L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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03 november 1917
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s.n. 1917, 03 November. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 18 augustus 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/hd7np1xm70/
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4eme Année NpriîOB g cents samedi 3 n<wem-»re 1917 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. .tournai quotidien «Su matin paraissant en Hollande Beige est notre nom de Fàmille. Toutes les lettres doivent être adressées «ti | bureau de rédaction : N- VOORBLIHGWAL 334-240, j AMSTERDAM. Téléphones; 2797 et 37*7.^. [ Rédacteur en Cheî: Gustave Jaspaers. ,,A Charles Bernard, Louis Piérard. 1 Comité de Rrtdaction.i Mené Cliatr«_^rj^__^rBiiSle f Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger il. 2.00 Par mois, rour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fi. 0.y5 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réoiames: 30 cents la llgfie. Aller ti plos pressé Ce ne sont pas les discours qui déterminent les conditions de paix du moment, oe sont les événements militaires. La semaine dernière l'Autriche eût volontiers cédé quelques cantons frontières dans le» Trentin et sur risomao et fait d'importantes concessions aux Balkans p"»jir faire la paix avec l'Italie. Depuis, par le défaut de ténacité de quelques divisions italiennes qui ont entraîné dans leur repli toute l'armée, les Autrichiens, conduits par les Allemands, ont pu reparaître dans cette plaine de la Vénétie d'où ils avaient été honteusement chassés en 1866. Il s'agit- bien de concessions à l'Italie à présent! Tous les journaux de Vienne parlent de châtiment, de revanche et de dédommagements, et, brochant sur le tout, le comte de Reventlow demande froidement la restauration du régime que-décrit Stendhal! dans la „Chartreuse de Panne". La liberté italienne est menacée, la patrie italienne est en danger. L'oeuvre de Victor Emmanuel et de Cavour, cimentée sur les victoires que les soldats de France et '-'de Piémont remportèrent quasi sur les lieux mêmes des funestes revers d'aujourd'hui, paraît compromise et chancelante. Le sinistre oiseau de proie, déjà à moitié étranglé dans l'étau où le serraient les armées alliées, a réussi à se dégager. De nouveau il fond 3ur ses victimes dans l'ivresse des premiers triomphes. Il boit du sang et, le oerveau aveuglé par un voile de sang, il ne raisonne plus. Est-ce un hasard fortuit qui fait coïn-àder la nomination du vieux von Hertling au poste de chancelier de l'empire avec la victoire allemande du Tagliamento ? Il nous est assez indifférent que l'avènement au pouvoir de ce centriste réactionnaire constitue un défi à l'opinion démocratique en Allemagne; ce sera l'affaire des progressistes et des socialistes allemands. Par contre il nous intéresse de savoir que ce M. von Hertling est un partisan de la real politik dans toute l'acception brutale du mot. Pour iui la défaite italienne ne crée pae seulement un fait nouveau dans la solution du conflit entre Vienne et Rome, mais elle détermine également le statut futur des Balkans, de la Pologne, de l'Alsace-Lorraine et de la Belgique. Provisoirement, car hâtons-nous d'appuyer sur ce ,,provisoirement", la bataille du Tagliamento met à néant ce que les Français et les Anglais ont conquis à Ypres et à Verdun. Un pour tous, tous pour un. N'oublions pas que c'est pour un idéal de droit et de justice, c'est-à-dire pour nous-mêmes, que l'Italie, portée tout naturellement par ses traditions glorieuses, s'est jetée dans la grande guerre. Elle pouvait, en se contentant de garder une attitude expoctante, 3'assurer des avantages que la victoire même i© m donnera jamais. Aujourd'hui non lentement elle perd ce qu'elle avait espéré gagner, mais' encore elle risque de perdre ;out ce qu'elle avait. C'est le moment pour ious, pour les alliés, de payer à l'Italie une lette sacrée. Il faut que l'Entente, dans un îursaut brusque de toutes ses énergies et de outes ses forces, veille au salut de l'allié nenacé. D'ailleurs la raison commande ici •o que le devoir ordonné, puisque le 6alut de 'Italie est une des conditions du salut com-nun.Quand, après que les Serbes eussent bat-u Potiorek et ses Autrichiens, la malheu-•euse Serbie fut assassinée par la trahison le Ferdinand le-Bulgare, les Français allè-•ent à Salonique, malgré la distance, malgré a difficulté des communications, malgré le langer, parce qu'ils sentaient qu'ils devaient y aller. Ils arrivèrent trop tard, ïarce qu'il leur fut matériellement imposable d'arriver à temps, pour empêcher la Serbie d'être piétinée. Ils arrivèrent cependant encore assez tôt pour préparer les revanches futures. Depuis, l'armée serbe, victorieuse sur la Tscherna, affirme à la face du monde l'existence d'une Serbie qui ne veut pas périr, tandis que .la Grèce, dégagée lu filet d'intrigues de Constantin, est retournée à ses traditions. Après que la Roumanie, croyant pouvoir ïompter sur les armées victorieuses de Broussilcxf, eût jeté le gant à-l'Autriche, ious éprouvâmes la déception la plus cruelle jeu nous réserva la guerre. Les divisions de rscherbatjef n'apparurent sur l'Argès que juand les dés étaient définitivement tombés lu mauvais coté. On sait pourquoi et l'on connaît la trahison du gouvernement tsa-iste que même la pire démagogie des So-idets ne saurait nous faire oublier. Ainsi, à ieux reprises, par suite des circonstances géographiques ou par suite d'une négligence >r©méditée, les . alliés ne purent réaliser >ette unité de front qui seule peut assurer e succès de nos armes. Mais il n'en sera pae le même une troisième fois. # Sans doute le coup qui frappe l'Italie, sur 'Isonzo d'abord, su? le Tagliamento ensuite, ist aussi imprévu que terrible. La situation, 1 y a huit jours, était? telle, que la France -t l'Angleterre, coordonnant tout leur ef-ort sur les fronts du Nord t de l'Ouest, ne >ouvaient songer à crier des armées de ré-èrve pour aller au secours de Cadorna qui >rétendait, par ses propres moyens, parer à oute éventualité. Pourtant, et c'est ici que 'affirmera une fois de plus la force et le jénie d'improvisation de la France, nous ommes certains que, sans affaiblir d'un loanane les armées qui contiennent le boche ur FYser, sur l'Aisne et à Verdun, l'Etat-tfajor français saura trouver les armées de ecours qui prêteront à Cadorna l'appui lont il a besoin pour reprendre l'offensive, lia Grande-Bretagne ne restera pas en irrière et, tout en poursuivant son «effort à iTpres, ses divisions se joindront au coups ïxpéditionnaire français.. Déjà les plane de 1 'intervention militaire ont été arrêtés dans les conseils de l'Entente et se trouvent en voie d'exécution. Pour le reste la présence de secours franco-anglais dans le nord de l'Italie ne nous sera révélée officiellement qu'après le premier contact avec 1 ^ennemi. Ainsi, grâce à l'esprit d'union qui. anime les pays de l'Entente, le nouveau succès de l'Allemagne est condamné à demeurer stérile. La France et la Grande-Bretagne prêteront à l'Italie le bouclier derrière lequel , elle pourra reformer ses armées et forger les armes de la victoire. Et, puisque les alliés de l'Italie- comprennent leur devoir dans le sens le plus absolu, l'Italie saura aussi comprendre le sien. Qu'on y songe. Ce pays de près de quarante millions d'habitants n'a pas encore appelé sous les armes la moitié' de tous les citoyens valides. Il ne . peut pas exiger de la France, o$ tous les hommes'de 18 à 48 ans portent le f lingot, qu'elle s'immole pour lui. Au sacrifice de l'une doivent correspondre les sacrifices de l'autre. Et ainsi le résultat de l'offensive austro-allemande n'aura été que de dresser ; contre l'Austro-Allemagne un pays tout à fait armé au lieu d'un pays qui ne l'était, -qu'à moitié. Ncs ennemis se ré jouissent d'avoir capturé près de 200.000 prisonniers. . Ils seront remplacés par deux millions de recrues nouvelles qui sauront bien venger leurs , aînés. Il appartient aux alliés d'aller au plus { pressé et de mettre l'Italie en mesure de , fournir la totalité de son effort. Gharics Bernard. < Les f rsntiss io la paix ; M. Clemenceau (,,l'Homme Enchaîné") parie de la dernière séance de la Chambre', et des buts de guerre, à propos du discours i de M. Moutet. * Personne ne nous a demandé nos ,,buts ; de guerre" en 1914, et nos mobilisés auraient répondu par un haussement d'épaules à qui eut prétendu leur faire passer, sur la matiere, un futile examen. Leur but était de défendre la patrie, et cela leur paraissait suffisant. Comment le but, depuis ce temps, aurait-il pu changer? ...Et puisque c'est à quoi*1103 soldats sont présentement occupés, ce ne peut être une faute de vouloir, avant tout, les aider. C'est le but immédiat de tout gouvernement, je suppose, ©t il ne doit pas être très aisé de 1'attefndre, puisque, depuis trois ans, nous en sommes à fêter l'arrivée de nos grands poilus à huit kilomètres de Laon. Nous sommes donc loin encore d'avoir achevé notre tâche, et ceux qui demandent ,,un gouvernement de guerre", s'ils acceptent vraiment les conditions d\,un gouvernement- de guerre", invitent à un assez bel effort tout £ ce que nous avons d'énergies. Le reste est ] d'une métaphysique sociale dont je ne veux ] pas médire, paroe que des parties pourront J s'en réaliser, mais qui présente le grave j défaut de nous faire perdre de vue l'action < d ' au jourd ' hui. < ... N'oublions pas que ce sont les AJle- < mands qui,nous ont demandé nos buts de ] guerre. Et nous les leur avons fait comnaî-tre. PoUr ce qui' est des leurs, ils ne nous j les ont pas révélés. Que peut-on nous de- i mander de plus? < Nous voulons tous une paix durable; t voilà un but de guerre nettement défini. j Eh bien ! au premier jour de la paix, nous -j trouverons-nous en face de Guillaume II ] ou de la Socialdemokratie ? Introduire en | e pompe Guillaume II dans la ,,Société des £ nations", comme le loup dans la bergerie, en le baptisant mouton, quand tout le mon-de sait qu'il est loup, j'avoue très humble- 1 inemt que je ne pourrais m'y résoudre, f aussi bien par amour d'une paix durable ( que dans l'intérêt — égoïste, si vous voulez, j — de mon pays. Et pour la Soaialdemokra- ■{ tie du kaiser, sa servile complice, qui a lo> <■ cynisme de vouloir légitimer aujourd'hui le c rapt de l'Alsace-Lorraine, qu'elle nous dise en quoi ses titres à notre confiance sont > supérieurs à ceux de son maître. 'Combien se £ lèveront dans la Chambre française pour j répondre de la Sozialdemokratie ? ( De là l'idée des ,,garanties", à laquelle nos socialistes eux-mêmes ne peuvent, pas. ] fermer l'oreille. Que seront ces garanties? , La discussion en pourrait demander des . séances. Sérieusement, est-ce donc là la ^ question d'aujourd'hui, dans 'la France dont les champs sont labourés du canon? ^ D'abord, chassons l'ennemi: . ...Boutons l'étranger hors de France, et puis, quand nous aurons vaincu la bête, tâchons honnêtement, pour avoir une paix ' .durable, de ne pas lui laisser le moyen de : recommencer. Que nos moyens doivent être de droit, cela c'est entendu. Nous corn- ^ battons pour le droit de tous. Nous ne " serons pas indignes de notre victoire. Mais j nous ne voulons pas que nos enfants voient se lever contre eux une nouvelle génération j de forbans pour l'anéantir. Nous sommes en guerre. E t même, les Al- ^ lemands sont à Saint-Quentin. ^ -ma». t < H y a un an ; S novembre 1916: Les Français repren- ^ nent le fort de Vaux et 'prennent pied sur la cote qui commande le village. 1 Les Britanniques enlèvent une tranchée 2 allemande à l'est de Gueudecourt. -, Les Italiens battent les Autrichiens à l'est c du mont Perinlca, s'approchent de Castagne- ] vizza et font 8J/.98 prisonniers. 1 En Macédoine, les Britanniques prennent J d'assaut le village cP Alitza, sur la S trou ma. ' En Grèce les troupes vcmzélistes occupent Ekaterinî. ( Les Roumains enlèvent les monts Siriul J i €t Taturtemio. (Buzen)* En Belgique. Bombardement d'Anvers. Le ,,Nieuwsblad van Antwerpen" publie quelques détails sur le bombardement de la métropole belge. ,,Les rues les plus gravement atteintes-sont situées aux environs du Dam : rue de la Meuse, rue d'Eeckeren et le Vaardijk-3ud( ?) où quelques maisons ont été détruises.Près de la place St. Paul : Crauwelengarig, r.ue des Vieillards, longue rue Chapelle des Bateliers (dont presque toutes les maisons >nt été atteintes), Canal St. Pierre. C'est lans ce quartier que le plus grand nombre le victimes sont tombées. Dans là 6e sec-ion : rue de la Pelle, rue de la Charrue, rue iu Pélican et rue du Jardinier. Dans le quartier Sud : rue Bréderode, rue Joseph Lies, rue Montigny, Avenue du Sud, rue Cuylits, rue du Siège. Rue Joseph Oies une, dizaine de maisons ont été complètement détruites. L'Aquarium du Jardin Zoologique a été i|issi atteint. Le but des aviateurs semble, avoir été la Station du Sud, la Gare Centrale et le *éseau de voies ferrées pour trains de marchandises situé entre l'Entrepôt et la Gare lu Dam. La Gare du Sud fut l'objsotif principal de 'attaque, étant donné qu'elle est reliée à la 3-are Centrale, à Boom, Vieux-Dieu et Haines et qu'elle se trouve en communication ivec Lierre, Bruxelles et Gand. Une quarantaine d'obus ont été lancés sur la ville. Les dégâts matériels sont énor-nes. On a relevé 45 morts et environ 126 >lessés." L'opinion publique croit de plus en plus î, un, bombardement allemand. Il est assez mrieux, en effet, que les communiqués illiés, — français ou anglais, — qui font oujours mention des raids aériens sur le >erritoire occupé de Belgique, n'ont pas encore parlé d'une attaque sur Anvers. Il n'y lurait rien d'étonnant à ce que ce bornbar-lement eût été truqué et opéré, comme des émoins le prétendent, par quatre appareils allemands. "^La constatation est aussi curieuse le ces avions qui commencèrent leur attaque t, neuf heures du soir pour ne la terminer {u'à onze, avec des périodes de calme, enant donc l'air — avec le trajet d'aller et le retour vers leur peint de départ — du-■ant environ trois heures. Enfin, il n'y lurait rien de surprenant à ce nue les Allemande aient organisé ce raid, puisqu'il y eut 111 précédent à Gand voici quelques, mois à )©ine. D'accord, bien .entendu, avec les traî--res belges au service de la propagande alle-nande qui ont aussitôt écrit des articles eandaleux. Bien qu'il nous répugne de les eproduire, nous voulons cependant traduire 'un d'eux afin que les rares Belges qui dé-endent les aktivistes puissent mesurer la >rofondeur do la vilénie de ceux-ci. L'arti-de que noua visons a paru dans les ,,Vlaam-che Nieuws"'sous la-signature du profes-eur au Conservatoire Royal flamand Raphaël Verhulst: ,,Lorsque l'ennemi bombardait la ville ce ut un événement terrible, mais on subit tfors au moins la loi cruelle de la guerre. De [uels mots qualifierons-nous et stigma-iserons-nous l'acte des alliés qui, d'une nanière effroyable, viennent éprouver la po-rala-ticn qui a tout supporté pour l'Entente? )e quelle folie les alliés ont-ils été aisis pour venir assassiner Anvers, après ,voir semé de bombes les villes des Flandres ? C'est l'oeuvre d'êtres inhumains qui' uent pour tûer, amis ou ennemis; c'est 'oeuvre d'insensés qui sent aveuglés par la olie sanguinaire. C'est, sans but, un travail ynique d'assassinat. Les patriotards, qui usqu'ioi,, en gros et en détail, approuvent out ce que l'Entente fait de la Belgique-t des Belges, seront gênés devant cette a-tta-[ue bestiale, comme le peuple l'appelle." Nous ne continuerons pas plus longtemps , reproduire les divagations du poète flamingant. On croirait lire un extrait de la ,,Kol-dscihe Zeitung". Tous les lieux communs léfilent sur le papier du professeur-ivrogne. ,L© sang répandu retombera sur ceux qui 'ont versé". De tels crimes portent leurs >eines en soi, et l'appel au Roi de ce renégat, de ce méprisable individu qui accepta de rahir le pays et l'armée belge pour de l'argent, serait grotesque si le moment n'était ,ussi pénible. L'Aktiviste Emmanuel de Bom profite ,ussi de la circonstance pour envoyer au ,Nieuwe Rotterdamsche Courant" un paner ni chèvre ni chou, moitié chair, moitié )oisson, assez perfide en somme, au sujet de ,l'amicale visite de dimariche soir" et qui e termine comme suit : ,, Ainsi Anvers a de i ou veau éprouvé qu'on ne l'oubliait pas. vîais nous, oublierons-nous?" Tous les propagandistes à la solde de la :ommandantur, des Groeninger Wachten, [e Hou en Trou et autres sous Raad van Tlaanderen se répandent en malédictions ■ :ontre l'Entente. Le jeu des ennemis de no-re éaùse est facile, trop facile même. C'est e qu'un de nos correspondante nous écrit -ujourd'hui même, en insistant particulière-nent sur le fait qu'on a la conviction, à An-ers, que le bombardement — dégâts et vic-imes — est l'oeuvre de l'Allemagne. On yrétend même, de source bien informée, [u'à aucun moment les canons anti-aériens le sont entrés en action. Une personne qui ient de passer la frontière — sans deman-ler l'autorisation à la kommanda-ntur — >rétend avoir vu les avions boches prendre e départ, alors qu'aucun appareil allié ne urvolait la ville. Or, quelques minutes près, à 8J précises (heure belge), la première bombe éclatait. Parmi les morts on cite M. Timmermans. >ntrepreneur des pompes funèbres, et sa illé, .Noua n'avons pas encore reçu d-autres } communications concernant les noms des vic-i times. Nous les publierons aussitôt qu'ils nous parviendront. « Une rectification s'impose à propos dos i bombes jetées sur le Jardin Zoologique. Il en est tomibé quatre et non quinze comme il a été dit par erreur, La rue Jcsôph Lies a été la plus éprouvée. * * * Au moment où la première bonibe éclata sur | le Jardin Zoologique une séance de cinémato-; graphie se déroulait dans la grande salle des iêtes. La foule so précipita^ en désordre, au dehors. Toutes les vitres étaient brisées, mais il n'y eut pas d'accidents graves do personnes, à part quelques contusionnés. Toutes les vitres do la Garo Centrale ont volé en éclats. A Bruxelles Nous apprenons la mort de M. Alphonse I-Iuisman, décédé à Bruxelles, le 20 septembre, dans sa 87e année. M. Huisman avait occupé une place en vue dans le haut commerce anversois, et sa situation dans le monde des affaires lui valut la croix de chevalier de l'Ordre de Léopold. Il était le père de M. Huisman Van den Nest, conseiller communal de Bruxelles, et de M. Michel Huisman, directeur au ministère .des Affaires Etrangères, qui accompagna le gouvernement dès son départ de Bruxelles. * * * Les expositions d'art- continuent de s'ouvrir comme si la guerre n'ensanglantait pas le monde. Le salon annuel d'estampes a fait récemment une ouverture très remarquée. Il est heureux que nos artistes pouP suivent avec ardeur leur travail. Nous as^îstcns tous les jours à d'heureux débuts. Notre école de peinture et de sculpture manifeste une belle vitalité. * * * La dernière séance du Conseil communal de St. Gilles a fait salle comble. Au dehors même se pressait une foule bruyante d'employés communaux venus aux nouvelles. Car on devait ce même soir voter là surélévation de leurs traitements. Elle est votée d'ailleurs, mais la révision des barèmes -fera l'objet d'études sérieuses et elle viendra en discussion sitôt la guerre terminée. Le subside demandé par le Conseil de fabrique de l'église de St. Gilles avait^ été rejeté. .Or, usant de son droit, la dépu-tation permanente l'inscrit d|office. Enfin, on vote un emprunt de trois millions de francs, pour faire face aux dépenses extraordinaires, et l'on souscrit 340.000 francs d'augmentation de capital pour F oeuvre des Restaurants bruxellois. A Pour chaque hectare, planté de pommes de terre les communes^désignées doivent livrer à la Ville de Gand-9,500 kilos do tubercules au prix de 12 francs les 100 kilos, co qui revient, avec les frais accessoires, a 15 francs. Cependant, pour encourager les cultivateurs, on a inauscuro un système do primes. S'ils livrent 10,000 kilos par hectare, le prix est majoré d'une prime de 4 francs par 100 kilos ; pour 11.000 kilos, un© prime de 5 francs; poi.r ]2,QOO kilos, une primé de 6 francs. Au cas où la fourniture surpasserait 12,000 kilos par hectare, une prime extraordinaire serait encore acquis^. Lo magasin communal a réalisé, au cours de l'année qui "vient do finir, lo joli bénéfice d'un demi-million do francs. La vente de sucre seul aurait produit, dit-on, un "bénéfice de plus de cent mille francs. Ceci d'ailleurs n'est pas pour étonner,' vu quo le sucre, acheté à 82 centimes, est débité à fr. 2.20. Il est vrai quo le demi-million constitue un bénéfice brut et' non un bénéfice net, qu'il faut en défalquer les appointements du personnel et les fraisf, mais il restera néanmoins un joli pécule, et l'on se demande si dans ces conditions le prix de vente do nombre d'articles ne pourrait pas être abaissé, la réalisation do bénéfices n'étant pas pour uno régie de guerre uno condition essentielle. A M sa raii ss 2* Le Conseil communal do Namur s'est réuni en séance publique pour la seconde fois depuis les premiers événements. La question principale de l'ordre du jour était le renouvellement du contrat à intervenir entre la Villo et l'oeuvre de la Soupe. Lo rapport do M. Ron-vaux et de la commission concluait au renouvellement do l'ancien contrat avec adjonction d'une clause nommant trois membres du Conseil communal au sein du comité de la soupe do façon à pouvoir en surveiller la gestion. L'administration communale a contracté un emprunt* de quatre millions do francs. A Spa ' Quand la guerre survint une jeune artiste lyrique française, Mlle Alice Marsa, se trouvait en représentations à Spa. Elle eut tout juste le temps de rentrer en France, abandonnant la dizaine de malles contenant ses costumes de théâtre. Alphonse XIII, sollicité, voulut bien s'entremettre. H obtint — après bien des démarches — que de Spa les malles revinssent à Bruxelles. Là, huit mois durant, von Bissing s'opposa à leur départ. Enfin, les malles partirent. De Bruxelles, pour a ni ver à la frontière française, ces bagages ■ voyagèrent plus d'une demi-année. Mais ce n'était pa6 tout que d'avoir triomphé de von Bissing. La douane veillait et il fallut encore qu'Alphonse XIÎE certifiât que la cantatrice n'était ni ennemie, ni en suspicion de commerce avec l'ennemi pour qu'enfin les malles revinssent définitivtment à Asnières, où depuis trente-huit mois les attendait leur propriétaire L© 1199m® Jour de la guerre Lipertne li siiceès Irifaiip es Palestine Nos alliés foui 1800 prisonniers, s emparent de 9 canons et déjouent complètement les projets allemands dans cette contrée. Violentes actions d'artillerie à l'Ouest. La situation sur las autres fronts. Sur le front occidental. | Combats d'artillerïo sur le front français. (Communiqué officiel) PARIS, 1 novembre. (Reuter.) A part des actions d'artillerie sur plusieurs points | il n'y a rien à signaler. Des avions ennemis lancèrent des bombes j sur Dunkerqu© et Calais où 4e légers dégâts j furent causés. On ne signal© pas de vie- ' times. Bombardements réciproques en Flandre, ( Communiqué officiel.j LONDRES, 1 novembre. (Reuter.) Aujourd'hui l'artillerie ennemie s© montra par- | ticu.Iïeremcnt active au nord et à l'est j d'Ypres. L'artillerie anglaise dirigea un feu concentré sur les positions ennemies dans la j contrée du front de bataille. Pour le reste J il n'y a rien d'important à signaler. Au cours du mois d'octobre les armées britanniques en France firent 9125 prisonniers, dont 242 officiers. Pendant ' la même période les Anglais s'emparèrent de 15 canons, de 431 mitrailleuses et de 42 mortiers de tranchée. Actions aériennes. LONDRES, 1 novembre. (Reuter). Le maréchal Haig annonce: Le 31 octobre on profita autant que possible du changement, du temps. Pendant •toute la journée, de part et d'autre, les avions se trouvèrent en action. Le temps , couvert- entrava les action?; d'artillerie mais les avions anglais lancèrent de nombreuses bombes et firent plusieurs photographies. Hier après-midi ils coopérèrent avec succè avec l'infanterie qui fit un raid au nord-est de Loos. Ils tirèrent plusieurs milliers de coups de mitrailleuse et lancerent des bombes- sur les troup-es ennemies dans les tranchées de communication. Au cours de la journée 5 tonnes et pendant la nuit tonnes de bombes furent lancées sur les champs d'aviation' près de Courtrai et de Gontrode, ainsi que sur les stations de Roulers, de Thourout et de Courtrai. Deux trains furent également attaqués. Un de oeux-ci dérailla; 1 autre fut complètement détruit Les avions ennemis déployèrent plus d'activité que d'habitude. Ils attaquèrent l'artillerie anglaise et les lance-bombes. Au cours des combats aériens sept avions ennemis furent abattus. Neuf avions anglais manquent. Aujourd'hui nous fîmes un raid réussi sur l'Allemagne. Les fabriques de munitions de Kaisorslautem furent bombardées par deux escadrilles, chacune de six avions. Le temps couvert entrava l'opération. Une des escadrilles rencontra des avions éclai-reurs dont elle en abattit un. Tous les avions anglais rentrèrent indemnes . Sur !e front italien. Détails sur la retraita des troupes de Cadorna. ROME, 1 novembre. (Service spécial de Reuter), Le correspondant de guerre du , .Daily Mail" annonce entre antres que la retraite de la troisième armée commença vendredi. Elle se replia pied à pied, détruisant tous les dépôts. Quoique pendant la retraite l'artillerie italienne ne put riposter au tir de l'artillerie ernemie, les arrière-gardes italiennes continue-rent leurs attaques contre le? Autrichiens arm de permettre aux artilleurs italiens de sauver leurs batteries. Sur le Carso les artilleurs liront également de la bonne besogne. Beaucoup de pièces lourdes furent sauvées du Sosso Faite et- transportées au delà de l'Isonzo. L'offensive de l'ennemi commença par un violent feu d'artillerie sur tout lo front, depuis Pkv.zo jusqu'au Monte San Gabriele. Le bombardement, pendant lequel l'ennemi se servit principalement de bombes asphyxiantes et Lacrymogènes, dura environ deux heures. Dans aa des secteurs, sur une distance de 150 à 200 yards, toutes les 15 secondes un gros obus à gaz asphyxiant tomba. A la suite du brouillard et de la densité de l'amosphère, les gaz formèrent comn^e un barrage infranchissable. 11 ne resta- plus aux soldats qu'à mettre leurs masques, et à se sauver dans les abris souterrains. Sur le plateau de Bainsizza, où l'on n'avait pas encore construit des ab*is, l'infanterie dnt se sauver derrière les rochers. En un mot, tous les Italiens se mirent à l'abri contre ce qu'ils considéraient comme le bombardement général de leurs positions. Plu^-tard en constata cependant que certain secteur ne fut pas bombardé, mais à cause du brouillard et de la violence du bombardement on ne s'en rendit pas immédiatement compte. Ce fui par ce secteur qu'un corps d'armée allemand s'avança et, avant quo lesltaliens comprirent ce qui venait de se passer, ils se trouvèrent isolés. Dans la plupart des cas ils opposèrent uno résistance désespérée à l'ennemi, notamment sur le plateau de Bam-sizza, sur le massif de Globocah et près de Bta Lucia. Près de ce point le défilé qui conduit au village passa même à huit reprises en d^au-, très -mains. Sur !e front orienta!. Les Allemands continuent à se replier dans la direction de Riga. (Comor.uniqué officiel.) PETROGRADE, 1 novembre. Dans la direction de Riga l'ennemi continue à so replier sur des positions préparées. Nos détachements de reconnaissance restent en contact avec l'adversaire. * La lutte en Palestine Les AnglaSs font *2800 prisonniers et s'ecnpa-rent do 9 canons. 'Cor.u ,7 ï u îïiq. ué 0 ffi ci cl.) LONDRES, 1 novembre (Reuter.) Le général Allenby annonce: Au cours des opérations réussies contre Eeer Sheba les troupes anglaises firent 1800 prisonniers et s'emparèrent de 9 canons. En comparaison des résultats obtenus leurs pertes sont minimes. L'importance du succès britannique. if LONDRES, 2 novembre. (Reuter.) Le ,,Times" fait ressortir que la prise de Bcer Sheba constitue une perte eériSuse pour lea Turcs, Beer Sheba était la base principale des Turcs pour leurs tentatives 6Ur Sinaï afin d'entrer en Egypte. • Il est probable qu ' actuellement les Turcs n'ont plus de centre de cette importance avant Jérusalem. Les projets allemands en Palestine et en Mésopotamie sont déjoués à présent. On a fait beaucoup de bruit autour des projets de von Falkenhayn. La victoire du général Maude, près de Ramadie, porta 1e premier coup à ces projets. Le général Al-lenby vient de leur porter le. second coup. Des avions anglais feembarrfent le camp d'aviation près de Kifri. f CawmvicrJqué officiel.) LONDRES, 1 novembre. (Reuter.) Des avions anglais bombardere<nt avec succès le camp d'aviation près de Kifri. A la Charrsfer® des Commîmes Séslaratioi importantes is Sir laite Le rôle de la flotte britannique et LONDRES, lr .novembre. (Reuter). A la Chambre des Communes, sir Eric Gadd'ea, premier lord de l'Amirauté, prononça lo ^ discours suivant: ^ ^ j Il est impossible de trouver une autre forme de publication, concernant les pertes de tonnage, sans fournir de précieux renseignements à l'ennemi. Après avoir examiné les déclarations que l'ennemi publie de temps à autre- à ce sujet-, . je suis arrivé à la conclusion que l'ennemi ignore au fond ce qu'il a fait couler et qu désirerait savoir exactement^ le chiffre du tonnage détruit mois par mois, semaine par semaine. D'autre part, depuis le début de la o-uerre, 40 à 50 % des sous-marins qui croisèrent dans la Mer du Nord, dans 1 Océan glacial arctique et dans l'Atlantique ont été "coulés. Le dernier trimestre l'ennemi a perdu autant de sous-marins qu'au cours de l'année 1916 tout entière. D'après les données officielles allemandes ! les navires de toutes nationalités coulés pendant le mois d'août jaugeraient ensemble 808.000 tonnes. Or, les Britanniques n'ont perdu qu'un peu plus du tiers de oe total et toutes les nations ensemble un peu plus dè la moitié. Pour le mois de septembre, le chiffre officiel allemand est de 672.000 tonnes. Or, les britanniques ont perdu un peu i i'éehes da la guerre sons-marins plus du tiers de ce total, et toutes les nations ensemble un peu moins de la moitié. Les Allemands prétendent ou^ > ' britannique a diminué à un tel point que les commandants de sous-marin no renc^i-trent plus assez de navires pour maintenir la moyenne du tonnage détruit. Remettons les faits au point: En avril dernier, lorsque nos pertes furent les plus fortes, notre commerce avait jans doute une extension' suffisante pour les sous-maiins ennemis. O^ en septembre, lorsque nos pertes furent les inoins fortes" le chiffre sur mer des iiavires dépassant 1600 tonnes augmenta depuis le mois d'avril de 20 % et» ce qui concerne la quantité et de 30 % pour le ton-nage.Le vrai motif de la diminution des résultats de l'action sous-marine c'est l'augmentation du nombre des sous-marins qui ,,ne •entrent plus dans leurs bases". Les pertes britanniques diminuent gra. iuellement. La diminution du tonnago, ces ftiatre derniers mois, est de 30 % plus fai->le qu'on ne l'évalua en juillet. Les pertes britanniques totales, en oe qui xxncerae les navires dépassant 1600 tonnes, xmiportent à peine depuis le début d© la guerre 2 1/2 millions de tonnes, soit 14 pour ïent. Bref, nos mesures de défense ont été si ifficaoes les sept derniers mois que nos per-es ont diminué graduellement, malgré le

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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