L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 01 April. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 27 januari 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/9p2w37mt5z/
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gcino Aïmhê© N°. 890 et ©91 S cents Dimanche 1 et lundi 3 avril 1917 L'ECHO BELGE L'Union fait ïa Force, •SoumaS quotidien au malin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressé«s nu bureau de rédaction: N Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 3797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. „ - ( Charles Bernard, Charles Her&ïet, Comité de Rédaction: < _ , .. ' , ( René Chamlbà*sr, Emile Pamparé. Pour les annonces, abonnements et veme au numéro, s'adresser à l'Administration eu Journal: IV.Z. Voorburgwal 234-240,AmsSerden Téléphone: 177S. Abonnements: Holiandefl.l.SOparinoiG. Etranger H.2.OIS par n»o Annoncesi 15 cents la ligne. Réclames) 30 cents la ligne. Lettre de Paris T. wblic français et les grands événements. recul àUemamd. — La crise ministérielle et le nouveau cabinet. 21 mars. TJne telle série de grands événements se «4- -rvrnduits depuis ma derniere lettre que Tpubt pansiL ne sait plus très bien Li-lequel il doit se passionner d abord P Aussi ne se passionnât-il pas. Ce n'est ms un des événements les moins curieux ' „„H„ miene que l'éducation spontané© Sryîî^s vibrant du monde. Il attend il regarde, il ne s'e.tonne de rien. Cela tient en grande partie à la sensation do plus en plus nette qu il a d etre mal renseigné L'indispensable censure, des bruits contradictoires qui naissent de l'imagina-tion publique, et parfois aussi de la diabolique ingéniosité de l'ennemi^ la complexité des événements, tout contribue à donner l'impression que l'on vit dans un tourbillon d'événements où le génie le plus clairvoyant aurait de la peine à se retrouver. Que savons-nous, au juste, de la famine allemande? Ce que nous savons, du moins, et d'une façon certaine, c'est que l'ennemi a reculé, qu'une grande partie du territoire français est libéré, et cela domine tout le reste. Cependant, qu'on ne se figure pas que les communiqués de ces jours derniers aient provoqué dans le peuple un enthousiasme irréfléchi. Le peuple est beaucoup moins emballé que le® journaux. On lui a tant dit de se méfier de lui-même, de s'exercer à 1?. patience, qu'il n'ose pas trop s'abandonner à la joie. Ce qui a le plus contribué à lui persuader que le recul allemand était dû à un véritable succès de nos armes, ce sont les explications trop ingénieuses de _ la presse j germanique. Ces menaces f mystérieuses, ces : appels mystiques au génie d'Hindenburg, ; ont fait sourire. Peu importent le& raisons transcendentales de la retraite, s'est-on dit. Le tout est qu'elle s'effectue; que la marche triomphale de3 armées allemandes en arrière se poursuive jusqu'au Rhin, nous n'en demandons pas plus. * * * Parmi toutes ces bonnes nouvelles, la crise ministérielle a causé une véritable stupéfac-fcion. > ^ Ce gouvernement, qui avait résisté a l'assaut <3,e tant d'ambitions déchaînées, à la crise du charbon, aux angoisses de la défaite roumaine, est tombé sur un incident minime. Ce sont de ces surprises de la vie parlementaire, dont s'indignent les théoriciens politiques, mais qu'il faut peut-être considérer comme la rançon indispensable d'un régime de discussion et de liberté. Comme vous l'avez appris par le télégraphe, un mot malencontreux du général Lyautey a déchaîné la tempête. Excellent administrateur, soldat de grande valeur, l'ex-ministre de la guerre ignorait tout de ce monde spécial qu'est le Parlement, de ses conventions, de ses passions, de ses susceptibilités. Cela apparut aux observateurs désintéressés dès le premier jour. Devant une assemblée où il y a peut-être plus d'hommes de talent qu'on f ne le dit généralement et où l'on est bien obligé, même en temps de guerre, d'écouter les bavards et les chimériques, le général, habitué à être obéi, s'impatientait, s'énervait. Sa nervosité et son impatience ont fini par l'emporter sur sa prudence politique. On ne s'attendait pas à ce que ce départ occasionnât celui du ministère tout entier; mais les ennemis de M. Brian d ont saisi l'occasion; les gens de l'opposition systématique — le mot est de M. Albert Favre —-ont organisé la grève des ministrables et le président du conseil s'est trouvé obligé de passer la main. Cette retraite, d'ailleurs, à son point de Vue personnel, est peut-être fort habile: 11 part en plein succès, au moment où une grande partie du territoire est libéré, grâce à la pression constante et patiente de nos armées. H part au moment où les désastres turcs, que le maintien du corps d'armée do SaJoniquo a rendu possibles, justifient sa politique orientale, au moment où la liaison entre les Alliés, fruit de sa patience et de sa souplesse, commence à donner tous ses résultats. Il part, entouré d'une immense popularité d'autant plus solide qu'elle est plus discrète. Que quelque mécompte, toujours possible, compromette la situation du Cabinet, il faudra bien qu'on - ait recours à lui, et, alors, il pourra poser ses conditions. Mais, en attendant., les affaires de la France?... Que pense-t-on du nouveau cabinet? 1 | A la Chambre, il a fait la meilleure ira- .. pression: la déclaration ministérielle, qui est d'excellente tenue, a été unanimement ap- ' prouvée. Quant au pays, il l'attend à l'oeuvre. Le nom de M. Ribot inspire confiance, on sait qu'il continuera la politique extérieure de M. Briand, et M. Painlevé, le Nouveau ministre de la gùerre, a la réputation d'urf homme actif, énergique et d'une intelligence pratique et précise. Au reste, le pays se désintéresse de plus en plus de la politique parlementaire. Il attend tout de ses armées, et la phrase de la déclaration ministérielle, où le nouveau gouvernement affirme très, nettement la nécessité de l'indépendance du haut commandement, a fait l'effet le plus heureux. Que lui importe quel sera le cabinet de la Vic-^Tejburvu que l'on ait la Victoire. De ' wutes £ajo$a, cette .victoire no géra cas l'oeuvre d'un parti, mais l'oeuvre de France tout entière, l'oeuvre des soldat l'oeuvre aussi des civils. Car dès le comme: cernent de la guerre, et sans qu'on ait < besoin d'avoir recours à ce régime de réqu sitions que le - gouvernement allemand applique avec tant de brutalité, les civils sont donnés tout entiers à l'oeuvre c guerre. Dans le rapport présenté au Sénat a nom de la Commission de l'organisatic économique sur la proposition de loi de Henri Béreryer instituant la mobilisatic civile, je trouve ce détail que l'on ne coi naît pas assez: sur plus de 2.000.000 de tr; vailleurs employés aux fabrications de guer] de la France, le nombre des civils non mob lisés, hommes et femmes, est de plus c 1.200.000, c'est-à-dire 60%. Et cependan la vie économique du pays n'a pas total ment fléchi. Quantité de professions et c métiers, qui, sans être absolument indispei sables au 6alut de la France, sont comm sa parure et sa grâce, n'ont pas abdique Plus clairement que toutes les déclaration; si éloquentes soient-elles, ces chiffres noi montrent que, quelles que soient les destru< tions ""commises par les Allemands, 1 France saura organiser l'après-guerre aus: énergiquement que la guerre. L. Dumont-Wilden. ■ 0ne nouvelle casserole L'honorable M. Camille jELuysmans s'es affublé d'un nom mérovingien pour m jouer un petit air de casserole dans so: ,,Socialiste Belge". Il s'est dit sans doute ,,Ce garçon a l'oreille délicate, ça l'embe tera". Ma foi, non, et si M. Camille 'Huyf mans, pardon. Clodomir, veut arriver à se fins il faudra qu'il trouve autre chose. Je me permets cependant de lui dire qu ce sera difficile. Je ne suis point de ceu: qui, placés dans la mêlée, so plaignent quan ils reçoivent des ccmps, même en dehors de règles du jeu. Je m'en amuse au contrair comme d'un désagrément qui arriverait i mon meilleur ami ! Pour le reste, quoi qu'i fasse, Clodomir, pardon, M. Camille Huys mans, sera toujours en dessous de oe que j-m'imagine qu'il aurait pu faire. H ne fau s'étonner que lorsqu'on se trouve devan un adversaire honnête et loyal, car alors o] doit se demander si ce n'est pas sa cause a1 lieu de la nôtre qui est la bonne. Saohon gré à M. Camille Huysmans de nous ôte: tout doute à ce suiet. C. B. ————— nmuX>-«HS-»-Or—■ 038 litige prisht d'exemple Tandis que des milliera de Belges tra vaillent dans les usines de munitions ave une ardeur toute patriotique, le sexe faibli veut, dé son coté, apporter sa contribution i la guerre et aider à procurer quelque bien être à ceux qui se battent pour nous dan: les tranchées. On nous signale un bel exemple d'activité donné par une de nos compatriotes, Mm< Schapmans, de la colonie belge d'Halifax qui quitta Malines le 21 octobre 1914 el occupa toutes^ les heures qu'elle passa fi: Angleterre, où elle est réfugiée- à travaille] pour les soldats. Les dames sauront mieux que nous ap. precier le travail de Mine Schapmans er apprenant que, chaque jour, elle apporta s t. paire de chaussettes à l'oeuvre créée par ls la reine Mary, qui, pour témoigner sa gratitude, a-dressa à notre compatriote un insigne ainsi qu'un superbe médaillon. Mme Schapmans, qui a atteint l'âge respectable de 72 ans, a confectionné jusqu'ici 300 paires de chaussettes, 100 paire* de mitaines, 20 écharpes, 20 ceintures, ce qui ne l'a pas.empêchée de travailler encore pour les soldats belges. Que les lignes qui précèdent inspirent et servent d'exemple aux désoeuvrées trouvant trop longues les heures de l'exil et qui pourraient trouver là un excellent remède à la naissante nostalgie! — ■HI'l'Jl»-» 0 ■ 7 .1 |»l Le premier „cliffoii dir papier'; C'est le ,,Rire aux Eclats", journal épisodi-quo de la vie du front, qui l'exhume avec à propos : „Appelé à monter sur le trône do nos ancêtres, j'ai pris en main lo gouvernement, en portant mes regards vers le Très-Haut, vers le Roi de tous les Rois, et j'ai fait à Dieu la promesse solennelle efêtre pour mon peuple, à l'exemple de mon père vénéré, un empereur juste et doux, de respecter mes serments et mes promesses, de pratiquer la pioté et la crainte de Dieu, de défendre la paix, de poursuivre 1e bien-être du pays, do porter secours aux pauvres et aux malheureux, d'êtro toujours un gardien fidèle do l'honneur et du droit." Guillaume II (Manifeste, 19 juin 1888). <3ï=— 19 y a un ah 1er avril 1916. Au Caucase les Russes occupent Mathabank (région de Mouch). Un Zeppelin tombe dans Vembouchure de la Tamisb. L'équÀpage est fait prisonnier. 2 avril 1916. Dans le ravin situé entre le fort de Douaumont et le village de Vaux le? Fran-çais repoussent umje violente attaque allemande* En Belgique. i- ?* Les déportations dans le le Luxembourg beSge u Des déportés belges échappés d'Allemagne n ont fait, devant les autorités ~ belges, les dépo-[# sitions ci-après: n „Au début d'e décembre 1916, il a été l- annoncé, au son de caisse, à X.... (village du Luxembourg belge), que tous les hommes de >e 17 à 55 ans devaient se trouver le 5 décembre, •_ à 11 heures du matin, au local du contrôle, à Florenville, munis d'un léger bagage, de 20 e marks et d'une quantité de nourriture suffi-'J> santé pour 24 heures? ceux qui n'obéiraient ï- pas à cet ordre seraient emmenés de force en e Allemagne. ,,200 hommes de X se rendirent au jour e dit, à Florenville, où il fut procédé par l'autorité allemande à un triage ; on ne put découvrir - suivant quel principe furent choisis les hom-_s mes déportés en Allemagne, car il 11e fut observé aucune distinction d'âge, d'aptitude " physique ou professionnelle,* de classe sociale, . etc. Cependant, ceux d'entre les Belges qui, :1 en Belgique, ont du travail commandé par. l'autorité occupante, n'ont pas été pris. ,,Tous les hommes de X..., désignés pour l'Allemagne, refusèrent de travailler. Comme - des déportés exprimaient aux soldats allemands l'indignation que leur causaient ces 3l mesures de déportations, on Imr répondit que * les Belges déportés auraient l'occasion de beau-coup mieux s'amuser en Allé nagne, où il y ' avait beaucoup do femmes pour eux (sic). 0 „Les hommes désignés furent conduits du 1 lieu de réunion à la gare entre une double : haie de fantassins et de cavaï ers (uhlans). .La foule des curieux fut brutalen ent repoussée par la soldatesque; aucun parent ne put dire g adieu aux déportés. Un jeune déporté, ne so tenant pas dans les rangs, fut frappé d'un B coup de crosse. Plusieurs accidents se produisirent dans la foule; c ^ ,,Le voyage se fit en train de Florenville à Munster, via Virton-Sterpenieh, Luxembourg, s Cologne et Gelsenkirchen ; on arriva à Munster 3 à 6 heures du soir; le voyage avait duré 28 heures. A Munster, les déportés, qui étaient; 1 au nombre de 500'environ, furent exposés pen* . dant une lieuse sur les quais de la gare et 5 montrés au public. De là, on les conduisit à k pied au camp de Munster-Lager entre une , double haie de soldats. Ils y arrivèrent à 8 7 heures du soir et reçurent une ration d'un ali-1 ment fort consommé en Allemagne depuis le 1 bloous et appelé ,,Rutabaga" (espèce de chou-3 rave) et des couvertures pour la nuit. Le 7, : ils passèrent aux bains, à la désinfection, à la visite médicale et à la vaccination. „Voici quel était le menu journalier des dé- • portés chins le camp : le matin, une tasse de café ; à midi, une ration de soupj^ ou de rutabaga ; le soir, un morceau de pain et une ration de rata. ,,Au camp de Munster-Lager, les déportés du Luxembourg rencontrèrent un grand nombre de déportés borains, principalement des Mon-tois, qui étaient là depuis six semaines et qui apprirent aux nouveaux venus quelle avait été leur odyssée : comme ils avaient unanimement refusé de travailler on les avait emmenés dans un „Straflager" ; ils restèrent pendant 42 jours dans ce camp de discipline où ils étaient em-! ployés à un travail de défrichement dans des marais; simplement vêtus d'un pantalon, d'une chemise et de sabots, ils devaient travailler par des froids excessivement rigoureux, sans recevoir de nourriture, toute une journée durant Un certain jour, se présenta un piquet de soldats avec une mitrailleuse qui fut braquée sur. les hommes; on leur demanda à nouveau s'ils voulaient travailler; réponse: non. A ce moment, on tire à la mitrailleuse chargée à blanc. Un autre jour, la même scène se renouvelle, mais au lieu d'une mitrailleuse c'est le cançn d'un fusil que les„6oldats allemands braquent sur la poitrine de ces malheureux; un autre jour, on les menace à la baïonnette. Une partie de ceux qui survécurent à ce régime furent renvoyés au camp de Munster ;;c'est sur ces entrefaites qu'arrivèrent les déportés luxembourgeois à qui le récit qui précède fut fait, non pas par une mais par des centaines de victimes. ,,Les témoins séjournèrent 8 jours à Munster-Lager; pendant ces 8 jours, onze Borains, parmi ceux revenus du Straflâger, succombèrent. L'un des témoins en vit ^expirer d'eux sous ses yeux en un seul jour. En règle générale, ces hommes étaient dans la force de l'âjge et, avant d'avoir été soumis à ces traitements, d'une constitution robuste. Les survivants, à la suite des traitements subis, sont dans un état d'anémie extrême et ont la démarche et l'aspect de vieillards. ,,Da-ns le camp de Munster est établi un bureau d'embauchage oonti&ruieHement visité par des employeurs venus des villes voisines. C'est à'ce bureau que doivent se rendre ceux qui ,,volontairement" acceptent le travail. On devine ce que peut être la volonté des hommes qui ont passé par les traitements exposés ci-dessus. ,,Les témoins, après huit jours de séjour dans le camp, acceptèrent le travail et furent envoyés à lo fabrique de munitions ,,Nannes-sumann's Kohrwerke", à Gelsenkirchen, aux conditions suivantes: salaire de 8 à 12 marks par jour; latitude de correspondre, avec la Belgique et de recevoir des colis à volonté ; promesse d'une permission de voyage en Belgique au bout de deux mois de travail et de rentrer définitivement après quatre mois; on assurait également aux engagés que le prix de pension était de 2 Mk 60 par jour. „Après trois jocurs de trava.il, les témoins s'aperçurent que leurs correspondances pour la Belgique n'étaient pas versées et que le prix minimum de la pension était de 3 Mk 25. j ,,Pendant lés six semaines de séjour qu'ils ! firent à Golsenkirdhen, l'administration de la fabrique leur versa à chacun La somme do 3 Mk 50; oblf se chargeait du payement de la pension.'i > A Bruxelles Les Allemands 6e plaignent du grand nom! de capitaines de Kopenick circulant dans ! rues de la capitale et qui, sous prétextre d'êt les mandataires de la Kommandantur, ext< quent de l'argent aux habitants. C- . ;-ei so tellement accoutumés à ces pn es al mands qu'ils ne s'imaginent pas un ' insta qu'un imposteur peut s'être présenté deva eux. Mais aussi les soldats uoehes o Réquisitionné" à leur façon, — ce qui f 1 que, devant des réclamations aussi noi breuses que véhémentes, les Boches supérieu essaient de couvrir les Boches inférieurs ■ rejetant la faute 6ur des Belges. On juge mieux du débat par ces quelques lignes d'a\ affiché sur les murs do la ville : „Dans ces derniers temps il est arrivé nouveau que des personnes, abusant de lVi forme allemand, sé sont fait passer comr mandataires do la Kommandantur et so parvenues, par des menaces ou des promesse à extorquer de l'argent à certains habitant Dernièrement encore, la police militaire arrêté plusieurs imposteurs qui avaient offe leurs bons offices dans la question de remise du cuivre et extorqué sous ce prétex de l'argent à leurs victimes. Le publio e instamment mis en garde contre ces escrocs est prié de s'adresser, en cas de doute, at postes compétents de la police militaire ail mande. Il ne saurait être assez recommandé ai habitants, en ce qui e>oncerne la remise ( cuivre, d'observer les instructions qui so: adressées à chaque chef de ménage, car pc sonne n'est autorisé à faire aux habitants d concessions qui s'écartent des dites instru tions. Dans cet ordre d'idées l'attention de population est instamment attirée sur le fa que seules les serrures et clinches des porte extérieures et intérieures, indispensables l'ouverture et à la fermetures des portes, soi dispensées de la remise. Toutes autres clinch et appliques, telles que fausses clinch e poignées, plaques de firmes ou plaques av< noms, plaques préservatrices, garnitures c boîtes aux lettres, en cuivre ou en laitoi doivent être remises." On ne se laisse pas prendre, on Belgiqu a ces histoires do brigands. Il y a eu d' brigands — cela n'est pas douteux —, ma c'étaient bel et bien des feldgrauen de l'arm< allemande. Comment, en effet, les Belges : procurerai en t-ils des uniformes allemands D'abord, il y a gros à parier ou'ils seraiei trahis tout de suite parce qu'iio ignorent 1< habitudes de l'armée allemande, et, en adme tant qu'ils possèdent la langue' barbare comn les Barbares eux-mêmes, on les reconnaîtra tout de suite à " ce qu'ils n'ont pas la têi carrée et le mufle rude, à quoi les Allemanc sont aisément reoonnaissables d'entre L peuples civilisés. Les fables cl% la Kommai dantur ne tieiAent pas debout. Il n'est pe sonno au monde qui s'étonnera d'apprend) que des Boches ont extorqué de l'argent au Belges. L'exemple est venu d'en haut. Qu d'étonnant à ce que les soldats de l'arme impériale usent du procédé qu'ils ont v appliquer par le gouverneur général lui-même L'amusant du petit avis reprexluit ci-dessi est qu'en cas de doute sur l'identité des so dats on est prié ele s'adresser aux policie; militaires boches ! Mais la plaisanterie est u peu lourde. Voyez-vous l'attitude du monsieur qui, pr de doute, irait se plaindre à la Kommai dantur où on lui démontrerait qu'il s'agit h et -bien d'un mandataire autorisé de l'arme allemande ?- Il serait renvoyé chez lui, avec ur forte amende à payer, — à moins qu'o l'enferme séance tenante dans un cachot. A relire l'avis en question on croit qu l'introduction cache simplement le désir c von Bissing de rappeler aux malheureux cai didats aux réquisitions que les objets d cuivre, sauf les serrures et les clinches de po: tes indispensables à l'ouverture et à la fc: meture, doivent être remis aux réquisitioi nours. C'est-à-dire que ceux-ci vont tout volt sous prétexte d'exécuter scrupuleusement 1 sonsigne. Les Belges savent, par expérienc< que l'honnêteté des Allemands rj'a pas d poiels. Ils ont payé pour le savoir. * * ■* Le Conseil communal de Laeken, réuni- ré cemment, a décidé de soumettre à l'exame: des sections les propositions d'applicatio: du barème des traitements du personne communal, ainsi que des demandes du pei sonnel pour l'obtention d'indemnités à caus do la cherté de la vie. Sur la proposition d" Collège le Conseil a porté à 150,000 fi l'avance des fonds pour l'approvisionnemen des magasins communaux. 'D'autre part, le Conseil communal a dé cidé, concernant les chômeurs, de suivre 1 système pratiqué à Molenbeek, c'est-à-dir d'accorder aux ménages des chômeurs un indemnité supplémentaire de 1 franc pa quinzaine pour chaque enfant en dessous d - 6 ans, 2 franejs pour les enfants de 6 à 1 ans, et 3 francs pour ceux de 12 à 16 ans Enfin, on a voté une taxe annuelle de 10 francs sur les appareils automatiques à/mu sique existant dans les établissements pu blics de moins de 30 mètres carrés et de 20' francs sur ceux de plus de 30 mètres carrés * * * L'édilité schaerbeekoise avait eu l'excellent idée d'installer un atelier de cordonnerie dan une dépendant de la maison communale. Mal heureusement cet organisme nouveau, appelé rendre de grands services en fournissant au plu bas prix des chaussures en excellent cuir, a d cesser de fonctionner, par suite du manque d matières premières. * * * Les travaux de réfection du plancher la Poste Centrale ont commencé. Ils doiven être terminés en quatre jours, sans que le locaux soient fermés. On Remplacera le pa vement de bois par un pavement de cérami sue, en dalles d'usine a© couleurs claires. On annonce la mort de M. Auguste Del court, chef de division pensionné au ministèri des chemins de fer. * * * Le Comité de ravitaillement est inondé di lettres anonymes dénonçant toutes sorte; d'abus. Pour éviter la peine que se donnent cei correspondants occasionnels, le comité fai 10 savoir qu'il ne sera tenu auoun compte de es écrits anonymes. Voilà qui est parfait. Mai: toute dénoneriation signée sera prise en consi dération, le nombre des fraudeurs ayant consi e_ dérablement augmenté et le comité étant obli gé do faire lui-même la police. Qt * * * ut M. Brand Whitlock, ministre des Etats-it Unis à Bruxelles, quittera prochainement "la n~ capitale avec le personnel de la légation. I ^ se rendre en Suisse d'où il rallier^ Le Ha-vre. Les Américains du ,,Relief Fund' js partiront aussi. Leurs remplaçants soni déjà arrivés. Ce sont des Hollandais, des à Espagnols, des Scandinaves. Nous leur sou-•i- liaitexns la bienvenue. Les Américains qui ^ nous quittent ont pu se convaincre de la a détresse de la population belge, des priva-s' tions auxquelles elle est astreinte, du trai-à texmcnt injuste et immérité que lui inflige rt l'AHlomagne, mais aussi de son courage et la >de l'ardeur de son patriotisme. Le départ te des Américains sera l'occasion pour les Belges de prouver leur gratitude. Les délé-gués du Relief Fund seront reçus, avant leui e_ départ, par les administrations communales des endroits où ils siégèrent, qui les lx remercieront du magnifique travail, si diffi-Lu cite, accompli pendant de longs mois, it K A Lîége Les jeux de hasard n'ont pas cessé du fait . de la guerre. La police liégeoise, réeïemment en-core, a fait une descente qui a eîonné d'heureux 1 résultats. CJent vingt individus qui jouaient aux quilles pour de l'argent ont vu leurs en-? jeux saisis. Wt procès-verbal a été dressé à ^ ces enragés joueurs. Oans Ses Plaï-acSres le La première année de la guerre, les feldgrauen jouissaient encore de quelques loisirs. 3, Op. les obligeait à cultiver le sol flamand :? pour se reposer des fatigues de la vie dans Js les tranchées et c'e3t ainsi qu'on les vit ; moissonner à Moorslede, West-Roosebeske, 'p Staden, Poelscapelle, Langemarck, etc. A it présent, ce sont des femmçs et des fillettes îs belges, venues de Roulers, Comines, Thou-t- rout, qui sont astreintes à ce travail. Tout |° cela pour le roi de Prusse ou, pour mieux lfc dire, pour les soldats de celui-ci! Notons ^ que Rocsebeke et Langemarck sont dans le jg champ de tir des alliés et que ces nialheu-reuses sont exposées à être tuées par des > obus belges ou anglais. Les hommes, eux, e travaillent derrière les tranchées et nom-x bre d'entre eux reviennent blessés griève-n m'ent. N'avons-nous pas lu dans les com-e muniqués que Wijtschaete, près d'Ypres, p avait été bombardé ? Or, à cet endroit tra-[3 Vaillent des habitants de Comines et de [. Werviexi- •s Les malheureux ne peuvent rentrer chez n eux que deux fois par mois, les femmes et les fillettes tous les soirs. Pour leurs tra-s vaux militaires les Boches obligent des q Belges de quinze à seize ans à travailler. G C'est ainsi qu'ils prouvent leur amour pour e la Flandre. u * * * On nous demande quelques notes biogra-c phiques sur -trois des sept Judas qui se sont e rendus à Berlin. C'est assez difficile, ces l" messieurs — comme les peuples heureux — f_ n'ayant pas d'histoire. On leur en créera après la ' guerre, sans doute aucun, mais, L_ en attendant, ils n'en ont pas! •r Soyons impartial et bref: Pierre Tack a était professeur à l'Athénée royal d'Ixelles. ô On trouve son nom sur la couverture d'un e manuel flamand à l'usage de la jeunesse des écoles. Les Allemands le nommèrent professeur à l'Université de Gand, puis directeur-général au ministère des sciences et des 1 arts. Ascension rapide d'un rien du tout. ^ Vernieuve, lui, était et est encore directeur général au ministère de l'agriculture. Il avait occupé cette haute fonction sous le 3 gouvernement belge. On a beau prétendre, 1 depuis- son voyage à Berlin, que c'est un ' (îrétin parfait, il n'en reste pas moins vrai qu'il exerçait des fonctions délicates en Belgique avant la guerre. Nous ne nous insurgeons nullement contre l'appellation 3 de crétin. Il la porte très bien et la supporte 5 très mal. Mais la guerre aura eu ceci de bon de nous montrer que nos ministères ont be-r soin d'un vacuum cleaner général. Ver-î nieuvre était arrivé, grâce à la politique, à grimper au fauteuil directorial. Bonne si- * nation, bien payée. Il reçut les ordres de Léopold et de la Couronne qui lui ont été enlevés il y a quelques semaines. C'était ce ~ qu'on est convenu d'appeler ,,un monsieur". Quant au Van den Broeck, c'est le proto-' type des nullités. Docteur en droit qui réussit ses examens on ne sait à la suite de quelles heureuses circonstances, il est connu au barreau d'Anvers comme un parfait im-j bécile. Son père est propriétaire de la dro-3 guerie ,,ïn den Gaper" du rempart St.-Ca-î therine. Il eût mieux fait d'apprendre à 2 3on fils à vendre des éponges et du sel de soude.^-Le barreau n'y aurait rien perdu. * * * . On signale quo de longs trains, transportent des troncs d'arbres et des plandhes, circulent 3 i sur la ligne Anvers-Thielt. De forts détacihe- * monts du génie sont dirigés vers le front. ■ 1 Des groupes d'infanterie, composés d'hom-I mes solides â£és dâ 35 ans environ* circulent • le ^ long des routes. Tous les hommes vali i qui se trouvaient dans les provinces-frontic J sont remplacés par des personnes plus âge j Les plus jeunes ont été réunis et groupés Bruxelles,, voici huit jours. Des blessés arrivent à Gand, Lokeren f Nicolas, Anvers et dans quelques locaîit frontières importantes. i Au ILiirafoosarig Leg Allemands réquisitionnent la cuivr dans les églises. f Sous peu ils B'en iron, avea les objets du culte et il ne faudrai guère s'étonner qu'ils enlèvent les cloches, à 1» veille de Pâques, en disant aus popula-, tions qu'elles sont allées à Borne et n'en sont plus revenues. Nos ennemis sont capables de commettre tous les actes et de se servir de tous les mensonges pour se couvrir. —— • 5f>——"*■ lettre d'aa interné. Dieu merci ! toutes les consciences des soldats belges internés en Hollande n'étaient pas prêtes à subir les effets de certaines pre>-pagandes dissolvantes, compromettant le socialisme autant que la cause belge. Je suis heureux de constater que de braves ouvriers wallons de ma connaissance tiennent aussi ferme qu'au premier jour, malgré la rigueur d'un exil terriblement long et la monotonie d'une vie limitée aux tristes horizons d'un e^imp au milieu des bruyères où le vent du Zuiderzee souffle en rafale. Tous les ouvriers socialistes belges ne sont pas prêts à donner le baiser Lamourette aux misérables Be>ches qui ont trahi cette Internationale où d'aucuns voudraient encore leur laisser jouer un rôle. On en jugera par le texte de cette lettre parue dans la revue pacifiste française La Faix par le Droit (numéro du 10-25 avril 1916). L. P. Nous avons reçu d'un soldat belge interné en Hollande, dit la revue en question, la vigoureuse lettre suivante que nous avons grand plaisir à publier intégralement: Monsieur, J'ai eu le plaisir de connaître votre feadresse par deux numéros de votre revue, que j'ai reçus par un ami. Permettez-moi, Monsieur le Directeur, de venir solliciter I ele faire paraître dans votre revue cette : fière réponse au sujet de l'Internationale | ouvrière. En premier lieu, je rends un écla-; tant hommage aux intellectuels pour leur I dévouement à la paix; c'est mon devoir de | soldat; j'ai pris connaissance de cette lec-; ture; je ne suis pas poète, ni écrivain, j moins encore philosophe, mais bien ouvrier, I et "je trouve que les grands hommes instruits j parlent beaucemp pour savoir les pensées I du peuple, principalement du pauvre peuple belge qui a été assassiné. Je dois vous dire que je fais cette fière réponse au nom de 500 Borains internés et réfugiés en Hol-I lande; et c'est ce mandat que le peuple bo-i rain entend présenter après la guerre, pour , la réconciliation: j , lo. Nous serions des lâches de discuter maintenant; le sang de nos frères, de nos i chers Parents, de nos femmes et de nos en- ' ! fants est encore trop chaud pour discuter | avec les criminels allemands qui ont souillé notre sol par des débris humains. Ce n'est pas le moment de discuter maintenant avec des chiens enragés, il faut les abattre. Tant que notre petite Belgique n'est pas déblayée de ces hordes sanguinaires le peuple belge ne discute pas. Nous autres, Belges, nous ne sommes pas soumis et nous ne le serons jamais, comme le peuple allemand qui plie se?Us la botte; nous combattons pour notre indépendance, nous voulons une paix durable. Nous combattons pour notre elroit à l'existence, nous voulons encore une culture plus humaine, vers l'aube de la fraternité, par l'écrasement des barbares allemands, par l'écrasement du militarisme prussien, pour le bien-être de l'humanité. 2o. Nous serons.victorieux, j'ai cette certitude, et, après la guerre, après cette boucherie de chair humaine, l'heure de la réconciliation des peuples sonnera, entre les peuples français, anglais, belge, russe, italien. 3o. Les peuples de l'univers laisseront l'honneur au peuple belge de parler le premier, et voici ce que dira le peuple belge à propos de la réconciliation avec le peuple allemand: ,,Frères allemands, avant de nous donner une main fraternelle, sachez que nos oppresseurs sont les vôtres; avant d'avoir la main du peuple belge, il faut, pour le bien-êtro de l'Internationale ouvrière, pour un monde plus pur, plus humain, exclure de votre parti socialiste républioain tous les députés socialistes allemands qui ont voté les budgets de guerre pour nous massacrer et faire de rious tous de la chair à canera. Ils ce sont plus nos amis, ils ne sont plus vos défenseurs, ils sont des réactionnaires, des militaristes, les valets du kaiser, les défenseurs de la culture criminelle. Chassez avec nous les. faux frères et plantons devant le militarisme lo Drapeau rouge, drapeau de la démocratie, le drapeau de la fraternité, le drapeau de la sainte humanité. Vive Emile Vandervelde! Vive Jaurès, vive Liebknecht, vive l'Internationale ouvrière.Ch. Druart, interné an camo d'IIarderwiik.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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