L'étoile belge

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s.n. 1914, 26 Juni. L'étoile belge. Geraadpleegd op 12 juni 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/zk55d8q36t/
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Vendredi 26 juin 1914 PRIX DE L'ABONNEMENT: POUR BRUXELLES : Un an : 18 fr.; 6 mois, fr. 6^0; 3 mois, lr. 3.5© POUR LA PROVINCE : Un an : 16 fr.; 6 mois, fr. 8.50; 3 mois, 5 fr. BUREAUX : rue des Sables, 1S, ouverts de 9 à 16 h. £« pnmnce il suffit de remettre le pria de l'abonnement au facteur Edition G *■— h, €3E»e £i2a3ca.oo, - W 177 Baromètre du 26 juin L'ÉTOILE BELGE France, Angleterre, Allemagne et lof.) par trimestre m ANNONCES : 45 c""0 la ligne; minimum 4 lignes, fr. 1.60. tous pays de l'Union postale. | *t payable d'avano» g»! nnn{i mnn sn n|||tiQHfl Les annonces remises avant 2 heures à l'Office de Publicité, Hollande, 7 £r. — Grand-Duché, 6 fr. ) mandat-poste rçyji uuliliiliug £ G IIUCIlul U / 36, rue Neuve, paraissent le soir même. I huit 11 of HT) />Tfî T»Q CO^ nmi'rol 1 fnilinn r*r- Ai A lin r. r. . I-.'A n /I/» ortn rtio nAll Y» 1DQ I TV» ô.ir»ji rni'-îl faît ricOMTDo C11I" l'ûTO/ifi. t IrtlCT rr-,nc*m r*fxr* nmnaa r>n r* 1 n. «nu Tempér. moya« norma10,25. 16° 7 Maximum de la ft R / veille, 19-3 Minimum de la nuit, 10 4 Baromètre, 25, S* \ Zc\ à 8 h., T69">-»6 Quantité d'eau A de 8 a 8 h1** //^' /jf /J Pr24h„ O^O Observations /Ar, fff [ c& \ d^midi Température. jf^0(B fy 1 2t°5 Baromètre. l! à flj cr-' Il 769mml Hu»jiditê (100 = \\ \èk • &) />*//hum. absol.). 7-« Vent dominant \\ cb vk J?/ • // SW Déclin, magn., Vi12°5«i'3 Ephémérides "cS/y pour le26 juin Soleil : Xv#". c -> Lune : lever, 3h. 30 lever, bh. Il ©oucher, 20 h. n coucher, 22 h. H Prévisions de l'Institut météorologique : Vent faible; variable; beau. Service des malles Oslende-Douvres Etat de la mer, le 26, à 4 neures : agitée ÈTRANGER vote de l'adresse en Espagne 1 nouvelle orientation de m. Maura quinte discoure te,ancfs',Pllis de ci» des dénnt^ h't?L ' à la ctiambre discuSrde laSPSsieabikn de la espSnoro^"6' JamaiS' au "parlement d'éloauenrp " a.,prodi8'u^ dissipé tant gré tout .t' °ar 11 faut savoir mal-dent Hg°Ulernement efc le prési- StaiL ri nmbre °nt pu une t», ? , de dlsours encore Un ora. tribune ^ecu^au'mê ^ ^^orû^ni la Président du cons^n^ œ,pr°PA?S '* ^ler le débat. ToT/?6 V0Utl015 étralî: et de groupe ûtià**"® les chefs de partl Or, i) parlé successivement. dfxmKtlr*, à la chambre des députés, pP^ « groupes » parlementaires composés d'une seule personne. Le groupe de la défense sociale — les bonnes mœurs — n'a qu'un député, M. Marin Lazaro. Le groupe des loges maçonniques — comme dirait ici certain journal qu'on ne nomme pas — se « compose » aussi d'un seul député, M. Barriovero. Le groupe de l'ancien ministre des llnances, M. Urzaiz, n'est formé que de lui-même. Bien entendu, il y a des partis qui comptent trois ou quatre députés chacun. Comme chaque parti politique et chaque groupe qui s'inscrit auprès du président de la chambre a le droit d'être entendu dans tous les grands débats par l'organe de son chef, il y aura bientôt un jour où tous les députés de la chambre espagnole deviendront chefs de parti ou de groupe. Ce qu'il y a eu d'étonnant dans la discussion de l'adresse, c'est qu'on n'a pas dit un seul mot du sujet à l'ordre du jour. On a profité du débat pour faire le procès aux partis politiques, tous divisés par de profondes et nombreuses dissidences. Les conservateurs forment deux tronçons, l'un avec Dato, l'autre avec Maura.Les libéraux également : les libéraux du comte Romanones et ceux de Garcia Prieto. Les partisans de l'ancien régime sont divisés en deux partis : les anciens carlistes, aujourd'hui jaymistes, dont le leader est M. V&rquez de Mella, et les cléricaux, au nom desquels parle M. Senante. Même les républicains disposés à se rallier à la monarchie, qui se groupaient tous autour de l'éloquent orateur Melquiadès Alvarez, ont déjà deux branches, car M. Lerroux — l'ancien radical révolutionnaire — qui vient de suivre M. Melquiadès Alvarez dans son évolution vers la légalité, n'exige pas de la monarchie pour l'accepter tant de concessions démocratiques que M. Melquiadès Alvarez exigeait. Ce dernier se montrait disposé à accorder son concours à une monarchie comme celle de l'Angleterre. M. Lerroux vient de déclarer dans son discours à la chambre qu'il est disposé à accepter en Espagne ndn seulement une monarchie comme l'anglaise, mais aussi comme l'italienne, « même un régime monarchique comme celui de l'empire d'Allemagne #. On se rend compte de l'effet que cette déclaration de M. Lerroux a produit parmi les républicains, bien que l'évolution de cet ancien démagogue fut prévue. Le voilà bien plus proche d'Alphonse XIII que M. Melquiadès Alvarez puisqu'il ne demande pas, comme celui-ci, la réforme de la constitution dans le sens de la souveraineté nationale. Le' parti de l'union républicaine, le parti républicain progressiste et le parti républicain fédéral ont déjà fait paraître des déclarations Formelles où ils désavouent et condamnent énergiquement l'attitude de M. Lerroux dans les débats de l'adresse. Le résultat de cette longue discussion parlementaire a été que la réponse au message de la couronne a été votée à une assez forte majorité, telle que le gouvernement la proposait, ce qui est un triomphe pour le ministère Dato. Au moment du vote, le président du conseil pria M. Maura de joindre sa voix à celle du gouvernement. M. Maura s'y refusa, en déclarant qu'il s'abstenait, puis il quitta la salle des séances, suivi par une douzaine de députés, qui liaient leur sort au sien. Dans son dernier discours à la chambre, M. Maura a annoncé qu'il voulait réoccuper le pouvoir pour appliquer sa politique conservatrice-libérale, et que, dans ce but, il entendait s'adresser directement à l'opinion publique, de manière à. obtenir principalement l'appui des classes qui, se tenant à l'écart des partis, se sont jusqu'ici confinées dans une abstention dont il entend les faire sortir. M. Maura ajoute que, s'il poursuit le pouvoir dans ces conditions, ce n'est nullement par ambition personnelle, mais pour le salut de la patrie. Cette attitude lui a valu des louanges, non seulement d'importants et nombreux éléments qui s'étaient tenus jusqu'ici éloignés de la politique militante, mais même de députés républicains comme M. Salvatella, qui est le chef parlementaire de l'opposition républicaine-socialiste, louanges que, dans les masses populaires, l'on a même trouvées exagérées. El Païs, qui, depuis vingt-cinq ans a toujours combattu la politique de M. Maura et condamné avec la plus extrême énergie la sanglante répression de Barcelone, en 1909, reconnaît que l'idée de M. Maura de s'adresser à l'opinion publique s'inspire d'une pensée plus honnête, plus digne que la politique de coteries qui a toujours prévalu. M. Canovas de! Castillo et M. Silvela, qui furent les plus illustres prédécesseurs de M. Maura, ne s'inquiétèrent jamais que des avis qui circulaient dans les salons de la haute société, dans l'aristocratie, dans les universités, dans la diplomatie, dans les vieilles familles nobles, dans la haute bourgeoisie exerçant des fonctions politiques ou administratives. De l'opinion publique proprement dite, ils ne s'occupèrent jamais. C'est avec le plus vif intérêt que l'on suivra la nouvelle orientation adoptée par M. Maura. NOS DÉPÊCHES Services spéciaux d FRANCE A LA CHAMBRE Proposition de taxer la main-d'œuvre étrangère M. PugHesi Conti, de la droite, développe la motion suivante : j-L chambre, résolue à protéger le travail national, invite le gouvernement à 2SÏ 4'urgence un projet de loi frap-t*®8 les employeurs de la main-a œuvre étrangère aSaîr^ltrS ^-secrétaire d'Etat aux SSrïïnf ni déclare que le gouver- II ?Mit dit U ¥ce®t<î<' «e"e proposition. tUoTdè protéger k°travaUe Ce Sra t un mauvais moyen ^ Avez-vous, dit le sous-secrétflîr#» d'Ftat calculé la répercussion Tc^pfoposi- M. Colliard, ancien président de la. com-mission du travail, dit que la à 1 étude, mais qu'aucune commission n'est encore nommée. Il demande qu'on sursoie au vote sur la proposition jusque après la nomination de la commission compétente Le ministre du travail appuie cette del mande de sursis. Le président du conseil maintient que le gouvernement ne peut qu'étudier la question et demander à la chambre de confier à sa commission du travail, dès qu'elle sera nommée, le soin de se prononcer sur la proposition. Les commissions devant être nommées dans quelques jours, ce n'est qu'un court ajournement. (Applaudissements.)La motion d'ajournement déposée par M. Colliard, mise aux voix, est adoptée par «52 voix contre 104. AU SENAT Le pillage du budget Au sénat, M. A. Peyronnet a prétendu SnLexist€rait actuellement au moins 1UU,UW personnes gui touchent indûment la retraite ouvrière de 100 francs par an. terreur ,1a faiblesse ou la complaisance e rËTOILE BELGE des administrations chargées d'établir la liste des retraités coûteraient donc amrueA-lement 10 millions ^ai trésor. Comment pareille chose a-t-elle été possible? Il était tentant d'obtenir sans bourse délier la pension de 100 francs, et l'on conçoit que les postulants aient été nombreux, mais il fallait un contrôle. Or, il paraît que l'administration n'opposa pas la moindre résistaince à oerux qui, sans droit bien établi, cherchèretfit à se faire allouer aux dépeins des contribuables la bonne a/ubaine d'unie rente viagère de 100 francs. Il paraît même qu'au sein de l'administration on avoue avoir grossi autant qu'on a pu le contingent des rentiers afin, dit-on, de pouvoir crier au succès de la loi ! Si les révélations de M. Peyroimiet se confirment, on se trouvera en présence d'un véritable scandale, montrant une fois de plus combien il importe de perfectionner tas méthodes de contrôle des dépenses publiques. Le contrôle parlementaire ne suffit plus. Le budget de la marine Au cours de la discussion du budget de la marine, M. Gaiidin de Vilaine insiste sur la nécessité d'assurer l'éclairage stratégique et tactique des escadres par la construction de croiseurs de bataille aptes à la fois au combat et à la recherche de l'ennemi, en y joignant quelques bâtiments spéciaux. M. Chautemps, rapporteur, rappelle que la France doit s'assurer pour elle et pour ses alliés la maîtrise de la Méditerranée, ^■vons-nous sur les flottes réunies de 1 Italie et de l'Autriche une supériorité décisive? demande M. Chautem_ps, qui ajoute : « il y aurait aujourd'hui équivalence popr le matériel, mais nous n'aurions pas a autre supériorité que celle de l'unité dans le commandement el de l'entraînement en commun dès le temps de paix. En 1920, il nous manquera quatre super-dreadnoughts pour conserver cette équivalence de matériel. » M. Chautemps conclut qu'il faut porter notre fiotte de guerre de vingt-huit à trente-trois cuirassés, soit quatre escadres de huit unités et un cuirassé amiral hors t< rang. g Le rapporteur demande que les quatre n cuirassés supplémentaires soient des croi- e seurs de bataille. v a Les députés iraient siéger à Versailles a Le bureau de la chambre des députés P ayant reconnu qu'il était impossible de dé- couvrir, dans le Palais Bourboh, de nou- n veaux espaces libres pour la construction d de nouveaux bâtiments, et que l'état actuel t< des crédits ne permet pas &e songer à édi- e fier une salle nouvelle répondant aux be- E soins de l'hygiène, il avait été question de P déposer une proposition de loi autorisant la chambre des députés à aller siéger à I Versailles. Cette nouvelle a soulevé une certaine émotion. M. Deschanel, interrogé à l'issue de la séance, a déclaré qu'il ne convenait I pas de la reconnaître comme officielle, a qu'on avait d'abord à étudier la question q et qu'en tous cas il ne s'agirait que d'un » transfert provisoire. L'emprunt fait prime ^ La prime sur le nouvel emprunt reste à i f n 1.32. La colère des postiers v * Le sénat venait de voter 12 millions pour les postiers et c'est parce qu'un crédit de 50,000 frajics était resté en souffrance que le désordre a éclaté. Pas la moindre reconnaissance pour les 12 millions ; pour les 50,000 francs oubliés oj négligés, colère ! Antithèse dont oen appréciera l'étrange saveur... Les Débats disent, à propos de ces incidents : «Voilà la situation des pouvoirs publics et des fonctionnaires dans notre démocratie. Les fonctionnaires ne se contentent plus de la monnaie électorale, des professions de foi et des promesses. Ils ont éprouvé la force de leur association et Ta promptitude des gouvernements à capituler. Désormais ils exigent : ils entendent faire céder le ministre, qui fera céder le parlement. Et le publie suppor tera les frais. » Les fraudes électorales de Lille Condamnations Le tribunal correctionnel -de Lille a rendu jeudi son jugement dans l'affaire des frênes de la doctrine chrétienne résidant à Bruxelles et des typographes tournaisiens arrêtés le 10 mai à Lille au moment où ils votaient dans plusieurs bureaux. Les frères JalLet et die Cloedt ont été condamné/s à 2 mois de prison et 200 francs d'amende et à l'interdiction de faire usage de leurs droits civils pendant trois ans. Le frèjre Cyrille Lesame, d'Annapes, qui est én fuite, a été condamné à 6 mois de prison et 500 francs d'amende, par défaut. Les députés socialistes Delary et Ghes- . quiàres qui • s'étaient portés partit civile ont oLUenu un franc de dommages intérêts.Les Tournaisiens Kain et Vilain ont été condamnés chacun à trois mois die prison et 500 francs d'amende et 1 franc de dom- t mages intérêts envers M. Ghesquières. M. Delesalle est réélu maire de Lille Le conseil municipal de Lille s'est réuni jeudi pooir procéder à l'élection du maire, par saiite de la démission adressée par M. Charles Delesalle au lendemain du sera- „ tin des élections législatives du 10 mai. Le conseil a réélu maire M. Charles Delesalle par 29 voix sur 30 votants. M. Delesalle a accepté de reprendre ses fonctions. t De légers incidents se sont produits aiwc abords de l'hôtel de ville. Un comité parlementaire du commerce 1 i A la suite de la conférence interaatio- < nale du commerce tenue à Bruxelles les 18 e>t 20 juin, les sénaterurs et députés français qui ont assisté à cette conférence ; se sont réunis jeudi au Palais Bourbon. ( Conformément au règlement interaatio- ; nal élaboré à Bruxelles, ils ont fondé une organisation autonome sous le nom de Comité parlementaire du commerce. Cette nou/velle institution sera composée en ma- , jorité de parlementaires, mais îl a été ad- , mis à l'unanimité que des notabilités , commerciales et des j irristes pourront , être admis dans ce comitfé. Après avoir adopté le règlement le comité a constitué son buireau comme suit : j Président, M. Ch. Chaumet, député, an- ( cien sous-secrétâire d'Etat aux postes et . télégraphes ; vice-présidents, M. L. Bau- j det, sénateur, ancien président de la commission du commerce de la chambre et M. Mac Reville, député, ancien ministre du commerce ; trésorier, M. P. Forsant, président de l'Union des inté- 3 rêts économiques ; secrétaire général, M. Lucien Coquet, conseiller du commerce extérieur. < Un fou furieux « De Toulon : Un médecin, le Dr Porre, ] avait été appelé dans une ferme pour soi- j gner le fermier qui donnait des signes de 1 démence. A son arrivée le malade l'assail- 1 lit par derrière, le renversa et le tua d'un ] coup de poignard. Il avait dissimulé l'ar* < me dans son pantalon. Le fermier devenu 1 fou furieux s'enfuit semant la terreur sur { son passage, mordant cruellement deux hommes qui le poursuivaient ainsi qu'un enfant qu'il rencontra. Les gendarmes et les habitants n'ayant pu s'emparer du for- ] cené durent l'abattre à coups de revolver, j Quels sont ces étrangers? La police de Nancy a arrêté une dou- ■ zaine d'étrangers, parmi lesquels cinq ont été maintenus en état d'arrestation. On croit que ces individus favorisaient la désertion des soldats de la garnison. On parle aussi de détournement de munitions. Le parquet est muet au sujet de cette affaire. La santé de Sarah Bernhardt Mme Sarah Bernhardt, entièrement rétablie des suites de son entorse, a quitté Dax, se rendant en automobile à sa pro- j priété de Belle-Isle. ANGLETERRE A LA CHAMBRE DES COMMUNES Les événements d'Albanie Un député demande à sir Edward Grey . si, en raison de la responsabilité prise par la Grande-Bretagne et les. autres puissances pour la création, d'un royaume en Albanie, le gouvernement ne pouvait pas, d'ac- , cord avec ces puissances, mettre fin au massacre des populations dans l'Albanie du Sud. Sir Edward Grey répond que l'Albanie a >ujours été une source de soucis pour les randes puissances et qu'elle fait en ce mo-îent l'objet d'une nouvelle consultation ntre elles. L'orateur ajoute ne pas pou-oir s'engager au nom du gouvernement 1 nglais à envoyer des troupes en Albanie. < Une question similaire de la part d'un utre député amène sir Edward Grey a xe-ondre que l'Angleterre agit de concert avec |S autres puissances dans la question alba-aise et ne songe pas du tout à prendre 1 es responsabilités personnelles. L'Angle-îrre, dit en terminant l'orateur, n'a pas ncore notifié son adhésion au traité de ►ucharest. Elle se nropose de le faire très ; rochainement. 1 >a position du steamer belge « Gothland » ; La position du Gothland. n'a pas changé. 1 <e paquebot repose sur un fond de roches 1 ux îles Scilly. Le cargaison a été débar- 1 uée. .es suffragettes s'attaquent aux églises On £ tenté d'incendier une église des en-irons de Belfast, Les dégâts sont ass-sz nportants. Des brochures suffragistes ont été tro 1-ées auprès de l'édifice. ALLEN! AG.AH5 Mort du duc de Saxe-Meiningen duc Georges de Saxe-Meiningen est nort jeu>di à 2 h. 25 du matin, à Bad-Wil-Lungen.PAYS-BAS La Conférence de l'opium Dans sa séance de clôture, la conférence [e l'opium pria formellement le ministre .es affaires étrangères de tâcher d'obtenir ,ussitôt que possible ies réalisations né-essaires pour l'entrée en vig'ueur de la onvention. Le président de la conférence, dans son Liscours de clôture, a dit qu'il appartient naintenant aux puissances signataires de ontinuer la lutte pajr leur législation inté-ieure.Le ministre des affaires étrangères, après iVoir annoncé la signature par la Grèce, îanjs aucune réserve à l'égard des ternaires annexés, insiste sur la portée mo-*ale de la conférence et déclare qu'il fera les démarches pour obtenir les ratifica-ions voulues. AUTRICHE-HONGRIE Comment on apprécie la décision du roi Pierre de Serbie La proclamation du roi Pierre de Serbie î, naturellement causé de la surprise à tienne. Cependant, étant donné l'état de ;anté du roi, or comprend sa décision. Le roi ept sérieusement malade. Il soufre de rhumatisme aigu, d'artério-scle-rose et est atteint d'une forte surdité. Il 3e s'agit pas pour le moment d'abdication, mais on iacline à croire que si la îure est inefficace et si l'état du roi ne j'est pas amélioré d'ici quelques mois, a régence du prince Alexandre sera pro-.ongée. D'autre part, on se rend compte ie la situation difficile du roi en ce mo-nent entre le cabinet Pachitch et le parti nilitaire. Sa santé 11e lui permet pas l'affronter les difficultés prochaines que jauaera la lutte électorale. Le cours du change Au cours de la séance tenue jeudi par le conseil général de la banque d'Autriche-fîongrie à Budapest, le secrétaire général 1 signalé qu'il arait été souvent proposé ie prévenir la hausse du cours du change sur l'étranger en élevant le taux de l'escompte, mais la banque n'a pas voulu imposer à la vie économique du pays la charge qui résulterait d'un taux plus élevé et es cours du change ne sont pas encore assez hauts pour qu'une pareille mesure paraisse justifiée. Emission de renie De Vienne : La commission de contrôle le la Dette publique a autorisé le ministre les finances autrichien, en vertu d-es pouvoirs qui lui ont été conférés par le parle-nent, à confier à la Caisse d'épargne pos-ale ^'émission de rente de la couronne pour une valeur nominale de 41,719,600 couronnes au taux de SI.20. Le produit de :efcte émission est destiné à faire face au 'achat de bons du trésor qui viennent à ichéance le 1er juillet. RUSSIE L'importation des fontes ?our assurer l'essor de la métallurgie La douma a voté sans débat le projet ie loi relatif à l'importation en franchise les fontes de l'étranger. L'assembléte a voté en même temps une •ésolution qui déclare nécessaire de déter-niner avec précision les besoins de l'indus-rie métallurgique russe et créant, afin de avoriser son essor, un régime qui permette 'afflux en Russie de capitaux étrangers et infin d'encourager, par des commandes de 'Etat, la création d'entreprises méltallur-jiques en Russie. Le conseil d'Empire contre la douma Le conseil d'empire a voté le budget en •établissant presque tous les crédits qui paient été réduits par la douma.. ( Suivant les journaux, un conflit est à [a veille de se produire entre la douma 3t le conseil d'empire à la suite du refus ie celui-ci de sanctionner le vote de la iouma spécifiant que les crédits des budgets ne peuvent pas recevoir d'autre destination que celle pour laquelle ils sont obtenus. Il serait possible, ajoutent les journaux, qule>, comme protestation, la douma rejette en dernière lecture le budget de 1915, ^e qui obligerait le gouvernement à proroger celui de 1914 ou à prendre des mesures extrêmes. 1res bruits d'entente navale russo-anglaise Selon le Berliner Tageblatt, sir Georges W. Buchanan, ambassadeur de Grande-Bretagne à -Saint-Pétersbourg, aurait dit nercredi, en présence de MM. Sasonof et jrigorovitch, ministre de la marine, au cours d'un banquet offert aux officiers de .'escadre anglaise : « Depuis trente ans nos relations avec a Russie se sont complètement modifiées, r'al acquis l'absolue conviction qu'il y a actuellement toutes les conditions voulues pour un accord ferme entre les deux peuples. » Le Berliner Tageblatt, qui spécifie- lui- nê-me qu'il fait des réserves sur l'exacti-,ude des paroles attribuées à sir Bûcha lan, dit qu'elles seraient la preuve qu'il y i, bien une entente navale en préparation jntre la Russie et l'Angleterre, malgré les îssais de démenti du côté anglais. PORTUGAL AU SENAT Dn préconise l'entrée du Portugal dans le système des alliances européennes M. José Relvas, ancien ministre des fi-lances du gouvernement provisoire, discu-ant certaines dispositions du budget des iffaires étrangères, a insisté sur les avan-ages qu'il y aurait pour le Portugal à ter-niner les négociations engagées avec l'Es-Dagne en vue de la conclusion d'un traité le commerce et à faire entrer le Portugal lans le système des alliances européennes, m restant, bien entendu, en complet ac-ïord avec l'Angleterre et l'Espagnje. Dans sa réponse, le ministre des affaires étrangères a fait l'éloge de M. Relvas, dont .es vues, a-t-il dit-, concordent .avec les siennes. GRECE Une campagne de la presse grecque contre les juifs de Salonique La presse grecque mène une vive campagne contre la population juive de Salo-aique. Cette campagne a été organisée depuis le début de l'occupation grecque ; elle 1 déjà eu des conséquences désastreuses [>our l'élément juif de ces contrées et il est oien regrettable que le gouvernement de M. Venizelos ne se soit p?' encore préoccupé de ces excès. Les journaux grecs accusent la population juive de Salonique de tous les crimes Imaginables. Il ne se passe pas de jour où les feuilles en question ne trouvent un sujet des plus futiles pour y découvrir le jiiii et s'attaquer à lui avec rigueur. Ces attaques continuelles contre les isr délites causent une vive surexcitation parmi la masse grecque, l'incitent à haïr tout o« qui est juif, et lui ont déjà fait commettre des fautes lourdes. Les journaux grecs affirment que les juifs de Salonique sont antipatriotes, qu'ils désirent le retour à la domination otto mane, qu'ils entretiennent des relation* avec les comités révolutionnaires bulgares etc. Et cela se répète tous les jours. Le Makedonia va même jusqu'à deman der du gouvernement hellénique l'expulsior de tous les juifs de Salonique, soit quatre vingt-dix mille âmes, les deux tiers des ha bitants l Ce journal s'attaque aux israélites qu: continuent à porter le fez. Porter cette coif fure, c'est, à ses yeux, manquer de patrio tisme ! Cette vague d'antisémitisme caus< parmi les juifs de Salonique un malais* marqué. ewrreE Soldais et bandits pillent et brûlent ! De Pékin : Les soldats ont fait çaus< commune avec les brigands pour pille] Kalgan et brûler une grande partie de lî ville. Le pillage a commencé mercredi soi: et ne s'est terminé qu'à 4 heures du matin Les fils télégraphiques ont été coupés. Le! étrangers et leurs biens semblent avoir ét< épargnés. LUS i?8BM81tS HMlP! LA REVOLTE ALBANAISE Pourparlers Dans la matinée de mercredi, un par lementaire s'est rendu de Durazzo auprè; des insurgés et a fixé une entrevue à midi Une première conversation n'a pa: abouti. Il n'est pas possible de prévoir s les négociations seront reprises. Le colo nel Philips est arrivé. Il a donné des ren sedgnements sur la situation à Scutari e sur les demandes du prince Bib-Doda. L travail pour la confection des oeuvres & défense se poursuit et le départ de la po pulation de Durazzo continue. De Durazzo jeudi soir: Tous les magasin; et toutes les maisons de commerce sont fer més dans la ville. Les travaux de fortifi cation seront sans doute terminés vendredi L'ennemi élève lui aussi de fortes positions C'est sur la demande écrite des insurgé; qu'une délégation a été envoyée à Chial en vue de préparer la voie à des négocia tions, mais elle n'a pu recevoir que des pro messes conditionnelles sous prétexte qu< les représentants de Matia Albaasen n'é taient pas encore arrivés. La délégation es revenue à Durazzo et repartira vendred pour Chiak. A cette occasion l'armistic a été prolongé jusque vendredi matin. Oi craint que les insurgés ne profitent de c délai. Les nouvelles qui parviennent du su< continuent à ê<tre défavorables. Le baron Digleben, ancien commis saire de police à Gratz, a été nommé inspec teur général de la police. Les insurgés vont se concerter avec les habitants des autres districts La situation est moins troublée à Du razzo. Les insurgés, avec qui des pour parlera ont été engagés, ont demandé ui délai de trois jours, afin de se concerte avec les habitants des autres districts. A Valona, on redoute l'arrivée des rebelle* Le commandant du croiseur russe Tere fait savoir de Valona que la ville est tran quille, mais qu'on s'attend à une march-en avant des insurgés, de Fieri sur Valo na. On confirme que Berat se trouve déji entre les mains des insurgés. LE CONFLIT TURCO-GREC Mensonges des communautés musulmanes Le journal tuçc Yeni Asr reproche à cer taines communautés musulmanes de h Macédoine de lui avoir communiqué de nouvelles relatives à de prétendues persé cutions et à de prétendus meurtres" qui après enquête, ont pu être démenties caté goriquement par les autorités grecques. La réponse de la Grèce à la Turquie Selon les' journaux officieux d'Athènes 1a. réponse grecque sera envoyée probable ment vendredi à M. Panas, ministre d Grèce à Constantin ople. Rédigée sur un ton amical, comme 1 fut la note turque, elle exprime la satis faction du gouvernement hellénique pou \ lets mesures prises par le gouvernement ottoman à la suite des récentes persécutions.La note insiste, ajoutent les joairnaax, sur les informations inexactes que possède la Porte en ce qui concerne la situation des musulmans en Macédoine. Le gouvernement grec a cherché par tous les moyens à empêcher et à réduire leur émigration sans songer à user de violences pour atteindre ce but. Après avoir déclaré accepter l'échange entre les réfugiés, à la condition que les émigrants soient laisjsés libres dans leur choix, la note exprime l'espoir que le gouvernement impérial tiendra les promesses qu'il a faites de façon que rien ne viendra plus troubler, à l'avenir, les relations entre les deux pays. ÉTATS-UNIS ET IVIEXIQUË Villa aurait pris Zacatecas Le colonel Orneas, commandant la garnison de Ciuidad Juarez, annonce que les troupes du général Villa ont pris Zaca-te-cas mardi soir. Le rapport qui a été fait sur la chute de Zapatecas déclare que la ville a été prise mardi après-midi. Un grand nombre de prisonniers ont été faits et de grandes quantités d'armes et de munitions prises. Les rebelles ont éprouvé de grandes pertes. Deux généraux ont été tués. Les pertes fédérales ne sont pas connues. Les médiateurs auraient abouti Au cours de la réunion plénière, qui a eu lieu dans la soirée de mercredi, les médiateurs ont adopté un plan réglant toutes les questions internationales et laissant aux deux parties mexicaines en présence le soin de régler entre elles les questions intérieures, soit en premier lieu l'établissement d'un non veau gouvernement provisoire, que les délégués du ' général Huerta et des rebelles discuteront à Niagara-Falls. Les Etats-Unis ne demanderont aucune indemnité, ni aiu-> curie réparation pour les insultes an dra-i peau. Les réclamations relatives aux dommages subis par les étrangers seront ré-1 glées par la commission internationale avec les. pays intéressés. Une amnistie pour les délits politiques se<ra accordée à tous les étrangers. Les Etats-Unis et [ l'A. B. C. reconnaîtront le nouveau gour vernement dès son établissement. Les trois médiateurs sont extrêmement satisfaits. Ils ont bon espoir et sont [. presque certains de la réussite de la médiation, et cela très probablement dans un délai assez bref. L'un d'eux dit même i que c'est le triomphe absolu de la mé-. diation. D'autres disent : Nous avons signé mercredi soir le plan de la pacification du Mexique. Ils estiment que le« conversations entre les délégués du général Huerta et des rebelles commenceront très , prochainement à Niagara-Falls, sons leur 1 tutelle morale et qu'elles aboutiront, car il est impossible que les partisans du gé-ï néral Huerta et des rebelles n'aient pais le patriotisme nécessaire pour s'accorder sur les questions intérieures, alors que la ' médiation a réglé toutes les autres ques-5 tAona. nuWMWWMMWUlUWUMHMUUMWMMM Voir plus loin nos Derniè-1 res Nouvelles de la nuit. WVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVV**M<V%1 FRANCE (Correspondance particulière de l'etoita Belgej Paris, 25 juin. Justice distributïve La sédition postière d'aujourd'hui n'a eu comme conséquences que la perte de quelques millions pour le commerce et une nouvelle preuve de l'impuissance gouvernementale vis-à-vis des organisations syndicales de fonctionnaires. Des millions perdus on ne s'occupera pas. Et pourquoi ? Si la loi souhaitée sur la responsabilité civile des syndicats était en vigueur, les sous-agents des P. T. T. qui, en somme, ont gagné en vingt-quatre heures, cent francs de plus chacun par l'action directe, auraient à dédommager la communauté. Ne serait-ce pas justice? Le bon public s'émeut sur le compte de ces parias qui ne gagnent pas tous cinq francs par jour? Mais qui les a obligés à se faire « pistonner » de façon infernale pour devenir fonctionnaires et avoir droit à la retraite ? I Voyez-vous ces mécaniques humaines gagnant autant qu'un artisan intelligent, contraint à faire preuve d'initiative? Les facteurs parisiens veulent - gagner dignement leur existence? D'accord. On admettra leurs réclamations le jour où ils i renonceront aux pourboires et aux étren-nes.Et si les commerçants se syndiquaient, J eux aussi, pour se rembourser du dom-mage souffert aujourd'hui... par la suppression des étrennes. Ignore-t-on qu'en cèrtains quartiers de négoce chaque facteur ramasse au jour de l'an un doux petit 5 billet de cinq cents francs, au minimum? ' L'enfant terrible ï On a toujours plaisir à lire Hervé, notre - excellent Hervé de la nouvelle manière. Le 1 voilà-t-il pas en train d'essayer de faire du parti socialiste français et même de l'Internationale ouvrière, un grand parti de franchise? Hervé l'Antipatriote veut obliger les socialistes français et les socialistes anglais, Vaillant et Keir Hardie, si vous voulez, à " poser encore une fois au congrès de Vien-\ "ne, fixé au mois d'août, la question de Vin-_ surrection en cas de guerre. Mais il entend qu'elle soit posée aux socialistes olle-. mands. « — Jusqu'ici, écrit-il. les socialistes allemands ne « marchent pas » et nous voulons avoir leur promesse formelle qu'ils fe-? ront comme les camarades... " Visiblement, Hervé qui possède, par na-" ture, une adorable franchisera assez des 1 agissements de certains métèques qui prê-1 chent en France l'antimilitarisme et qui, r dans les conseils de l'internationale ou vrière, approuvent gravement l'opportunisme « casque-à-pointé » des genossen. La Guerre sociale s'en prendrait la semaine prochaine à un nommé Grumbach, par exemple, que je n'en serais pas surpris. Il est, en fait, écœurant de voir des gens prêcher l'incendie... chez le voisin. Hervé a encore cettè boutade : « — Vous verrez, éorit-il, que la République sera un fait accompli en Espagne et en Italie quand nos camarades socialistes allemands discuteront encore pour savoir s'ils doivent se lever ou s'asseoir ou sortir au moment du « hoch ! » à l'empereur ! » Hervé, tu seras donc toujours l'enfant terrible? Tu as manqué nous faire beaucoup de mal ! Pardonné sois-tu pour montrer, en une belle et rude prose de Père Du-chesne normalien, que la sincérité te plaît par dessus tout! Jadis tu fis souffrir Jaurès en son modérantisme. Tu le_ressaisis en son hystérique tendresse pour tous ceux qui, par ailleurs, l'encensent mais se gardent de l'imiter. Hervé, tu es cruel. Mais es-tu, au fait, de la même génération normalienne ? De celle de la kultur et du mépris de l'esprit national? Si oui, ta belle nature de Bourguignon salé, sachant saler la vérité, a triomphé de ce poison. Hervé ? C'est le Danton (mais un Danton très pur) du socialisme. Louis Maurice, ALLEMAGNE nu /'pimirr Dcf f!D1 Berlin, 23 juin, A Kiel « La flotte anglaise qui flotte sur les mers et qui, comme l'a dit un barde flamand, jette un regard sur notre liberté », est entrée ce matin, sans coup férir, dans le port militaire de Kiel. Elle a été reçue à coups de canon, tirés à blanc, et pendant la huitaine qu'elle séjournera dans les eaux allemandes, ce ne seront que fêtes, banquets et ripailles, danses et Chansons. Pour un joli retour d'histoire, avouez que c'est un joli retour d'histoire. Il y a exactement trois ans — il ne s'en faut que de quelques jours — éclatait l'affaire d'Agadir et quelques semaines après, M. Lloyd George déclarait ouvertement à l'Allemagne que si elle comptait taquiner la France au sujet du Maroc, elle devrait compter avec les crocs de John BulL L'Allemagne, on s'en souvient, maugréa, fit traîner à grand bruit son grand sabre, et parla de poudre sèche. Mais sagement, elle n'insista pas, et l'affaire du Maroc s'arrangea. Cependant, les Allemands gardèrent une longue rancune aux Anglais de l'attachement de ces derniers à leurs amis français; et pendant plus d'un an, les relations entre Londres et Berlin furent tendues, et plus que tendues. On aurait cru à une sorte de « mésentente » et pas du tout cordiale. Aujourd'hui, la flotte anglaise vient rendre visite au port militaire de Kiel et Guillaume II viendra l'inspecter. Eh bien, ce revirement, cet heureux revirement, c'est l'œuvre tout entière de deux hommes, de deux Allemands. D'abord du kaiser lui-même, ensuite du prince Lich-nowski, ambassadeur d'Allemagne à Londres. Le kaiser a attendu l'heure qui sonne, et qui est une heure de réconciliation et de détente ; et comme il l'a soigneusement préparée ! Avec quelle patience et quelle souplesse, quelle finesse et quelle habileté consommée de joueur d'échecs, il l'a rendue possible et il en a préparé la lente réalisation. Il y tenait infiniment, car l'empereur d'Allemagne a à l'endroit de l'Angleterre une tendresse sincère et une admiration profonde ; et il sent bien de quelle importance sont pour son pays et pour l'Europe, et pour le monde, et pour la civilisation, les bons rapports anglo-allemands. Après Agadir, que n'a-t-il fait pour se remettre bien avec ses cousins insulaires ? Récapitulons, s'il vous plaît. L'empereur commence par rendre le comte Wolff Metternich, alors ambassadeur d'Allemagne à Londres, à ses chères études. Le comte Wolff est trop mou, trop indiffèrent. Il faut à Guillaume II un hommo d'action pour le représenter à la cour de St-James. Qui envoie-t-il ? Simplement. l'étoile, le Caruso du corps diplomatique allemand, le baron Marshall, vainqueur des Turcs, l'ami des Jeunes-Turcs et ie confident des Vieux-Turcs, l'homme le plus roublard, le plus retors et tout bien pesé, le plus capable que la diplomatie ait compté depuis Bismarck. Les Anglais sont flattés. Mais le baron Marshall meurt. Guillaume II alors cherche un autre homme, et le trouve. C'est le prince Lichnows-ki, parfaitement inconnu de tous, mais qu'il devine, lui, et, qui réussit à Londres beaucoup mieux que le trop terrible Marshall n'eût réussi. Londres n'est pas Con-stantinople, et les méthodes du baron Marshall, excellentes, parce qu'autoritaires, autocratiques, impérieuses, excellentes, donc, sur le Bosphore, auraient été déplorables à Londres. Marshall, heureusement pour sa gloire, meurt avant d'avoir échoué là où il eût très certainement échoué, et son successeur, grand seigneur, fastueux et riche, cultivé et raffiné, éloquent et disert, diplomate et gentleman, devient la coqueluche du Londres diplomatique, Les Anglais en raffolent, et sir Edward Grey l'estime fort. Grand succès dont bénéficient et l'Allemagne et les relations anglo-allemandes.Un autre exemple va nous montrer comme Guillaume II sait profiter de l'occasion qui s'offre d'être agréable à l'Angleterre. D'abord, l'an dernier, sa fille se marie. L'empereur invite à Berlin, les souverains anglais. Leur visite ici crée une atmosphère de bon vouloir et d'entente L'atmosphère devient tout à fait confiante et amicale, quand on apprend que Guillaume II a gracié le jour même de l'arrivée des souverains anglais sur le sol allemand, trois espions anglais emprisonnés dans des forteresses allemandes. Ce sont de petites choses, mais il faut avoir la manière. Guillaume II qui ne l'avait pas naguère (souvenez-vous de sa dépêche à j

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