L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 08 Maart. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 19 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/br8mc8sg79/
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3ème Année fà°. S&G S cents Jeudi 8 mars Î917 L'ECHO BELGE L'Union fait ia Forcer Journal quotidien du malin paraissant en Hollande. Belge est notre nom de Faniiiïe. Toutes les lettres doivent être adressé«s nu bureau de rédaction • N. Z. VOORBUBGWAL 334-240, AMSTERDAM. Téléphone: 3797. Rédacteur en Cliefi Gustave Jaspaers. _ ( Charles Bernard, Charles Ilcrbleî, omi c <!e 3 ac *0£11 " ( René Chambrjr, Enille Painparé. Pour les annonces, abonnements et venta nu numéro, s'adresser à l'Administration cita Journal:N.Z. Voorburgwal 234-340, Amsterdam Téléphona: 1773. Abonnements] KoMandefl. 1.50 par mois. Etranger 3.2.00 par moi,. Annonces: 15 cents la ligne. Réclamesi CO cents ia ligne. Osai liclarathu La fâcheuse démarche qu'à l'instigation du gouvernement allemand les délégués du soi-disant Conseil de Flandres ont faite a Berlin aura eu ceci de bon: c est d eclaircir mie situation troublée. , , Dans le parti flamingant, tel qu il s est constitué pendant l'occupation allemande il s'était manifeste nombre de courants intermédiaires entre les partisans de la constitu-jl01, (J'un royaume de Flandres, soit annexe, «oit rattaché par des liens plus ou moins lâches à l'Empire allemand, et ceux qui wnirsuivent, dans un Etat belge a peu près reconstitué d'après le statut international d'avant la guerre, ce qu'ils appellent la séparation administrative. Ces derniers avaient au moins le tort de diviser les forces du pays que rien ne peut distraire en ce moment de la lutte contre l'envahisseur. Au surplus ils reservaient leurs critiques, pour ne point parler des in-iures ni des imputations calomnieuses, aux patriotes belges, réservant toute leur indulgence pour ces fourriers du ira de Prusse, stipendiés par l'ennemi, qui opèrent ici en Hollande sous l'estampille du Groot Neder-landsch Persbureau. Dans ces dernieres semaines précisément, ces flamingants de la nuança intermédiaire, qui consentent à accep. ter des présents des bourreaux de leur patrie sans aller jusqu'à les solliciter, avaient commencé uue campagne en vue de l'unification du programme activiste. Et comme mesuie préparatoire ils préconisaient une réconciliation générale qui devait jeter M. Raymond Kimpe dans les bras des rédacteurs de ,,Vrij Belgie". Sans vouloir couper les ponts entre eux et ces plus purs qui prétendaient les épurer, MM. Van Cauwelaert et Hoste avaient cependant accueilli ces avances avec une reserve qui se comprend. Aujourd'hui cependant il n'y a plus à tergiverser. La traîtrise du parti Bonus—Kimpe—Jacob oblige les flamingants à se déclarer pour eux ou contre eux llàtons-nous de reconnaître que deux parmi les plus notoires, et qui avant la guerre formaient avec M. Louis Franck un triumvirat bien connu, MM. Camille Huys-inans et Frans Van Cauwelaert, sfr«8».£et-tement prononcés contre. M. Van Cauwelaert craint les conséquences d'une mainmise de l'Allemagne sur nos provinces flamandes. Rien de plus vra-1* ,,Ce serait, dit-il, la lente disparition de notre langue,, de notre indépendance économique, de nos libertés traditionnelles." Ces trois termes sont d'une précision rare. Les flamingante ne sont que trop souvent hypnotisés par ce facteur sans doute essentiel d© l'u'iit-é ot du caractère d'Un neuple qui est l'idiome commun. Mais à côté il y a d'autres facteurs. Si la qualification de bas-Allemand qu'on donne parfois au Néerlandais indique un certain degré de cousinage avec le haxit-Allemand ou l'Allemand proprement_ dit, notre caractère, nos moeurs, notre civilisation ne sont-elles pas aux antipodes de la civilisation, des moeurs, du caractère allemand? Toute notre histoire économique et politique en fournit la preuve. Notre autonomie communale traditionnelle ne se conçoit pas dans le cadre de la centralisation allemande. Sans doute, les activistes fla- imingants ne se doutent pas que c'est la survivance de cet esprit particulariste qui les pousse inconsciemment à se révolter contre le régime belge qui, dans 1 état, politique moderne, est cependant le plus compatible avec la manifestation de cet esprit. Il est au contraire condamné à périr sans délai sous les lois de l'Empire unitaire qui exige l'immolation de tous les individus qui le composent à sa grandeur. Et pour ce qui est de la langue, cette déesse au nom de qui ces malheureux commettent leurs crimes et leurs félonies, il est bon, qu'après Steyn Streuvels, M. Van Cauwelaert leur dise le danger qu'elle court d'être peu à peu émas-culée et fondue dans le grand idiome germain. Les Allemands ont suffisamment expérimenté en Pologne les méthodes qu'ils emploient pour accélérer ce phénomène d'absorption. [ M. Van Câuwelaert garde un silence prudent sur la séparation elle-même, Flandre d'une part, Wallonie de l'autre, que préconisent les activistes. M. Camille Huysmans, lui, déclare tout net à un rédacteur de ,,Po-litiken" de Copenhague qu'il n'en veut pas. ,,Partisan d'une autonomie culturelle de la Wallonie et de la Flandre, dit-il, je rejette toute séparation économique, politique ou administrative des provinces belges, une conception de petits bourgeois qui ne peut favoriser le socialisme do la grande industrie.'* Conception de petits bourgeois, c'est bien le mot. Qu'elle ne puisse favoriser la socialisation ?) de la grande industrie c'est un point de vue particulier. Mais pensez-vous qu'elle puisse favoriser tout simplement le bien-être général? Ne constituerait-elle pas l'entrave la plus sérieuse à notre essor commercial et industriel? Bruges? morte; Anvers? réduite à la léthargie qui précède la mort; Gand cultiverait encore ses champs de fleurs pour se consoler de la ruine de son industrie et Bruxelles, réduite à n'être plus qu'un chef-lieu, verrait pousser l'herbe dans les^ rues de ses faubourgs. Le. pays wallon qui a de la houille et du fer résisterait plus longtemps, mais qui ne voit que sans Anvers,^ ce port naturel, cette industrie pême frappée d'u^e sorte, dq paralysie? / N'oublions pas qu'avant la guerre la Belgique était la cinquième puissance économique du monde. J'en connais qui riraient trop de la voir dégringoler au cinquantième rang, après la Suisse qui a ses auberges ou Monaco qui vit de sa salle de jeux ! Et, n'est-ce pas, la poire serait de nouveau vite mûre pour l'Allemagne qui nous offrirait la richesse en échange de notre autonomie et de notre liberté. La séparation c'est le suicide, sans plus. Charles Bernard. ■" - w - w ■ Une Promotion Nous apprenons que le colonel Boucabeille, attaché militaire français à la Légation de La Haye, vient d'être promu au rang de général de brigade. Le général Boucabeille n'a que 46 ans. Il est, actuellement, le plus jeune général de l'armée française. Après avoir fait une brillante carrière aux colonies, devenu l'un des collaborateurs les plus précieux du général Gallieni dont il perpétue les traditions de labeur et de ténacité, il se fit brillamment remarquer dans les postes très importants où l'appela la confiance de ses chefs. Nous présentons au nouveau promu nos félicitations les plus vives. Pour les déportés Pour que le camarade J. Pool a perdu so-ji pari. Vive la Belgique — de la Penha . 1.00 fl. Pour qu'Armand trouve des pommes de terre tout le long de son chemin 0.25 „ Parce que le professeur Robert Ma-caire a été magistralement battu par Stafke 0.25 „ Fow le Dubbeltja Belge Collecte, faite par le soldat Everaert au groupe d'internement de La IJaye après avoir chanté quelques chansons au profit de. l'oeuvre du Dulbeltjc Belge l.~S fl. Pour nos soldats au front Collecte faite des chansons chantées par Bodson au groupe d'internement de La Haye au profit de Voeuvre des soldats au front .$..66 fl. Les suGBédanésjn Allemagne. Depuis quelque temps, la presse allemande parle moins dans ses articles des divers succédanés créés pour parer au manque de certains produits de provenance étrangère ou raréfiés par la guerre. Les pages d'annonces, par contre, ont recueilli toute la succession et donnent une idée de la pénurie de certaines denrées alimentaires et de produits industriels: on y trouve, en effet, des offres et des demandes concernant les succédanés les plus divers et parfois les plus inattendus. Au point dé vue alimentaire, les annonces de ce genre concernent plus particulièrement des succédanés de cubes de bouillon contenant o pour 100 de graisse, des imitations do thé do Chine, divers succédanés de beurre, un echt Pilsëner Ersatz, remplaçant la meilleure bière de Bohême ; un ,,poivre synthétique'' fabriqué chimiquement à base de plantes inidigènes, etc. Une annonce offre un succédané d'huîtres fait avec des moules salées, tandis qu'un autre publie la mise en vente de saucisses aux moules au prix de 1 mark 80 la livre. Les^ succédanés d'huile de lin et de navette, do mémo que les succédanés de glycérine, sont très demandés. Les offres et demandes concernant les matières grasses représentant à peu près le tiers de la totalité des annonces relevées. La qualité de ces succédanés est loin de-répondre de leur quantité; les commerçants qui les fabriquent se livrent aux falsifications les plus fantaisistes. A Cologne, par exemple, un voyageur vient d'être condamné à trois semaines de prison et 100 marks d'amende, pour avoir vendu comme poivre un mélange d'orge, de maïs et d'autres plantes. A Elberfeld, deux commerçants ont été poursuivis pour avoir vendu du saucisson de foie qui contenait 75 pour 100 d'eau et 8 pour, cent de colle do farine. Le ,,General Anzei-ger" do (Jrefeld signale le cas typique d'un commis-voyageur qui a vendu comme ,fourrages' ou farine de paille un mélange de plâtre et de fine sciure de bois. Ce ,,fourra-go" devait servir de nourriture aux poules. Les falsifications deviennent si nombreuses que les divers offices d'alimentation publient assez souvent des avis pour mettre le publie en garde contre ces produits. C'est ainsi que nous lisons dans les ,,Munchcner N. Nacli-richten" du 28 décembre: ,,L'office de fixation des prix de la ville de ' Munich met le publia en garde contre le produit ,,vrai et délicieux gruau rouge en grains ', contre ,,l'aliment de mousse dt* crème" de la maison Risohkopf. de Hanovre; contre la ,,viande végétale Nuxo", contre ,,les cubes de bouillon Fix',\ contre ,,la poudre pour tartines No-Nix-Ùo" etc. Une analyse,, ordonnée par l'office de fixation des prix de „Hagen , a prouvé que ce produit se composait d'un biélange de farine eû de sel de cuisine additionné d'une couleur jaune à base de goudron et de quelques traces de poudre de lait maigre., Cette ..mixture" ' se vendait é Mk. 60 la» demi-livre \ En Belgique. Le Régime de la Terreur Les Allemands continuent à persécuter le clergé belge. M. le chanoine Aloys Anpelmans, professeur au grand séminaire de Malines, a été arrêté et conduit à la prison de Hasselt. M. l'abbé Kips, directeur de l'Institut Sainte-Marie, à Schaerbeek, a été de nouveau incarcéré. M. l'abbé Cardijn, directeur des Oeuvres sociales, à Bruxelles, a été écroué à la prison de Saint-Gilles. On lui fait expier, sans doute, ainsi, la courageuse lettre de protestation qu'il a adressée au gouverneur général au nom des ouvriers chrétiens, contre le3 déportations. MM. les curés Bernaerts, de Saint-Charles, et Van Bostraeten, de Saint-Paul, à Anvers, ont été remis en liberté. le Joopraad'mflaaÉiEn Le bureau de presse Vaz Dias, après avoir interviewé les députés Camille Huysmans, Modeste Terwagne, JBuysse et Frans Van Cauwelaert, a envoyé un de ses rédacteurs auprès de Cyrille Buysse,. de notre confrère Léonce du Castillon, du professeur Léo van Puyvelde et de M. J. Hoste juniôr. Ces quatre Flamands sont unanimes à blâmer les membres du ,,Hoogverraad van Vlaanderen". ,,Si le moment n'était pas aussi tragique, s'écrie Léonce du Castillon, j'en rirais et je hausserais les épaules." Ils sont d'accord sur ce point que l'Allemagne continue sa campagne de désunion des Belges, espérant bien qu'il en subsistera quelque chose. Cet amour de la Flandre et de la langue flamande, de la part des Allemands, n'est qu'une plaisanterie sinistre. Ce ne sont pas des mots que nous voulons, car les faits ont plus d'éloquence. Est-ce par amour de la Flandre que les Allemands sont venus porter la guerre en pays flamand, brûlant les villes, j semant la panique dans les villages, bombardant Termonde et brûlant Louvain et Aerschot (villes flamandes cependant) '( Est-ce par amour de la Flandre qu'ils ont j réquisitionné toutes les richesses du pays et fait fermer les usines qui ne travaillaient ; pas pour l'armée allemande? Est-ce par amour de la Flandre qu'ils ont jeté en prison, fait fusiiler ou frappé d'amendes du 1er octobre 1915 au 30 septembre 1916: 41.184 Flamands? Enfin, est-ce pour témoigner leur amour envers la race flamande qu'ils ont commencé leurs odieuses déportations à Gand même, la vieille ville d'Artevelde? La réception des traîtres Aktivistes à Berlin est une manifestation du bluff allemand, destinée à impressionner les neutres. Il n'est pas un Belge de bon sens qui se soit laissé prendre à cette tromperie et les interviews de nos représentants achèveront, il faut l'espérer, de montrer à certains Hollandais que les Flamands n'ont jamais été des esclaves et qu'aujourd'hui, unis'étroitement aux Wallons, ils sont prêts à faire face à tous les dangers. Le plus bel exemple de cette solidarité, nous le voyons se manifester en Flandre même, au bord de rYser, où luttent, coude à coude, le paysan flamand et l'ouvrier wallon. Est-ce qu'il peut être question de séparation? Il suffit de raisonner un instant pour comprendre l'étendue, la profondeur et la sottise du bluff aktivo-flamingo-allemand. Toutes- les institutions allemandes établies dans notre pays seront balayées à la signature de la paix. Le gouvernement belge reprendra la gestion des affaires et tous les Meert et autres Henderickx auront à répondre de leurs actes. L'Université de Gand? Fermée. Les professeurs? Mis à la porte. Les fonctionnaires flamingants, enfoncés par la volonté de von Bissing dans le fromage du ministère des sciences et des arts ? Renvoyés à Nevele ou enfermés dans des maisons plus centrales et moins a.gréables à habiter. Ceux qui se seront rendus coupables du crime de haute trahison seront punis de la peine de mort que le conseil des ministres a décidé de rétablir, il y a à peine quelques mois. Il serait vraiment étonnant que cette peine'de mort n'existât que pour ceux de nos soldats qui commettent une mauvaise action, eux qui ont risqué et risquent leur vie pour le pays, alors que ces aktivistes y échapperaient, après avoir été vendre la Flandre à Berlin. Pas de pitié. Pas de faiblesse. Plus de politicaille-rie. Adelfons Henderickx est clérical et Augusteyns libéral, — que nous importe? ; Le docteur Borm6 est clérical et les frères 1 Van Roy libéralo-socialo-dcmocrato-chré- j tiens, suivant les avantages qui peuvent en résulter pour eux? Cela sera parfaite- ; ment égal aux Belges qui ont oublié — heu- ! reusement — cette politique de village ! sous les filets trompeurs de laquelle ils se débattaient jadis. Le canon allemand l'a mis en pièces et, depuis lors, nous respirons p'us librement. Ce que nous voulons, c'est l'intérêt du pays pour lequel, tous, nous , donnerions notre vie. Nos soldats, au mo- ! ment de l'ultimatum allemand, ne pense- | rent plus aux trois partis qui divisaient le i pays. Ils n'eurent en vue que l'existen- j ce du pays, pour lequel ils étaient prêts à ■ sacrifier leur propre existence. C'est dire j que ces aktivistes, quels qu'ils soient, à quelque parti qu'ils appartiennent, seront châtiés comme il convient, avec sévérité. Les noms des traîtres Nous avions raison d'annoncer que les noms des traîtres du ,,Conseil de Flandres" ne tarderaient pas à être connus. Voici ceux des infâmes qui, d'après le ,,Vossische Zeitung", lunchèrent chez le secrétaire d'Etat Helffe.rich, celui-là même qui veut affamer l'Angleterre: le directeur général au ministère de l'agriculture et des travaux publics Vernieuwe, le directeur général au ministère des sciences et des arts Tack patron" de Robert Van Roy), le professeur Lambrechts, le docteur Verhees et les comparses de moindre significatipn Van den Broeck et Dumon. Tels sont les mandataires. Mais les mandats seraient-ils moins coupables? Point. Et la publication des noms de ceux-là suivra bientôt les noms de ceux-ci. les Âlleifisris veulent sfîsmer los Bslgss. Sir Maurice de Bunsen, adjoint au sous-secrétaire d'Etat au ministère dos affaires étrangères, a donné à L',,Associated Press" de New-York l'exposé suivant relatif à l'arrangement passé entre le gouvernement britannique et la ,,Commission for Relief in Belgium", concernant le Rechargement et la mise en gntre-pôt des marchandises des navires se trouvant dans les ports anglais parce que l'Allemagne n'accorde pas de sauf-conduit à ceux-ci. Lorsquo l'Allemagne déclara le blocus, il se trouvait dans los eaux anglaises et sur mer uno grande quantité do navires affrétés par le Relief Fund. Ceux-ci avaient quitté les ports américains avec des sauf-conduits allemands qui -les garantissaient contre toute attaque. Dans les ports anglais plusieurs navires chargés de vivres, et qui avaient aussi reçu un sauf-conduit, — l'un et l'autre en vertu d'un accord conclu entre la Commission ,et. les Allemands —• so trouvaient à quai. Lorsque les Allemands délimitèrent une zone daugereuse, ils déclarèrent que tous ces saut-conduits devenaient sans valeur et ne1 donnèrent aux navires du ,,Relief", à l'ancre dans les ports d'Angleterre, que quelques heures pour appareMer pour Rotterdam. Or, ce départ précipité n'était pas possible à ce moment. Il était également impossible d'entrer én communication avec les navires déjà en mer, étant donné qu'ils n'étaient pas pourvus do la T.S.F. Depuis, les Allemands ont allégué qu'ils avaient accordé aux navires du Relief et à d'autres bateaux neutres une prolongation des délais Mais personne ici n'en fut informé ' avant que les Allemands fissent savoir que ce délai était expiré ! Tout co que la commission apprit, c'est que les Allemands avaient commencé leur campagne sous-marine en torpillant deux navires du comité d,e secours et d'alimentation pour la Belgique et le nord de la France. En attendant, le nombre des navires du „Re-lief" augmenta dans les ports anglais. Certaines cargaisons se gâtèrent et des emplacement très utiles durent être réquisitionnés. Tout co tonnage, qu'il eû été urgent do transporter en Belgique, fut retenu un mois durant ! Des négociations furent aussitôt nouées avec l'Allemagne par l'intermédiaire de l'Espagne, des Pays-Bas et do" la Siiisse. Les gouvernements alliés appuyèrent énergiquement cette protestation. Ôr, concernant ces navires, la seule réponse de l'Allemagne fut qu'elle ne pouvait donner do garantie avant qu'elle eût obtenu une liste détaillée des bâtiments en- question et des ports où ils sont actuellement mouillés. Cette demande fut reçue presque en même temps que la nouvelle du torpillage des navires hollandais dans la planche. Le gouvernement de Sa Majesté a répondu, qu'étant donné les événements actuels, fournir de tels renseignements aux Allemands avant que ceux-ci eussent assuré une sécurité absolue à ces navires signifierait que ces navires seraient encore exposés à une attaque. Comme il entrait clairement dans les intentions du gouvernement allemand do retentir ces navires aussi longtemps que possible et comme, d'autre part, ils sont nécessaires au transport des vivres pour la population affamée de la Belgique et du nord de la France, le gouvernement anglais est tombé d'accord avec la commission pour emmagasiner les cargaisons dans les entrepôts du Royaume-Uni jusqu'à ce que les Allemands eussent donné les garanties nécessaires aux navires du ,,Relief Fund" qui quittent l'Angleterre pour Rotterdam ou qu'ils eussent déclaré nettement qu'ils no désirent pas accorder ces garanties. En attendant, le transport régulier des vivres vers la Belgique et le nord do la France continuera au moyen do navires' partant des ports américains pour Rotterdam, nantis d'un sauf-conduit allemand. La situation s'établit donc comme suit: le gouvernement anglais respectera toujours la propriété do la ,,Commission for Relief" comme elle l'a fait jusqu'à co jour. Elle procure des entrepôts pour les vivres que les Allemands ne veulent manifestement pas laisser passer pour la Belgique et lo nord de la France. D'autre part, les sous-marins, par deux fois, ont anéanti et. détruit des biens de la ..Commission for Relief", malgré les sauf-conduits accordés. Par cet acte nos ennemis ont porte un coup à l'oeuvre neutre de la Commission. Actuellement, ils font, demander au gouvernement anglais do collaborer à la destruction d'un plus grand nombre de navires en le priant do communiquer l'emplacement de ces navires, de sorte qu'ils puissent être informés do leur sortie des ports et préparer une attaque contro eux. En accédant à la demande allemande, lo .gouvernement de Sa Majesté se rendrait complice de ces méfaits. A Malines Ou apprend la mort d'une soeur du cardinal Mercier. A Gand Lorsqu'il décida de fkumandiser l'Université ae Gand, le gouverneur-général allemand en Belgique, von Bissing, fit appel au concours du conseiller privé, Professeur von Dijck, et le plaça à la tête de la Commission allemande spéciale à Bruxelles. La ,,Deutsche Revue" (numéro de janvier 1917, pages 84-85), sous le titre ,,La transformation de l'Université de Gand en une Université flamande", publie ,,le discours pour »'inauguration solennelle et rouverture des cours de l'Université, prononcé par le Pr Von Dijck, en présence de son Exc. le Gouverneur général, devant les fonctionnaires supérieurs et les officiers du gouvernement général, dans la salle du Sénat, à Bruxelles, le 20 octobre 1916, à sept heures du soir." Le Pr Von Dijck y fait en ces termes l'aveu de l'échec qu'il essuya en Hollande, où il était allé racoler des professeurs pour l'Université pseudo-flamande j de Gand : ,,...11 ne fut pas facile de trouver en Hollande compréhension et collaboration pour les buts de l'Université de Gand... Si ; oet état d'esprit put prendre naissance en Hollande et s'il fut très prononcé cela est ! dû en partie à l'influence de6 Belges. Non point tant à l'influence des Belges qui, au commencement de la guerre, ont pénétré en Hollande comme réfugiés — car ceux-ci deviennent à présent fort incommodes pour les Hollandais — mais à l'influence que le Ministre Belge de l'Instruction publique Poullet fait régner autour de soi à La Haye, et à l'influence de3 instigateurs du projet antéiieur de la fla/mandisation, avant tout de Van Cauwelaert: celui-ci est un ennemi acharné de la flamandisation eous l'occupation aHxl lande, et il a eu le talent d'étendre puissamment son influence par la paroie et par la plume, et il trouve pour cela un terrain très favorable. Ce n'est que peu à peu que les dirigeants du ,,Toekomst" trouvent d'autres milieux qui sympathisent avec l'esprit allemand, qu'ils se font co>m- , [ prendre et écouter..." Dans les FSmisSres (De notre correspondant particulier.) A Alost, tous les embusqués boches ont été remplacés, le 26 février, par des soldats invalides.* * * Toutes les provisions de graisse qui se trou- i vaient en ville ont été réquisitionnées ot livrées ' le même jour Tous les paysans ont été contraints d'aider 1 à ce>s réquisitions sous peine d'une amende de ; 30 francs ! * * * Dans chaque ville et village des Flandres les Allemands ont un ,,stock" do charbons, de { paille, do foin, de vivres. Lorsqu'il y a une gare, le tout est emmagasiné dans les maga- ' sins de la gare. Personne ne peut y entrer sans un écrit du chef do station. * * * On remarque lo découragement des Boches. Même les supérieurs sont abattus. Ils attendaient mieux de l'action do leurs sous-marins. Les officiers eux-mêmes ont faim. Ils font parfois plusieurs heures pour découvrir des oeufs chez nos paysans et les paient très cher. * ■* * La Cour d'assises de la Flandre Orientale a commencé lundi l'examen d'une accusation d/tassassinat, mise à la charge de Basile Macs. Le 16 août 1916, les deux ménages ! Maes et Titteîboom, qui habitent Ov-er-Meide, au hameau Eindeken, prenaient le" frais, dans la soirée, déviant leur demeure, et causaient plus ou moins amicalement, lorsqu'une querelle s'éleva à propos d'un suiet futile entre le fils Maes et l'épouse Titteîboom. Celle-ci fut frappée dans la figure; son mari intervint, mais Maes lui porta, au moyen d'un instrument tranchant, un tel coup dans le ventre que les intestins sortirent do l'abdomen. Il expira le lendemain. Telle , est la version de l'accusation. I>e siège du ministère public est occupé par M. Soenens. M. Raes'est chargé de la défense de l'accusé. Cette affaire, pour laquelle trois journées d'audienoe avaient été prévues, a pu se terminer dès le second jour. Après le réquisitoire de M. Soenens et la plaidoirie de Me Raes, le jury a rendu un verdict affirmatif sur la question d'homicide volontaire, négatif sur la question de préméditation. Admettant des circonstances atténuantes, la Cour a condamné Basile Maes à 20 années de travaux forcés. L!ra!boupg ITn grand inoendie a détruit les magasina de la firme H. V. B. à'Haseelfc. Vingt mille kilos do café sont détruits. Les marchandises se trouvant dans ce magasin étaient, en grande partie, destinées au Comité d'ali-meutation.* * 4 On a découvert une association formée de Boches et de Hasseltois pour la pillage organisé du magasin du Comité de Secours et d'Alimentation installé dans les magasins du Boerenbond au bassin du Canal. Les nemniés C., Jacmies D. et A., camionneur, de Hasselt, impliqués dœns cette | affaire, ont été expédiés gn Allemagne. 1 Il y a un an S mars 1916. Au Caucase les Puises occupent la, ville de Piza. m )-m Petites perfidies Le „Nieuwe Botterdamsclie Courant" publie avec une satisfaction visible des petites notes circonstanciées sur la trahison des activistes. Ce qu'on y chercherait vainement par exemple c'est, sinon 1 expression d'un blâme, tout au moins celle du dégoût qu'une vilenie inspire toujours, même à ceux qui en profitent. ( Le même journal insère una lettre dont 1 auteur proteste contre le Gouvernement anglais qui inscrit sur sa liste noire les firmes néerlandaises qui ont à leur service des Belges réfractaires. ,,Vdilà comment, dit cet homme, on oblige les gens à se rendre au front". Or, nous ae pensons pas que le ,,N. R. C. soit uno feuille à tendances anarchistes. Il est partisan de la famille, de^ la société, de la patrie. Au cas où la Néarlandè devait se trouver dans l'obligation d'appeler ses fils aux armes, il serait le premier à s'insurger contre ceux qui tenteraient de se dérober à un devoir sacré. Dans ces conditions pourquoi trpuve-t-il mauvais pour les autres co qu'il trouverait bon pour lui et insère-t-il des lettres qui sont des primes à la désertion ? C. B. Choses pratiques Lorsque les Allemands auront évacué la Belgique, elle sera complètement -vidée; pour avoir recours le moins possible à l'étranger, au point de vue de l'alimentation, noua ne devrons plus laisser un mètre carré de terrain sans culture productive. L'utile devra faire place à l'agréable et nous devrons, tout au moins^ pendant les premières années de notre libération, délaisser les immenses pelouses et les grands parterres; dans tous los jardins, y compris ceux des villes, il faudra semer pois, haricots, pommes de terre, etc. L argent belge a subi une dépréciation notable; cette dépréciation pourra subsister après la guerre. Pour que la baisse ne s'accentue pas nous devrons, dans les débuts, borner nos achats à l'étranger et nous contenter, dans la limite du possible, des produits nationaux ; en donnant à notre sol son maximum de rendement nous conserverons notre or et nous ne submergerons pas !o marché étranger de notre papier pour le faire déprécier. Il est de plus à considérer qu'après la guerre la vie sera beaucoup plus chère qu'avant août '14 et' que l'Etat aura besoin de beaucoup d'argent ; nos contributions seront peut-être doublées. Nous devrons donc trouver le moyen de réduire/nos dépenses individuelles; pour beaucoup d'entre nous l'usage rationnel de nos lopins de terre nous le fournira. Il devrait exister une loi en Belgique ordonnant que tous les jardins, toutes les cours d'habitation et -des bâtiments publics, se trouvant dans les conditions voulues, devraient posséder au moins un arbre fruitier; nos talus de chemin de fer, nos parcs publics devraient en être garnis en partie. En cas de disette ou' de nouvelle calamité, nous aurions do la récolte des fruits un sérieux appoint; l'arbre fruitier travaille pour nous et nous ne lui devons que bien peu do soins. Certains arbres fruitiers, tels ies groseilliers, produisent rapidement. Qu'on ne vienne pas dire que les arbres seraient dépouillés par nos gamins; si les fruits sont produits on abondance dans le pays les arbres fruitiers seront respectés au, même titre que les autres plantes. Ncs promenades publiques, ncs voies ferrées seraient-elles déparées si l'on y voyait les beaux fruits que sont les groseilles, rouges et blanches, les framboises etc. 1 Pourquoi ne plante-t-on pas plus le long de nos routes des marronniers à fruibs comestibles et des noyers? Ces derniers donnent un feuillage épais, un fruit nourrissant (au même titre que la noisette) et Un bois très précieux; une expérience a été faite sur certaines routes dans le Hainaut, en ce qui concerne les noyers, et elle a donné de bons résultats. Quelles ressources immenses l'Espagne ne retire-t-elle pas de l'exportation de ses oranges? Pourquoi n'exporterions-nous pas plus de fruits qu'avant la guerre? Toutes nos sucreries devraient fabriquer de6 confitures, ce qui est aussi urt produit d'exportation. Après la guerre nous aurons besoin de refaire nos finances et tous les moyens devront être mis énergiquement en oeuvre pour y arriver. Toutes nos bordures de routes devraient être ensemencées de gazon à l'usage des petits animaux des gens qui n'ont pa3 de jardin. Tous nos soins devraient également aller à l'élevage des petits animaux de ferme; le gros bétail aura presque disparu de nos régions. La viande, les graisses, le beurre et le lait feront donc défaut; en attendant que le bétail, qui nous fournit ces matières indispensables à l'alimentation, réapparaisse, tous ceux qui le pourraient en Belgique, après la guerre, devraient élever poules, lapins, pigeons, canards, porcs, chèvres, brebis laitières, etc. Et même ms fiQiïipatriotes

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