L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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14 oktober 1917
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s.n. 1917, 14 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 18 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/ng4gm82v1d/
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3eine Annôe s N°. SOS® et lO©^ S cents Dimanche 14 et lundi 1S ©ctolsre fl©!7 L'ECHO BELGE L'Union fait Sa Force. »SoiflrraaB casaotlcSâen «3aa nrisiSra u*araïss£tnt eîîlloMairadle Beige est notre nom de Famille. 'd nuîcs lies» iieiiEjres ouivem _ » _ ~_ i bureau <ie rédaction: N. VOOKBIIRGWAL 334— 40, AMSTERDAM. Téiéplhio»?es: 2797 et j Rédacteur en CEaeS : ûastaïe Jaspaers. . -, ^( Charles Bernaircî, Louis Piérard. Cîonrsite cîe Rédaction : ^ gj>eraé C:Sngjiiroft->r.v. ISr»-i513e IpgaflmsigTn1'*?. 1 Abonnements : Hollande il. 1.50 par mois. Etranger 11. 2.00 par mois. Pour [es militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payau.c par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Un million. Un million, c'est un beau chiffre... Ah! oui, l'on jongle avec les millions et les milliards, les mimons d'hommes et les milliards d'argent, où se traduit le magnifique effort des peuples décidés à tout sacrifier, le sang précieux de leurs enfants et leur or, pour instaurer dans le monde une paix durable, fondée sur la justice et le droit. L'oeuvre du ,,Dubbeltje belge" vient de récolter sa millionnième piécette d'argent. Ce million modeste, au milieu de l'arithmétique folle qui nous emporté, mérite cependant d'attirer notre attention. Ce million ne fait pas partie de l'enjeu formidable où nous avons tout mis. Simplement,^ pieusement, discrètement, c'est la Charité qui l'a recueilli parmi des pauvres pour le donner à de plus pauvres. Ce million, à côté des milliards qui suscitent notre admiration et notre orgueil et qui nous précipitent dans 10 vertige d>enthousiasme et de sacrifice où nous a jetés la - grande guerre, ce million touche une fibre plus cachée rte nctre coeur. 11 nous ramène de l'héroïsme et du sublime à une vertu quotidienne, du surhumain à une chose simplement humaine, et par conséquent si douce, si émouvante. L'oppresseur tient notre beau et malheureux pays sous sa botte. Les meilleurs d'entre nous sont là-bas, dans les boues de l'Yser, affrontant avec une sérénité résignée un 'quatrième hiver de campagne, parce qu'ils sont sûrs de reprendre un jour ce qu'on leur a pris, leurs foyers et Leur terre. A ceux-là ne peut aller qu une pieuse gratitude et la forme que doit affecter cette gratitude que nous vouons à ces héros, c'est la confiance. Le plus grand nombre de nos compatriotes sont restés au pays. Ils gardent des foyers et une terre où, plus proiond que ia marque sanglante du possesseur qu'y' enfonce le boche, leur âme est imprimée, malaxée avec la poussière des morts. Eux aussi sont au- seuil d'un quatrième hiver qui leur apportera encore plus de souffrances et de privations que les hivers précédents. Ils l'affrontent avec la même sérénité résignée que nos soldats du front et ils n'ont pas, eux, peur les soutenir, la griserie de l'action, l'ardeur dé la bataille, l'enthousiasme de la victoire, Ils doivent lutter contre l'ennui j se débattre dans la pauvreté et ils ont faim^ Mais leur volonté indomptable' fait se redresser leur misère en faoe de l'envahisseur; il3 ne lui demandent rien, moins paroe que c'est inutile que parce qu'ils f^nt fiers et dignes. Et ils meurent de faim, ils meurent de toutes les maladies que la faim traîne après elle'. Les mères n'ont pas de pain, les enfants n'ont pas de lait. La tuberculose marque de son horrible griffe les enfants et les mères. Et la race périt parce que lo peuple, lui, dresté dans un magnifique sursaut contre l'injustice, contre le crime, parce que le peuple ne veut pas périr. Cette misère excessive, insondable, ce dénuement absolu de tout et cette, souffrance qui étreint dans son étau six millions d'êtres qui nous sont proches, tout epia si vaste, si grand que notre imagination ne peut pas le concevoir, il est une chose plus grande, plus vaste encore 6i l'on peut dire et qui se hausse même par dessus le niveau de tout ce que nous venons de dire, c'est la constance, le courage tranquille et la noble sérénité d'âme avec quoi les victimes supportent leur malheur. Ceci l'on ne saurait assez le redire, et il convient à cette lumière de dissiper les ombres que certaines défaillances et trop de trahisons mettent à ce tableau terrible et sublime. Les Belges ont faim et ils espèrent; les Belges meurent mais ils n'abdiquent pas. Les Belges hors de Belgique, nous, que pouvons-nous faire? Donner, oui, partager ie peu que nous avons, sûrs que nous sommes d'être encore les plus riches et les plus favorisés. Ces Belges du pays, nous les retrouverons uu jour piochain; nous verrons dans leurs traits tirés, dans leurs yeux pleins de fièvre la marque de tous les maux qu'ils ont soufferts. Au moins n'y verrons-nous pas de reproche si nous pouvons dire que,par nous, grâce à nous, le stigmate de cette misere n'est pas plus profond encore et que, peut-être, nous avons p<u conserver une mère à son nourrisson, un gosse à 6a maman. Pensons-nous si avant quand nou3 achetons un porte-allumette, une feuille de papier ou une de ces jolies vignettes de propagande où nos meiikurs artistes ont mis tout ensemble leur coeur et leur talent? Non. Nous n'avons pas cette ambition et notre égoïsme éloigne de nous ce souci. Nous achetons un de ces riens charmants parce qu'ils nous plaisent et parce que no n savons que le surplus du prix ,,c'est pour une bonne oeuvre...'' Le millionnième acheteur, le premier, pardon, le millionnième venu, s'est présenté la semaine dernière. Jusqu'ici le ,,Dubbeltje Belge" o pu mettre à la disposition du Comité National de Secours et d'Alimentation la somme de cent mille florins des Pays-Bas, trois cent cinquante mille francs belges Nous nous permettons de féliciter en passant oeux qui eurent l'idée de fonder le ,,Dubbeltje Belge" et qui nous en voudront un peu pour cela car ce sent des amis, MM. Laurent Fierens, Victor Deckers, L. de Vis-scher. Ce sont de bons psychologués, des gens habiles. Avec l'air de ri-an* sans faire semblant d'insister, sans boniment, quoi, ils ont rassemblé une sofrme énorme qui représente dés rames de wagons de légumes secs, des convois de pair., des fleuves de lait. Et ils ont, sans ^ue ceur-la s'en rendent- bien compte, amené la grande masse des pauvres, ces sans-le-sou, des purées, à participer à l'élan de charité qui porte les Belges du dehors au secours des Belgea du dedans. Ce chiffre d'un million cù chacun participe pour r-i peu et "]ui représente pour nos malheureux compatriotes un secours déjà efficace, est par, lui-même suffisamment \ éiequansb» Donnons notre dubbeltje. Maintenant que nous savons que cette goutte d'eau, car ^ la piécette n'est pas plus grande en vérité, fait s'enfler un fleuve, nous en donnerons deux, trois, quatre... Nous ferons comme nos soldats, nos soldats internés et nos soldats du front. Car ceux-là n'ont pas attendu que leurs yeux fussent ouverts et leur coeur touché par oe gros chiffre: un million. En Hollande ce sont les internés qui sont les meilleurs soutiens du ., Dubbeltje". Et savee-vous oe que c'est, pour eux, un dubbeltje? C'est la solde d'un jour c'est tout 'ce qu'on peut tiret de plaisir de quatre pauvres sous qui représentent un peu de tabac, un verre de bière, l'oublie et la volupté pour qui n'a rien en lui, autour de lui, que l'ennui mortel d'une quasi captivité qui se prolonge déjà depuis (plus de trois ans. Ceux-là qui donnent tout savent bien ce qu'ils donnent et combien, dans ce million de dub'beltjes, v en a-t-il qui représentent- une fortune? Ce sont les dons les plus précieux, les dons sacrés qui fécondent l'oeuvre, c est la semence divine de la charité. Et nos soldats du front? Ils forment des comités, des centres pour la cueillette des cinq sous — un dubbetje devient cinq sous ' quand 'il passe la frontière ! Il en devient huit quand il arrive en Belgique... JSTos poilus de l'Ys'er, qui ont cependant assez à faire et qui seraient bien excusables de ne penser qu'à eux, ils s'émeuvent à l'idée des souffrances de leurs proches, de leurs amis restés là-bas. Ils se battent pour les délivrer; ils se cotisent pour les :-ecoorir. Ils ont réuni soixante-quinze mille francs... Autre semence féconde qui va faire lever une abrri--dahte et magnifique moisson. , Il a fallu deux ans pour recueillir un million, de dub-belt-jes. Faudra-t-il six mois pour trouver le deuxième million? Notre impatience ne le permettra pas. Charles Derriard. Gomparaisons liÉtes, Le colonel Feyler, l'émirient critique militaire suisse, écrit da-ns le ,,Journal": La Belgique, la Serbie, la Roumanie ne se lassent pas de se battre : elles ont presque tout perdu de ce qui constitue matériellement un Etat: leur territoire, leur peuple, leur siège de gouvernement. Les autorités belges et serbes sont réfugiées à l'étranger, sans/ plus aucune communication avec les populations qu'elles représentent. Ces nations existent néanmoins et elles agissent. Elles agissent avec toute la puissance dentelles sont capables et qui se manifeste par l'acharnement qu'elles mettent à agir. C'est qu'il leur reste la chose essentielle: la volonté de vivre. Cela suffit pour qu'elles soient, et pour que chacun, ennemis et amis, comptent avec elles. La Russie présente l'image opposée. L'invasion étrangère n'a fait que l'écorner, pour ainsi dire. Elle continue, à disposer d'un territoire immense, infiniment plus étendu que celui qu'elle a perdu ; ses peuples sont innombrables, offrant des ressources en armées très supérieures à celles de l'empire allemand, et dans tous les cas suffisantes, même avec leurs moyens d'organisation limités, pour tenir les armées allemandes actuelles en échec; sa capitale n'est pas prise, elle n'est que menacée, et son gouvernement a le. choix d'un siège avantageux. En résumé, aujourd'hui comme ihier, elle reste un Etat matériellement puissant. Mais cela ne lui sert de riéii, puisque chez elle la chose essentielle fait défaut; elle n'a plus la volonté de résister à l'ennemi. Elle est virtuellement et effectivement hors de cause. Les armées qui couvrent le peuple n'ont pas été défaites; le peuple s'est défait lui-même; les civils ne tiennent pas, et ils ne tiennent pas parce que chacun, prétendant assumer le pouvoir en personne ne sachant se soumettre, tous s'emparent en foule, dans le désordre et dans l'ignoranoe, des fonctions publiques, dont ils ne mesurent "ni la grandeur ni les exigences et dont ils sont incapables de discerner ou -admettre les répercussions sur la défense militaire de la nation. [a îitBitiw ei lampe Un publiciste allemand, qui a récemment quitté son pays, écrit au ,,Times'': ïous ceux qui connaissent la situation intérieure actuelle de l'Allemagne savent que le quatrième hiver de la guerre amènera uno sérieuse aggravation de la situation militaire allemande dont on perçoit déjà les premiers symptômes. Cette aggravation a trois causes principales : il y a d'abord' la_ disette croissante des matières premières pour l'industrie des munitions qui, ajoutée à la restriction plus étroite des importations de pays neutres et à la crise de plus en plus grave des transports en Allemagne, , produira mie situation des plus critiques ; la | seconde cause est l'échec de la guerre sous-marine, dont les résultats seront sensiblement réduits en automne et en hiver. Le moral do l'Allemagne est plus affecté encore par l'insuccès des opérations militaires. On sait, dit l'auteur allemand' de cet article, qu'un vif conflit éclata entre Guillaume II et Hindenburg sur la question de la retraite sans combat des troupes allemandes vers la ligne Siegfried. La troisième cause, et la plus importante, est la détérioration des réserves. Malgré lo grand nombre des récupérés, malgré le fait qu'à Diisseldorf, par exemple, on a rappelé sous les armes des manchots, malgré la substitution de civils aux soldats poûr garder les frontières, la valeur militaire des troupes ne saurait être maintenu© parce que les jeunes classes qui ont été incorporées ont apporté dans l'armée un j nouvel esprit politique auquel elle ne saurait i résister* En Belgique. EyxS Toutes les semaines, chaque dimanche soir pour être précis, ont lieu à Gand des espèces de meetings institués par la ,,Ver-eeniging tôt het vormen van sprekers en denkers". C'est au ,,Parnassus", le local bien connu de la Houtlei, que se réunissent les plus actifs des aktivistes. Parmi les derniers orateurs figuraient les professeurs à l'Université allemande Lambrichts et Huybrechts et ies nommés P. Goossens, F. Prins, Jan Wannijn. Et voici qui prouvera & quel point les Belges de Gand sont restés d'ardents patriotes. Tandis que les agents aktivo-allemands étaient réunis au ,,Parirassus", un verre de bière à la main, l'éclairage fut coupé. Grand tapage parmi les buveurs qui ne reconnaissaient plus leurs verres les uns des autres. On frotte des allumettes. On cherche la cause de cette obscurité soudaine. On s'enquiert aux environs. Là aussi, la lumière est éteinte, car Je gaz avait été coupé dans toute la ville à seule fin d'empêcher les malfaisants bonshommes de tenir leur quotidienne réunion anti-patriotique. Alors, dans l'obscurité, le Dr. Minnaert, de l'ex-,,Vlaamsche Pestr", prit la parole et entretint les buveuns effondrés sur le? tables humides de bière des efforts du ,,Raad van Vlaanderen" qui sème la discorde et propage les idées allemandes. Sur ces entrefaites, les Boches, ayant appris l'excellente plaisanterie dont leurs agents étaient victimes, dépêchèrent des soldats avec des paquets de chandelles. Et la lumière fut. Il y eut des ,,rustverstoorders", c'est-à-dire des interrupteurs véhéments qui n'eurent pas peur de tenir tête aux traîtres protégés par nos ennemis et il fallut ,ce soir-là que le professeur Doussy et le sieur Goossens intervinssent pour calmer les agents boches qui menaçaient de jeter dehors — puisqu'ils étaient les plus nombreux — ceux qui ne^partageaient pas. le point de vue des renégats. Les orateurs injurièrent évidemment les ,,fransquiUons", qui ne s'en sont jamais mieux portés. Les aboiements des roquets n'eurent pas d'échos et le torchon ,,Ons Land" a beau prétendre que Gand. est le ,,bourg" do l'Aktivisme en Flandre, le fait qu'on coupa le gaz montre assez combien ces miteux individus 6ont tenus au ban de la société, eux et leurs meetings de propagande. Iî existe encore, en Flandre, parmi tous les organismes créés par les Allemands et qui commencent aux Kommandanturen pour finir par les Sauerkrauten-Centralen, un ,,Vlaam6ch Propagandabureel" chargé de poursuivre la flamandisation à outrance. Cette institution d'inutilité publique se change de l'organisation de conférences, de la distribution de tracts de propagande, de la délation et de l'espionnage des Flamands qui entendent rester maîtres chez eux et parler, à leur guise, le flamand ou le fran çais. Grâce au concours gracieux que lui prêtent les agents allemands, le ,,Vlaamsch-Propagandabur^fil" a organisé récemment des'réunions à Hemixem, à Haesdonck, à Arendonck, à Lillo, à Schoonbroek, etc. Personne ne se demande plus d'où viennent les fonds destinés à soutenir les F. Seghers, les Karel Watermaux, les Lode Jansena, Dr Auguste Borms, Albert Van den Brande, B. Swerts, J. Béllefroid, F. Jacobs, etc. qui prirent la parole au cours de ces réunions dominicales où les bêtises les plus énormes furent débitées avec sérénité. Partout une atmosphère avait été créée, grâce à des chenapans recrutés un peu partout pour un billet de cinquante pfennigs. Il est bien entendu, n'est-ce pas?, que les contradicteurs dans ces meetings contradictoires, sont passés à tabac avant d'avoir franchi le seuil du bouge où on les invita d'entrer. Dans toute la Flandre les soldats d'Auguste Bonus s'agitent. Plus nous avancerons vers la victoire, plus leur agitation trahira l'inquiétude. Puis, ce sera le grand jour. Le balayage commencera. Et ce 6era bientôt fini de ce mauvais rêve et de ces mauvais patriotes. Admirateurs des Allemands, ils fuieront en masse vers l'Allemagne. Car ils n'en sont pas à une lâcheté près. A Srisselles Cent mille repas à bon marché 6ont quotidiennement servis dans la capitale. On prévoit que, pour l'hiver, ce chiffre passera à 150.000! Les demandes affluent en si grand nombre qu'avec la meilleure volonté on ne pourra y donner suite. Beaucoup d'appelés, peu d'élus. Le Conseil communal de Molenbeek-St. Jean a décidé d'intervenir pour une somme de trente centimes dans les dîners économiques servis aux employés communaux. A remarquer qu'il a déjà consenti à ceux-ci — pour leur permettre dé s'approvisionner en denrées alimentaires — des avances de 100 francs aux célibataires, de 150 francs pour les- employés mariés sans enfant et de 25 francs par enfant. * * * Les Hollandais résidant en Belgique, ils sont encore au nombre d'environ soixante quinze mille — qui sont dans le besoin, seront approvisionnés. de vivres par l'intermédiaire de leur gouvernement. La Haye a pris exemple sur Berne qui envoie chaque semaine quelques wagons de vivres aux Suisses résidant en pays occupé. Déjà le premier envoi de Hollande a été distribué aux ressortissants de ce pays ^ fixés à Anvers, à Brugesy. à Gand et à Liège. Le prochain envoi sera réparti entre ceux qui habitent .Charleroi, Louvain, Namur. Chaque Hollandais reçoit un paquet con tenant du beurre, du lard, de la graisse, du fromage, du lait. Tous les mois 4000 paquets seront envoyés de La Haye. Aux finances communales il est également aisé de s'apercevoir que le nombre des malades est loin de décroître. Le petit faubourg de Koekelberg a dû dernièrement inscrire un crédit supplémentaire de quelque dix mille francs à son budget de 1917, afin de permettre le bon fonctionnement du service du réfectoire communal, si encom- ! bré. Désormais les tuberculeux auront un budget 6pécial à Koekelberg, ainsi qu'en ont décidé les édiles dans une de leurs dernières séances. ^ * * * Un encaisseur, domicilié à Uccle, vient de disparaître après avoir détourné, plusieurs sommes d'argent s'élevant à 60,000 francs. Il faisait des opérations à la Bourse I officieuse pour un agent do change et pour divers clients. A Anvers Le budget du bureau de bienfaisance pour l'année 1917 se monte à 1,693,137.66 fres. * * * Voici des renseignements' complémentaires au sujet des rations attendues pour la première quinzaine du mois d'octobre. On distribuera une ratien de 100 grammes de crème de riz à 12 centimes et .une ration de 200 grammes de saindoux à 80 centimes. * * * De Rotterdam, l'allège ,,Léopold" est-arrivée avec 1,963 tonnes de froment Manitoba, dont 1,52-3 destinées à la province d'Anvers, et 437 pour Bruxelles. * * * D'Anvers est parvenue, en Belgiquo libre, une lettre particulière dans laquelle se trouvent* relatés des détails curieux sur le régime des détenus de la prison de la rue des Béguines.w Arrêtée à l'entrée de la ville parce qu'elle était porteuse de quelques kilos de pommes de terre, achetées dans les campagnes, l'a-uteur de la missive fut incarcérée rue des Béguines où elle demeura de longs jours. Le menu de la maison est loin d'être alléchant. Quelques sèches tranches de pain de guerre accompagnées d'une imbuvable décoction de glands constituent le déjeuner. A midi il faut dîner d'une soupe épaisse et d'une tranche de pain noir. Le souper est des plus légers: il consiste en une pâtée de riz à 1 eau, d une écoeurante fadeur. Ici, comme dans la vie civile, les favorisés de la fortune peuvent, dans une certaine mesure, échapper à la rigueur du sort. Par exemple le détenu obtient 10f) grammes de sucre s'il est en mesure de les payer 1 fr. 20! * *• * TJn Belge, récemment écliappo du territoire envahi, a exposé en ces termes l'état du port d'Anvers: ,,—Triste, très triste! Les quais du fleuve sont gardés militairement; ils sont défendus au public. Il n'y a rien à faire. Quant aux bassins, il n'y a que le bassin Bonaparte qui est ouvert. Passé cet endroit, l'herbe croît, touffue, et atteint près d'un mètre do haut. C'est le silence de la mort. Ces bassins, si ^nimés, si fébriles, sont mornes et déserts et quasi vides, car même -les allèges ont disparu ,,Continue-t-on les divers travaux d'agrandissement ? .,— Non. Les Allemands ont réquisitionné de force les machines, les wagons, les rails de Medaets et Leclercq, Dumon, etc. La nouvelle cale sèche • reste en suspens, les entrepreneurs allemands reconstruisant les forts. Toutes les usines du port ont été vidées, chevaux et véhicules réquisitionnés." * * * A partir'du 1er octobre I03 repas servis ou pris aux restaurants du Diner anversois ou aux Restaurants bourgeois coûtent 50 centimes au lieu de 40. * * * On attend de grands arrivages de pommes de terre. L'a distribution se fera probablement les mercredi et samedi, cibaque fois pour trois ou quatre jours. Les mardi et vendredi sont réservés aux distributions de cihoux-raves et les jours restants de la semaine à l'inscription des provisions d'hiver de pommes de terre, qui commencera à partir du 1er octobre. * * * On a fracturé un wagon" de chemin de fer sur la ligne des Entrepôts et enlevé plusieurs sacs de sucre cristallisé. * * * Lundi, à l'église Saint-Georges, un des fils de M. le sénateur Alphonse Ryck-mans, qui est entré dans les ordres, a célébré sa première.jnesse. Nombreuse assistance.* * * Le bruit court que prochainement on vendra à la minque aux poissons du lard et du jambon. Le bruit court que, prochainement, on vendra des rations se font cette"semaine et la suivante dans le même ordre que celles du mois dernier. Il en est de même pour les ventes aux magasins communaux, où l'on pourra se procurer pendant le mois d'optobre : une ration de 750 grammes de sucre par personno à 9a centimes, 650 grammes de miel artificiel à 69 centimes, 100 grammes de fromage de Huy à 70 centimes, 1 à 5 kilos do 6el par ménage à 25 centimes le k., 1 paquet d'allumettes par ménage -à 75 centimes, une ration supplémentaire de 500 gr. de sucre pour vieillards et enfants, à 63 centimes. Le comité national a fixé_ les^ rations suivantes pour la seoonde quinzaine du mois d'octobre: 200 grammes de saindoux ou dev lard (à désigner) et 100 grammes de céréa-line de riz. A partir du 1er octobre, on a repris les distribuions de chocolat dans les écoles payantes. * * * I Le révérend M. Sacré, depuis plus de^vingt-cinq ans curé de l'église Saintc-Marie-aux-Neiges;-à Borserhout, a eu dimanche dernier cinquante années de prêtrise. Cet- anniversaire a été solennellement fêté'dans le temple. A Liège Un comité s'est formé pour la répartition des fonds recueillis en faveur des victimes de la catastrophe d'Odeur. Ce comité se compose de M.M. Goffin, bourgmestre d'Ans; Raskin, bourgmestre, de Bressoux; Victor Thiriard ; Emile Alin, Charles-Bassin, Jos. Brahy, Emile Boermans, Léon Deffet, Adrien Samdam, Jcs. Schoofs, Gérard Versie et Gustave Wodon. Les dons peuvent être remis aux membres du Comité, à la Banque Générale ou aux guichets du ,,Télégraphe". La souscription ouverte par ce iournal a produit à ce jour au delà de 4,00$ francs. A Matines Le Vatican a demandé au général von Falkenhausen, gouverneur militaire de Belgique, d'autoriser le cardinal Mercier,à se rendis à Rome avant Noël pour une mission politique.- Le général von Falkenhausen a répondu qu'il n'accorderait un passeport au cardinal ' Mercier que s'il prenait l'engagement de né pas profiter de son voyage pour faire de la propagande antiallemande. A M o n se Le gouvernement belge a reçu Ja nouvelle que les Allemands ont mis en circulation à Mons une carte de travail pour la réquisition de3 habitants du sexe masculin, à quelque classe de la société que ceux-ci appartiennent. A l'heure actuelle 1500 habitants de Mous, âgés de 15 à 60 ans, sont occupés à rétablir les chemins dans le nord de la France près du front et au chargement des munitions. Aua ant Les communes d'Assche, de Berg, de Brus-seghem, d'Elewijt, d'Esschene, d'Eppeghem, d'Hofstade, do Campenhout, do Loiiderzëel, de Maxenzieele, de Muysen, de Nieuwen-rede, d'Opwijck, de Ramsdonck, de Ternath et de Sempst ont été punies par les autorités-allemandes pour n'avoir pas empêché la fraude des pommes de terre. A&a IPs&fs Wallon M. Fernand Lambert, fils de M. Lam-bert-Fortemps, l'important négociant de Herve, vient d'être fusillé à la suite d'une dispute avec un Boche; il a été exécuté sans jugement. * * * Le docteur Waile et sa femme, de Hers-tal, viennent d'être arrêtés et conduits à Bruxelles pour avoir voulu franchir la frontière sans passeport. Aaa Limbourg La récolte du tabac promet d'être importante dans le Limbourg cette année. La commune de Munsterbilsen à elle seule cultive plus de 13,000 plantes de tabac. 85aws les IFÎsiragSres» Un nouveau journal portant le titre ,,Voor Vlaanderen" vient de paraître à La Haye. C'est la feuille d'un nouvel organisme se composant de C. 'EL. Elout-, Maroel-lus Ematits, W. F. Gerdes Oosterbeek,- M. C. M. de Groot, J. A. Simons—Mees, L. Simons, Th. van Welderen baron Rengers, dr. J. W. Wicherink et C. Plokhooij, tous pan-néerlandistes connus. Quand donc les étrangers cesseront-ils de 6'occuper de nos affaires privées ? La Flandre n'a pas besoin de tels défenseurs. * * * Les aviateurs alliés continuent à bombarder continuellement les points stratégiques en Flandre. La ligne G-and-Bruges a été endommagée au point que le service des trains a dû être détourné via Selzaete-Eeoloo.Il n'est pas exact * que la gare de Ga-nd St Pierre ait été fortement atteinte. Ana7£ Sroïîtlèpes 'Quelques inexactitudes au sujet de la grâce accordée au bourgmestre M. Keunen, de Ha-inont, 6o sont glissées dans les informations de certains journaux. D'après l',,Algemeen Han-delsblad" la peine communée en 10 ans et 6 mois,de détention ne concerne pas le bourgmestre Keunen, mais bien le Jhr. van Rycke-vorsel, consul à Dinant. Il paraît que l'intervention de Mlle Stultjes, domiciliée actuellement à Woensel, ne fut pas la cause principale de la grâce du bourgmestre Keunen, attribuée principalement jusqu'ici à son intervention. De l'avis que Mlle Stultjes reçut de M. von Humboldt, consul général d'Allemagne à Amsterdam, il ne résulte pas que le recours en grâce du bourgmestre Keunen, qu'elle avait adressé à l'empereur d'Allemagne, fut 1° résultat de son intervention seulement. D'autres demandes furent adressées dans le même but. Mr. van Best, qui intervint aussi pour la même cause, avait déjà reçu le 14 septembre directement de la Légation allemande l'avis de Ta grâce du bourgmestre Keunen, tandis que Mlle Stultjes reçut le même a-vis du Consulat Allemand à Amsterdam le 27 septembre. Nous apprenons_ que Mlle Stultjes essaie actuellement d'obtenir.une réduction do peine pour le bourgmestre Keunen. i m ,-j H ~ ii i~^~ i H y: a m m lJf octo-bre. 1916. — Les Français occupent Gcncrmont ( Somme J. Au sud-est de Gorizia les Italiens s'emparent de la cote Tober. et progressent jusqu'à la route de San Pietro à Prebacà. Les Roumains enlèvent le village de Po\-lana Sarata et les monts Sigicul Mie et Muncbul Mie. 15 octobre 1916. — Les Roumains enlèvent le sommet diu mo'nt Negi^u et Zanwag® (JiulJ. Poyr nos internes Dans un article ,,Pour les internés' récemment paru dans l'„Echo Belge' 1 ,,Ego" a eu raison d'attirer l'attention de. ; autorités "belges ou hollandais sur le sort' . des internés. I Dans le3 sapinières de Zeist il y a un camp composé dé baraques noircies par le -intempéries du temps; beaucoup de nos compatriotes connaissent ce paysage de désola ïion auquel on accède par des chemins irr; guliers creusés d'ornières et sillonnés par ! . | gendarmerie à cheval. Depuis trois ans, de milliers d'hommes y vivent derrière de3 fi:.-; de fer, dans l'isolement et l'abandon le plus absolu de soi-même; ils sont là, parce qu'il-ont dû passer la frontière en défendant nôtre Patrie. Des Belges sont dans le confort et 'n'ont pas fait tant qu'eux. Pourquoi ces hommes doivent-ils souffrir, après avoir essuyé le feu des batailles pendant la campagne de Belgique? J'ai eu l'éccasion d'exposer dans des assemblées la situation de ces vieux combattants, j'ai sollicité des organismes patriotiques à demander une amélioration générale du sort des internés et préciser leurs revendications qui se résument en trois" points: plus de liberté, du travail et une augmentation de solde. On me fit des objections d'incompétence et de discrétion et je me suis réservé d'exposer moi-même les griefs et les desiderata que j'ai recueillis au hasard dans le3 camps d'internement en Hollande. Ce qui manque le „plus aux internés- dit Ego, c'est le confort : ,,qu'on les traite éom-me des hommes, ils y ont droit plus que n'importe qui". Parfaitement, de la liberté, une augmentation de solde et du travail. Les internés se lèvent à 6 heures 1/2, déjeunent à 7 h. ; ceux de Zeist se promènent, encadrés de soldats hollandais en armes, trois fois par semaine de 8 1/2 h. à midi. Après la soupe, épluchage; après-midi, corvée pour ceux qui n7ont pas été en promenade. A4 1/2 h. souper, puis liberté dans le camp jusqu'au couvre-feu. Les hommes peuvent sortir deux fois par semaine dans un rayon de quelques kilomètres depuis 11 1/2 h. jusque 8 1/2 h. du soir. Les employés, les professeurs, les gradés ont une permis--sion permanente de trois ou quatre jour3 chaque semaine. Nos soldats doivent se procurer avec la solde d'un dubbeltje par jour : du savon, du tabac, de la margarine, des lacets de botti-. nés, des mouchoirs de poche, de la laine pour réparation de chaussettes, des aiguilles, du fil pour réparation de vêtement, du cirage. On est obligé de cirer tes souliers et on ne reçoit pas de cirage, on est obligé de frotter ses boutons et on doit acheter du tripoli; et ces hommes- trouvent encore moyen de donner quelque chose pour les oeuvres. Toutes les attractions du camp se payent, les cinématographes et le théâtre. Le camp de Zeist est aujourd'hui divisé en cinq parties sous les ordres d'officiers hollandais; un officier belge eet attaefié à chacune d'elles pour la distribution de vêtements. , Au début de l'internement les hommes furent entièrement abandonnés à eux-mêmes; sur l'initiative de MM. Buysse et Loi en t-, qui méritent la reconnaissance des internés de Zeist, on a pu organiser des écoles professionnelles où des milliers de soldats ont passé. Jusqu'au milieu de 1916, la situation morale n'était pas tellement déplorable ; en 6e soutenant mutuellement, on conservait sa foi; depuis le passage _ d'Huys-mans, la dégringolade a été vèrtingineuse, la démoralisation, l'antipatriotisme ont fait des ravages effrayants. Il n'y a plus moyen de remonter le courant, le dénigrement est passé à l'état de système. On a proposé une solution: la mise au travail, facteur d'argent et de liberté. C'est la meilleure solution et le problème se résume en ceci: donner plus de liberté et faire gagner de l'argent dans le cadre de 1a discipline. militaire et sous les conditions internationales.En dehors du camp, la ccnstitutioi dés groupes) d'iiit&rneoKfnt, militairement organisés, maintient le cadre militaire, développe-les qualités professionnelles et entretient le moral; on pourrait donc imaginer la combi-• liaison de logement, en ville pour les mariés dont la femme est en Hollande et leur donner l'autorisation de se mettre en bourgeois. Dans les camps il faut donner le plus d'ampleur possible aux écoles professionnelles dirigées par des internés, seuls capables d'organiser des écoles pour ouvriers parce qu'iÎ3 sont les seuls agents professionnels. Notre ami Albert Lorent, volontaire de guerre, jadis secrétaire à l'ccole du travail du camp de Zeist, où il fit, ma foi, de la rucie besogne, avait imaginé la constitution d'associations coopératives de production; il fallait du capital pour le matériel et les ateliers ; ces deux facteurs économiques existent 1 à l'école du travail; le capital était fourni par la commission administrative centra'.". Cette association n'a pu se faire, faute de liberté suffisante. On a donné du travail aux internés par la construction de maisons démontables; ne pourrait-on pas les utiliser à la construction d'ateliers de matériaux vendables dons le grand commerce? Quant à la situation intérieure du camp de Zeist, elle est déplorable, le mal est irrémédiable dans les circonstances actuelles ; la mise au travail est la seule solution radicale de cet état de choses. En attendant, ne pourrait-on pas augmenter la solde, chauffer les baraques, améliorer les cuisines, suppri- • mer l'obligation des promenades et la surveillance étroite des gendarmes, étendre le j rayon de sortie pour la masse? La longue durée de la guerre démoralise ces braves gens, 6e débattant dans l'angoisse , de l'incertitude au sujet de leurs familles dont ils sont sans nouvelles; ils souffrent

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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