accep ter votre généreuse suggestion actuelle, [e Nous attendons les meilleurs résultats dam f;) un délai assez court pour diminuer la crainte que nous éprouvons de voir des manifestations L" irréfléchies et hostiles interrompre les négo dations et décevoir nos espérances de paix. 'L Comme ce ton diffère de celui d'il y a quinze J" jours ! Si l'amiral Mayo et M. Bryan s'étaien inspirés de cet esprit il y a quinze jours, l'in -l" cident serait clos. Malheureusement, depuh i'- l'ultimatum de l'amiral Mayo et le débarque îS ment des troupes américaines à Vera-Cruz, lt a,- situation s'est bien modifiée. En divers en .g droits la population mexicaine, exaspérée, s'es ie livrée contre des Américains à des excès qu la occasionneront .de nouvelles _demandes de ré ' paration. A cet égard, toutefois, le présiden Wilson, si chatouilleux hier au sujet de l'ar ^ restation momentanée de quelques marins, si " montre aujourd'hui peu susceptible. Dans h ir réponse qu'on vient de lire, en effet, il déclare 33 que l'éventualité d'actes d'agression de la par es des Mexicains « ne justifierait pas une hésita u- tion à accepter la suggestion actuelle (d< l'Amérique du sud) ». Que n'a-t-il plus tô ss invité ses agents à la modération ! Le di avri encore, tout Mexico vit ce spectacle étrange alors que l'on se battait à Vera-Cruz, alors qu •s" le chargé d'affaires des Etats-Unis, M O'Shaughnessy, avait déjà reçu ses passeports iS la femme de ce diplomate assistait à la céré n- monie du mariage du fils du président Huert; 35 et, seule femme du corps diplomatique, allai is prendre place dans le cortège officiel pou )n s'asseoir ensuite aux côtés mêmes de Mm .j Huerta. Le commandant du Ruralès, oblig de lui offrir le bras, contenait avec peine si fureur de cet honneur imprévu, et l'on redout; ." pendant toute la cérémonie, célébrée en gran de pompe, que les invités et la foule fissen 36 une avanie à l'audacieuse diplomate américai ne. Si d'autres citoyens américains ont donn le de pareilles preuves de tact à Mexico, on 11 peut guère s'étonner qu'ils aient été molestés le Le mieux serait qu'on passât de part e )n d'autre l'éponge sur le passé. Les Etats d l'Amérique du sud rendraient un service émi • nent à toute l'Amérique, y compris les"-Etats Unis et à l'Europe en aplanissant promptemen le conflit actuel qui, autrement, risquerait d' es prendre des développements déplorables, s- fu Dépêches télégraphiques ès (Service de VAgence HAVAS) LE CONFLIT MEXICANO-AMERICAIN La Vera-Cruz, 27 avril. — M. Canada, cor 1S sul des Etats-Unis, ayant appris que trois amt le ricains clétenuà ont été fusillés et que sej ja autres qui sont conspirateurs vont être passej par les armes par le général Maas à Soleda près de La Vera-Cruz, a fait appel au générr Maas, au nom de l'humanité, pour qu'il épai gne les femmes et les enfants. Il a aussi demandé au général Maas d'envoyer tous les prisonniers américains sains et saufs à la côte. Il a notifié au général Maas qu'il a envoyé un train de réfugiés mexicains de la Vera-Cruz Washington, 27 avril. — Le consul général Hanna ,de Montorey, a informé M. Briand que les fédéraux l'insultèrent et l'emprisonnèrent le 22 avril. Il fut libéré deux jours après quand les rebelles prirent Montoray. M. Bryan alla aussitôt conférer avec M. Wilson. Washington, 27 avril. — L'ambassade d'Espagne annonce qu'elle a reçu des avis privés de Mexico selon lesquels M. Huerta a accepté l'offre de l'Argentine, du Brésil et du Chili, aux lignes mexicaines pour être échangés contre des otages américains. Le contre amiral Fletcher a déclaré l'état de siège à la Vera-Cruz et il a fait annoncer que toute espèce de désordre serait prompte-ment punie. Buenos-Ayres, 27 avril. — L'écrivain Lugarto s'efforce d'organiser une manifestation en faveur du Mexique. Toute la presse argentine applaudit à l'acceptation par M. Wilson de la médiation de la République argentine-, du Brésil et du Chili et on considère son succès comme assuré. Rio-de-Janeiro, 27 avril. — Le journal Ornai/., dans un article d'allure inspirée, se refuse de suspecter la déclaration du président Wilson de guerroyer contre le général Huerta seul. Mais il constate que c'est la première fois qu'une nation déclare la guerre à un homme seul. Il fait l'éloge de la fermeté et de la courtoisie de la note du général Carranza. Le journal ajoute que les pays de l'Amérique du sud ne peuvent pas rester dans une situation purement passive en présence des événements actuels dont la gravité et le danger se sont manifestés pour les bonnes relations qu'ils doivent maintenir avec les Etats-Unis. Rendant hommage à la prudence avec laquelle les Etats-Unis s'efforcèrent d'éviter une action énergique, le journal affirme que, non seulement l'union américaine, mais spécialement les pays de l'Amérique du sud se sont laissés humilier, même par une guerre fraticide. L'intervention américaine serait une provocation intolérable si elle ne visait que de favoriser un parti avec lequel les Etats-Unis sympathiseraient. De plus l'incident de Tampico offrait à la nation la plus puissante et la plus civilisée du continent un prétexte pour rétablir l'ordre dans un pays en pleine anarchie et pour réhabiliter le "nouveau monde aux yeux de l'Europe. Les déclarations des Etats-Unis dont on ne peut suspecter la sincérité que le gouvernement des Etats-Unis prétend ne pas faire une guerre de conquête permettent d'espérer que la politique américaine cherchera certainement une occasion opportune de contribuer à la conciliation des partis mexi cains sans aucune vellétité de se rendre sus pect au reste de l'Amérique. Si l'idée des Etats-Unis est telle et mise en pratique avec loyauté et, désintéressement, le continent américain ne saurait leur refuser sa gratitude et la civilisation universelle son hommage. La question de l'Ulster Londres, 27 avril. — Les journaux annoncent que le gouvernement ordonna à trois régiments d'infanterie actuelement à Dublin d'aller à Belfast où la proclamation de l'état de siège serait imminente. Les élections en France Paris, 27 avril. — A six heures du matin, les dépêches reçues par l'agence Ha vas de ses correspondants donnent les résultats suivants. Sont élus : 31 conservateurs. 28 membres ele l'action libérale, 54 républicains progressistes. 51 républicains de gauche, 26 radicaux,. 8 radicaux socialistes, 86 radicaux socialistes unifiés, 16 républicains socialistes, 41 socialistes unifiés. Total, 351. Il y a 251 ballolages. Les conservateurs gagnent quatre sièges. Les membres de l'action libérale en gagnent trois et en perdem trois. Les républicains progressistes gagneni cinq sièges et en perdent cinq, les républicains de gauche gangent dix sièges et en perdent dix. Les radicaux gagnent un siège et en perdenl sept. Les radicaux socialistes gagnent trois sièges et en perdent deux. Les radicaux socialistes unifiés gagnent douze sièges et en perdent treize. Les républicains socialistes pereleni deux sièges. Les socialistes unifiés^ gagnent cinq sièges et en perdent un. Le résultat, de l'élection de Pontivy, première circonscription est contestée. Il ne manque plus que les résultats de St-Omer, deuxième circons-1 cription, et de huit circonscriptions coloniales. L'ARMÉE AMÉRICAINE i Danger américain, péril jaune ? Ils ; ont leur remède tout trouvé et que les circonstances amèneront inéluctable-1 ment, nous faisait-on remarquer au cours de la guerre russo-japonaise. L'antidote sera le socialisme pour le Japon, et quant aux Etats-Unis, souhaitez-leui une bonne guerre un peu sérieuse avec un de leurs voisins, le militarisme les t passera au laminoir qui écrase l'Europe et nous serons alors sauvés, s La prophétie se réalise de frappante; façon pour le Japon. Les Américains ] seraient-ils arrivés, eux aussi, au poinl critique ? ' Le président Huerta s'était prononcé l dans son programme contre toute espèce 1 de politique aggressive, et par conséquent contre ses résultats : la nécessité s d'une forte armée. Les circonstances son! plus fortes que lui. C'est à l'armée de terre, aux troupes de débarquement ou de front, au nord: J qu'incombera le plus lourd de la tâche r qui vient d'être assumée par les Etats-, Unis et qu'a engagée une flotte, trop 5 forte pour le but à atteindre, à moin: 1 que ce but ne soit simplement d'effrayei i les Mexicains par un blocus prolongé Les troupes de débarquement com ' prennent dix mille hommes. En quo: s consiste maintenant la réserve armée des ; Etats-Unis. Des chiffres ont déjà été publiés. Nous avons attendu les préci t sions autorisées que nous fournirait le j Times pour fournir à ce sujet des ren seignements certains. On peut les lire dans le numéro de vendredi, t D'après le grand journal anglais le: ! Etats-Unis ne sont guère en état de mettre en ligne plus de quatre-ving mille soldats réguliers. C'est peu, extrê mement peu, quand on songe qu'il fau toujours déduire près d'un quart de: forces totales pour établir les chiffres de: unités combattantes. Facteur plus fâ cheux : l'armée yankee n'a pas l'organi 1 sation et les réserves nécessaires pour lu s permettre de maintenir une puissance :i suffisante en cas de guerre. On y remé 1 die en ce moment, mais les amélioration: sont trop récentes pour qu'on puisse er escompter un effet rapide. Ce n'est qui depuis douze ans que l'armée amèricaini a à sa tête un grand état-major et li contact n'est pas encore bien établi entn lui et l'armée. En ce moment le gros de: troupes est théoriquement concentré < San-Antonio, — où une société belge dirige avec succès le service des eaux, -une division est rassemblée à Galveston mais en fait les forces américaines son encore dispersées dans trente-neuf gar nisons. En ce qui concerne les réserve: l'enrôlement comprend quatre année sous les drapeaux et trois en réserve, ce: trois dernières années ne donnant droi à une solde qu'en cas de mobilisation où elle est de vingt-cinq francs par mois En fait l'armée régulière ne s'appuie qui sur les enrôlements volontaires pou suppléer les vides. On voit d'ici la situa tion d'officiers qui ne peuvent comman der à des régiments bien fournis qui pour autant que ces régiments, pou moitié, se composent de recrues san expérience. L'armée régulière américai ne est bonne et brave, mais si la cam pagne vient à se prolonger, sa valeu baisse rapidement en raison des rempla çants qui prennent les places laissée vides par les combats ou les maladies. La constitution yankee prévoit qu'ei cas de guerre tous les citoyens de dix huit à quarante-cinq ans pourront êtr appelés sous les armes. Mais cette milic n'est guère réputée tant en raison de c qu'elle a valu dans les guerres précéden tes que du peu d'estime que l'on a pou ses origines. Les Etats-particuliers on organisé quelques troupes de volontaires sans lien effectif de coopération en ca de guerre. En 1903 un décret de l'Unioi divisa la milice citoyenne en deux caté gories, dont la première est la « milic organisée » d'aujourd'hui. Mais la juris prudence reçue est que cette milice n peut être envoyée pour combattre e: dehors des frontières. Elle comprem aujourd'hui à peu près cent vingt et un mille unités, inégalement destribuée dans les Etats de l'Union, qui les formen au moyen de subsides fédérés. Elle s recrute par engagements volontaire: valables pour trois ans. Elle est organisé sur le même plan que l'armée régulière mais son éducation militaire et la disoi pline qui y régnent laissent considérable ment à désirer, en comparaison de armées européennes. Le gouvernemen américain espère qu'il pourra compte sur soixante-dix à quatre-vingt mill hommes de cette catégorie, ce qui me le chiffre de l'armée yankee à enviro cent mille hommes, en excluant les me rins et les matelots. L'Amérique a toi: jours cherché à suppléer au déficit év: dent de son armée en levant des volor taires, en cas de guerre, et en les adjo: gnant à l'armée régulière et à la milice Si donc l'expédition américaine exige 1 mise sous les armes de plus de cent mill hommes, c'est aux enrôlements hâtifs e volontaires que l'on devra recourir pou combler les vides. En fait, il y a tout lie de croire, dit le Times, que les Etats-Uni seront en état de créer des armées plu nombreuses que celles que les Mexicain pourraient leur opposer. Mais l'instri ment militaire approprié pour semblabl expédition n'existe pas et comme non le disions plus haut, avec les déchel inévitables et en tenant compte des foi ces en garnison aux Philippines, Hawïi, dans la zone de Panama, dan l'Alaska et en Chine, les Etats-Unis me tront difficilement cinquante mille horr mes sous les armes, contre le Mexique Ces troupes ne soutiendraient pas hu: jours le choc d'une armée européenne on affirme qu'elles feraient honneur a drapeau étoilé, dans une campagne d guérillas. Les officiers sont très bon: bien éduqués, bien formés au point d vue militaire, tout au moins théorique car une armée telle que la posséder les Etats-Unis ne permet guère à u officier de montrer sa valeur pratique La cavalerie yankee a excellente réputé tion, l'artillerie est forte, les soldats d génie ont la réputation d'hommes tri débrouillards. Il faut tenir compte de ce que la carr pagne telle qu'elle semble s'ouvrir pei met à une armée de recrues de jouer u rôle utile et même important, la présene de soldats de l'armée régulière n'étai pas indispensable dans une guerre d partisans. Encore faut-il prévoir que des circor stances spéciales peuvent modifier 1 face des choses et que les Etats-Un risquent d'avoir à se repentir de n'avoi pas préparé une armée sérieuse e temps de paix. Attendons les événi ments. — J. T. EXPOSITION LUYTEN ET DUPON A la salle Wynen le peintre Henry Luyte et le sculpteur Josué Dupon réunissent en < moment le meilleur de leur production di deux dernières années. Il est bon que de tém] en autre quelqu'un, de ces puissants ensembli où se révèle à première vue la plénitude l'épanouissement du talent, nous viennei réconforter après les stériles discussions d< esthètes d'avant-garde, et répondre aux mo par des faits. Ici nul appel au crédit, à patience, ni à la bonne volonté du spectateu Personne ne parle d'évolution pleine de pr messes, ni de retourner à l'école. Les œuvr sont là, énergiques et pures, travail d'artist qui se jugeraient indignes de ce nom s'i présentaient au public les bégayements d'i art dans les langes, d'une œuvre en voie e formation. Et cependant, ni Luyten, ni Dupe ne sont des vieillards, ni de rétrogrades pe ruques. Bien au contraire, dans la force e i l'âge, jeunes tous deux, ils n'aspirent qu > étreindre la beauté vivante sous toutes se: [ apparences et à matérialiser ce qu'il y a ei elle d'essentiel pour la joie et pour l'enthoû siasme de nos yeux. Et l'on respire en ce "salon, à pleins pou > ruons. C'est un soulagement, à la sortie di i cabanon des peintres fous, que de se replonge i ici en pleine santé, en pleine vigueur, ei pleine jeunesse. Car il ne faudrait pas s'; méprendre, ce que l'on a coutume d'appele ^ les « jeunes » — les vrais « jeunes », comm Van Gogh, Van Dongen, et je vous fais grâc de M. James Ensor, seconde manière, parc 1 qu'il est un homme charmant et plein d'esprit 5 — les vrais jeunes sont de pauvres « fin d 5 race », inaptes à comprendre la vraie grandeu t simple de la \ érité et contraints pour procure , une excitation à leurs nerfs malades, de re courir à tous les stimulants que la mauvais > littérature à apportée dans l'art de faire de tableaux. Ah ! qui dira la responsabilité di commentaire intellectuel de l'analyse dite pre fonde et de cette manie qu'ont certains criti ques de discerner des mondes d'intention subconscientes où il n'y a rien, et de crier ai vide et à l'aridité désertique partout où éclat 5 l'exubérance merveilleuse d'une vitalité qu répand à pleins bras ses gerbes de fleurs e d'épis. r Ah ! ce Luyten et la couleur, et la vigueu de ses paysages ! Vous connaissez son fair large, souple, harmonieux, sans aucune mit vrerie ennuyeuse, sans rien de fade ni d léché. Des sous-bois, des prairies de soleil o 1 se dresse la gracieuse enrythmie d'une si houette de jeune femme ; paysanne ou fille d ferme, n'importe, puisqu'on sent palpiter sou sa robe la même joie de vivre et le mêm orgeuil d'être belle qui, là-bas, scintille dan le regard de telle comtesse allemande, de tell femme de banquier richissime dont le sourir j. pourrait peut-être décider de la guerre d demain. I Puis, il y a des marines aussi, brossées ave 3 un brio, une gaité, un mouvement qui les for 1 toutes vibrantes du rythme des eaux et de lumières. Et il y a enfin toute la série de 3 grands portraits, ils constituent le fond d l'envoi de M. Henry Luyten. Il faut voir cett 3 collection de chevaliers de l'aigle noir, se -j gneurs allemands au masque si curieusemer •] rogue et impératif, où de la distinction ceper 3 dant s'allie à l'on 11e sait quelle brutalit originelle, figures où transparait le regret d ^ la chasse à l'ours et du pillage des marchand: * avec l'orgueil d'appartenir cependant à un e l'ace qui a produit les X'remiers penseurs, le i» premiers musiciens du monde, e M. Luyten les peint comme ils sont et semble que nul mieux que lui ne soit fait pou les deviner, pour les comprendre. Et voici le fameux portrait de M. l'échevi s Van Kuyck, si frappant de ressemblance, : . largement traité aussi. Tout cela est d'un superbe venue etrrevèle une très forte et trè r originale personnalité. e Nous avons eu l'occasion à plusieurs reprise t de dire en quelle particulière estime nor 1 tenons le talent de M. Josué Dupon. Et cepei dant il semble que jamais aucun salon n'a fourni aux admirateurs de son art, plus bel: occasion d'en embrasser tous les aspects, toi tes les formes. Comme tous les grands sculj teurs, M. Dupon estime que son ébouchoir 0 son ciseau doivent pouvoir rendre avec u égal bonheur les apparences et le caractèi a de tous les êtres. Point de spécialité. Les ligne 6 d'un rapace ou d'un grand fauve ne sont pe t moins nobles que celles d'un bel homme. L r nature harmonieuse et experte s'est compli j à modeler les membres de chacun pour l'effo. s qu'il lui importait d'accomplir. Tout l'esso s tout l'envol, toutes les hautes cimes de roche escarpées, sont dans cette envergure d'aig! et dans la noblesse aérienne de ses penne incurvées : toute la force est dans ce torse 1 e dans ses jarrets de lion ; l'on sourit devai S la gravité philosophique et méditative de ce S deux marabouts. Et si l'on passe alors au ivoires, on y trouvera toute la fragile beau à des formes féminines. Diane, Pudeur et 1 s Toilette sont un triple enchantement où : pureté de l'intention se marie à la délica ' perfection du modelé. Nous avons parlé i même de Flandria au moment où cette œuvi '• partit, il y a un mois, pour le salon des beau: t arts de Bruxelles. La maquette originale figui ; au salon actuel et l'on y verra comment a Li Josué Dupon s'entend à traiter les chevau: e Voici le Saint-Georges enfin qui est d'ui ligne si parfaitement élégante et distinguée e dont le cheval se cabre dans un si beau mo 4 veinent. • 1 Le basset aussi mérite une mention partie lière, car on imagine à peine le parti que sculpteur a su tirer des formes étranges i- pourtant si curieusement équilibrées de < L- chien. u Ce qui distingue l'art de Josué Dupon, e 5 tant qu'animalier, c'est le don de saisir d'immobiliser le geste essentiel, synthétiqi ( de chacune des espèces qu'il représente. C'e toujours le lion, l'aigle, le cheval par exce lence que son œuvre figure, et elle s'appar n en cela à l'exemple des plus grands maîtr e du ciseau. it Mais encore une fois, il faut aller voir c e choses. Elles exaltent et embellissent l'imag nation. 'a A L'ANTWERP ENGINEERING COMPANY Le lancement du steamer Kalliope, constrn pour compte de la société Neptun, de Brêm r s'est effectué samedi après midi, aux chantie n de l'Antwerp Engineering Company, à Hob î- ken, avec un complet succès. Sur l'estrae avaient pris place MM. Gerling, directeur d chantiers ; Siemens, inspecteur d'armemen — Mahceau ; Peters, capitaine de la société Ne tun ; Maeterlinck, avocat ; Birch ; Newmar ? Van De Vouwer ; Mmes Manceau et Van I > Vouwer ; Mlle Manceau, etc. On remarqua \ aussi la présence de M. von Schnitzler, cons général d'Allemagne, et de M. Bode, vice-co sul. Les opérations préliminaires ayant é conduites avec célérité, Mme A. Manceau, n gracieuse marraine, trancha d'un geste préc ;e le dernier filin qui retenait encore le navi îs à la berge, et le Kalliope, s'ébranlant sans hâ >s sur les poutres soigneusement graissées de se îs berceau, glissa d'une allure de plus en pr 3t vive vers les eaux métalliques du fleuve et pi ît avec aisance possession du vieux Scaldis î ;s milieu d'un bouilonnement d'écume et d ts bravos qui en saluèrent la réussite. Puis l'e a se réunit dans les bureaux des chantiers, e r. l'on vida une coupe de Champagne à la pre d- périté de la compagnie et à la longue vie 1 îs la nouvelle unité. îs Le Kalliope est construit en acier Siemer ls Martin aux règlements du Lloyd's anglais so n surveillance spéciale, et sera employé { le transport de charbons, bois, etc., pour lequ n il est spécialement aménagé, ayant des éco r- tilles spécialement larges. le En voici les dimensions : longueur entre pe 'à pendiculaires, 243 pieds ; largeur, 38 pied: j profondeur, 18 jjieds. Portée en lourd, 2,425 l tonnes pour un tirant d'eau de 16 pieds 6 pouces. Le pont principal est surélevé en arrière. Château central au milieu, gaillard d'avant et demLpoupe à l'arrière. Le capitaine et les I officiers sont logés dans le château central ; II l'équipage l'est à l'arrière. Le navire a deux 1 cales, deux mâts, quatre cornes et quatre gaffes de charge, quatre écoutilles, cinq treuils r à vapeur, un appareil à gouverner à main et 2 à vapeur, un double fond existe sur toute la î longueur du bateau, et les deux coquerons sont ï également arrangés pour le water-ballast. La machine motrice, de 1,100 HP, sera placée au 2 milieu ; elle comporte une machine à triple r expansion munie d'un condenseur à surface, i* la vapeur étant fournie par deux chaudières multitubulaires. La vitesse, quand le bateau 3 sera complètement chargé, sera de dix nœuds. INTÉRIEUR 3 l Pour l'inauguration du port de Bruxelles T Le collège échevinal de la ville de Bruxelles 1 vient d'instituer une commission qui sera char-1 gée d'assister l'administration communale dans l'organisation des fêtes de l'inauguration r du canal et des installations maritimes de Bru-l xelles. Cette commission a été placée sous la présidence de MM. les échevins Steens et Jacq-e main et la vice-présidence de MM. Gérard, •. secrétaire général du ministère des chemins de fer, et Zone, ingénieur en chef, directeur de la Société du canal et des installations ma-e ritimes de Bruxelles, s Un dirigeable belge s Le gouvernement belge est à la veille d'ac-e quérir un dirigeable du type Zodiac, "ubant e 1,800 mètres environ, qui servira à la forma-e tion des officiers et mécaniciens aéronautes. c Les chemins de fer nouveaux de la Campine t Un .plan d'ensemble du nouveau réseau a4 s été élaboré;-il comporte sept sections. La pre- s mière, comprise entre Heppen, sur la ligne du e camp et la station de Houthaelen, sur la ligne e I-Iasselt-Eindhaven ; là seconde, comprise en- I tre la station de Houthaelen et celle d'Asch, ~ sur la ligne Hasselt-Maeseyck ; la troisième, de la station d'Asch à la Meuse. Ces trois sec-l" tions réunies forment la grande ligne dorsale é traversant approximativement, suivant son e axe longitudinal, le nouveau bassin charbon-nier de la Campine. Ces lignes sont conçues è de telle sorte que les sièges d'extraction pour-s ront se raccorder facilement à des gares publiques ou privées. Les divers tracés ont été étudiés avec la préoccupation de desservir le plus grand nombre de localités privées jus-r qu'ici d'un grand chemin de fer ; à ce point de vue, des stations ou haltes seront prévues n à Beverloo, Beeringen, Huisden, Zolder et ;i Lanklaer-Stadeheim, etc., indépendamment e des stations de contact sur les lignes actuelles s à Heppen, Houthaelen et Asch. La quatrième section se détache de la ligne dorsale, précitée aux environs de Genck et se raccorde à s Bilsen aux lignes existantes vers Liège ; la s cinquième s'étend de Beeringen à Gheel et »- Meerhout ; la sixième va d'Asch à Neerpelt par it. Brée : la septième comprend la ligne qui e s'étend dans la vallte de la Meuse entre Mae-seyck et Lanaeken. L'administration réalisera y d'abord les lignes formant les quatre premiè-u res sections cotées ci-dessus ; ce sont, en effet, les lignes qui seront nécessaires en premier lieu pour desservir le nouveau bassin charbon-e nier et le mettre en relations avec les prin-s cipaux points de destination actuellement pré-s vus. L'administration poursuit actuellement a l'acquisition eîes terrains nécessaires. e 't La nouvelle gare Rogier r, Les travaux de détournement de la ligne de is chemin de fer de ceinture entre la Cage aux e Ours et la place Armand Steurs, après avoir IS traîné de longues années, touchent à leur fin. Prochainement sera mise en adjudication la construction de la nouvelle gare Rogier, des- II tinée à remplacer la station actuelle. Livrée IS jusqu'à présent à un trafic très intense de x marchandises, la nouvelle gare sera désormais ,é débarrassée de ce service, qui sera transféré ,a à la gare Josaphat, située sur la ligne Muysen-a Hal. On espère pouvoir inaugurer la nouvelle e ligne de ceinture dans le courant du mois de \ juin prochain. Mieux vaut tard que jamais. 6 L'espionnage à Bruxelles Le Berliner Tageblatt vient de publier un 'e article très curieux sur l'espionnage à Bruxel-L les. Les initiés prétendent, dit-il, que la Bel-t. gique est le paradis des espions qui opèrent ,e soit pour le compte de l'Allemagne, soit pour *1 celui de la France. Il y aurait deux espèces d'espions. Les uns cherchent à se procurer des documents militaires secrets en amateurs : ce sont des patriotes désintéressés qui s'imagi-J" nent rendre un service signalé à leur pays en le achetant quelque document plus ou moins im-st portant ou en photographiant quelque ouvrage :e défensif. Parmi ces espions d'occasion il y aurait à Bruxelles et dans les villes frontières n des personnes tout à fait hcnorables. Leur zèle . intempestif les rend parfois compromettants et dangereux. Les espions professionnels se ie recrutent, en Belgique, dans des classes socia-st les et des nationalités très diverses: ingé-1- nieurs, hôteliers, marchands de journaux, ie cabaretiers, garçons de café, domestiques, îs français, allemands, belges, hollandais, anglais. La plupart de ces gens sont mal payés. lg Seuls, les grands espions touchent un traite-' ment fixe. Généralement, l'espion n'est payé qu'à la pièce. De temps en temps, certains hôtels de Bruxelles reçoivent des hôtes étrangers que viennent voir un grand nombre d'amis. Il arrive it parfois que quelqu'un de ces étrangers se voie e, enlever une valise, mais il ne s'en plaint pas rs à la police car il y a eu contre-espionnage. Le 0_ personnel de ces hôtels serait souvent de con-je nivence : « Il arrive que le garçon du premier étage espionne pour l'Allemagne, tandis que la femme de chambre du second le fait pour j ! la France. » Là où les hommes ne réussiraient p- pas, les femmes entrent en action et leurs 1 ; procédés ne manquent pas d'ingéniosité : elles )e portent parfois accrochés à leur jarretière de it minuscules et excellents appareils photogra-phiques... Malgré les précautions qu'ils prennent pour se dissimuler, les espions se con-* naissent vite. Beaucoup d'entre eux, dit le [e Berliner Tageblatt, ont une fin tragique. Deux la des plus connus ont été trouvés noyés. Il est is arrivé qu'un de leurs chefs se vît voler sa re valise dans un tramway bruxellois ; or, quel-te que temps après, il apprit que plusieurs de ,n ses aides avaient été arrêtés élans le pays où JS ils opéraient : cela explique le but poursuivi .. par le voleur de la valise. Notre accueillant pays ne paraîtra plus bieti-Ll1 tôt aussi propice aux exploits des espions. On es prépare une loi... m >ù L'exposition de Lyon s. L'inauguration de la participation indus-le triell belge à l'exposition de Lyon aura lieu le 20 mai, avant-veille de la visite du président de la république. Le compartiment industriel s" belge couvre 1,200 mètres carrés, et le comité a groupé des premières firmes du pavs. LU el La fédération internationale des comités u. d'expositions L'assemblée générale de la Fédération inter-nationale des comités permanentes d'exposi-, . tions se tiendra le 4 juin prochain, à Berne, J • où s'ouvrira, le mois prochain, la troisième

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Dit item is een uitgave in de reeks Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle behorende tot de categorie Financieel-economische pers. Uitgegeven in Anvers van 1889 tot 1919.

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