Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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25 september 1915
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s.n. 1915, 25 September. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 10 december 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/zs2k64fc32/
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Samedi 2;3 septembre !F?» centimes le numéro S9me année — N° 2(îS JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : S fr. par ail; 1 fr, pour six mois ; a fr. pour (rois mois Pour l'étranger, le port en sus K Kl) ACTION & ADMINISTRATION : CAND 3, RUE DE FLANDRE, 3 — CAND TÉLÉPHONÉ 605 ANNONCES : Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. I inie «îfirîpk dp i'aiitnritp nllpni;in(!p AVIS Inspection de l'Etape 4. Gand, le 21 septembre 1915. Le Commandant supérieur de l'armée a imposé une peine d'amende de 10.000 mark à la commune de L.ede, sur le territoire de laquelle, au cours de la nuit du 19 au 20 juillet 1915, à 400 mètres de la Station, un doubla coin de calage a été placé sur le chemin dî fer, de telle façon que si un train était arr.vé il aurait nécessairement déraillé. Ceci est porlé à la connaissance du public. Le chef de l'administration civile, ■ (s.) von Keudell, Regierungsrat. I La reconstruction de nos villes (fpfruitps YPRES Lorsque nos ciiés ravagées par l'afrreuse guerre renaîtront ae leurs cenures, il est â «amure que les résolutions ne soient prises irop nâtivement; au moment où ils rentreront en possession de leur demeure en ruines, les nabitants éprouves voudront, en et-, tel, mettre la main à l'œuvre sans tarder Min de se constituer un abri et de reprendre leurs attaires délaissées. Mais en matière de construction des villes un trop grand empressement peut conduire à des fautes, irréparables; longtempsid'avance, il faut prévoir ce que devra être leur tracé futur et, comme l'a fait ressortir, dans sa conférence, M. le sénateur Coppieters, l'extension éventuelle de nos agglomérations urbaines doit faire l'objet de projets, de discussions, de remaniements préalables. En plus 'd'un point, le cas de la ville d'Ypres sera comparable à celui de Ter-monde : la plupart des monuments, des habitations seront détruits. Tout en respectant les grandes ligpes des rues et des places publiques de jadis, il s'agira d'élargir des artères, d'assainir des quartiers ouvriers; de vieux remparts et des promenades suspendues, sont à. conserver ou à.reconstituer et, exlra-muros, l'érection de groupes nouveaux, voire le transfert de certains établissements publics. Dans toute ville d'art, il faut considérer, non seulement ce qu'admire le touriste, qui se contente de juger de l'extérieur ces édifices du passé, ces riantes habitations qui ont conservé leur caractère médiéval, mais en outre ce que-le touriste ne voit pas: les coins insalubres de la ville, en quelque sorte retirés de la circulation, ces cités ouvrières à logements multiples, depuis longtemps condamnées par les lois de l'hygiène et qui n'ont pu être maintenues que grâce à une regrettable tolérance. Il ne serait pas hors de propos, dès main-lenant, de soumettre à 1' « Union des Villes belges " tout un programme de mesures à préconiser lorsqu'il s'agira de réédifier cette I"-tite ville de Westflandre autrement si coquette, en ce moment si éprouvée. Le confort, l'esthétique, la santé publique ne constituent pas uniquement des articles locaux-, c'est là un patrimoine commun. Voilà pourquoi il faut approuver l'idée des Architectes gantois qui ont présenté au public des projets applicables à la reconstruction de la ville de Termonde. Mieux qu'une petite ville de province, un grand centre, tel que Bruxelles ou Gand, possède les éléments nécessaires pour discuter les idées directrices qui doivent dominer dans ce grand problème de la construction, la conservation ou la reconstitution, des agglomérations. Dans le cas qui nous occupe, il faudra te nir compte, essentiellement, des besoins de l'industrie locale: Ypres ne fabriquait guère que la dentelle et chacun sait combien il est désirable de voir relever cette branche d'activité menacée de décadence. Cependant, au point de vue des communications, la ville est admirablement située et, malheureusement, dans la guerre actuelle, ce fut là la cause de sa perte : en dehors de la zone inondable de la . plaine maritime, c'est le noyau le plus septentrional dont les routes conduisent vers Dunkerque, vers Cassel. vers Calais. Lin canal, celui vers l'Yser, était en exploitation et, moyennant certains aménagements, il pourra être élargi « à grande section » ; une autre voie navigable, celle ve*s la Lys, est en construction depuis de longues années; toutefois, l'expérience parait avoir été concluante à suffisance et l'achèvement de ce travail pourrait être obtenu sans grands efforts. 11 y a là, semble-t-il une dette de la Belgique entière, envers cette population réfugiée, en ce moment, à l'étranger et qu'il s'agit de rappeler au pays; ce qui pourrait y contribuer largement, ce serait le décret de travaux publics importants qui doivent, procurer aux habitants des conditions d'existence meilleures. En outre, un des moyens les plus efficaces d'armer, dans la lutte pour la vie, les ouvriers et principalement les petits bourgeois, c'est de créer un enseignement profession-nef adapté aux b-soins; locaux ; il y a quelques années, lorsque nous .parcourions, en compagnie d'un homme éminent du pays, le beau Musée Merghelynck, notre visiteur faisait spontanément cette observation très juste: « Mais voilà, dit-il, des mobiliers Louis XV et Louis XVI qui trouveraient encore leur place dans les salons contemporains; pourquoi, dans cette région autrefois-" empreinte d'art et de bon goût, pourquoi n'avez-vous pas ici une Ecole cl'Art appliqué ?» Et, tn matière d'hygiène sociale, que de choses utiles à faire dans cette Flandre en détresse: les cités ouvrières ne devraient-elles pas, autant que possible, être transférées en dehors des agglomérations urbaines?. A Ypres, les terrains élevés de l'ancienne « citadelle » paraissent tout indiqués à cet usage, et c'est ici que les projets de MM. Dewilde et Ledoux, qui furent exposés à l'Hôtel de Ville de Gand, seraient d'une heureuse application ; de même que Ter-monde, Ypres avait pu ccnsérver une partie de son enceinte; afin de respecter celle-ci les groupes de constructions nouvelles seraient échelonnés en rase campagne; toutefois, là où un retour offensif des armées n'est plus à craindre, il ne faudra pas avoir recours aux constructions provisoires. De-3uis de nombreuses années, il fut question, à Ypres, d.e la création d'un nouvel Hôpital, :pacieux, qui serait situé en dehors de l'enceinte, à l'instar de ce qui a été réalisé ^ Dunkerque, à Tournai, à Cha'rleroi. Les Administrations charitables de cette vieille cité possédaient, avant la guerre, un revenu annuel d'au, delà d'un demi-million: un des meilleurs usages à faire de cet avoir des pauvres serait de leur construire un établissement pour malades dign'e des derniers progrès de l'hygiène, de la médecine, de la chirurgie et de doter certaines catégories d'assistés de riantes habitations entourées de lopins de terre. Ne serait-ce pas là de l'argent bien placé, de la charité bien comprise? F-f, dans la confection des projets de tous ces éditees nouveaux, messieurs les architectes s'inspireront du style local ou régional. Signalons, à ce propos l'intéressant Recueil de façades de la Ville d'Ypres, publié il y a quelques années par M. Armand Heins. Voilà, certes, des considérations qu'il n est pas trop tôt de faire entendre : nos villes, nos villages aujourd'hui en ruines, furent sacrifiés pour la délivrance de la Nation: que l'édification de leurs monuments et de leurs foyers soit Pœuvre de la Nation tcut entière ! ' X. LA GUERRE Sur le front occidental Communiqué olliicl allemand Berlin, 23 sept, (midi). Favorisé par le temps clair, il y a eu sur tout le front une vive activité d'artillerie et d'aviateurs des deux côtés. Une attaque observée, dirigée apparemment contre la position du cimetière de Souchez, ne put se prononcer sous notre feu. Un aéroplane ennemi tomba en brûlant 3cus notre feu au nord de Ste-Méné-hould ; un aûtre dut atterrir après un combat aérien, au sud-est de Vouzier ; les occupants ont été faits prisonniers. Au-dessus de Pont-à-Mousson, un aviateur allemand a abattu un aéroplane dans un combat livré à deux aéroplanes français. L'appareil est tombé en brûlant entre les lignes allemandes et françaises. Communiqués officiels français W, T. B. Paris, 22 septembre (après-midi). 13ombardement réciproque et toujours violent au nord d'Arras, à l'est de Noulette et de Lorette; Dans le secteur de Neuville, nos batteries, ont dirigé des rafales efficaces sur les positions ennemies à l'est de la route de Béthune. Devant Beu-■vraignes, au sud de Roye, vive fusillade, accompagnée d'une lutte d'artillerie et de combats de tranchée à tranchée à coups de grenades et de bombes. Sur le canal de l'Aisne à la Marne, nous avons pris pied sur la rive droite de part el d'autre du poste de Sapigneul. L'ennemi a vainement contre-attaqué et a dû se replier En Champagne, l'artillerie ennemie a dirigé, sur les abords de Mourmelon, une violente canonnade à laquelle il a été énergique-ment répondu. Nuit calme en Argonne. Canonnade efficace sur les organisations ennemies du Bois-Haut, sur les Hauts-de-Meuse et sur le fron de Lorraine, oû nous avons dispersé en plusieurs points des groupes de travailleurs e des convois de ravitaillement. Dans les Vosges, nous avons progressé : la erenade dans les tranchées d'Hartrrianns-wei.lerkopf.Un de nos dirigeables a bombardé cefft nuit Amagne-I.usquy, à l'est de Rethel. Paris, 22 septembre (soir). Les ac lions d'ariillèrie se sont poursuivies avec l£ même intensité en Artois: notamment au> accès du Cabaret Rouge et à Bretoncourt Des obus de gros calibre ont été lancés pai l'ennemi sur les faubourgs d'Arras et au> environs de l'ancienne citadelle. Notre fei a causé des dégâts importants dans les ligne: ennemies. Entre Roye et l'Oise, lutte d'en gins de tranchées et canonnade violente, con tre les ouvrages ennemis et cantonnements Sur le canal de l'Aisne à la Marne de nou velies contre-attaques contre notre installa tion de Sapigneul ont été toutes repoussées En Champagne, l'ennemi a bombank quelques-unes de nos positions avec des gre nade^i de tous calibres et des obus lacrymo gènes. Notre artillerie a violemment riposft aux tranchées et batteries ennemies. En Argonne et en Woevre.bombardemen réciproque au cours duquel nos canons on réduit au, silence plusieurs batteries enne mies. Un blockhaus ennemi a été détruit et forêt d'Apremont, et un train entre Lein trey et Halléville. Dans le Ban-de-Sapt, un tir dirigé sur le: blccknaus ennemis, près de Launois, a pro vcqué une lutte d'artillerie dans laquelli nous avons pris l'avantage. Un incendie provoqué par le feu ennem gagna, par suite du vent, ses propres tran chéés et y causa des dégâts conséquents. Un groupe d'avions a jeté des bombes ci matin à Bensdorf, à l'est de Marhange. Sur le front oriental ...mmiimqués officiels allemands Berlin, 23 septembre. Groupe d'arméi du général felamaréchal von Hindenburg Au sud-ouest de Lennewaden, le comba n'est pas terminé. Lors de nos contre-atta ques, nous avons fait 150 prisonniers. Egale ment à l'ouest de Dunaburg, nous somme parvenus à pénétrer dans ies positions rus ses avancées-; 17 officiers, 2,105 hommes e 4 mitrailleuses tombèrent dans nos mains Des contre-attaques contre la ligne prise pa nous au sud-ouest de Dunaburg ont été re poussées. La résistance des Russes est bri sée du nord d'Oswiana jusqu'à l'est de Su botniki à la Gawis. Nos troupes suivent l'ad versaire qui fléchit et qui a abandonné plu de 1,000 prisonniers. L'aile droite comba encore au nord de Nowo-Grodek. Groupe d'armée du général feldmarécha le prince Léopold de Bavière' A l'ouest d Walowka, la position russe a été prise, i cette occasion nous avons fait prisonniers officiers et 320 hommes et pris 2 mitrailleu ses. Plus loin, au sud. la situation est in changée. Gr&upe d'armée du général feldmaréchr von Mackensen. Ao nord-est et à l'est de Le gischin le combat continue. Sur le théâtre de la guerre du Sud-Est I situation est inchangée. Berlin, 23 septembre. Mercredi matin vers 8 h. 15, une attaque d'aviateurs enne mis sur des appareils allemands eut lieu Stuttgart. Plusieurs bombes furent jetées su la ville, juatre personnes furent tuées: u certain nombre de civils et militaires furer blessés. Les dégâts matériels sont insigni fiants. Les aviateurs, bombardés par les ci nens de défense, se sont éloignés vers 8 h.3 dans la direction sud. La population ne put être prévenue qu relativement tard, cette circonstance est à a tribuer à l'utilisation de signaux allemand par les aviateurs ennemis d'autre part pat ce que, quelque temps avant, vers 7 h. 4! l'arrivée d'un aviateur allemand fut signs lée à l'autorité militaire compétente. Vers h. 30 min. apparut au-dessus de Stuttgai l'aviateur allemand signalé auparavant; il ft bombardé jusqu'au moment où il put se fair reconnaître. 11 descendit alors sain et sai dans la banlieue de la ville. Communiqué officiel autrichien W. T. B. Vienne, 22 septembre. E Galicie Orientale et en -Volhynie, situatio inchangée. A l'Ikwa, dans quelques secteur: ; violents duels d'artillerie. Des tentatives isc lées russes de franchir le cours d'eau ont él enrayées sous notre feu. Les troupes Imps riabs et Royales en Lithuanie ont forcé hie la position russe dans la région Nowaj Mysk, y ont fait 900 prisonniers et captui . .3 mitrailleuses. : l Frqnt Sud-Oriental. A la Sava et à 1 I Drina inférieure combats d'artillerie et fi sillades. Des bombes ont été lancées sur Pc i zaverac et Petit Cradiste. L'artillerie monts négrine a bombardé Teodo. i — Sur le front italo-autrichiei i Communiqué officiel autrichien W. T. B. Vienne, 22 septembre. L'ai tillerie ennemie a entretenu aujourd'hu ; pendant plusieurs heures, avant l'aube, un feu continu et très violent contre les secteurs : nord du haut-plateau de Lafraun: elle ne fit aucun progrès. Dans les Dolomites l'artille-i rie italienne a intensifié son feu contre le - Monte Piano et dans la région des deux côtés de cette hauteur. ; La situation générale est inchangée. Communiqué officiel italien W. T. B. Rome, 22 septembre. En dehors de quelques petites opérations favorables à nos troupes, en contre-offensive, , dans la vallée Travenanze, sur le Tofano, dans 1 avallée Boite, au col de Volaia, en J Hochdagana, sur le Rombon, dans le bassin de Flitsch, rien d'important à signaler hier au point de vue militaire. En Carinthie, l'ennemi laissa avancer ses batteries sous couverture. Il réussit à lancer ( sur le village Baularo. dans la vallée Chiar-zo, quelques bombes incendiaires et des tomber asphyxiantes. Toutefois nos batteries, établies en des positions très fortes défendant l'entrée de la vallée Baularo, ont réussi en quelques coups à imposer silence à l'artillerie ennemie. En France Les travaux parlementaires < Réunie sous la présidence de M. Renard, ^ la commission de législation fiscale a abordé ^ l'étude du projet sur le régime de l'alcool. Après discussion, elle a repoussé une motion préjudicielle de M. Favre, tendant à ajourner l'examen de,la question jusqu'à la I fin des hostilités. Elle a ensuite chargé M. Landry du rapport. La commission a ensuite décidé de pour-suivre simultanément l'étude du projet sur l'a!cçol et de la proposition de M. Tournan, .endant à établir pour la durée de la guerre une contribution extraordinaire sur le re-" venu. a D'autre part, la commission de l'hygiène, ' qui doit donner son avis sur le projet de ré-■J gime de l'alcool a chargé M. Schmidt député des Vosges, du rapport provisoire. La commission.de l'hygiène publique,réunie scus la présidence de M. Doizy, a entendu le rapport de M. Paulin Dupuy, concernant la classe 1916 dans la 17" région, le rap-L port de M. Raynaud sur l'hôpital de Bour-bcnne-les-Bains, le rapport définitif de MM. ° Théveny et Ch. Bernard, sur leur visite à la 4" armée. M. Doizy a été chargé de demander des " renseignements sur la façon-dont on entend J faire la relève des médecins du front. Il se j renseignera en même temps sur la suite à l' donner à la décision de la commission de-® mandant la constitution du conseil consulta-tif technique. M. Emile Vincent a fait connaître ses premières observations sur la question des gaz asphyxiants. La commission du budget a entendu M. .Ceccaldi, rapporteur du budget des troupes '' coloniales, sur le recrutement des troupes \ noires et a décidé, après acquiescement du ministre des tnances à l'inscription des cré-' dits-nécessaires, de provoquer l'audition immédiate des ministres de la guerre et des , colonies. e a En Bulgarie !- Mobilisation g'énérale | Sofia, 23 sept. — L'ordre de mobilisation de toute l'armée bulgare a paru dans le journal t officiel de jeudi. D'autre part, on télégraphie de Sofia au 1 Journal que le général Savof, l'ancien généralissime, vient d'arriver à Sofia où il avait été . appelé télégraphiquement par M. Radoslavof, j avec lequel il a eu une longue entrevue. Il Feuilleton du Journal de Gand 102 Le Comte MONTE-CRISTO PAR ALEXANDRE DUMAS ' Et il se mit à rirè de son côté, mais comn rit!nl les Anglais, c'est-à-dire du bout d dents. Ainsi, continua l'Anglais, qui reprit premier son sang-froid, ainsi le fugitif f noyé. Bel et bien. De sorte que le gouverneur du châte; lut débarrassé à la fois du furieux et du fou Justement. Mais une espèce d'acte a dû être dres; de cet événement? demanda l'Anglais. Oui, ui, acte mortuaire .Vous cor Prenez, les parents de Dantès. s'il en a, po vaient avoir intérêt à s'assurer s'il était mo ou vivant. ~ De sorte que maintenant ils peuve être tranquilles s'ils héritent de lui. Il es mort et bien mort? Oh! mon Dieu, oui. Et on leur déli vrera attestation quand ils voudront. Ainsi soit-il, dit l'Anglais. Mais reve nons aux registres. \ C'est vrai. Cette histoire nous en avai / éloignés. Pardon. Pardon, de quoi? de l'histoire? Pas di tout, elle m'a paru curieuse. Elle l'est en effet. Ainsi, vous désire voir, Monsieur, tout ce qui est relatif à votr pauvre abbé, qui était bien la douceur même le lui? 3S Cela me fera plaisir. Passez dans mon cabinet et je vais vou le monjrer cela. ut Et tous deur passèrent dans le cabinet d M. de Boville. Tout y était effectivement dans un ordr iu parfait: chaque registre était à son numéro ? chaque dossier à sa case. L'inspecteur fi asseoir l'Anglais dans son fauteuil, et pos ;é devant lui le registre et le dossier relatif a! château d'If, lui donnant fout le loisir d i- feuilleter,, tandis que lui-même, assis dan ,i- un coin, lisait son journal. rt I.'Anglais trouva facilement le dossier re latif à l'abbé Faria: mais il paraît que l'hit lit toiro que lui avait racontée M. de Bovill i t l'avait vivement intéressé, car après avoir pris connaissance de ces premières pièces, il continua de feuilleter jusqu'à ce qu'il fût arrivé à la liasse d'Edmond Dantès.Là, il retrouva chaque chose à sa place, dénonciation, interrogatoire, pétition de Morrel, t apostille de M. de Villefort. II plia tout doucement la dénonciation,la mit dans sa poche, j lut l'interrogatoire, et vit que le nom de Noirtier n'y était pas prononcé, parcourut la i demande en date du 10 avril 1815 dans la-; quelle Morrel, d'après le conseil du substi-! tut, exagérait dans une excellente intention, puisque Napoléon régnait alors, les services que Dantès avait rendus à la cause impé-s riale, services que le certificat de Villefort rendait incontestables. Alors il comprit tout, e Cette demande à Napoléon, gardée par Villefort, était devenue sous la seconde restau-; ration une arme terrible entre les mains du procureur du roi. Il ne s'étonna donc plus en t feuilletant le registre de cette note mise en 3 regard de son nom : j I Bonapartiste enragé, a ; i pris une part active s | au refour de l'île Edmond Dantès, ( d'Elbe, A lenir au plus grand I secref et sous la plus e [ stricte surveillance. Au-dessous de ces lignes était écrit d'ur autre écriture : « Vu la note ci-dessus, rien à faire. » Seulement en comparant l'écriture de l'ai colade avec celle du certificat placé au bas c la demande de Morrel, il acquit la certituc que la note de l'accolade était de la mên écriture que le certificat, c'est-à-dire trace par la main de Villefort. Quant à la note qui accompagnait la noti l'Anglais comprit qu'elle avait dû être coi signée par quelque inspecteur qui avait pr un intérêt passager à la situation de Dantè mais que le renseignement que nous venor de citer avait mis dans l'impossibilité c donner suite à cet intérêt. Comme nous l'avons dit l'inspecteur, p; discrétion et pour ne pas gêner l'élève i l'abbé Faria dans ses recherches, s'ét£ éloigné et lisait le Drapeau blanc. Il ne vit donc pas l'Anglais plier et mett dans sa poche la dénonciation écrite p; Danglars sous la tonnelle de la Réserve, portant le timbre de la poste de Marseill 27 février, levée de 6 heures du soir. Mais, il faut le dire, il l'eût vu, qu'il : 1 tachait trop peu d'importance à ce papier Irop d'importance il ses deux cent mi e francs, pour s'opposer à ce que faisait l'Anglais, si incorrect que cela fût. Merci, dit celui-ci en refermant bruyamment le registre.J'ai ce qu'il me faut; maintenant, c'est à moi de tenir ma pro-e messe: faites-moi un simple transport de e votre créance ; reconnaissez dans •ce trans-e port en avoir reçu le montant, et je vais vous e compter la somme. Et il céda sa place au bureau à M. de Bo-- ville, qui s'y assit sans façon et s'empressa de faire le transport demandé, tandis que ls l'Anglais comptait les billets de banque sur s' le rebord du casier. 15 ,e VIII I1" I.A MAISON MORREL. le Celui qui eût quitté Marseille quelques années auparavant, connaissant l'intérieur 'e de la maison Morrel, et qui y fût rentré à "' l'époque où nous sommes parvenus, y eût e' trouvé un grand changement. e, it- (A suivre). et ,el

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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