L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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01 augustus 1917
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s.n. 1917, 01 Augustus. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 23 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/901zc7sr7d/
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3èmc Année N°. 1012 S cents ZV&ercr&cïi S août Ï017 L'ECHO BELGE L'Un fan fait la Force, Journal caiEOtlcSién ' «lu malin rmrafssarat en Hollande Belge est notre nom ne Famille. Toutes les lettres doivent êts*e adressées nu (bureau de rédaction: il. Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 177.=». Rédacteur en Chei: Gustave Jaspaers. _ ( Charles Bernard, Charles Merlbie*, Corsait de H daction. ^ uené Chambry, Emile Palnparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du Journal: N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdan Abonnements : Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois Pour les militaires au front et les militaires internes en Hollanoe il. 0.7! par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la liqne. LiiiiiiiiriiiilîÉnIis j£ Michaelis n'est pas content de l'effet de son discours dans les pays de l'Entente. Lloyd George, cette manière d'enfant terrible, l'a traité à la façon d'une poupée qu'on brise pour voir ce qu'elle a dans le -vantre. Il n'en est sorti que du son. Ceci ne fait point l'affaire du herr Doctor qui, pour ressembler à Bismarck, n'a rien trouvé de mieux que de se faire habiller en offiçier des grenadiers de la garde prussienne. Llcvyd George lui a pris un pion. Il vient d'eu avancer un autre sur l'échiquier. M. Michaelis cette fois, ne s'est pas servi de la tribune du Reichstag. Il ne s'est pas contenté, non plus, de faire placer dans la „Norddeutsche Allgemeine" une note qui eût passé inaperçue. Il a convoqué chez lui quelques journalistes sûrs et il leur a fait de3 révélations. Non point de ces révélations qui n'en sont pas à la façon de M. de la Palisse comme ont coutume de faire les personnages officiels, non. Il s'agit do ces révélations dont il importe peu qu'elles goient vraies ou fausses mais qui constituent: ce qu'on appelle du nanan pour les journaux. M. Michaelis a révélé, ou a prétendu révéler, oe qui s'est passé au dernier comité secret des Chambres françaises. Ainsi M. Michaelis inaugure un nouveau jeu. Bien loin de méconnaître l'attrait qu'exercent sur la foule les feuilletons à scandales, il s'essaie à jouer les personnages du reporter et du romancier. Nous ne perdrons pa3 notre temps à examiner jusqu'à quel point ceci est digne d'un chancelier de l'empereur 1 Mais cela est à coup sûr adroit car il ne manquera point d'imbéciles et de myope3 qui ne verront pas le câble dont cette adresse est cfcusue. M. Michaelis a voulu opposer l'Allemagne pacifique, ennemie de toufee6 annexions, à la Franoe impérialiste et chauvine. Et pourquoi pas ? On peut suivre en ce moment dans des journaux soi-disant neutres des polémiques où le droit de la France sur l'Alsace-Lorraine est brutalement méconnu. Ces neutres, évidemment, sont d'une espèce telle qu'ils doivent se laisser impressionner par les paradoxes de M. Michaelis. N'en faisons point fi Le chanoelier allemand a de la psychologie. Il est de l'éoole de ce directeur d'un journal à gros tirage qui disait à ses rédacteurs: ,,Jamais vous n'imaginerez qu<* le public est aussi bête qu'il l'est en réalité. Et, pour réussir, il faut prendre le public pour plus bête encore qu'il n'est." M. Mi- ! chaciis sait bien que beaucoup de gens le croiront, Dans les dernières discussion^ en comité j secret à la Chambre française il aurait beaucoup été question des buts de guerre. Non seulement la Franoe réclamerait ses proviness perdues mais enoore d'autres territoires sur la rive droite du Rhin et c'est à faire accepter ce programme par la Russie nouvelle que s'emploierait surtout la diplo- j m;-, lie française. Est-ce que. vraiment, la Chambre fran- ; ça.ça s'est occupée de cela? Et comment j Michaelid le sait-il? A-t-il des agents au P;-Uîs .iourbou? Les Kierithaliens ont la ptrole. Car si les prétendues révélations de < M'-'har 13 ne valent qu'un haussement ' ci épaules — nous savons que la Franoe ne i .'rériame que son droit et son dû: l'Alsace- ; Lorraine — il est au contraire fort intéressant de s'attacher au fait même de la manoeuvre du nouveau chancelier allemand. Cette manoeuvre s'éclaire soudain quana c ; pense que depuis six mois les Allemands c- 11 tonte en France une offensive pacifiste qui faillit devenir dangereuse après la : grii K-o offensive du 16 avril, sur laquelle le public avait fondé des espérances exagérées, (.'cite offensive a été nettement dénoncée au l'ala-is Bourbon et au Luxembourg, ce qui. fut 1 occasion pour M. Clemenceau de i.âre contre M. Malvy — l'ami de M. Almerevda -— une terrible sortie. Car on 1 a. au ministère de l'intérieur; à Paris, de singulières complaisances pour les journaux i et les organisations libertaires qui sabotent le moral du pays. M. Barres, lui, dénonça l'affaire du chèque de 150,000 francs venu : <L> Suisse à l'adresse du ,,Bonnet Rouge". 11 transpira assez sur tout ceci dans lé public 1 pour que l'on reconnût la main du boche dans les grèves de Paris comme dans oer-tajns mouvements séditieux parmi les per- ! missionnaires. Aussitôt le bon sens- national réagit. Il triompha le jour de la fête de 1'.,Indépendance dav" et du 14 juillet. Le bloc français reconstitué se montra plus solide, plus dur que jamais. C'est sur lui cependant que M. Michaelis, qui a voulu j „donner" lui-même après la défaite de s.es agents,' vient d'essayer la qualité de ses dents. Peut-être se trouvera-t-il quelque sous j,PayB" pour faire au sujet des prétendues ; révélations de Michaelis le jeu des Allemands. Mais une intervention aussi brutale, aussi nette de 1 Allemagne, dans la campa- j gno de démoralisation entreprise en France ne peut avoir qu'un résultat opposé à celui qu'espère son auteur. La nécessité de s'unir, rie faire front contre le boche, apparaîtra aux Français, à tous les Français, d'une façon indiscutable. Bref, loin de dissocier le bloc, M. Michaelis n'aura réussi qu'à boucher avec du ciment les fissures qu'il présentait encore. Sa manoeuvre a échoué. Charles Bernard. Le ravitaillemeni en leigique. Le Comité national de Secours et d'Alimei tation nous fait parvenir le communiqué su vaut : Un télégramme publié dans les journat néerlandais annonce que le Gouvernement d< Etats-Unis prend désormais à sa charge 1< frais du ravitaillement de la Belgique effeeti par la ,,Commission for Relief". Certains déduisent de cette information qi les dons sollicités en faveur du Comité de S( cours et d'Alimentation, notamment par j Section pour la Colleote. en Hollande et p£ le Dubbeltje Belge, n'ont plus do raisc d'être. C'est une erreur absolue qu'il faut er rayer immédiatement pour ne pas nuire à ur oeuvre qui reste non seulement utile ma indispensable. Lo Comité de Secours et d'Al mentation continue en effet à porter le poidi aggravé chaque jour, des services d'assistanci nombreux et nécessaires, qu'il a crées ou 601 tenus et sans lesquels la Belgique ne peut sul sister. C'est donc avec une insistance extrêm qu'on appuie sur la nécessité absolue de cor tinuer et même d'étendre l'aide donnée jusqu' ce jour en Hollande au Comité de Secours e d'Alimentation. La Section pour la Collecte en Holland du Comité do Secours et d'Alimentation. Le Président, Prince Albert de Ligne. Le Secrétaire Général, Laurent Fiorens. Mil 7' 11 C' 11 ?l1 I 1 ivis p» Ses jeunes pis. Légation de Belgique La Haye. Arrêté-loi du 1er mai 1917. En vertu de lJarrêté-loi du 1er mai 1917, le Belges résidant à l'étranger nés pendant 1 deuxième semestre 1898 (nés après le 30 juii 1898 et avant le 1er janvier 1899), sont appe lés à servir la Patrie. En ce qui concerne ceux habitant La Hayi et Scheveningen ils doivent se présenter avan le 15 août 1917, munis de leurs pièces d'iden tité, à la Chancellerie de la Légation de Bel gique, 12 Lange Vijverberg à La Haye, ouver te tous les jours ouvrables entre 10 heures e midi et demi et entre 2 h. 30 et 4 h. 30 l'après midi où leur seront fournis les éclaircissement: nécessaires. La Haye, le 28 juillet 1917. Bclgisch Gezantschap 's-Gravenhage. Ivrachtens besluit-wet van 1 Mei 1917, ziji de in den vreemde vorblijvende Belgen, gedu rende den tweeden semester 1898 geboren (m 30 Juni 1898 en véor 1 Januari 1899) geroepei om het vaderland te dienen. Degenen die in Den Haag of Scheveningei verblijven moeten zich voor 15 Augustus 191! aanmelden, voorzien van hunne identieteits bewijzen, op do Kanselarij van het Bélgiscl Gezantschap, 12 Lange Vijverberg, Den Haag •waar hun de noodige inlichtingen zullen ver schaft worden. De ontvangsturen zijn op aile werkdngen tus schen 10 en J2 uren 's voormiddags en 2 u. 3( en 4 u. 30 s namiddags. 's-Gravcnhage, 28 Juli 1917. h r > i r i p. ? ■ ip-rsnppï P l.pr&asî iforpis Lo i ftjJk wi >u «Sius-k Le correspondant romain du „XXe Siècle écrit : Le bruit court que l'Allemagne a demandi au Saint- d'appeler à Rome lo cardina Mercier; le Vatican exigera de l'Allemagnt non plus de vagues promesses mais de actes. Si l'Allemagne pose comme condition indis pensable l'éleignement du cardinal Mercier d< son diocèse, elie essuyera un refus catégorique I! n'entre pas, en effet, dans les intentions d Benoit XV de soumettre l'autorité ecclésiasti que aux caprices d'une autorité politique res ponsable des agissements les plus inhumains responsable au-fi d'nvoir usé. jusque dans l'en tourage pontifical, de o^s méthodes d'e^rion nage que lo président Wilson a flétries devan Je monde entier. |*! S -0 9 : p £6 Q ff| * .£> r-'-<A w fêl ii v.. • ■■■* d và" &■;; ^ a Un citoyen, 'dont j'ai maintes fois apprécié l'énergie indomptable, le bon sens lumineux, la générosité en éveil et dont je m'honore d'être l'ami, m'autorise à annoncer ceci, dans „La Libre Belgique": . Il offrira mille francs à l'auteur du meilleur petit livre écrit pour la jeunesse des écoles, ayant pour sujet : les crimes commis par le; Allemands contre l'humanité et contre lo droii des gens, en Belgique, pondant la guerre. Le but poursuivi est de faire pénétrer dans l'esprit dçs jeunes générations les motifs rai-sonnés de notre haine nationale contre l'Aile; magne. A l'oeuvre, donc, instituteurs ou institutrices, vous qui êtes capables d'écrire! réunisse2 vos matériaux avec prudenca, mettez-les en lieu sûr, travaillez dans le secret, préparez-vous pour- le jour prochain de la liberté. „La Libre Belgique" vous donnera rendez-vous alors et ailleurs que dans sa cave automobile. Fideîis. Extrait de y)La libre Belgique", no de juin 1017. ' U y a un an 1er août 1916: Les Français s'emparent d'une tranchée allemande entre Esirées et Belloy (Somme) et progressent au sud de Vouvrage de Thiaumvnt (Meuse). En Belgique. ; Tout plut p leur paix! J Notre confrère Gustave Harry publie dans le ,,Petit Journal'' une lettre écrite de Liège et dont voici la conclusion: ie ,,...Ainsi, nous nous sommes fait des :- âmes fortes et endurerons tant qu'il le ;a faudra insultes, deuils, privations, famine r plutôt que de crier grâce... Nous voyons n bien ici que les Boches meurent d'envie de e faire la paix,' mais lew paix! Nous endu-is rerons tout plutôt que cette paix-là." i_ Voilà, n'est-il pas vrai, des sentiments admirables qui doivent donner à réfléchir à ceux qui se plaignent parfois de la durée et des ennuis de l'exil. e A Bruxelles a t M. Steens, ff. de bourgmestre, ayant fait un sort à quelques pétitions, donne la parole e à l'échevin Pladet, que les Hospices accablent de demandes de crédits supplémentaires: crédit pour le sanatorium Brugman, pour le réfectoire des tuberculeux de la rue Plétincx Il y a, en ce moment, 1,200 malades qui fréquentent le réfectoire de la rue Plétincx. D'autre part, deux legs tombent dans l'escarcelle de la Ville. Bonne aubaine! Le premier legs est de M. Joseph Meyer décédé à Uccle en 1916, et du montant d'environ 100,000 francs. Il est destiné aux élèves les plus méritants des écoles communales. On le convertira en carnets de la Caisse d'épargne Le second legs est fait par M. Henri Van Stry-donck, de Woluwe-Saint-Lambert : environ 50,000 francs pour les victimes de la guerre. On apprend, enfin, que les comptes de toutes 5 les fabriques d'église bruxelloises clôturent en 5 boni pour 1916, sauf quatre ; et, vu les circon-1 stances exceptionnelles, il est décidé, sans que la mesure puisse constituer un précédent, que des crédits seront accordés pour augmenter des 5 traitements. : * * * Une séance, orageuse du Conseil communal d'Anderlecht s'est une fois encore tenue mardi après-midi. Durant deux heures, les mandataires prirent' un malin plaisir à débattre sans | aucun résultat des questions personnelles au sujet des nominations inscrites à l'ordre du jour du huis clos. Ce qui devait arriver, arriva. L'un des partis, se jugeant offensé, quitta bruyamment les lieux, mettant le restant des édiles dans l'impossibilité de poursuivre légalement les délibérations. t Et voilà comment il n'y eut pas de séance . i publique. k j * * * Quelques taxis ont fait leur réapparition. Lo public, d'abord éberlué, s'est vite habitué à cet ancien ( !) mode de locomotion si rapide ' et si particulièrement avantageux quant au prix avant la guerre! Une chose l'intrigue i cependant: le tarif des taxis de guerre. Noua avons appris qu'un règlement uniforme des prix vient d'être rédigé pour toutes les com--, munes de l'agglomération. Le tarif de jour i renseigne pour une course de 1,250 mètres: 1 1 fr. 75 ; pour chaque prolongement de 100 , mètres: 10 cent.; pour chaque attente de deux , minutes: 20" cent. ; pour chaque gros bagage: i . 25 cent. Le tarif de nuit ne difièreNsensible- ment de celui en vigueur pendant la journée ! j qu'en ce que les prolongements de 100 mètres ; ! de. voyage sont cotés à 15 centimes. * * * Depuis quelques jours les travaux de démo ' iition des ruines de la Grande Boucherie sont ; suspendus. Ce qui en a provoqué l'arrêt, c'est . ; ' que l'administration communale a été saisie ! : d'une protestation de la part des représentants . des propriétaires. li parait qu'elle aurait outre. | passé ses droits en faisant procéder d'office à : ia démolition des runes. On prétend qu'elle • ; dv vait se borner à prendre les mesures de pré-j caution strictement indispensables à la sauvegarde de la sécurité publique et que, pour le j sv.rplus, elli devait mettre simplement les pro-I priétaires en demeure de démolir si besoin était. L'enlèvement et !'.affectation des matériaux. { des vieilles por.<r°> notamment, vient encore 1 compliquer le débat. 1 1 chicane, on le voit, ne perd jamais ses droits. A Anvers La 3e session de la cour d'assises cette année vient de s'ouvrir. Il y avait des vides noni-breux dans les rangs des jurés. Sept d'entre eux résident à l'étranger. Trois sont au front belge. En outre, deux autres ne se sont pas présentés, quoique n'ayant pas fait valoir des motifs. H a fallu procoder à un tirage supplé- : mentaire. Ensuite, on a suspendu l'instruction | i cle la première affaire inscrite au rôle pour permettre aux huissiers audienciers d'aller j relancer les nouveaux. * * * M. Robert Cogels, volontaire de guerre, est décédé à Davos le 10 juillet, à l'âge de 27 ans. : II était le fils du baron Frédogand Cogels, gouverneur honoraire do la province d'Anvers, j et de la baronne, née bajonne de Gruben. i * * -x Trois personnes ont été arrêtées, rue Love-! lincr, sous la prévention de fabrication et émission de pièces fausses do 25 centimes. A Louvaln Toutes les générations de militaires connaissent l'ancien arsenal de Diest, un vieux bâtiment érigé en l'an 1802, qui servit successive-. ment do dépôt, de caserne et en dernier lieu d'Ecole régimentaire. Le vieil édifice qui joua Un rôle dans les guerres napoléoniennes, durant la Révolution de 1830 et dans la guerre actuelle, vient d'être détruit par un incendie. Les flammes trouvant une proio facile dans cette bicoque vétusté n'en firent qu'une bouchée. Les pompiers, aidés par les soldats dol'ar-j mée d'occupation, eurent toutes les peines à sauver les maisons voisines. A NslïEfiailK0 Les débate 'Ûe l'affaire d'infanticide de Dinant ont eu lieu vendredi à huis clos. M. Verhaegen occupait le siège du ministère public. Me Eugèno Poncelet défendait l'accusée. L'acte d'accusation apprend que l'inculpée a noyé son enfant dans un seau d'eau. Les cinq ou six témoins cités sont: le juge d'instruction, les médecins légistes et quelques personnes qui viennent donner d'excellents renseignements sur la moralité de l'accusée. Thérèse R.... est âgée de 36 ans. C'est une grande et forte femme, vêtue très proprement. Elle pleure et c'est en sanglotant qu'elle répond aux questions. Elle confirme tous ses aveux antérieurs : depuis longtemps, pour tenir sa faute secrète, elle avait décidé de supprimer l'enfant ou de se supprimer. elle-même. Elle explique son acte par le fait qu'elle était complètement perdue au moment de son crime. Après un réquisitoire énergique de M. Verhaegen et une brillante plaidoirie de Me Poncelet, deux questions, sont posés au jury : la première portant 6ur l'infanticide et la seconde sur la prémédation. Le jury résout la première affirmativement par 7 voix contre 5, la seconde négativement. En conséquence, ila Cour condamne Thésèse R... à 5 ans de réclusion. SJêSbES Ses FlarscSres Un déserteur allemand a raconté à l'un des collaborateurs du ,,Courrier de la Meuse" que, depuis ie mois de janvier 1917, il avait été au front occidental. Ces derniers temps, il était dans les environs d'Ypres. La ville de Roulers â été transformée en un formidable point d'appui de la ligne allemande. Des tranchées bétonnées et blindées l'entourent. Des mitrailleuses cachées dans des abris souterrains remontent automatiquement aux créneaux de la tranchée. Les munitions sont amenées par chemins de fer à voie étroite, qui, pour arriver au front, suivent pendant un fort long trajet un tunnel creusé à une grande profondeur et étayé avec d'épaisses poutrelles de fer. Le régiment auquel cet homme appartient avait pris part, au début de juin, à la bataille de Messines. Il y avait perdu la presque totalité de ses effectifs. Aux SrcsffBtSèÉ'e© De tous les habitants du pays occupé, ce sont certainement ceux de la région frontière qui ressentent le plus la domination allemande. Ils sont surveillés dans tous leurs mouvements et, surtout maintenant, au moment où les paysans sont appelés souvent, pour la moisson, dans la zone du fil meurtrier. Ils ne peuvent s'y rendre quand bon leur semble, au contraire. Il faut d'abord obtenir, une permission et puis les habitants sont conduits par groupes de quinze dans les champs où ils doivent travailler ensemble, s'entr'aider pour la récolte et surtout ne pas échanger une parole avec qui que ce soit sur territoire hollandais. Un soldat les accompagne et ne peut les quitter sous aucun : prétexte. Il y a des habitants qui doivent • demander une permission pour conduire leur | bétail à la prairie. Partout nos pauvres pa3'sans sont traqués. Les Allemands exigent d'eux qu'ils fassent la police. On me citait un villag où deux hom- i mes qui avaient^iavaillé toute la journée devaient se promener pendant toute la nuit 1 dans une même rue." Mal leur en prit. La ' veille, de nouvelles troupes étaient arrivées pour la garde des frontières et la sentinelle, pas encore au courant sans doute cîes usages allemands, fit feu sur nos deux bourgeois- ; policiers. A Bimiajrst L'administration communale publie le j commuT iqué suivant: La ville de Dinant vient de décider la publication des rapports et documents relatifs à la reconstruction de la ville. Cette publication se fera sous forme de revue à paraître tous les mois à partir du 15 août prochain. Elle comportera seize pages de texte et les feuilles de garde serait réservées à la publicité. C'est M. l'avocat Gérard qui a assumé la direction de la revue qui s'intitulera: „Dinant; son passé, son avenir." Dès à présent, il est fait appel à la colla.boration de tous ceux qui s'intéressent au sort de la malheureuse cité des copères. L'abonnement annuel est fixé à 10 francs. Pour renseigne-ments, s'adresser soit à M. Gérard, soit à M. Vincent, secrétaire communal à Dinant. A Charîeroi Samedi dernier a eu lieu l'élection du bâtonnier de l'ordre des avocats du Barreau de Charleroi. Une soixantaine d'avocats ont pris part au vote. La majorité des suffrages s'est portée sur Me Jules Wautiez, de Châtelineau. * * * Un procès très intéressant a reçu son épilogue à la Ire chambre du tribunal de Charleroi. Les maîtres" de verreries avaient versé à l'Union verrière un pourcentage des sa- , laires d'ouvriers pour constituer une caisse de pensions quelques mois avant la guerre. Les événements empêchèrent la création de cet organisme et les patrons verriers réclamèrent les sommes versées, soit 645,000 fr., plus les intérêts. L'Union verrière s'y refusa, prétextant qu'un jour viendrait où cette caisse pourrait être fondée, et le tribu- j nal a adopté sa manière de voir en débou- I tant les demandeurs. A la Chambre des Communes. Un discours de M. Balfour. es huis de guerre de la Grande-Bretagne. — L'Alsace-Lorraine doit être rendue à la France. — La paix de l'Europe ne sera pas assurée avant que l'Allemagne soit ou réduite à l'impuissance ou libérée d'elle-même. IR» i^iornnrn fin PJ1 D o Ifnnr viol«nfïA à. la. T«Vanr.f> Dpmiis 1R71 rwvrm_ UIII UIOUUMI M U V» lit • UJIIUMI . La question des annexions LONDRES, 31 juillet. (Reuter). Répondant à des interpellations de MM. Bryce et Buxton à la Chambre des Communes, M. Balfour déclara au sujet de la question des annexions qu'il juge inutile d'ajouter quelques déclarations aux principes déjà formulés par le chef du cabinet actuel et par le sous-secrétaire des affaires étrangères du cabinet précédent. Il ne peut exister aucune incertitude au sujet des principes larges qui animent depuis le 4 août 1914 les autorités gouvernementales de la Grande-Bretagne.Il va de soi que la façon avec laquelle chacun cherche à réaliser ces principes dépend d'une foule de circonstances compliquées, notamment des événements qui se produisent dans les pays alliés et ennemis et des modifications de la situation militaire et navale générale.Il m'est impossible d'ailleurs de devancer l'oeuvre qu'aura à accomplir le conférence de paix qui mettra fin à la guerre. Chaque déclaration d'un ministre est considérée comme une sorte do plaidoirie tendant à indiquer la voie à suivre par le gouvernement au jour des comptes à rendre et c'est là une façon très dangereuse d'interpréter de telles déclarations. On ne peut traiter ces problèmes d'une façon aussi précise que les problèmes historiques du passé. Personne ne peut se former une idée de la situation universelle qui résultera de la solution des problèmes actuels. Comment pouvez-vous me derfonder d'entrér clans des détails au sujet des questions importantes qui forment l'objet de vos interpellations ? En agissant autrement je rendrais un très mauvais service au pays. La monarchie autrichienne M. Balfour rappela ensuite que les débats avaient été provoqués par une discussion entre MM. Brixton et Brlce concernant la façan exacte avec laquelle on agirait envers la mo-aarchie autrichienne. Nous désirons, ajouta-t-il, que les nations qui Forment cet Etat hétérogène soient mises en mesure de se développer selon leur propre gré. Les discussions de paix L'heure n'a pas encoro sonné, poursuivit M. Balfour, de se prononcer sur des actions qui, je le crains fort, appartiennent encore à l'avenir. Je fais allusion aux discussions de paix. Tout le monde sait que nous ne sommes eri-brés en lice que poussés par la nécessité de protéger la Belgique et d'empêcher que la France soit écrasée sous nés yeux. A cette époque, on n'avait encore aucune notion des grands problèmes qui se présentèrent iepuis au cours de la guerre. Mais ■un seul fait demeure établi: nous n'avons pas pris les armes dans notre propre Intérêt (ovations). On nous répète sans cesse,la même phrase: ,,Pas de politique impérialiste, pas de dédommagements." Nous ne sommes certainement pas mtrés en lice avec des objectifs impérialistes, ni pour obtenir des indemnités. Nous avons pris les armes, nous continuons à combattre ivec des objectifs d'ung sincérité et d'un désintéressement dont ne doute nulle personne qui , connaît l'opinion publique en Grande-Bretagne. D'est pourquoi je ne crois pas que nous ne Jevrons pas conserver notre point de vue dans boute son intégrité. Nous nous trouvons naturellement dans une situation différente de celle de plusieurs de nos alliés, par le fait qu'aucun homme d'Etat 1 britannique ne songe et n'a jamais songé que a Grande-Bretagne fut entrée en lice pour j 5tendre les possessions britanniques, sur le continent européen. Ce fait assure aux Etats-Unis et à nous-mêmes une situation différente de celle de quelques autres puissances belligérantes. Il ne serait pas sage de prédire ce que nous levrons ou pourrons faire. Nos désirs sont les nêmes. Tous, nous désirons voir l'Europe sortir de cette lutte avec moins d'occasions de liscordes internationales qui constituèrent le I stimulant perpétuel do l'orgueil et de l'ambition nationales. Nous désirons diminuer les perspectives de guerre à l'avenir en amoindrissant les motifs jui poussent les nations à la guerre. Nous sommes unanimement d'avis qu'en satisfaisant de légitimes aspirations nationales nous ferons un grand pas vers la réalisation ie ce programme. Serait-ce sage d'exposer d'une façon plus ïétaillée ces larges principes politiques? ^ Je crois au contraire que de telles déclarations nous lieraient, nous et nos éventuels successeurs.La question alsacionne-Ifcrralne Comment quelqu'un, poursuivit M. Balfour, ■jni appuie la France, qui croit à la France, peut-il douter après ces années de guerre que nous devons continuer à appuyer la France, î, croire à la France et à aider cette nation à, se rétablir telle qu'elle était avant , l'attaque préparée en JL869 par Bismarck. L'Alsace-Lorraine a été arrachée par la lations française et alsacienne-lorraine, n'ont cessé do désirer ardemment de se réunir à nouveau. Si nous avions à reviser la carte de l'Europe d'après les résultats de cette guerre, los modifications seraient, conformément à nos désirs, bien plus importantes qu'aucun congrès ne les eût imaginées. Quelqu'un peut-il douter que nous exigerons avanfo tout la reddition à la France des provinces qu'on lui arracha do force il y » 40 ans. (Assentiment.) Cette question a quelque rapport avec celle des modifications des parties orientales du continent européen. En tout cas cette question a des rapports manifestes avec les derniers événement historiques. D'autre part je ne crois causer aucun mal en . donnant comme mon opinion personnelle que nous devons appuyer la France dans sa lutte pour reconquérir l'Alsace-Lorraine. La France ne combat pas seulement pour l'Alsace-Lorraine. Elle lutte' également pour son existence nationale. Mais la guerre imposée à la France a amensé aussi l'autre problème, lié si étroitement à son histoire la plus récente. C'est pourquoi je déclare que, si nous sommes décidés fermement à empêcher l'écrasement de la France, nous sommes d'avis que la question comprend également la restitution à la France des territoires qui lui appartenaient, Cest là une question qui nous tient à coeur, bien que nous n'ayons aucun intérêt personnel à une solution aussi heureuse. La paix des alliés Après avoir exhorté la Chambre des Communes à ne pas exiger de plus amples détails nu sujet d'une question aUssi compliquée que celle de la paix future, M. Balfour déclara: nous devons déclarer nettement au monde que nous tie combattons pas pour combattre. Nous désirons la paix aussi ardemment que toutes les autres nations qui supportent actuellement les misères et les charges de la guerre. Mais nous ne voulons pas d'une paix qui ne durera que jusqu'au moment où les hommes auront oublié à moitié les misères de cette guerre et l'épuisement qui en aura résulté. Nous voulons une paix basée sur la moralité croissante des peuplçs et sur des relations internationales qui considéreront toute violation sans motifs de la paix universelle comme un méfait dont les auteurs devront être punis. (Ovation.) La paix devra amener de telles modifications et do tels règlements dans la situation politique de l'Europe qu'il sera impossible désormais à quiconque de troubler la paix. La démocratisation de l'Allemagne. Nous espérons tous que l'autocratie en Allemagne fera place à un gouvernement libre et à des institutions parlementaires, car il est difficile de négocier au 6ujet d'une paix durable lorsqu'on ne trouve aucun rapport basé sur la volonté du peuple non gâtée par des plans do domination universelle. Lorsque ie peuple allemand aura élaboré son propre plan d'indépendance, et qu'au point de vue de la démocratisation il sera arrivé au même niveau que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, on peut espérer que les grands trouble-paix seront à jamais écartés do l'histoire de l'Europe. Mais avant que l'Allemagne ne soit réduite à l'impuissance ou devenue libre, je no crois pas que la paix en Europe puisse être garantie» Si la guerre se termine par une paix aile- . mande, celle-ci ne sera que le prélude d'une nouvelle guerre. Mais si la guerre se termine par une paix telle que l'entendent les Etats-Unis et la Grande-Bretagne—'et je nomme ces deux nations parce que ce sont les deux seules qui n'ont pas d'intérêts en jeu — donc par une paix dictée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne eat les autres nlliés.qui luttent pour leur existence nationale, on aura une paix qui apparaîtra comme une bénédiction tant pour l'Allemagne <Jue pour le reste du monde. En tous cas cette paix devra durer jusqu'à ce que nous eussions atteint ce degré de développement qui. rende impossible une répétition de telles calamités, même pour les générations futures. * * * LONDRES, 3.1 juillet. (Reuter). Après que M. Balfour eût prononcé son discours, M. Holt demanda si le gouvernement ne pouvait pas. au nom des alliés, demander formellement à l'Allemagne par voie diplo-< matique si elle est prête à évacuer et à restaurer la Belgique, la France et les autres territoires occupés. M. Ponsomby remarque que M. Balfour, au lieu de se borner à des généralités, avait, parlé de la question alsacienne-lorraine avec une insistance exagérée. Dans sa réponse M. Balfour déclara qu'il ne pouvait donner aucune explication au sujet des décisions prises concernant l'Eu- " rope et que son discours ne devait pas être interprété do la sorte. Il avait répondu tout simplement à des interpellations et M. Pon-Éomby ne pouvait dire qu'il eût trop insisté sur un point séparé. Je ne suis pas préparé, dit M. Balfour, à un aperçu de la situation . générale..

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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