L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 15 April. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 10 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/6q1sf2n85x/
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3ê*»e Aîinêe N°. 904 et 905 S cents Dimanche iS et lundi 1© avril 1917 L'ECHO BELGE l'Union fâii la Forcer •Boarrasal quotidien ci as matin pjaieal©s®îst en Holi&ncle. Belge est noirs nom de Famille. ' Toutes Ses lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. z. VOORBURGWAli 334-^40, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Clief: Gustave Jaspaers. _ ... . , , ,, C cjiarles Bernard, Charles Herb!e£ Comité de Rédaction: ' „ , . } René Chambry, Emila painparé. Pour les annonces, aboiueinents et venta au numéro, s'adresser à l'Adrainlstpatlon du journal: N.Z. Voorburgwa! 234-240, Amsterdam Téléphone : 1775. Abonnements! Hollandefl.I .SOnar-tnoïs. Etranger H. 2.0Q par moi« Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 38) cents la ligne. On discours On parle beaucoup dans cette guerre flous disons ceci sans la moindre arrière pensée d'ironie on d'amertume car on h !?eil borne pas là et l'on agit de même Observons en passant que c'est en Franc qu'on parle le moins. César avait déjà not que, à les Gaulois aiment à se battre, il aiment aussi discourir. Leurs descendants les Français, sont demeurés aussi bcns com battants que beaux discoureurs. Mais il ont aussi une qualité que' n'avaient peut êtro pas leare ancêtres, en sorte que Gesa n'en dit rien. Us connaissent leurs défaut comme leurs qualités et ils ont le seii3 d J'opportunité. Ils laissent la parole ai canon et les discours de leurs homme; d'Etat sont plutôt rares et toujours brefs. Par contraste lès Allemands cnt la sali ration particulièrement abondante. II leu a toujours fallu beaucoup de mots pou: dire peu de chose. Us expriment une idé( ou un semblant d'idée de trente-six façon i qui d'ailleurs se ressemblent et ils se répè tout sans jamais parvenir à sortir de l'obscurité où un malin génie les condamne Que de fois déjà* du haut de la tribune du Roiclistag. M. de Betlimann-Hollweg ne | s'est-il pas efforcé d'établir le bon droi 1 de l'Allemagne. Par exemple, jamais avocai n'assuma tâche plus ingrate et le chancelier mérite l'indulgence. Au moins eût-i ' dû s'apercevoir que, dans 6011 cas, mieux eût valu es taire et que, même si sa pardi© plus lourde et plus incolore que le plomb eût été d'argent, le silence est d'or. Quelle différence avec Lloyd George! L< business man anglais a la réputation d'êtn aussi avare de 6es mots que de son temps. Et, en cettd époque tragique, Dieu sait si 1< temps do ce terrible business man qu'est. 1< premier anglais est une chose précieuse Hé bien, son éloquence est une chose plue précieuse encore. Quoi qu'il eût pu fair< aux heures qu'il consacra à méditer' et i pronoucér son discours à l'American Lunchécn Club, il eût accompli oeuvra moins utile, moins féconde. Ce discours; çlçiri de sel, a fait l'effet d'un vent fraiî venu de la mer. Il a chassé nos humeurs les plus récalcitrantes, et, dans les pays alliés, il n'est pas exagéré de dire que cent, deux cents, trois cents millions de lecteur s'er sont trouvés comme rajeunis, revigorés, transformés ! Lloyd George respire la terrible bonne Jnnneur des hommes forts. Son ironie dépasse la mesure et la qualité de ce qu'on entend généralement par l'humour anglais. Elle a quelque chose de la jovialité d'un Rabelais et Pantagruel eût pu parler comme il l'a fait des appétits de conquête de l'Allemagne et de cette fameuse ligne d'Hindenburg. Ses sarcasmes cinglants ne décèlent rien de l'acrimonie des faibles obligés de recourir à cette arme centre les forts. Ils sont au contraire l'expression d'une force consciente, quelque chose comme le rire du géant au milieu de la bataille. Us ont dû îaire balle et frapper en plein front le kaiser, Bethmann, Hin-denburg et tous les Allemands. On a l'impression que tout ce que l'on a écrit et dit sur le militarisme prussien, sur cotte organisation vraiment colossale qui fait de l'Allemagne industrielle, commerciale, scientifique, de l'Allemagne qui travaille comme de l'Allemagne qui pense, ! un instrument militaire formidable, n'a ! psa fait toucher du doigt aux alliés, aus neutres comme aux Allemands eux-mêmes i Cette» vérité profonde ainsi que l'a fait Llovcî George dans son discours. En m?me temps qu'il sonne le ralliement de toutes Iles forces de l'Entente qui comprend aujourd'hui la quasi totalité du monde civil'se coût-ré l'Allemagne oppressive et agressive, il passe dans ses lâpres et Tnordantes apostrophes comme le bruit du craquement qui àunonee la chute de l'édifice de violence et de mensonge» qui s'est dressé contre l'humanité.Rien non plus ne pouvait rendre tangible à un cerveau américain la raison de l'intervention américaine comme le passage sur la fameuse ligne d'Hindenburg, comme les Tommies appellent le nouveau front de l'Ou-est, oe front dorât les limites avaient et é fixées par Hindenburg comme une ligne fie varietur où les alliés ne pourraient pas passer et où les Anglais, le 9 avril, ont fait un si grand trou ! , ,11s attaquèrent au lever «lu jour"... "Une simple phrase, niais où le lecteur a mis l'accent qu'y a mis l'orateur lui-même, et d'un bond, sans le secours d'une gradation quelconque ou de nul arti-Ilc® do rhétorique, nous voici emportés dans 11 n magnifique courant de lyrisme où les yeux s'ouvrent en même temps que l'âme 5 exalte." Cette aurore nous la voyons, J3l°tre coeur la salue d'un cri. Déjà Fran-f&s, Belges, Italiens, Serbes, Roumain?, Pa&ent dans un élan irrésistible, nimbé3 l'éblouissant midi de la victoire. Evooation qui tire toute sa valeur et p°a relief d'un réalité que nous sentons Imminente, d'une certitude du triomphe ia^ que tous nous part^eons avec le Anglais qui vient encore une fois de ïanoô 611 ^0rmcr Vïi0 ^ ;mjaS*n if i q,ne assn- Lo discours de Lloyd George a vraiment -a taleur d'une action. Charles Bernard. sgg Flamands et Boches. Herr Netter vient d'exprimer ses idée sur la question flamande dans la ,,Frank furter Zeitung". Oh! il ne se fait guèr erre, d'illusions, ce journaliste boche, et c'est un îere- douche d'eau froide qu'il déverse sur 1; 110 tête de ses compatriotes ravis de la visit -me. c|es tristes sires du fameux ,,Conseil de ance Flandres". note On yerra dans l'article ci-dessous — > ils auquel nous nous sommes permis d'ajouté: mts, quelques commentaires — que, par suit< com- (i'un séjour prolongé en Belgique, Nette; s il® en connaît tout de même un peu plus sur h 'eut- question flamande que von Bethmann ei yésar autres Helfferich. auts Néanmoins, mauvais psychologue comme 3 tous ses congénères, le correspondant de le au ,,Fra,nkfurter Zeitung" se figure qu'à la mies' longue les Allemands pourraient s'attireî Bfs. l'estime des Flamands! Herr Netter a des sali- chances d'attendre longtemps sous l'orme; leur niais laissons-lui la parole: ?°ur ,,Les Flamands no veulent pas être des idee Allemands, ni le devenir. C'est ce que disent cçons constamment les plus autorisés d'entre eux. •epe- a nous d'éviter tout ce qui pourrait paraître ,'ob- de l'oppression. N'essayons pas de les germa- r.ne. niser malgré eux. La civilisation française s du présente un caractère séduisant et aimable, ne auquel, certes, nombre d'Allemands n'ont Irait pas été insensibles. N'essayons pas de nous ocat inspirer de cette culture. Restons ce que nce- nous sommes. Nos représentants en Belgique ut-il n'ont pas à faire des grâces. Ceci ne répon- eux drait pas aux nécessités de l'heure présente. rcJle, Co qu'il faut, c'est que les Flamands arri- <mb, vent progressivement à respecter et à estimer notre civilisation." ! Le Progressivement, c'est le mot, mais pas de être la, façon que vous croyez, Herr Netter! îps. Avant la guerre les Flamands, se fiant aux si le apparences, avaient une certaine considéra- ?t» le tion pour la soi-disant ,,Kultur" germa- use. nique. Depuis que les Boches ont mis le pied plus en Belgique, les massacres, les incendies, ;ai-re les pillages et maintenant les déportations ît» à ont évidemment augmenté le respect des can Flamands pour la civilisation des Huns ! II ivre y a progrès sans doute, mais progrès à urs, rebours ! 'rais ,,Eviter tout ce qui pourrait paraître de .les l'oppression" est délicieux, car la ,,Gazette liés, de Francfort" ne doit pas être sans savoir eux que,- depuis doux ans et demi, la Belgique s'en est soumise à un régime de tyrannie abo rés, minable. Quant à germaniser les gous malgré eux, c'est un système que les Boches nue ont essayé, sans succès, d'appliquer en Aidé- sace-Lorraine et en Pologne-l'on Pour ce qui est de s'inspirer de la cillais. t.ure française, à laquelle la ,, Frankfurter 'un Zeitung" rend un éclatant hommage, les rler Boches font mieux de ne pas s'y essayer, lête Cette culture 11e va pas au genre de beauté gne des Allemands beaucoup trop balourds pour ne la comprendre. Le meilleur conseil, en cf-fai- fet, qu'on puisse donner aux Teutons, c'est rme do rester ce qu'ils sont, car, malgré tous 'ex_ leurs efforts, nos ennemis n'arriveront ja-qu-e mais au stade de civilisation des autres l peuples. La mentalité des Huns 11'a pas >Pftr changé depuis Attila ! En conséquence on ne lin- voit pas bien les représentants de la Bo-j chie en Belgique ^faire dos grâces".. Les l'on minauderies de von Bissing ne pourraient ien, se comparer du reste qu'aux grimaces si-sale miesques. Il est préférable que notre gou-om- vernour provisoire., do plus enplusélasti-qui qu-3 depuis son retour de Wiesbadcn, les use, réserve pour le cercle de ses intimes! n'a —-sot®- i fiÉAq prophète. ites Un rapprochement entre les prophéties a%d. de l'homme qui doit sauver l'Allemagne et la réalité des choses se trouve exposé, d'une Va façon plutôt amusante, à la page 2 du Oohtendblad du ,, N. R. C." du 11 avril. Presque juxtaposés, (par hasard ou par ^U? humour), nous lisons les deux communi- > et .. / , -, ques suivants: hu' BERLIN,^ 10 avril. (Wolff.) Hin- .. . denburg a déclaré que le front allemand de 15 l'Ouest est devenu maintenant tellement ^ fort qu'il peut résister à n'importe quelle attaque... (Sic) —• :n!e LONDRES, 10 avril. (Router.) Officiel. ,aS Notre offensive se poursuit avec vigueur; 0 les contre-attaques de l'ennemi ont été vai-d116, nés. Nous avons fait 11000 prisonniers, et •p1^3 pris plus de 100 cannons et 163 mitraillait pris plus de 100 canons et 163 mitrail-svér ieuses> 1 W. F. L. eur ... ne ■ a 1 m*'" •urs ru Pour les mutiles 1^ de la guerre ime Pour que Vhomme clc la Maison ms, (en flamand Huysmans) reste à an- la maison plutôt que d'aller faire in?, dans les camps d'internés la même bés besoc/ne que Gasement, le -pendu, fit dans les camps des prisonniers . 0.75' fl. Z y a un an lo avril 1916: Les Russes occujwnt deux coHin-es à Vo-uest et au sud de Garbolinofka '^ll" et progressent au sud de la station d'Olyk, Les Italiens s*emparent de la position* de Santa Esvaldo à l'ouest de Lùnjanza (Su-gana).. . 16 avril 1916: Les Français exécutent un-c * .iltrrntir- st n r n 01/ccJa n >1 vus/, fin Dm/srii m nn t En Belgique. re L1'oeyvre du Relief Fund la te -Le 29 mars, sept délégués américair es sont partis de Bruxelles pour la Suisst Les autres accompagnèrent M. Bram - Yvhitlock, et partirent par train spécial 1 er 2 av-iil pour la Suisse également. H 11 te reste donc que dix Américains en Belgique er sous la direction de M. Gray, qui continuer; la de résider à Bruxelles. Six des délégué et venus des territoires d'étapes ont été as treints par les Boahes à passer quelque ie semaines de quarantaine à Biiixelles ! No la ennemis agissent ainsi envers tous le la étrangers qui ont été admis à quitter le 3r Flandres, les environs d'Arlon, de Mons 01 ?s de Tournai. Les six Américains _ne pour e> ront poursuivre leur voyage qu'à la fin di mois. C'est trois semaines, en général, on -s dure la quarantaine im]>ôsée à ceux qu: lt> ont vécu en teiiitoire d'étape. Les Américains ont collaboré activemen "e au travail du comité belge de secours e l" d'alimentation, écrit-on do source alleman 59 de au ,,N. R. Ct." Et l'information con tinuo en disant que tout est pour le mieuî | dans la plus malheureuse des Belgique, où 15 l'on reçoit encore des envois d'Amérique 10 Des achats de vivres ont été faits en Holîan-lû de. On "pofurrait ajouter que ce n'est pa: la faute des Boches si des navires de vivre: sont arrivés f. Rotterdam. C'est ■— appa-!" remment — qu'ils ont échappé aux pirate: de la marine impériale. Ajoutons que la plupart des délégué-,, américains ont été remplacés par des Hol-x landais. Il y a aussi quelques Espagnols, L'oeuvre du ,,Relief Fund", depuis la pro-L_ clamation de l'état de guerre entre les c| Etats-Unis et l'Allemagne, eet placée sou: , la protection do MM. de Villalobar et Yoi-e lenhoven, respectivement ministre d'Es-,3 pagne et chargé d'affaires des Pays-Bas à l Bruxelles, à ^— : Le soBvernement allemand et le rotoui : des déportés. Dans un mémoire adressé le 12 avril à s la Chambre des représentants, M. Loudon, 3 ministre des affaires étrangères des Pays-' Bas, examine la question du retour des dé-portés belges à la suite de l'intervention du gouvernement hollandais. r ,,Pour l'instant, dit le mémoire, on ne s peut-pas donner, avec certitude, le nombre '• d'ouvriers belges .emmenés en Allemagne e qui habitaient la région d'Anvers et r s'étaient réfugiés temporairement en Hollande. Les données qu'on possède sont en-core incomplètes. Toutefois, on constate s qu'un nombre très restreint de déportés sont - revenus au pays A Anvers on a renvoyé i autant d'ouvriers considérés comme chô-3 meurs que de personnes qui ne chômaient 3 pas. La même constatation a été faite à - Malines. 3 Entretemps, le soussigné est en mesure b de faire savoir à la Chambre, d'après des ■nouvelles reçues à l'instant du représentant * de Sa Majesté à Berlin, que le renvoi ne sera pas limité plus longtemps aux déportés du i rayon d'Anvers. En effet, à la suite des démarches du ministre des Pays-Bas à Ber- - lin, le gouverneur allemand fait savoir qu'il a pris des mesures afin que les personnes ayant séjourné en Hollande et qui ont été déportées comme chômeurs puissent être rapatriées. ' On peut ajouter que, depuis un certain J temps, les représentants des Pays-Bas, de 5 l'Espagne et des Etats-Unis avaient signalé L aux autorités allemandes en Belgique cha- ■ que cas de personnes injustement déportées r comme chômeurs, même lorsqu'elles n'avaient pas séjourné en Hollande afin de les mettre en mesure de pouvoir enquêter sur ces cas spéciaux et de renvoyer éveu-: tuellement les déportés en Belgique. Environ 25.000 cas ont été signalés par les ministres ci-dessus nommés qui installèrent dans leurs légations un bureau spécial. Des milliers de personnes sont ainsi revenues au pays. D'autre part, les Allemands, dit le ,,Te-legraaf", commencent en Belgique à prendre des mesures pour déporter en Allemagne les hommes valides. Dans les villages situés au nord de Gand l'autorité militaire commence à transporter vers l'Allemagne le^1 hommes valides de 17 à 35 ans. Dans d'autres localités des Flandres les hommes de 17 à .45 ans sont obligés de signer une 1 déclaration aux termes de laquelle ils s'engagent à ne prendre les armes, dans aucun cas, contre l'Allemagne. Voilà qui confirme absolument ce que nous n'avons cessé d'écrire: retour des déportes, déportation des hommes en âge de service militaire. i A Brusrfclles Les journaux embochés fulminent contre un révérend-père jésuite qui, du haut do la chaire de vérité de l'église St. Boniface, a dit quelques rudes vérités aux valets de ■ plume des feuilles soi-disant belges: ,,Le Bruxellois", ,,La Belgique", etc. Le journal de Moreesée, furieux, écrit: ,,Un cor-be^ii ne fait pas la Patrie". Il est asses amusant cle trfiggje® le mot. patrie sous la plume des Ray Nyst et d> autres salariés des frères Hutt, de corre- ls 'ionnelle mémoire! ï i Le 19 mars les écoles ont - repris leui e cours. Les locaux ne sont pas chauffés e Seulement, comme la température n'attein 'j pas dix degrés, que les enfants ne sont pa a assez nourris, 011 se demande s'il n'y a pa s danger à les obliger à rester ainsi de Ion - gues heures, immobiles, dans des locaux pai s fois humides.et toujours froids? L'instruc * tion de l'enfance, — c'est parfait. Mais si s santé est certainement plus précieuse, s * * * 1 Les voleurs , s'attaquent surtout au ~x oeuvres de bienfaisance. L'une des nuit dernières ils se sont introduits dans 1 . dépôt des Petites Abeilles. Il leur a fall 1 une charrette pour transporter leur butin *■ * On a fondé une symphonie Marie-Louis dans le seul but de prêter son concour désintéressé aux oeuvres de bienfaisance. L'administration communale de Schaer beek a décidé d'assurer un troisième repa aux chômeurs de -la localité, créés là, com me dans tout le territoire occupé, inten tionnellement en -grande partie par les ré 5 quisitions allemandes. Moyennant 25 cen times par ration, les sans-travail participe 3 ront à une distribution supplémentaire bi mensuelle de vivres, comportant 1 hareng 124 grammes de lard et 125 . grammes d< saindoux. A Anvers t Certains mandataires publics oublien: trop,facilement que la Belgique se trouve encore sous la botte de l'ennemi. L'ui d'eux. Van- Peborgh, sénateur d'Anvers , écrit à ,,La Belgique" des frères Hutt une longue lettre dont nous détachons certain passages : ,,Je suis de coeur avec vous dans la cou rageuse et bienfaisante campagne-que vou avez entreprise contre la guerre européenne qui se poursuit impitoyablement, malgré sei méfaits croissants et à l'encontre de L volonté de millions d'êtres humains, souf frant à en mourir et demandant grâce à ceux qui disposent de leurs destinées. Cette campagne ne pouvait mieux êtr< menée par vous qu'au moyen des argu ments irréfutables dérivant du bon sens e de la raison et puisés dans le ,,Pacifisme" cette doctrine salutaire, décriée parc» qu'elle est ignorée, et qui n'est en sommi que la morale, basée sur le respect de h personne humaine, de la liberté, de la tolé rance et du bien d'autrui, en un mot sur le respect du droit, mais une morale élargit et appliquée aux relations des peuples. ' ' Le sénateur chante ensuite les louange: du valet de plume Ray Nyst, auquel i adresse sa prose : ,,Je range, parmi ces hommes de bien, écrit-il, l'écrivain -distingué de la Chronique bruxelloise" paraissant dans le journal ,,La Belgique", qui s'efforce d'ouvrir à la lumière des yeux aveuglés, d'introduire la raison dans ies esprite égarés, de pénéti-ei de miséricorde les coeurs endurcis ei d'orienter ainsi l'opinion publique vers une Paix durable par le Droit, lequel, en vertu du principe fondamental que nul — qu'i" soit un individu ou un Etat — no peut faire justice à soi-même, devrait, depuif longtemps, primer la force et constituer k maître souverain du monde." Or, Ray Nyst a mené uue terrible campagne contre les patriotes belges. Voilà au moins une lettre déplacée. Infatigable, Van Peborgh continue : ,,Et c'est en songeant avec une profond* pitié à tous ceux qui, matériellement 011 moralement, souffrent atrocement de ces ti-ente-deux mois de guerre, et spécialement aux mères éplo-rées, qui n'ont pas élevé leurs fils pour être envoyés à la boucherie, que je me fais un devoir, Monsieur, de vous remercier et de vous féliciter de vos généreux efforts et que je me permets de vous demander de continuer, sans relâche, votre propagande si réconfortante, à laquelle vraisemblablement d'autres pu-blicistes ne ( manqueront pas de s'associer." Cette pétition d'un isolé en faveur de la paix, à quoi rime-t-elle? M. Van Peborgh ferait bien de s'expliquer. Se déclarera-t-il partisan de la paix telle que les Allemands l'ont proposée? Nous ne pouvons y croire. De toutes façons, des lettres de ce genre sont dangereuses et ce 11'est pas à un sénateur belge, en ce moment-ci, à les adresser à un journal emboché. C'est un manque de tact et d'opportunité. Ray Nyst ne se fait pas faute d'exploiter la missive du sénateur, — comme bien on pense. Et, à la fin des commentaires dont il encadre la lettre, il écrit: ,,Le rouge de la colère monte au visage de millions de pères et de mères qui viennent de donner leurs fils à la patrie, à la voix des tyrans qui déjà redemandent à leurs coeurs et à leurs flancs du sang, du sang, et encone des larmes et du sang, pour l'avenir ! Le peuple renversera cet idéal honteux et horrible ! ' ' Le nommé Ray Nyst parle-t-il de la Bel-eia.ue._-i ou de l'Allemagne \ L'offensive des alliés Succès importants des Anglais sur la Sssrpt les troupes du maréchal Haîg s'emparent des villages de Bailleul VillervalVimy, Petit-Vimy, Givenchy-en-Gohalle et Angres. — ' Elles réalisent également des progrès au nord-est de Loos 13,000 prisonniers et 186 canons! La situation sur les autres fronts. La situation sur L'offensive des alliés à i' Ouest Les Anglais s'emparent des villages de J Bailleul, Villerval, Vimy, Petit Vimy, Civenchy-cn-Cohelle et Angres, ainsi que de la tour de Wancourt. : 13.000 prisonniers et 186 canons» 5 (Communiqué officiel.) * L ON DR ES % 13 avril. (Reuter.) A l'est et au 1 nord de la cote de Vimy nous avons exercé une poussée sur tout le front ennemi au nord de la Scarpc. Nous nous sommes emparés des villages de Bailleul, Villerval, Vimy, Petit-Vimy, ; Givçnchy-en-Gohelle et Angres et nous avons • pris pied ferme dans les tranchées ennemies au nord-est de Loos. Au sud de la route d'Arras vers Cambrai nous nous emparâmes de la tour de AVancourt et nous avançâmes des deux côtés de la ligne d'Hindenburg jusqu'à un point à sept milles au 5 sùd-est d'Arras. A présent le nombre de prisonniers s'élève à 13.000, le nombre de canons à 186. Nouveaux détaïEs sur les derniers progrès des Anglais. (Communiqué officiel.} LONDRES, 13 avril. (Reuter.) Aujourd'hui | le terrain des opérations a été étendu vers le nord. Nous fîmes également des progrès sur le plateau à l'est de Levergnies et dans le Bois dlHargicourt. Hier nos aviateurs ont fait beaucoup de besogne utile, quoique le temps fut impropice aux "actions aériennes. La seule escadTe ennemie qui fut rencontrée fut très mal arrangée par nos patrouilles. Un avion ennemi fut abattu, L tandis que quatre autres avions furent obligés d'atterrir. Depuis le début des opérations nous avons i fait 13.000 prisonniers et nous avons capture : lb6 canons et 250 mitrailleuses. Nous avons en outre détruit un très grand nombre de canons et de mortiers de. tranchée. ^ . De nombreux canons capturés ont ete dirigés contre l'ennemi et employés par nous avec succès. Les Anglais enlèvent Fayuet ainsi que des positions importantes à l'est de Levergnies, au nord de Bapaurne et près de La-chaudière.(Communiqué officiel. ) LONDRES, 14 avril. (Reuter.) Lo maréchal Haig annonce: . , Nous nous sommes empares do r ayuet, a 1 mille eu nord-ouest de St. Quentin, ainsi que do positions importantes à l'est de Levergnier. Ensuite nous réalisâmes des progrès au nord de Bapaurne et de Cambrai. Sur la route vers Q.ueant nous nous rendîmes maîtres do la station <le Vimy. Près do Lachftu-dière nous occupâmes des positions ennemies et une tranchée ainsi qu'un bosquet entro Girencfcy en Gonclle et Angres. Parmi les canons capturés par nous au cours do la campagne actuelle il y a quatre pieces de gros calibre. Au sud de St. Quentin la lutle continue. — Les Français font 60 prisonniers. (Communiqué officiel.) P\RIS 13 avril. (Reuter.) Au sud de St. Quentin l'a lutte continue. L'ennemi offre une vigoureuse résistance. Entre la Somme et l'Oise nous avons bombarde les ouvrages allemands. Au sud de UOise et au nord de 1 AileUe nous avons exécuté avec succès de petites opérations au cours desquelles nous avons fa:t 60 prisonniers.Aperçu hebdomadaire des opérations des troupes britanniques. LONDRES, 13 avril. (Reuter). Les actions de la. semaine dernière ne peuvent être considérées que comme le prélude de la «rande offensive d'été. C'est pourquoi en îîe doit pas s'attendre à une grande pa-o pression d'ici quelque temps. Le fait lo plus important de cette act ion c'est que les alliés ont maintenu l'initiative et que la soi-disant retraite stratégique des Allemands est en réalité un mouvement qu'on les a forcés d'exécuter. Tout d'abord l'attaque avait été fixée au S avril mais elle dut être retardée d'un jour à cause du mauvais temps. L'action des aviateurs anglais a été très importante. En deux jours ils ont pris plus de 1700 photos à l'arrière des lignes ennemies et exécuté 17 attaques à coups de bombes. Bans des combats aériens ils ont détruit 15 .appareils ennemis et en ont forcé 31 d'atterrir fortement endommagés. La bataille devant Arras. LONDRES, 13 avril. Le correspondant de Heu ter au front anglais écrit: Nos troupes continuent l'offensive avec la plus grande énergie. On s'est battu ferme aujourd'hui. Les opérations d'hier ont eu pour résultat l'amélioration de nos positions sur plusieurs points du nouveau front et la préparation du terrain pour une nouvelle progression. Outre la prise de Ciouzeaucourt nos derniers progrès s'étendent sur uno longueur d'environ 9 milles (do Metz-Couture jusqu'au nord de Hargicourt) et sur une profondeur moyenne d'un peu plus d'un mille. Comme -conséquence de la conquête du saillant entre' Wancourt et le sud-est de Heninel nous.avons obtenu un .avantage importantjULi ut teo uuues jronis. '■ fW. iiaute"rs Vi»y et un meilleu ilano au point de vue tactique, car cette ,ix sition dominante formera un excellent poin hy. de départ pour les opérations futures. Lorsque nous comparons les résultats oit* J® Sfme laps dô temPs devra Arras et sur la Somme, nous pourrons mieu juger Ja portée de la phase actuelle de 1 campagne. au Les journaux allemands déclarent aveo in sistance que nous n'avons pas forcé le ,fron de allemand Ils ont tort. Entre notre front ril_ secteur Brocourt-Queani il n'y a pins qu'un Zl Pris^ers!"'' ' ^ ^ dira ^ au ,lu0lfJT tCOîfaît ,si,enifio P3® une ruptur du front, je voudrais savoir ce qu'on entent >us al^re par une rupture du front. Autour d'Aï et »»* »0IM sommes frayé un chemin su nie étendue de 3000 yards. au ■„™ai?re%Iesde™i®rs renseignements un gran. nombre de postions d'artillerie allemands s! 3 à *rom ent littéralement isolées par nos tirs d ■Wge. On peut doue s'attendre Hoir aua 1 canot". proœPt£ffllelli tatin en obusiers e Le commentaire Havas t êïî-rr & » de cie rut fortement menacée sur plusieurs nmn+i « cnfZS arméeS deS aUi& attaqueiit^de tous Ie, % ^ndeXrg BUpt £ !* ^ tu, qu'ils font jourifeUement des progrès 5es direction de St. Quentin et de Cambrai ,ns Les troupe3 sud-africaines en action eu LONDRES, 13 avril. (Reuter.) Vu cor. 2 ^pondant spécial p^-às dfe8 ^ ^ glaases en, i rance donne des détails sur h ri. part que les troupes sud-africaines prirent -us a 1 orfensive oonunengée lundi. Il dit: IJles ont remporté de brillant. les S"fS ta^S qiK leUrs S"" i Elles pa®ereat a l'attaque à 5i heures «Jt matin et ^ avancèrent en ordfe complet Chaque regirnent se trouva sous le com' mandement de_son propre colonel. La foi; lal ri 1Tase; progrès-sivanient fut avancé lit penser a un rideau en feu. Les troupe; à marchèrent dans lo calme le plus complet ne comme si elles auraient marché derrière k er. gênerai Smuts pendant une revue de Le bombardement balaya ' le premier système de tranchées allemand et, avant q ne la garnison eut le temps de quitter ses fit ,ab"s- lc? Sud-Africains avaient franchi la ro balustrade. les Un détachement resta à l'arrière pou» m- rassembler lés prisonniers, tandis nue 110= os hommes continuèrent leur marche "sur la seconde et la troisième tranchées ennemie' _ ou, conformément à l'ordre, ils tinrent halte pendant quelque temo;-".. Quand l'ordre fut donné pour la.seooude ^ phase do l'attaquo, les jSud-Africains mou-ne feront à l'aesaut do l'ennemi. Les Aile-mands s'enfuirent et les fils du Sud com-n- prirent qu ils avaient battu l'adversaire. N03 troupes enlevèrent un village et arri-us \ èient ensuite devant un réseau d'ouvrages ns de défense. Leur élan cependant , fut irré-n- sistible et rien ne put arrêter leur marche. La seconde ligne, qui constituait une vraie forteresse, fut prise d'assaut. Après avoir escaladé des collines de 50 pieds de hauteur, nos hommes s'avancèrent jusqu'à nt UnS Pro^on^€ru1' d'un mille dans le système le <^®^ens0 ^nn®mi. Les prisonniers ^tj-ivè- rent en masse. Les Allemands étaient ^ plètement démoralisés. Leur seul désir sem- blait être de pouvoir se rendre. ; , -k0 sommet de la crête fut enlevé au lever es du jour avant la halte pendant laquelle les a abris devaient être évacués. Les Sud-Africains avaient reçu ordre de s emparer de la troisième ligne allemande. Au moment de l'assaut les Allemands •■u se montraient complète-mont démoralisés; ir ils _ jetèrent leurs fusils et levèrent les v mains. Les Sud-Africains avaient atteint 00 leur but. as e- Les prouesses des troupes britanniques, le LONDRES, 14 avril. (Reuter). Lors de it la conquête de Wancourt et de Heninel cé un tank appuya rinfantei'ie et rasa les ro. seaux de fil barbelé de l'ennemi. Le tank - demeura 40 iheures en action, sans que les balles de l'ennemi aient réussi à l'endom-Jc mager. es Dans ces combats une division anglaise se distingua tout spécialement. Elle vint au e,s secours des troupes sur l'aile gauche avant ts que l'attaque proprement dite commença. ju Saii3 être appuyée par l'artillerie, ceot-J division s'empara d'une tranchée allemande, rs Elle occupa, la tranchee aussi longtemps >n que c'était nécessaire et se retira ensuite do jDour exécuter le plan préconçu. 36 Ix)i*s de l'attaque eur les hauteurs de jj_ Yimy lea Allemands lancèrent au feu un Lel régiment de grenadiers de la garde prus-iu 1-gjèane .qui .entra en coat^ot... &yec des

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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