L'écho de Belgique

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24 augustus 1916
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s.n. 1916, 24 Augustus. L'écho de Belgique. Geraadpleegd op 08 augustus 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/2r3nv9bt86/
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• 6* et P'<t/v a C- Téléphone: Muséum 2 6 7, 2t£cb0 Le jBelgtque Bureel : 21, Russell Square, W.C. Abonnement: is. 6d, pour trois mois. Subscription : ls. 6d. for three months. ire Année.—No. 29. JEUDI, AOUT 24, 1916. Pour la France : 2 fr. Pour les Pays-Bas : 1 fl. Prix Id. A NOS LECTEURS. D'ici quelques semaines notre Echo de Belgique paraîtra sous forme de revue. L'idée d'une revue d'idées, nettement belge, d'inspiration catholique et sociale, a rencontré beaucoup de sympathies. Nous devons à la vérité de dire que la forme transitoire que nous essayions, n'a pas trouvé le même accueil. Les collaborations nécessaires,—et promises,— se réservent pour le temps où nous aurons notre forme définitive. Plutôt que de faire paraître des numéros, compilés au hasard de la copie qui s'offre, on nous conseille de cesser momentanément notre publication. C'est avec regret que nous nous y résignons. Nous tiendrons compte des abonnements non expirés dès le premier numéro de la revue. Ceux qui préféreraient recevoir en échange l'édition flamande De Stem uit Belgic la recevront sur demande. O Les catholiques allemands et l'empire évangélique. Sous ce titre, M. Georges Goyau, dont on connaît les très remarquables études sur le mouvement religieux en Allemagne, va publier, dans la " Revue des Deux Mondes," dp 15 août, un article qui révèle le véritable état d'esprit des protestants allemands et des catholiques allemands. " LÉt guerre éclata : victime et peut-être dupe de son empereur, l'Allemagne entière s'ébranla. Elle apparaissait unie. Mais l'esprit de ,1a Ligue évangélique. avait poussé des racines profondes, et quelques faits, très menus, mais douloureusement éloquents, assombrissaient l'horizon catholique. Le 26 juillet 1914, quatre jours seulement avant que le crime impérial fût consommé, un "ertain surintendant Briissau, haranguant en Silésie ses ouailles évangéliques, concluait en ces termes : "Nos pensées s'arrêtent devant la grave question: guerre ou paix? Demain nous apportera la réponse. Mais nous savons dès maintenant que !a guerre qui viendra sera en fin de compte la lutte spirituelle du protestantisme allemand contre le catholicisme slave et romain, peut-être aussi contre la semi-religion anglo-saxonne, car jamais l'Angleterre n'a été protestante-évangélique dans le sens que nous donnons à ce mot. Par le fait même, nous connaissons l'issue finale de cette guerre: l'esprit du protestantisme allemand est vainqueur dans l'histoire du monde, Luther et les siens tromphent." Les épées n'avaient pas encore quitté les fourreaux, et, ce pasteur professait que d'ores et déjà l'Allemagne était victorieuse, et Luther avec elle. Dès le lendemain de Sadowa. un prédicateur à la cour de Berlin, Guillaume Hoffmann, avait audacieusement pronostiqué la conquête de toute l'Europe, y compris la Turquie, par l'Evangile de Luther. Sedan est notre victoire, avaient dit quatre ans plu? tard certains pasteurs évangéliques d'outre-Rhin ; et nous ne devons pas oublier en quels termes indignés Frédéric Lichten-berger, au nom du protestantisme alsacien, semonçait un certain docteur Fabri, pasteur à ' la cour lui aussi, qui présentait les victoires allemandes comme le couronnement providentiel de l'œuvre de Luther, et 1870 comme complétant 1517. D'autres Fabri, en 1914, n'attendaient même plus la victoire pour faire entonner à leur Eglise les mêmes cris de triomphe ; et l'on allait voir se dresser en 5915, comme en 1871, certains représentants autorisés du protestantisme français, pour déchirer le pavillon religieux dont se couvraient les abominations germaniques et condamner au nom de l'idée même de Dieu cette blasphématoire caricature qu'est le "Dieu allemand." Mais ce n'est pas en vain que, pendant un quart de siècle, des brochures populaires soufflent la haine contre une confession reli-. gieuse : un jour arrive où cette haine devient ouvrière d'action brutale. L'équation entre protestantisme et germanisme, équation factice et que répudie avec horreur le protestantisme universel, n'était à l'origine qu'une conception d'intellectuels ; mais, à mesure qu'elle fut glissée dans les cerveaux de la masse par la propagande de la Ligue évangélique, elle prit le rôle d'une idée-force, qui était prête à agir. 1914 sonna pour elle l'heure d'agir; et, comme en 1870, la préface "de l'action fut un-mensonge. On raconta que nos avionsi insultaient Nuremberg, et le grand branle-bas commença. Du fond de la lointaine Prusse, des corps d'armée s'engouffrè rent sur les routes de l'Ouest, et certains catholiques rhénans eurent une impression d' "amertume" et de "douleur" lorsqu'ils virent avec quelles mines "méfiantes," avec quels évidents "préjugés" beaucoup de soldats évangéliques, marchant vers la Belgique, traversaient la région de Dusseldorf. Ils savaient, ces soldats, que la région était catholique ; on eût dit qu'elle était déjà, jpour eux, une terre à demi ennemie. C'est que déjà la nocive équation, qui n'était jadis qu'un jeu de philosophes ou bien une interprétation d'historiens faisait son œuvre au fond des têtes ; c'est elle qui chargeait d'hostilité les regards de ces Prussiens de l'Est, habitués à suspecter les catholiques d'être de mauvais Allemands. On entra en Belgique : là, tout de suite, l'équation déchuina des ravages ; elle suscita l'incendie des sanctuaires, le massacre des prêtres. L'ivresse survenait, — ivresse d'alcool, ivresse de sang — et rendait ces brutes accessibles à tous les bruits qu'on leur jetait en pâture : les catholiques belges finissaient par leur apparaître comme autant de francs-tireurs, dont les prêtres guidaient le bras. Un témoin protestant, ancien professeur à l'Institut technique de Dordrecht, M. Grondijs, constatait que presque tous Ses régiments dirigés vers Louvain étaient composés d'éléments pro. testants ; que la haine contre les prêtres était manifeste. Il entendait les soldats crier : "A bas le catholicisme!" Il voyait injurier les prêtres ; il était là, à Louvain, lorsqu'ils furent arrêtes en masse. "Si je suis tué, déclarait l'un de ces prêtres, je meurs pour ma foi catholique ; car c'est à la fureijr protestante contre çotre clergé catholique que je succombe en victime." - "Attention, disait M. Grondijs au gouverneur militaire, vous ne pouvez justifier toutes ces arrestations, il serait impolitique de donner à la guerre le caractère d'une guerre religieuse." Cependant les rumeurs qui taxaient les prêtres d'assassins prévalaient contre ces sages remarques et trouvaient accueil dans certains régiments catholiques. "Nous sommes catholiques, criait-on à un vicaire de Louvain ; mais vous êtes des cochons et des démons noirs." Un roman militaire intitulé "l'Effondrement de l'ancien monde," tiré à 150,000 exemplaires, avait décrit d'avance, dès 1906, une entrée des Allemands en Belgique, et 1 ai résistance de la "turbulente population belge, excitée par des prêtres fanatiques." Il y avait des lecteurs de ce roman, protestants et catholiques, parmi les hordes qui piétinaient la Belgique: lorsqu'on leur parlait des crimes des prêtres, ils reconnaissaient ce qu'ils avaient lu, et ils se vengeaient. Au reste, une voix s'élevait, une voix dont en Allemagne, mais seulement en Allemagne, on a l'habitude de dire qu'elle ne ment jamais : c'était la voix de Guillaume II. l'empereur évangélique, inaugurant par une inexactitude, qui irè devait pas être la dernière, la longue série de ses messages au président Wilson, lui télégraphiait,' le 4 septembre 1914, que dans cette guerre de guérillas, des prêtres belges avaient commis des cruautés sur des soldats blessés, sur des médecins, sur des infirmières. Prêtres et religieux, dans Louvain, n'ont fait que prêcher le calme, rectifiait le 10 septembre, dans la "Gazette populaire de Cologne," le prêtre Sonnenschein. Le "Bureau" allemand de défense ecclésiastique "Pax" le délégué du cardinal-archevêque de Vienne instituaient des enquêtes qui justifiaient à leur tour le clergé belge. Mais l'effet des légendes populaires et de l'affirmation impériale survivait aux démentis; dans la région d'Hil-desheim, les ouvriers protestants insultaient leurs camarades catholiques ; en Prusse orientale, dans l'Eifel, des prêtres étaient gravement outragés, et certains publicistes catholiques tremblaient que les foules évangéliques ne prissent bientôt argument des prétendues atrocités sacerdotales de Belgique pour conclure à une connexion entre le catholicisme et l'antigermanisme. Des publications se succédaient, en effet, où s'affirmait, avec une insistance de plus en plus pénible pour les catholiques, l'identité entre germanisme et protestantisme. Un article intitulé: "la Transformation de la situation religieuse par la guerre," paraissait en septembre 1914 dans une revue théologique protestante, sous la signature du pasteur Dietrich Graue : "Nous, Allemands, expliquait-il, nous devons remplir notre mission historique." Et il continuait: " Elle a nom protestantisme. C'est là un mot étranger, mais c'est une chose qui nous est à tous familière, une chose qui n'est pas le privilège de l'Église évangélique, mais qui est vivante 'dans tous les cœurs vraiment alle- \ mands. Son plus grand prophète fut Kant, avec son mot d'airain : "Tu peux car tu dois." Il y a protestantisme, là où un homme se dévoue purement et simplement à son devoir, de sorte que sa conscience y dise oui. Protestante est la grandiose préparation de notre état-major, que nous admirions au jour de la mobilisation. J'rotestante est la solide tenue de notre peuple aux époques de menace pour son existence; protestant est l'esprit de no., combattants. Eh bien.! que ce soit ensuite notre ambition de demeurer protestants jusqu'aux os. Tous les services divins, toutes les organisations, ecclésiastiques des confessions existant chez nous n'ont de valeur qu'autant qu'elles aident notre peuple à remplir cette mission historique qui est sienne : cette mission, je le redis, s'appelle protestantisme." Les catholiques d'Allemagne étaient prévenus ; ils savaient dans quejle mesure et pour quelles fins on accordait une valeur à leur Eglise. Quelques mois s'écoulaient, et, dans un organe des missions évangéliques, M. Julius Richter écrivait: "Le peuple allemand a rendu au monde l'Evangile, au siècle de la Réforme ; il a sûrement, aujourd'hui encore, cette destination mondiale d'apporter le christianisme à l'humanité, dans sa conception la plus profonde, dans sa plus riche plénitude. Aucun peuple n'a, au même^oint que le peuple allemand, laissé pénétrer toute sa culture, jusqu'à ses derniers principes, par l'esprit chrétien. En ce sens, ce n'est peut-être pas trop dire que d'affirmer que l'Allemagne évangélique est l'évangéliste des nations. Dans cette profonde conception du christianisme, l'esprit allemand et la foi. allemande sont fondus en une indissoluble unité. Mais un Dietrich Graue, mais un Julius Richter, n'étaient que des théologiens s'adressant surtout à des théologiens. Les catholiques d'Allemagne allaient connaître de plus pénibles affronts. Un Anglais qui s'est fait le théoricien du pangermanisme, M. Housiton Stewart Chamberlain, eut la pensée de destiner aux soldats dans leurs tranchées, un petit catéchisme semi-politique semi-religieux, qui leur prêcherait le culte de l'Allemagne ; et dans cet opuscule de propagande patriotique, signé d'un favori de l'empereur et qu'un bon Allemand ne pouvait accueillir d'un œil • indifférent, les lignes suivantes s'imposaient aux regards des soldats catholiques : "Luther n'est pas un grand homme qui naquit accidentellement en Allemagne. Lui et l'Allemagne ressemblent plutôt à une pièce de monnaie, sur l'une des faces de laquelle sont représentées les aspirations mal définies d'un milieu de forces obscures, et sur l'autre se trouvent les traits d'un homme disparu, qui a donné une forme à toutes ces vagues aspirations, devenues, grâce à lui, des réalités. Luther et l'Allemagne ont grandi inséparablement....Chez Luther, Religion ne veut pas dire Eglise, mais englobement de la vie et de la patrie, considérées comme un don divin. C'est pourquoi on peut dire que la puissante Allemagne actuelle, c'est l'Allemagne de Luther. L'Allemagne parle ses discours, pense ses pensées, accomplit ses actes, comme il l'a voulu : les questions de dogme n'inquiètent pas l'esprit allemand. Qui connaît bien Luther connaît bien l'Allemagne. C'est ainsi que la brochure de M. Chamberlain, ravitaillement intellectuel des armées en marche, rendait plus concrète et plus vivante, pour les cerveaux des militaires, l'équation entre protestantisme et germanisme : cette abstraite formule se transformait en une identification de l'Allemagne avec Luther, en une incarnation de l'Allé, magne dans la personne de Luther. Les civils, à l'arrière, voyaient leurs enfants leur rapporter de l'école ou des policiers leur présenter, pour qu'ils en fissent l'acquisition, un gros livre de M. Hintze sur les Hohenzollern et leur œuvre, publication à demi-officielle, qui commémorait le cinquième centenaire de l'achat de l'électorat de Brandebourg par les Hohenzollern: ce bréviaire de leur gloire mêlait habilement l'hommage à la dynastie impériale et les attaques contre Rome: et, perdant patience, un aristocrate catholique de Westphalie écrivait: "L'affaire doit être portée à la tribune. Si nous ne prenons pas notre défense en main, il arrivera ce qui s'est déjà passé au temps du Kulturkampf ; on envoie nos fils sur le champ de bataille et, en guise de récompense, on nous foule aux pieds." On avait envoyé sur les champs de bataille de Belgique les enfants des familles catholiques. et ces familles apprenaient d'un autre publiciste, M. Karl Zimmermann, que l'Alle magne devrait tôt ou tard consolider sa conquête en engageant, sur le sol belge, une lutte contre la catholicisme. Des. troupes bavaroises, ardemment catholiques, avaient pris leur part, là-bas. des victoires allemandes ; elles les avaient aidées de leurs bras et peut-être de leur sang, scellées par des violences et peut-être par des crimes; elles avaient obéi, jusqu'au bout, aux gestes homicides de la Prusse. Et voici qu'on leur laissait prévoir, comme deuxième acte de l'occupation une offensive politique contre îe catholicisme. A l'avant-garde de cette offensive, une thèse historique s'échafaudait : elle soutenait que le germanisme, jusqu'au XVIe siècle, avait été le maître du terroir belge, et que l'Eglise romaine, en dérobant la Belgique à la Réforme, c'est-à-dire à la forme germanioue de l'idée chrétienne, s'était rendue responsable de la décadence du germanisme sur la Sambre et sur l'Escaut. Les conséquences d'une pareille thèse n'échappèrent pas à M. Julius Bachem, ^ directeur de la "Gazette populaire de Cologne," et l'on sentit qu'il devenait chagrin, à Ta pensée, que pour germaniser la Belgique j certains Allemands- y souhaitaient une poh- 1 tique anticatholique. M. Bachem peut se rassurer; l'heure est proche où les catholiques belges n'auront plus besoin de la pitié des catholiques d'Allemagne. Mais je retiens ce fait, qu'un aussi avisé politique, qui a jadis 'vécu les heures du Kulturkampf, crut devoir passer outre à certaines consignes d'optimisme pour jeter le cri d'alarme. On. s'est vivement scandalisé, au delà du Rhin, lorsque nous notions, dans les plus cruels épisodes de l'invasion allemande en Belgique, la survivance de l'esprit du Kulturkampf, et l'un des anciens collaborateurs .de M. Bachem à la "Gazette populaire " a, dans la "Revue générale»" de Munich, annoncé notre "suicide littéraire," tout comme la "Gazette de Francfort annonçait récemment le suicide philosophique de M. Emile Bou-troux. Mais voici que l'imitation même de M. Bachem nous amène à ressaisir l'esprit du Kulturkampf dans les suggestions de M. Zimijiermann, qui n'iraient à rien de moins qu'à battre en brèche, dans la catholique Belgique, la religion traditionnelle du pays. M. Bachem, regardant de plus près, constatait que dès maintenant, et comme pour préparer le futur Kulturkampf belge, on publiait avec fracas la traduction d'un vieux roman historique dû à la plume d'un pamphlétaire anticatholique. Charles de Coster ; . les Gueux y étaient exaltés ; la contre-Ré- A forme du XVIe siècle, diffamée. On pré-™ sentait ce livre comme une 'création magis- j traie provenant des terres allemandes recon-< quises, comme une œuvre qui, sans réservé, combattait dans le cléricalisme l'esprit welche." M. Bachem relevait dans cette propagande un sérieux symptôme du "désir passionné, enflammé," dont s'exaltaient en AlleAa gne "certains cercles radicaux-libéraux," et qui les poussait à préconiser en. Belgique une politique anticléricale. Il était même assez troublant de lés v< ir se prévaloir —à "Tort ou à raison, nous ne savons,—d'un article du jeune baron de Bissing, fils du gouverneur même de Belgiquê : " Cet article, disait joyeusement M. Zimmermann, a dû retentir aux oreilles1 du clergé belge comme .. une sonnerie de combat." Il y a quatre-vingts ans, une sonnerie de combat retentissait- en Prusse rhénane: l'archevêque de Cologne était jeté en prison, la Prusse traitait en parias .les .catholiques, et de Liège à Cologne s'échangeait l'idée d'une "Fédération belgo-rhénane," qui les protégerait. On s'e redisait alors, entre Rhénans et Belges, le mot de Montalembert : "La Prusse est nécessairement l'ennemie de. la Belgique, car l'exemjfle de la liberté belge est le dissqlvant du despotisme. "Par une sorte de contagion morale, comme l'indiquait en 1837 le "Conservateur belge," la Belgique influait sur les Rhénans: elle les aidait à se tenir droits devant Berlin. Et lorsque, en. .1848, les catholiques d'Allemagne formèrent des associations pour assurer contre toute menace nouvelle leurs libertés reconquises, c'est, sur la méthode des catholiques belges qu'ils réglèrent leurs propres méthodes. Se doutaient-ils alors que, moins' d'un siècle après, l'Allemagne embrigaderait leursi petits-fils pour l'essai d'une conquête qui viserait à ravir à la Belgique sa personnalité, et qui peut-être ensuite mettrait en péril sa foi? Car il ne s'agit de rien de moins, pour certains pangermanistes, que d'unei expulsion féroce de toute la population wallonne fjancisée et de tout le clergé belge, coupable, disent-ils, d'avoir excité et aidé, contre les

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho de Belgique behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1916 tot onbepaald.

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