L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 13 Maart. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 02 juni 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/7940r9n516/
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jere AHttëê W»» 14^ „ 5 cents (IO Centimes) Samedi 13 iîîaa*s ï«MS» L'ECHO BELGE L'Union tait la Force. «Journal «quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Belge est notre nom de Familie. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N.25. VOORBURGWAL 234-240 Téléphone: 3797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. S Charles Bernard, Charles Herbiet, Gustave Peellaert, René Chambrjr, Emile Painparé. l'ouï- les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement ( En Hollande fl. 1.50 pat* mois, payable par anticipation 1 Etranger fi. 2.00 „ ,, 1 propos de neutraliti Il est bon que nous tournions de temps autre nos regards vers la Suisse. Parce qu ce pays est placé entre nations belligérant* et qu'il s'y trouve des éléments de race < de langue différentes, l'opinion qu'on y e: prime doit nous intéresser. D'autant que, : la Suisse garde jalousement sa neutralit politique, elle ne s'encombre pas d'une im: tile neutralité morale. Et elle a raison ! Les sentiments francophiles ou germanc philes se sont réveillés dès la déclaration d guerre, — ce qui n'empêcherait pas le Suisses de courir aux frontières, dans u même élan courageux, au moindre danger e d'où qu'il vienne. Mais le premier mouvc ment fut de prendre parti pour ou conta Tant mieux : c'est une preuve de vitalité. E aux premiers jours d'août, on ne savait pas Mais voilà Visé et Mouland réduits en cen dres, Aerscliot en sang; Louvain en feu, de vieillards belges emmenés en captivité, d< femmes mises à mal, des centaines d'innc cents fusillés parmi lesquels des enfants à 1 mamelle. Dès lors, le réveil des consciences a sonné On se désolidarise d'avec les barbares, que le? que soient les affinités de race, de langue les amitiés, les sympathies. Les 'Suisses all< mands qui, tout naturellement, sont ph portés vers l'Empire germanique voient toi l coup apparaître la vérité une. Et ils pa: lent par la bouche de leur plus grand écr vain Cari Spittler qui prononce un vibrai plaidoyer d'honnête homme: ,,La Belgiqu en elle-même ne nous regarde pas. Son sor au contraire, nous regarde tout particulier* ment. Si un Suisse s'avisait de s'associe aux injures contre la malheureuse Belgique il commettrait une imprudence compliqué d'une idiotie." Aussitôt, ses meilleurs am: d'Allemagne de J'abreuver d'injures, — < qui n'est pas pour étonner de la part de gen ,,kultivés" l Ainsi, en Suisse allemande ! Quant à 1 Suisse romande, elle s'est levée tout entici dès la violation de notre territoire. El soutient hardiment notre cause par la vo: autorisée de ses journaux qui sont la vo: d\j peuple tout entier. ,,La meilleure manière de défendre neutralité, c'est de crier lorsqu'on touche celle des autres", écrit M. Etienne Gin dans la très belle étude qu'il consacre à neutralité morale. ,,11 serait infinimei triste qu'on put dire dans l'histoire que neutralité a été violée en Belgique et que Suisse s'est tue. Ce silence pèserait, c effet, sur l'âme nationale comme une liont comme un crime". Parbleu! Un peuple neutre n'est pas v instrument enregistreur. Comme l'expliqi: si justement M. Giran dans son intéressai ,,Foyer Wallon", si neutre qu'un peup veaille rester, il est constitué par un ensen ble d'individus qui, en présence des évén< ments, gardent leur liberté de juger et user de leurs droits. Tel fut le cas des Suisse: de tous les Suisses. Est-il une démonstr; tioh plus éloquente que celle que présida La Chaux de Fonds M. Mathias, pour con mémorer les événements de 1848, lorsque ; canton de Neufchâtel se sépara de la Prusse Que dit M. Mathias? „La volonté du- peuple suisse dte reste libre et de sauvegarder sa neutralité est te! lement impérieuse que les atteintes au droi des gens retentissent douloureusement dar nos âmes et révoltent nos consciences, que' les que soient nos sympathies. C'est poui quoi tous les hommes de coeur, en Suisse ont éprouvé un sursaut indigné de réproba tion à la nouvelle qu'un peuple, neutre com me le nôtre, avait été l'objet d'une inquali fiable agression. C'est pourquoi, d'un sei cceur, aujourd'hui nous associons nos vois Suisses allemands ou Suisses romands, en c temple qui vit tous les grands actes de 1 cité, pour redire à la vaillante nation belge martyre de la cause du Droit, et à ceux d ses enfants qui sont parmi nous, non seule ment notre respectueuse admiration, mai encore et surtout la révolte de notre cons cience de neutres, devant le forfait impi dont ce peuple a été l'innocente victime/' Et cette déclaration soulève les applaudis Bements unanimes de la foule. Et M. le Dr. Weltstein, qui, à Francfori a osé dire publiquement que l'invasion de 1 Belgique — qui fut une faute — a trouv les Suisses unanimes dans leur appréciatior parle, ensuite, en ces termes: ,,Si la modestie nous défend d'être les ji ges de l'histoire, nous tirons néanmoins ne conclusions du terrible sort de la Belgique Là-dessus, il n'y a qu'une opinion dans tout la Suisse: Ce n'est pas le papier qui assui notre neutralité et notre indépendance, c'es notre propre force, notre épée. Qu'ils se 1 redisent chaque jour, ces crédules, qui or cru qu'on pourrait remplacer notre organ: sation militaire par le Code du droit de gens!" Le descours de M. Robert Comtesse n'es pas moins éloquent. ,,L'opinion publique suisse ne pouvait res ter neutre devant la violation de la neutre lité de la Belgique; nous avons rompu 1 silence que nous avons dit et redirons er core, que la violation de la neutralité belg • été un attentat irréparable §t inexcusabl r qui révolte la conscience de tous les peuples. Ce sentiment est ou sera bientôt celui de tous j les coeurs suisses." Voilà qui nous fait du bien au coeur, en vérité ! C'est une consolation de savoir que à la cause de la Belgique trouve des défenseurs e énergiques parmi les neutres. Et nous nous s réjouissons de compter, en Hollande aussi, >t des amis qui protestent de toutes leurs forces c- contre l'inqualifiable agression allemande ;i dont notre patrie est la victime, é Toutefois, puisque nous parlons de la neu- - tralité en général, n'est-ce pas sans un sentiment de tristesse que nous voyons M. W. - A. T. de Meester, lieutenant général, ancien e commandant de l'armée de campagne hol-s landaise, patronner une publication, le ,,Gé-2 denkboek van den Europeesche Oorlog", où t l'on voit des francs-tireurs belges embusqués . au détour d'une route et faire feu sur des soldats allemands (aflevering 6). De deux t choses l'une: ou il y a eu des francs-tireurs ! ou c'est là une légende allemande. La thèse . officielle belge basée sur des témoignages ir-s réfutables est que l'existence de franc-tireurs s a été créée de toutes pièces par nos ennemis . qui cherchaient à justifier les actes abomina-a bles de leurs soldats. Nous souffrons, nous, pour avoir défendu notre honneur. Nous avons le droit d'exiger qu'on soit juste à notre égard, n'étant pas de ceux qui laissent protester leur signature et pour lesquels l'honneur et les traités ne sont que vains mots ou chiffons de papier. Et, tant que ^ l'existence des franc-tireurs n'aura pas été prouvée, une publication patronnée par un •_ officier supérieur neutre nous paraît mal ^ venue d'insérer un dessin (car il n'existe aucun document photographique) qui porte atteinte à la dignité de nos sentiments. !_ René Chambry. r _ _ i Lhiiiime universel s On l'a déjà deviné; c'est de von Bissing qu'il a s'agit, cet homme d'une compétence si unVçr-ig selle qu'il fait songer à ce musicien célèbre qui, e sachant jouer do tous les instruments, composait à lui seul un orchestre." x x Von Bissing, général (le cavalerie, n'avait naturellement jamais osé rêver qu'il aurait un jour à gouverner un pays, aussi n'était-il sa nullement préparé à jouer ce rôle, si éphémère à soit-il. Cela n'empêche que depuis son arrivée /1X à Bruxelles, par suite d'un coup de baguette magique, le gouvernement de la Belgique n'a ^ plus de secrets pour lui. a Von Bissing sait tout, connaît tout, touche à tout. .a :11 Avant lui on ne s'était occupé de rien dans 3 notre pays. La question sociale, grâce à la compétence toute spéciale de cette vieille culotte de peau, n va être résolue en un tour de main, les moeurs e réglementées en deux temps et trois mouve-Lt ments. Les finances, ^les théâtres, les écoles, [e l'hvgiène, rien n'échappe à la vigilance de L_ notre homme-orchestre. Il ne faut pas désespé-J rer de voir un de ces jours la question, des \ ordures ménagères attirer l'attention de Son L Excellence, et alors la capitale de la Belgique !> n'aura plus rien à envier à celle de la France, i- Paris possède ,,les poubelles" du nom de son à inventeur, un ancien préfet do police ; Bruxel-les aura les ,,von Bissing'' et paiera ainsi son e tribut de reconnaissance à celui qui l'aura si ? bien administré ! Mais tout ceci no suffit pas encore à la prodigieuse activité de notre général, ne voilà-i>il r pas qu'il s'occupe maintenant des transactions - commerciales, à en juger du moins par l'arti-t culet ci-dessus publié par un journal liollan-s dais : ,,Le gouverneur de Bruxelles vient de lancer la proclamation suivante; , lo. Aucunes marchandises de quelque nature qu'elles soient ne pourront être exportées de . Belgique sans une autorisation spéciale. Les demandes d'autorisation pour les exportations 1 devront être adressées au commissaire du département de la guerre au Gouvernement •y militaire de Bruxelles. B 2o. Cet arrêté entre immédiatement en 1 vigueur". ' En Belgique, l'industrie est dans un tel e marasme que plusieurs usines qui avaient re-' commencé à travailler songent à fermer leurs s portes. C'est lo moment que choisit von Bis- - sing pour réglementer l'exportation des mar-e chandises! C'est la première réflexion qui vient à l'esprit après avoir lu cette proclamation, mais l'explication de cette mesure est toute autre. Depuis quelques mois, il n'y avait plus en r, Belgique qu'une exportation qui donnait des a signes d'activité, c'était celle des objets qui g avaient excité l'envie de nos maîtres et qui étaient expédiés en Allemagne. Après les ' bijoux, les meubles, les pendules, les pianos, les tableaux, le linge fin et le vin, on a vu prendre le même chemin aux machines outils, aux s chevaux et au bétail. Une seule exportation était interdite, celle des codions q Le pillage systématique de la Belgique finit 0 par émouvoir l'opinion du monde civilisé, c'est j. la raison pour laquelle von Bissing semble vouloir restreindre l'exportation des objets dérobés, ® qualifiés, par un heureux euphémisme, de mar-t chandises. C'est également pourquoi on voit surgir df-ns cette question économique le com-s missairo du Département do la guerre. Les beaux jours de Messieurs les-officiers amateurs d'art seraient-ils passés? On n'ose y songer t car il y aurait trop de Gretchen en pleurs! Par la proclamation en question le Gouverneur de Bruxelles reconnaît officiellement la . mise en coupe réglée de la Belgique par les e teutons. C'est ce que nous avons toujours soutenu, et que ces derniers n'ont cessé de nier. Cet aveu déguisé, qui est une gaffe de plus e à l'actif de l'homme orchestre, lui vaudra sans e doute uu© nouvelle croix de fer. En Belgique. A Bruxelles. La police allemande a beaucoup couru ces jours derniers. Elle a arrêté 59 courriers qui faisaient clandestinement le service de la correspondance entvo la Be^jque et la Hollancfe. Elle a perquisitionné clans 42 maisons'. * * * Le Wolff-Bureau annonce que le ,,Vos-sische Zeitung" dit que l'administration des écoles belges a été confiée à Trimborn, le délégé du gouvernement. Trimborn s'est fixé à Bruxelles. * * * D'aprjis Wolff, le ,,Vossische Zeitung" annonce que dans le but de parer à la disette, à Malines, toutes les provisions de pora-mes-de-terre ont été réquisitionnées. L'exportation, des pommes-de-terre a été défendue. * * * * On annonce la mort de notre confrère M. Charles-Eugène-Gustave Thys, administrateur du journal ,,Le Soir". Nous présentons à la famille l'expression de nos sincères sentiments de condoléance. * * * L'autorité militaire allemande vient de prendre possession de l'hôpital communal, qui est placée sous la direction de M. Ger-stein.Cet établissement est désigné pour recevoir les femmes suspectes de maladie! * * * Nous recevons la communication suivante:En présence des difficultés du moment, le Comité pour le recouvrement des factures auprès des personnes réfugiées en Hollande ou en Angleterre a pensé qu'il rendrait de précieux services à MM. les commerçants s'il pouvait leur servir d'intermé. diaire pour recouvrer avec tact et' courtoisie les factures qu'ils ont en souffrance et dont le recouvrement est devenu difficile par suite de l'absence prolongée de leurs clients réfugiés. Dans ce but, nous avons, d'accord et avec le concours de diverses'notabilités, institué l'organisme qui, pensons-nous, viendra en aide à beaucoup d'entre vous. Il suffira, afin de faciliter nos opérations, de nous renseigner le pays présumé où se trouve la personne réfugiée, et de nous remettre facture en double contre reçu. Il sera perçu par créance remise un droit fixe. de un franc, payable d'avance, et une commission de 5 p. c. en cas d'encaissement. Le bénéfice de nos opérations sera remis, sous déduction de nos frais d'administration, à diverses œuvres de bienfaisance. Pour le Comité Bruxellois j Le président, Tony Vercqueray. * * * Il n'y a pas eu que la motde des bonnets de police. Une jeune femme avait confectionné un costume, fort crâne, et qui rappelait étonnamment la tenue de nos artilleurs. Ajoutez-y le coquet bonnpt de police et figurez-vous le prodigieux succès qu'elle obtint tout de suite, provoquant Sur son passage les manifestations patriotiques les plus vibrantes. * * * La nouvelle qui nous était parvenue du vol des statues qui décorent si originalement le square du petit Sablon n'est pas exacte. Voici ce qui lui a donne naissance. Le gouvernement allemand a ordonné la chasse au bronze et au ouivre et avait envisagé la possibilité de se servir des statuettes. Nos ennemis n'ont-ils pas enlevé les lourdes portes de bronze de la gare contrale à Anvers? Cependant ils se ravisirent lorsqu'il 6e fut agi des statues du Sablon. De là une nouvelle erronée mais qui n' était pas tout à fait dénuée de fondement, on vient de le voir. Il n'y a décidément pas de fumée sans feu! * * * Los bourgmestres de l'agglomération ont tenté une démarche auprès du général von Bissing pour que celui-ci retire le projet de frapper les absents. Les maïèùrs se basaient sur ce fait que chacune des provinces verse mensuellement quarante millions à l'Allemagne. Mais le gouverneur fut irréductible, parait-il. Il exposa la situation du pays et rejeta l'idée de cette taxe sur le conseil communal de Gand. * * * Mardi soir, deux enfants, de 10 à 11 ans, j arrivèrent dans un hôtel de la place Rogier pour y passer la nuit. Les deux gosses dirent à l'hôtelier qu'ils allaient s'engager comme boys-6couts dans l'armée belge. Le commissaire de police de la rue des Croisades, aver- 1 tiy interrogea les deux gamins, dont l'un 1 était un petit-neveu de feu le ministre d'Etat Malou, et l'autre un neveu du cheva- ! lierlier de Burbure, bourgmestre de Wesem-becke. Un des jeunes aventuriers avait em- ! prunté 210 fr. à la caisse paternelle. Les deux ,,volontaires" ont été remis à leurs parents 'qui les recherchaient partout. Lorsque le ca.pitaine von Sohmitz, arrivant avec son détachement de.cavalerie allemande à Brugelles, remarqua le château de Bouchout aux grilles de fer rehaussées de deux couronnes royales, il fut frappé de voir flotter sur le château le drapeau autrichien.Intrigué, il sonna à la grille et demanda au domestique, en grande livrée rouge, quel était l'occugant qui se permettait d'arborer les couleurs autrichi?»"00 T domestique répliqua imperturbablement que c'était Sa Majesté l'Impératrice du Mexique. Bien! dit avec audaoe le capitaine, je veux présenter mes respects à Sa Majesté. Impossible, répondit le valet, Sa Majesté est invalide depuis cinquante ans et ne reçoit que ses dames d'honneur et son maître de cérémonies. Là dessus notre capitaine, de plus en plus intrigué, insiste pour avoir un entretien avec le maître de cérémonies, ce qui lui est aussitôt accordé. Celui-ci, tout étonné de l'ignorance complète du capitane au sujet d'un fait d'histoire connu par le plus jeune Soldat belge, lui apprit les faits et dates de la vie et de la condamnation à mort de l'empereur d'Autriche, ajoutant qu'à la suite do ces événements l'impératrice avait perdu la raison. Ensuite, sur la demande du capitaine, il lui fit voir par la fenêtre d'un des salons une vieille dame, toute vêtue de noir, se promenant dans les jardins au bras d'un fidèle serviteur, et la montrant d'un geste il annonça: Sa Majesté l'Impératrice du Mexique. L'officier ne pût s'empêcher de s'écrier: , ,"Wunderbar ! ' ' (étonnant). Aussitôt il se remit en selle et après avoir salué avec ses hommes le drapeau autrichien, se dirigea vers Bruxelles, où il fit part à ses chefs de sa ,,découverte." On peut maintenant voir à la porte du château cette inscription signée par l'état-major allemand: — ,,Cette habitation, propriété de la Couron-no de Belgique, est occupée par Sa Majesté l'Impératrice du Mexique, archiduchesse Maximilien d'Autriche, belle-soeur de l'empereur François Joseph, notre illustre allié. J'ordonne aux soldats allemands passant par ici de ne pas sonner et de laisser la pla-oe intacte." Et voilà comment cette résidence prin-cière est peut-être la seule en Belgique, avec celles des d'Arenberg, qui soit respectée et n'ait pas servi de logement aux officiers allemands. La malheureuse Impératrice, quoique dans sa soixante-seizième année, se porte relativement bien et continue à avoir de temps à autre ses réceptions de cour. A Anvers. Un brave paysan se présente à Ja Kom-mandantur et demande un passe-port à destination de Hollande : — Pour combien de temps, fait l'employé? Le paysan ne répond pas. L'autre le presse de répondre : — Je vous demande pour combien de temps, il vous faut ce passe-port. — Mais, demande le paysan, pour combien de temps êtes-vous encore ici? * * * Arrêtés relatifs à la défense d'abattre des truies visiblemnt pleines et des porcs d'un poids sur pied de moins de 60 kilos ainsi que des vêles, excepté les vêles impropres à l'élevage dénommées ,,culs-de-poulain."En vue du progrès de l'élevage porcin et afin de prévenir l'abattage de porcs insuffisamment préparés pour la boucherie, il est défendu par la présente: 1. D'abattre des truies visiblement pleines;2. D'abattre des porcs d'un poids sur pied de moins de 60 kilos. En vue du progrès de l'élevage bovin, il est en outre défendu d'abattre des vêles (veaux femelles), à l'exception des vêles impropres à l'élevage dénommées ,,culs-de-pculain".S'il existe des doutes pour déterminer si la vêle a la conformatoin du "cul-de-poulain" ou non, c'est le médecin vétérinaire agréé instrumentant dans la commune qui tranche la question. Cette défense ne s'applique pas à l'abattage d'un animal que l'on craint de voir succomber à une maladie ou qui doit être sacrifié pour cause d'un accident. Les aba-tages de l'espèce doivent cependant être déclarés immédiatement au bourgmestre, qui en donne notification au chef militaire compétent. La transgression de ces arrêtes est punie d'une amende de 26 à 200 francs ou de la détention. Il est expressément à remarquer que, depuis le 15 janvier 1915, les réquisitoins pour les troupes et en particulier les réquisitions de bétail de boucherie doivent avoir lieu contre "paiement comptant". Le Gouverneur, Barcn von HUENE. * * * Nous avons dit que la ville avait été frappée d'une amende de 50,000 marks parce que l'affiche officielle annonçant la ,,victoire allemande" à Augustovo avait été ornée de réflexions ironiques. Les inscriptions murales sont fort à la mode à Anvers actuellement. Les piédestaux des statues ne restent même pas vierges. Ainsi chacun sait que sur le piédestal de la statue de Rubens à la Place Verte on lit une inscription latine qui annonce aux passants — à ceux tout au moins qui ont fait leurs humanités — que ce monument a été élevé par la municipalité d'Anvers et les citoyens. — Senatus PopulUsque Ant-. verpiensis ~ à la mémoire d'un des fils les plus célébrés de la cite, Pierre-Paul Rubens. Le S. P. Q. A. attira un-jour l'attention d'un jeune Belge ,,irréductible" et il transforma la phrase latine stéréotypée en ces mots de bon français: Sales Prussiens Quittez Anvers! * * * On nous rapporte l'extraordinaire histoire suivante, qui n'est peut-être pas authentique, mais qui est originale : Au début de janvier, les Allemands furetaient dans le fort de Waelhem complètement démoli. Us arrivèrent ainsi à la place servant de réserve de biscuits et en déblayant les ruines parvinrent à y faire une ouverture assez grande pour y faire entrer un soldat. Stupéfaction ! Au fond se trouvait encore un soldat belge ayant une grande barbe, couché sur les biscuits et complètement épuisé (suivant une expression locale, on pouvait lire à travers ses oreilles). On l'a transporté à l'hôpital de Mialines, et après un peu de réconfortant et de repos il a expliqué que, au dernier jour du bombardement, un obus avait fait effrondrer le mur de la chambre et l'avait fait prisonnier... pendant trois mois, ne vivant que de biscuits! A. €*£B.£S «5. v Proclamation. Je crois devoir porter à la connaissance de la population que son Excellence le Baron von Leckendorff, Lieutenant-Général, inspecteur des étapes, vient de confier, à ma décharge, les attributions du chef de la police, au capitaine Heitz, conseiller intime impérial. Toutes les affaires qui concernent la police devront donc, à l'avenir, être adressées directement à M. le capitaine Heitz, bureau central, marché au Beurre. Gand, le 5 mars 1915. Le Bourgmestre, BRAUN. M. van Wezemael, commissaire en chef de police à Gand et M. Moriweyn, adjoint commissaire ont été arrêtes et mis en prison, sans aucun motif, et M. Braun, bourgmestre, n'a plus le haut contrôle de la police. M. van Wezemael faisait chaque jour son rapport, aussi minutieusement que possible. Celui-ci était lu d'abord à la Kommandan-tur, puis transmis au bourgmestre. U semble que le rapport de vendredi n'a pas été communiqué à la Kommandan-tur. Aussitôt, le commissaire en chef fut arrêté. On fit savoir — voyez comme le coup était monté-au bourgmestre que son contrôle sur la police cessait de ce jour et tous les commissaires et leurs adjoints durent prêter serment de fidélité à l'autorité allemande.Toujours à cause de ce rapport, la ville a été condamnée à payer 75,000 marks d'amende sous peine d'être bombardée et incendiée, — bref l'habituelle comédie pour se procurer de l'argent. Les Allemands, à Gand, ont été coutumiers de ce procédé. Us sont les maîtres, n'est-ce pas? que leur importe ! De plus, défense est faite de porter les couleurs nationales ou d'afficher les portraits des souverains. En vérité, voilà de l'honnête besogne à laquelle s'associe S. E. le baron von Leckendorff. Il donne aux gantois une haute idée de la noblesse d'âme des hobereaux prussiens.* * * La Société d'Agriculture et de Botanique de Gand, connue ordinairement sous le nom de Casino de Gand, vient de prendre l'initiative d'assister ses membres qui seraient dans l'indigence et qui solliciteraient un secours. Cette société qui est extrêmement puissante et qui réunit tous les horticulteurs du pays, commence son action généreuse par l'assistance des petits horticulteurs de la Flandre orientale, qui est la principale région horticole du pays. Sortant de sa mission habituelle, elle adjoint ainsi à son but ordinaire, qui est de favoriser le progrès de l'horticulture, celai d'apporter des secours à ceux qui sont atteints par le malheur des temps actuels. Elle était une société d'émulation horticole, elle devient en outre une société de secours mutuels. Et elle remplira avec d'autant plus de sagacité ce nouveau service que tous les membres se connaissent entre eux et sont au courant de leurs ressources réciproques. * * * A Gand, dans cette ville aux masses ouvrières considérables, il a fallu organiser de nombreuses œuvres de secours. L'assistance était d'autant plus nécessaire que par suite des réquisitions des matières premières le travail devenait plus rare chaque jour. La ville et les particuliers ont uni leurs forces et multiplié les institutions. L'œuvre principale pour les ouvriers est l'œuvre de la distribution du pain, de la soupe, du charbon. Trente-cinq réfectoires ont été établis. Y viennent tous les jours, munis d'une carte, les représentants des familles assistées. La dépense quotidienne est de 4500 francs. Elle est couverte par la ville et par les souscriptions. La liste des souscriptions s'élève à près de 200,000 francs. Plus de quatre cents personnes se dévouent journellement à la distribution régulière des secours. La ville a décidé des travaux extraordinaires afin de diminuer le nombre des chômeurs et des assistés. Ai» Pavs Wallon. On annonce que M. l'abbé Schomburg, vicaire de Vierset-Barse, qui avait été arrêté sous l'inculpation d'enrôlement de jeunes gens pour l'armée belge, a été condamné à 4 ans de prison. 19 jeunes gens de Vierset et de Marchin, qui s'étaient adressés, disent les Allemands à cet ecclésiastique, ont été conduits comme prisonniers do guerre en Allemagne. Cinq ans et 4 ans de prison ont été infligés à M. le bourgmestre et à un des échevins de Lamine-Remicourt pour le même fait. Du chef d'avoir transporté des lettres de et en Hollande, M. Joseph Thonet, de Huy, a été condamné à 10 jours de prison et 100 mark d'amende. * * m Une lettre anonyme, parvenue à la Com-mandatur, accusait les jeunes gens de Theux, de compléter pour franchir la frontière hollandaise et aller s'engager au front belge. Une rafle fut exécutée aussitôt et tous les jeunes gens de 18 à 26 ans furent arrêtés. 11 fut aisé de démontrer .que la lettre dénonciatrice était fausse, mais il n'en reste pas moins acquis qu'il y a dans tout le pays, des Belges assez lâches pour faire arrêter injustement leurs concitoyens. Ces lâches mériteraient d'être cloués au pilori. i. ■ fr-»-<gSw r Peinture belge. Chez Kever, Doelenstraat, vient de s'ouvrir une exposition de peinture belge qui réserve d'agréables surprises aux amateurs. U y a là, à côté de toiles charmantes et signées de nos peintres les plus en vogue, 1 des oeuvres de tout premier ordre et dont les fortes qualités ne manqueront pas de frapper le connaisseur hollandais. Nous citerons tout d'abord un magnifique Verwee. Jamais le grand animalier-paysagiste ne réalisa son idéal et sa manière comme dans cette prairie qui se prolonge à l'infini sous le ciel pourpre du couchant et ces vaches blanches et rousses, d'un coloris magnifique et chaud. Peinture de maître dans toute l'acception du mot, d'une solidité, d'une vigueur incomparables. Une toile non moins remarquable c'est le mélancolique paysage où Théodore Verstraete, uu des noms les plus illustres de l'Ecole Belge moderne, a fixé avec une émotion et un charme grave qui n'appartiennent qu'à lui la beauté de notre campine. Exécution non moins parfaite mais avec en outre cette poésie qui donne à chacune des oauvres sorties de son piuceau comme une vie d'âme profonde telle, par opposition, nous apparaît le paysage de Verstraete par opposition à celui de Verwée. Nous appellerons encore l'attention sur un intérieur de Charles Mertens où la distribution de la lumière est remarquable, et un magnifique paj'sage, avec figures, d'une grande originalité de conception, d'une facture puissante et large, de Gilsoul. Des décors d'une hautaine mélancolie ainsi que des natures mortes d'une vivacité de touche charmante de Jan de Graef, des paysages et des intérieurs de Wiethase d'une jolie fraicheur de ton, enfin deux beaux tableaux de Constantin Meunier où se trouvent en puissance les magnifique qualités que déploiera plus tard le sculpteur, complètent ce salon. Change de 5'argenf feeïg© à Amsterdam Afin de se conformer aux nouvelles instructions reçues relativement au change de l'argent belge au cours de 47 fl. 75 les personnes qui jouissent, du privilège do posséder une carte donnant accès au change sont priées de se présenter au bureau de renseignements de l'Union belge installé au café de Pool 43, Dainrak, les jours suivants : Pour les cartes portant les numéros de 1 à 200 le lundi 15 mars. Pour les cartes portant les numéros de 401 à 600 le jeudi 18 mars. Pour les cartes portant les numéros do 600 et plus le vendredi 19 mars. Pour les cartes portant les numéros <le 600 et plus le Oesidedi 18 mars. Le bureau de renseignements restera ouvert à cet effet de heures du matin à midi et do 2 à 4 heures de l'après midi. Los intéressés sont instamment priés de se munir de toutes les pièces justificatives qui peuvent leur être utiles en vue d'établir leur identité, leur nationalité, leur âge, leurs moyens d'existence et leurs charges, ainsi que la preuve qu'ils habitent la Belgique au jour de la déclaration de querre. Commission des Intérêts agricoles belges Sous les auspices du Comité belge de la Haye, il vient -de se constituer en cette ville une commission ayant pour but l'étude et la réalisation des moyens en vue do la reconstitution agricole en Belgique. Cette commission, dont le bureau a été provisoirement formé, fait appel à tous les Belges, propriétaires, locataires ou exploitants, agricoles. La première réunion se tiendra le lundi 15 mars, à 2J heures de relevée, au local: Zuid-Hollandsche Koffiehuis, Groenmarkt, No. 37 à La Ilaye. Dans' cette assemblée, la but des travaux de la commission sera exposé et son biureau définitivement constitué.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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