L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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31 oktober 1917
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s.n. 1917, 31 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 18 augustus 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/sx6445jp17/
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4emo Annee w. nos & cems Mercredi 31 octobre ï©6y L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. 4» Journal Quotidien du malin paraissant en Hollande « ; — — r~ — Belge est notre nom de Famille. Toute» les lettres doivent être adressées ou bureau de rédaction: IV- Z. VOOSÎBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. TéHéphosies: 2797 et 1775. I Rédacteur en Chef; Gustave Jaspaers. Comité de Rédaction-! Charles Bernard, Louis Piérard. v-.om.ce «e Heaaction. »ené Chambrj. Emile Painnaré. Abonnements: Hollande II. 1.50 par mois. Etranger II. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Le mal et le remède. Ce que l'on peut appeler les scandales parisiens jettent un jour singulier sur les graves événements militaires qui se déroulent sur le front russe et le front italien. Noua savions à quoi nous en tenir sur les origines profondes et le3 causes vraies de la débâcle russe. Il n'a pas fallu pour cela qu'un télégramme de Rétrograde nous apprit en tenues formels la trahison de Lenine ni l'origine de la propagande maximaliote. L'or allemand' avait fait ce que n'avait pu accomplir le fer allemand. Et ce fer allemand, qui naguère s'était ébréclié sur le granit de la résistance des soldats du grand-duo Nicolas et du général Broussilof, n 'avait plus, maintenant, qu'à donner le coup de grâce à tout ce que l'or allemand avait dissous et corrompu.Nous n'ignorions point non plus que la propagande défaitiste, aidée par le socialisme inconscient, avait fait en Italie d'énormes progrès, ou, pour mieux dire, d'énormes ravages. L'ancien parti neutraliste, soutenu par ces éléments de dissolution qui sont la tare des partis d'extrême gauche, avait | relevé la tête et, par une campagne tenace et savante, minait la belle confiance italienne. Sans doute il n-'était pas difficile de reconnaître que les tenants et aboutissants des fils de cette monstrueuse intrigue se trouvaient dans une capitale de l'Europe qui n'était ni Rome, ni aucune autre dans les pays alliés. Présomption, plus, certitude, oui, mais ce qui manquait c'étaient les précisions nécessaires pour déjouer le complot, pour confondre et punir les coupables. En France nous avons eu ces précisions. ,Ne blâmons point trop vite ce que d'aucuns . puritains appellent l'amour du scandale chez le Français. Il n'y a là qu'une appa-asenoe de vice qui cache une vertu, l'amour de mettre au jour tout ce qui est mal, moins pour s'en repaître ou s'en délecter que p&u-r punir, purifier et assainir. Il y a partout des Almereyda, des Bolo, des Tur-mel, des Ma-rgulies,, des Lenoir, c'est-à-dire des crapules, des voleurs et des vendus. Dans les autres pays il leur uianique. ce je aie sais quoi de spécial qui en fait des personnages de roman-feuilleton parisien. Dans les autres pays, aussi, on s'en amuse moins, ]>our le simple -motif • qu'ils- sont moins amusants, mais on les tolère davantage. On y a peur du scandale, c'est-à-dire de la publicité du mal plus que du mal lui-même. Grâce à cette publicité l'armée française, la nation française n'ont pas été contaminées par le virus importé d'Allemagne via la Suisse, et qui prenait une forme tangible dans ces billets de banque qu'un Turmel serrait tranquillement dans sa cassette à la Chambre, ou ces malles précieusement scellées qu'un aigrefin de l'acabit de Lenoir, cet autre habitué du train de Pontarlier, venait vider dans le cabinet de. l'avoué Desouches. Et cette armée, dont les manoeuvres boches n'avaient pa* réussi à atteindre le moral, a, une fois de plus, prouvé son ascendant dans deux belles victoires sur les troupes du kronprinz, à Verdun et à la Mal-maison.Mais l'on peut se demander maintenant &i ce sont les mortiers de von Below, entre P'.ozso et* Tolmino, ou les armes . moins bruyantes mais autrement dangereuses de l'intrigue et de la trahison qui ont livré le passage à l'invasion' des Germains. Ca-dorna. a parié du manque de résistance de certains éléments. Aveu prudent mais significatif et qui, jusqu'ici, n'attristait encore ■ que les communiqués de Pétrograde. Fallait-il mettre cet affligeant phénomène sur le compte de la nervosité naturelle à certains é'émcnts napolitains ou autres? Depuis deux ans et demi d'une guerre difficile et meurtrière, toUs les soldats de l'Italie une et libre avaient rivalisé de ténacité et de bravoure. Non. Mais, dans leur rangs à eux, j il s'était glissé également des maximalistes et des boljewiki qui avaient miné leur confiance. Et ce 6ont ces misérables, les uns payés, la plupart inconscients, qui ont évoqué sous les rafales d'obus et la mitraille cet affreux fantôme de la déroute qui em-poi i-e tout. Ainsi, il ne suffisait pas de prendre sur le front les mesures nécessaires à parer à une offensive, d'accumuler dans les gorges et les ravins des Alpes Juliennes et Car-niques les gros canons et les gros obus. Il eût fallu découvrir à Rome les préparatifs offensifs de l'ennemi, autrement dangereux que oèux qu'il faisait sur le front même et que l'armée italienne, forte de dix victoires inscrites sur ses drapeaux, n'avait pas à i craindre. L'Italie, en ce moment, chancelle 1 du coup qui l'a frappée dans le dos. La situation est.grave, mais, le mal étant connu, il y a encore moyen d'y porter remède. 'Cadonia et les éléments demeurés solides de la belle armée italienne, soutenus par le secours français et anglais qui, cette fois, sera rapide et efficace, rétablira le front rompu et prendra dans la plaine vénitienne, qui a toujours été le tombeau des hordes barbares, les revanches que promet le destin. Mais c'est à l'intérieur qu'il faut MÉfc <£u'il faut frapper vite et fort. 11 im-pnto que le patriotisme clairvoyant des Italiens démêle la trame obscure des trahisons et des faiblesses coupables qui ont fait passer de l'arrière au frori& ce découragement, cette lassitude morale que l'or allemand a tant contribué à répandre. Que le peuple se redresse et, portée par le peuple, l'armée se redressera d'elle-même. Pour le reste les vainqueurs de Verdun et d'Ypres sauront bien châtier l'in6olence autrichienne.Charles Bernard. m» < Pour nos œuvres ] Pour cigares et tabac à envoyer an i prisonnier René de Brouwer, Ba- ; raque lia Côttingen (de la part « de Mme Leclercq) %-50 fL ; Sur l'Yser La conférence faite par le comte Adrien van der Burch à l'Union Belge lundi soir a obtenu un suocès complet et mérité. C'est que cette conférence, dite avec une passion et une sincérité profondes, nous parlait de choses qui nous tiennent à coeur. Elle nous parlait de l'armée du Roi>Albert. Et elle nous en a parlé comme il convient, simplement, clairement, sans vaino rhétorique, en nous la montrant au travail, au combat et en nous faisant toucher du doigt tout ce qu'il y a de simplement héroïque, de grandiose et d'exemplaire dans cetto admirable troupe de héros silencieux, dont le conférencier a fait longtemps et glorieusement partie. M. van der Burch a commencé par une évocation éloquente des premiers mois de campagne, des heures inoubliables de la mobilisation et de • l'agression et il a rappelé avec infiniment d'à-propos que les victoires de Liège, de Haelen et de l'Yser sont bien des victoires purement belgqs. Avec quel instrument ces victoires ont-elles été remportées? Avec une armée en plein travail de réorganisation, avec une armée insuffisante, insuffisamment équipée, surtout pour la guerre telle qu'on la fait de nos jours. . Et pourtant, l'héroïsme et la volonté de tous et de chacun ont eu raison de toutes les difficultés, et des Boches par dessus le marché. La retraite sur l'Yser — le conférencier le rappelle justement — aura été une des plus belles que l'histoire ait connues ; et qtiant à la bataille de l'Yser, on sait ce qu'elle fut, comment elle arrêta le flot ennemi et comment elle rendit possible la victoire décisive de la Marne. Depuis ces sombres jours de l'automne 1914, l'armée belge a travaillé formidablement. Elle s'est ag-randie, elle 6'est équipée, elle s'est améliorée et à bien des égards a atteint un degré de perfection et d'efficïency qui la font l'égale des autres armées alliées. On le verra bientôt, sans doute. M. van der Burch a étudié les progrès immenses réalisés, et passant d'une arme à l'autre, et des premières lignes de combat — à 30 mètres, parfois, de l'ennemi — aux hôpitaux et aux écoles de l'arrière, il nous a montré toute l'armée, travaillant sans relâche, avec une énergie créatrice et une volonté magnifique, face à l'ennemi, forgeant sous le fen même des Allemands l'instrument de combat et do victoire qui fera merveille demain , L'orateur en parlant de La Panne a rondu hommage à deux femmes héroïques qui se sont prodiguées pour le soldat belge. L'une est vivante, et bien vivante: c'est la Reine. L'autre — Mme Depage — a été assassinée à bord de la Lusitania et dort son dernier sommeil sur la terre belge, à La Panne, non loin de ses meurtriers, mais sous la garde de 1,'armée du Roi. Puis, pour illusjirçr. sa,"causerie, il a fait passer sous nos yeux quelques adriiirables vues, commentaire éloquent à ses éloquentes paroles. Ainsi nous avons vu l'armée belge, et nous l'avons vue deux fois, lundi soir: une fois lorsque le comte van der Burch nous on a parlé; la seconde lorsqu'il a fait défiler les projections lumineuses de l'Yser. La péroraison a été, comme il convenait, un appel vibrant à l'union de tous les Belges. L'orateur a rappelé à tous les auditeurs, et par dessus leurs têtes à tous les Belges de Hollande, que le premier devoir des Belges exilés était l'union, que les querelles de partis et de personnes sont actuellement sacrilèges et qu'à la face des Boches il ne peut plus y avoir que des Belges. Il s'est élevé contro les partisans de la paix boiteuse et nous a montré que cette paix signifierait pour la Belgique dépouillée et vidée par l'ocupant l'esclavage et la ruine pour toujours. ,,Et c'est pourquoi, malgré les déceptions et les revers, il faut — a-t-il dit — chasser le cafard, et avoir la conviction qu'on les aura, sinon quand on voudra, mais certainement, comme on voudra. Mais il faut pour cela travailler et. ne pas oublier que c'est surtout dans lea jours peut-être décisifs que nous traversons que l'union fait la force.'' Aussi quel succès ! Quelles acclamations 1 On avait l'impression en sortant de la salle, lundi, d'avoir respiré pendant quelques instants ['air pénétré d'héroïsme que l'on ne respire que là^bas, sur le front, où la Belgique> donne le neilleur de son sang pour pouvoir vivre libre, demain. Lo comte van der Burch nous a rapporté un peu de cet air et nous l'en remercions. Nous garderons longtemps le souvenir le sa conférence qui est d'un patriote chaleureux, d'un soldat éloquent, et d'un sage. Les suesès a^gSo-feelges en Afrique allemande. Avant de connaître la prise de Mahenge par nos soldats Maurice Fresnoy écrivait dans la ,,Liberté": Les débris de l'armée coloniale allemande, réduite à quelques centaines de blancs terrorisant quelques milliers d'indigènes, poursuivent au sud de l'Est-Africain une retraite qui n'a plus rien d'élastique. Cette semaine marque une nouvelle et décisive avance du corps îxpéditionnaire anglo-belge vers la région montagneuse du Mahengé, suprême vestige do ce 1 pie fut la Germanie ,,d'au delà des mers". Dès aujourd'hui on pout fixer le terme où l'Allemagno sera rayée de la carte d'Afrique. Cette solution offre un double intérêt, militaire et politique. Nous ne devons pas diminuer le réel effort qu'exigea la conquête d'une colonie de 100 millions d'hectares, méthodiquement défendue par line armée de 45,000 hommes (dont plus de 3000 officiers et sous-offi- : ciers allemands ) qui disposaient d'artillerie de campagne et d'artillerio demi-lourde, d'autos blindés, d'aviateurs, d'-aérostiers et 3e tout le confort moderne de la guerre allemande.i s»... La population du^Grc d luché de Luxembourg contre l'Allemagne. On lit dans la ,,Croix" de Paris: Récemment ont eu lieu à Esch (Luxem->ourg) ■ les obsèques solennelles de deux Lviabeurs français dont l'avion avait été ibattu par lea Allemands. Malgré un temps i épouvantable, plus de 10,000 personnes sui- 1 firent le convoi. Les fleura et les couronnes arrivaient par charrettes. La population . ;émoignait ainsi de sa forte et constante j ; iversion ponir les Allemands. Elle espère ( itre à la fin d1© la guerre réunie à la Bel- ; , jique«, Î En Belgique. A Bruxelles On s'occupe de déménager la bibliothèque du Conservatoire Royal de Musique dans des locaux assez vastes pour côntenir les 40.000 volumes qu'on n'arrivait pas à caser dans le bâtiment de la rue de la Régence. Bruxelles sera donc le centre le plus important du monde par le nombre et la qualité des ouvrages pour la bibliographie musicale. Afin de faire place aux livres de musique, il a fallu transférer au musée des arts décoratifs du Parc du Cinquantenaire . lea monnaies et les médailles gardées jusqu'à ce jour à la Bibliothèque royale. La bibliothèque musicale de l'Etat — car la bibliothèque du Conservatoire est venue s'ajouter à d'autres collections — sera dirigée par M. Wotquenne, préfet' des études 'àu Conservatoire Royal. Dans un très court délai la Nouvelle bibliothèque sera à la disposition des amateurs. Outre les 40.000 volumes dont nous parlons plus haut, eîlle comptera les 10.000 volumes de la collection Fétis — de réputation mondiale, •— les fonds Van Hulthem et Faber et la bibliothèque de la Collégiale de S te Gudule, retrouvée en 1905. * * # M. Maurice Van Vollenhoven vient de revenir de congé. Il a repris ses hsrutes fonctions à la légation des Pays-Bas. Le jonkheer de Beaufort, qui avait remplacé M. Van Vollenhoven, est reparti pour la légation de Hollande à Stockholm, dont il est le premier secrétaire. . * * * Les Boches vont traduire en allemand les oeuvres de Georges Eekhoud. Sans doute avec l'autorisation de ce dernier. * * * On lit dans un journal belge: ,,Nous mangeons cependant beaucoup de viande de ohien. Les chiens sont mis en vante, comme l'on met en vente des vacHes et des cochons, dans le3 boucheries communales. Cette viande a bien une petite odeur, mais on s'habitue à tant de choses pendant la guerre..."' *. * * On peut dire que les arrivages de poissons à la minque de Bruxelles, en août 1917, ont été nuls. Il n'y a été reçu, en effet, que 7 colis de poisson de rivière et 149 colis non dénommés qui ent produit respectivement 108 fr. et 790 fr. 50 cent. Le tout pour les 180,000 habitants de la capitale belge, sa-ns parler des 500.000 habitants du reste de l'agglomération bruxelloise.* 4T * M. Charles Woeste, blessé à la suite de l'accident que nous avons relaté, peut déjà circuler dans ses appartements. Il souffre encore de la foulure du pied, mais ses blessures au bras et à la fête sont cicatrisées.* * * Les agents des chemins de fer belges : machinistes et chauffeurs, ont une admirable cor-dnite depuis le premier jour do la guerre. A côté de tant d'autres corporatcurs. voici une catégorie de travailleurs qui devra être citée à l'ordre du jour. Elle a été de tous temps admirable.' Elle est restée admirable. Les Allemands ont essayé, à die nombreuses, d'innombrables reprises, d'enrôler les machinistes et chauffeurs belges. Peine perdue. Ils ont offert des salaires maçmifiques. Ils ont menacé. Ils ont dhâtié. Us n'ont jamais eu raison de ces valeureux citoyens qu'ils s'appliquent aujourd'hui à poursuivre de leur rancune. Mais l'esprit national des machinistes et chauffeurs reste aussi pur. Et voilà qui est remarquable. * * * Nous apprenons le décès de M. Edouard ancien notaire dont l'étude se trouvait Boulevard Botanique. je- *• * On demande trois francs d'une grive. Pour peu qu'elle soit saoule, les marchands voudront en avoir cent sous. A A m v© s." s L'attaque alliée sur Anvers' a été terrible. Domine nous "le disions hier, c'est à plusieurs reprises que les aviateurs ont plané au-dessus le la Métropole, jetant leurs bombes sur les leux gares. La station centrale a surtout été visée avec le but évident de détruire le ?asino et les' bureaux de l'espionnage bocho jue les courageux lapins installèrent dans les sous-sels de la gare, le long de la rue du Pélican, dans la pensée que jamais, à cet endroit, les bombes alliées no pourraient les atteindre. Les hommes-oiseaux viennent cependant se charger de montrer aux Boches qu'il n'est pas l'endroits que l'on ne puisse bombarder. ^ L'attaque a provoqué une terriblo panique oarmi nos ennemis qui ne se sentent plus en sécurité dans ces bureaux si bien appropriés, [ls n'en sont pas encore revenus. Et leur colère l'est pas encore tombée! * * * M. Roelens, bourgmestre do Rupehnonde, mti-aktiviste, a été — sur la dénonciation de ceux-ci — jeté en prison à St. Nicolas, ensuite déporté en Bochie. * * * Nous avons annoncé que ,,De Schelde'^ de Peter Benoit allait être exécuté au Théâtre le l'Hippodrome, en grande pompe. Ce qui fut. ,,Toute la noblesse flamande, écrit ,,De Gazet /an de Kommançlantur van Brussel", assistait i cetto solennité. Et lo torchon cite: „le dr. Jacob, Herman Teirlinck, Raf Verhulst, "Wil-iiers, Augusteyns. Pol do Mont, Claus, ^ De îeersmaelcer, Adelphons Henderickx, Mélis, De Hoof le pétard Hendrickx, Louis De Schut-œr, De Beukelaer, le consul-général de Rolande Van den Bergh et Léo -Simons, lo pro-noteur du cercle hollandais ,,Voor Vlaande-en", venu tout exprès de La Haye avec l'au--orisation de ceux qui s'ingénient à faire souffrir la Flandre. Mais ,,De Gazet van de Kommandantur van Brussel" a le mot pour rire: ,,Celui qui est larti, après l'audition de „De Schelde", sans ître devenu aktiviste dans le fond de son coeur, rpt nordu pour son pays." Après ça, tirons l'échelle! A Gand Afin de rendre le corps professoral de l'Université, von Bissing tout à fait ridicule les Boches lui ont adjoint le célèbre pitre Raymond Kimpe, fonctionnaire félon, nommé répétiteur d'architecture pour les cours de géomètres arpenteurs. Un certain Dr. Van Sintjan, un marchand du nom d'Oboussier, l'expert comptable Sandbergien, le comptable Van den Bussche et le rédacteur Van den Bran.de grossiront la clique. De sorte qu'il y aura plus de professeurs que d'élèves! î * -a * Dans sa dernière séance du Conseil communal le Collège a entretenu les membres d'un nouvel emprunt de 10 millions de francs destinés à couvrir les frais extraordinaires qu'entraîne l'état de guerre. H a été décidé d'émettre 20,000 | bons de caisse de 500 fr. à 4*- °/Q, remboursables I après lin délai' de cinq ans. L'emprunt a été contracté avec la Banque de Flandre, la Banque de Gand et l'Union du Crédit de Gand. En outre, le Conseil approuve un projet du | Collège tendant à emprunter un capital do 2,905,000 francs à verser sous forme de nouvelle contribution de la ville de Gand à la con^titu-j tion du capital de la Société coopérative ,,Comité permanent de secours et d'assistance de la Flandre orientale". Une somme de 59,500 francs j sera immédiatemetn prélevée sur cet emprunt. * * * ( Afin de garder quelques crétins sur les bancs ; de l'Université von Bissing, chaque faculté a alloué aux ,,Koekebakkers du kaiser" des allocations allant do 50 à 200 francs. Onze étrangers vinrent s'ajouter aux piètres galopins des deux Flandres, de la province 'd'Anvers, du Limbourg et du Érabant, qui permirent aux De Keersemaecker, aux Claus et aux Van Roy l'occasion de donner leurs cours et de passer ù la Kaisse. Mais leur nombre est très limité si l'on en juge par la statistique publiée par le secrétaire Do Vreeso. Il n'y eut l'an dernier que 15 élèves à la faculté de médecine, six à l'Ecole supérieure (ô combien!) de commerce et cinq à l'Ecole supérieure (tout est supérieur poiir les Boches) d'agriculture. En comparant avec les chiffres de 1914 de l'université ,,belge" do Gand, les aktivistes conviendront qu'il y a une légère différence! A ÎLfOiavaiBî Mme Dubois, mère du docteur, est morte subitement. Les décès de ce genre 6ont de plus en plus fréquents. Mme Ve Van Lintheut, éditeur du journal ,,Les Petites Affiches*', tomba des escaliers. On la releva. Elle n'avait que quelques contusions sans gravité, mais était devenue sou-rde-maiet-te ! # * # M. Vrancken, propriétaire du théâtre du^ Nord, vit incendier son bâtiment le 25 ' août 1917 par les Barbares. Une cassette en fer, contenant douze mille francs, ne fut pas retrouvée dans les décambres. En effet: un habitant de Kessel—Lco s'en était emparé. Il vient d'être découvert et a dû rendre ce bien mal acquis. •a * * On travaille à la Dyle et Bacalan où les Allemands sont maîtres. Les ouvriers sont originaires des environs de Malînes, les Louva-nistes ayant refusé la reprise du travail. • E5ra G£§ouptae Les Allemands ont créé une nouvelle voie ferrée de Calmpthout à Turnhout et de Cahnpt-hout à Lillo. A Tournai L'affauc w.u-iWiiiivuç Vioiiuiru oei;ainemenfc devant la huitième Chambre des appels correctionnels. L'ancien échevin fut condamné à 6 mois de prison et 50 francs d'amende pour faux sur les cartes de ravitaillement; à 2 ans et 17 fois une amende de 26 francs pour faux et usage de faux; ét à un mois de prison et 26 francs-pour détournement d'une somme de fr. 115.10. On se rappelle que Jeanne Louel fut condamnée à dix-huit mois de prison pour usage do faux, et que les autres inculpes: Clarence Denis, Claire Bertrand et Dehem,' furent acquittés.j Lo siège sera composé de M. Carré, prési-j dont, et do MM. Do Reine et Jou-méz, asses-; seurs. Avocat-général : M. De Beys. Mes Des | Cressonnières, Maistriau, Léon Meysmans et j E. Dumont défendront les inculpés. Aas Littoral Les journaux boches annoncent à grand fracas le bombardement de la ,,cathédrale" d'Os-tende. Le ,,'Germania" a la-note comique: ,,La cathédrale d'Ostende, écrit-il, est une grande oeuvre d'art et sa destruction provoquera l'indignation du monde, entier." Et, après un éloge do ce bâtiment, le torchon catholique allemand d'écrire: ,,Nos soldats de marine la nommaient notre kolschen Dom" parce que l'église St-Pierre et St-Paul rappelle vaguement la maâto-dontesque cathédrale de Cologne dont on ne dira jamais assez la lourde laideur. Nous ajouterons que l'église ostencr.ise n'a pas été détruite. Elle a été atteinte par un ou deux obus et les blessures des pierres sont sans gravité. On pourra les. réparer sans difficulté. Que les Boclies — ,,unser Marine-soldaten" venus contempler co ,,nouveau crime anglais" — lèvent donc les yeux sur la façade de l'école St-André, vis-à-vis la collégiale. Us v liront cette inscription significative: ,,'t Zal wei gaa»". Seulement, la vieillie devise flamande est écrite par lés nôtres. Ça ira bien pour nous. C'est de la patience qu'il nous faut. Il y a un an 31 octobre 1916: Dans la direction de llavwdan les Russes occupent les villages d& Kuridman et de Moram. Le Roumains enlèvent le mont Rosca , (secteur de Bratooea.) r mesmré Les opérations militaires. Vaines contre-attaques des Allemands à l'Ouest. Les Français repoussent des tentatives ennemies sur la rive droite de la Meuse et font quelques prisonniers. Raids réussis des troupes anglo-belges. Sur le front occidental Violents duels d'artillerie (Commun!<jvc of'i •' -7 > -PARIS, 29 octobre. (Reuter). Sur la rive droite de la Meuse, -aans .-e-o 3>jClouo.« uu i^cas de Chaume et de Bezonvaux, de violents s duels d'artillerie se produisirent. n Les Angfais et les Belges font des raids réussis. [ (Communiqué officielJ e LONDi,_, . ....... jouter). Cet après-midi nos fusiliers tirent un raid sur des tranchées e.unemie3 au nord-est de Croisai les où ils capturèrent quelques prisonniers.Ce matin des raids réussis furent exécutés par des troupes belges au nord et au sud n de Dixmude. Les Belges firent des prison- u niers. c Au front de bataille l'artillerie ennemie montra de l'activité au nord du chemin de cl fer d'Ypres-Roulers. * Au nord-est d'Ypres notre propre artil- e lerie déploya une grande activité. j Raids aériens J( LONDRES, 29 octobre. (Reuter). Quoiqu'il fit beau, un1 épais brouillard enveloppa noG lignes, de sorte que l'activité dans les airs fut entravée. Nos avions, volant à faible hauteur, atta- ]c quèrent les troupes ennemies dans les tran- p chées et les cratères. ti Au cours de la journée plus de 100 bom- 1 le bes furent lancées sur les camps d'aviation l* et les quartiers ennemis; Pendant la nuit 11 le camp d'aviation de Gontrode, la station C11 de Côurtrai et les gares aux environs de C( Roulere furent bombardés. J!( A la suite du brouillard peu de combats \> aériens 6e produisirent. Un avion allemand te fut abattu, tandis qu'un autre fut obligé b! d'atterrir. Un de nos appareils manque. gi Les raids sur Dur.kerque. PARIS, 29 octobre. (Havas.) Dernièrement :s Allemands ont annoncé que Dunkerque yait été complètement détruite à la suite d'une btaque aérienne. JDepuis cette communication les Allemands efforcent cependant à continuer le bombarde-Lent de Dunkerque car ils poursuivent leurs lids sur ce poin£ où ils détruisent des hôpi-mx et où ils tuent des femmes et des ifants. Sur le front italien L'appuî aux Italiens. Havas annonce que tous les journaux expri-içnt la confiance absolue que l'on accordera n appui énergique aux Italiens. Avant qu'une )mmunication officielle en eut fait mention, )ute la presse déclara déjà quo pareil appui avait être considéré comme logique et na-îrel.La note officielle dit encore que, quoiqu'il st impossible de se rendre un compte exact as événements, les alliés examinent avec soin •s mesures à prendre. L'impression en Italie. LONDRES, 29 octobre. (Reuter.) Nous ap-•enons des hauts milieux militaires italiens que communication de Reuter, d'après laquel-les alliés ont déjà fait des démarches pour 3nvoi de secours, a causé une grande satisfac-on. Ces secours no donneront pas seulement résultat négatif de conjurer un danger grave >ur les alliés mais ils permettront en ême temDS aux alliés de profiter de l'ocoasion li se présente actuellement pour porter un >up décisif «. l'armée autrichienne, qui pour la 'emière fois s'est hasardée en terrain décou->rt. D ne s'agit pas seulement de secourir [taiie, il s'agit aussi de remporter une vic-ire décisive^ dans une bataille qui, très proba-ement, décidera de toute la marche de la îerre. Au parlement britannique. Hommage à l'araée et à la flotte. M. Lloyd Seorge présente une n?oiien de gratitude à la Grande-Bretagne an armes. A la Chambre des Communes. Un discours de M. Lloyd Gearge En proposant à la Chambre des Communes une motion de gratitude à l'armée, la : flotte, la marine marchande et aux troupes coloniales, M. Lloyd George déclara: | La flotte britannique est un de ces orga- i nism-cs intérieurs dont on n'apprécie la j nécessité vitale que lorsqu'il y manqué ; quelque chose. Dans cette guerre la flotte! fut 1',,ancre" de la cause des alliés. Si cette ancre se détachait, toutes le& espérances de l'Entente se briseraient. Pour se rendre'compte du rôle important joué par la flotte, figtiVons-nous les événements qui se seraient produits si nous -n'avions pas eu dès le début do la guerre la suprématie 6ur mer. Nos armées en France, en Mésopotamie, à Saloniquo, en Egypte,;privées d'appui en hommes et en matériel, n'existeraient plus, j La France, privée non seulement de notre ^ appui mais encore de l'aide matérielle que : notre flotte nous permet d'obtenir de l'étranger, eût été impuissante peut-être à résister aux hordes écrasantes de l'ennemi. L'Italie, privée de charbon et de munitions, fut devenue une proie facile pour son ennemi vindicatif. Mais le fait ne s'est pas produit eo ne se produira jamais. La Russie eût été privée de moyens de défense. Sans la flotte britannique donc la cause des alliés eût été frappée d'une catastrophe terrible. La Prusse eût dominé l'Europe et le monde tout entier. Jamais dans l'histoire la flotte britannique n'a été plus puis-3ante, jamais elle n'exerça une influence plus bienfaisante sur la cause de l'humanité (ovations). . En dépit desi ennemis cachés, des loyales méthodes de guerre navale et des pirateries criminelles, la flotte a maintenu libres les ycies maritimes pour la Grande-Bretagne Dt ses alliés. Vcici d'ailleurs des chiffres concernant; les transports effectués pendant la guerre au profit des armées de la Grande-Bretagne et des pays alliés: 13 millions d'hommes, 2 millions de chevaux, 25 millions de tonnes de charbon, d'explosifs et d'approvisionnements, 51 millions de tonnes de charbons et d'huile pour la flotte et les alliés. Parmi ces 13 millions d'hommes transpor-bés, nous n'avons perdu en trois ans que 3500 hommes, dont seulement 2700 périrent lu cours d'actions effectuées par l'ennemi. : En ajoutant aux chiffres concernant les matières transportées la quantité de vivres st d'autre matériel, on arrive à un total de 130 millions de tonnes transportées par les lavires britanniques. Le fait constitue un véritable triomphe pour la flotte. Il n'est pas encore temps de. déterminer l'effet causé par le blocus sur l'ennemi. : Le blocus eût été absolu si les portes des Balkans ne fussent pas demeurées ouvertes. Jusqu'ici la flotte n'a pas encore eu ; i oeaucoup d'occasions de faire valoir ses brillantes traditions de combat. Il ne faut pas en cherdher le motif dans son impuis sance mais dans le lait que l'ennemi, connaissant sa force, n'ose pas engager la lutte. Quant aux milliers de petits navires de guerre* ils accomplissent leur besogne au profit de la population britannique sous des dangers continuels, inimaginables. Il n'y a pas d'Océan, pas de mer, pas de golfe, pas de zone d'eau utile pour le commerce où ne patrouillent pas des navires do guerre britanniques. Et le fait que la flotte perd proportion-r.eUement autant d'hommes que l'année montre à quel point sa besogne est dangereuse. Mais, grâce à cette besogne, la Grande-Bretagne maintient sa suprématie ' sur mer. Il faut rendre hommage également aux équipages des navires marchands et des barques de pêche qui, en dépit de grands dangers, prennent du service à bord d'autres navires lorsque leur navire a été tor-pillé.Parlant ensuite de l'armée M. Lloyd George déclara: Au début de la guerre notre armée comptait 160.000 hommes, aujourd'hui 3 millions. [Ovations). Le fait constitue un grand triomphe pour l'esprit d'organisation britannique, mais n'oublions pas non plus l'héroïsme montré par notre année au début de la guerre, les plus brillantes trou-pe* du monde. ^ Vers la fin de novembre 1914 la. France et l'Europe furent sauvées, mais de l'ancienne armée il ne restait pour ainsi dire plus personne. Ces hommes sauvèrent l'Europe au prix de leur vie! (Ovations.) L'armée britannique avait brillamment subi l'épreuve. - Les années de Salonique et de Mésopotamie rétablirent le prestige britannique eu Orient. M. Lloyd George rendit hommage eo-3uite aux troupes engagées dans l'Est Africain et à Haig et Maude. On prétend que l'Angleterre fait combattre d'autres peuples pour elle. Or, les pertes subies par les Anglais représentent 75 pour cent du total. L'Ecosse, l'Irlande», lo pays de Galles, les rVminions et les-Indes ont prêté un appoint ; important dans la guerre. Jamais l'empire britannique ne fut plus étroitement uni. Ce rêve 6'est réalisé. M. Lloyd George termina en rendant bommage à l'artillerie, l'aviation, au service îanitaire et en exprimant, en termes émouvants, ses sentiments de condoléance à L'égard des parents et des apiis des morts glorieux. (Ues discours de MM. Asçuith, O'Crady et Redmond, M.M. Asquith, O'Grady, leader des travaillistes, appuyèrent chaleureusement la notion. Le leader irlandais Redmond déclarai rout membre de la Chambre, anglais, écossais, gallois ou irlandais, est plein d'admiration et de gratitude à l'égard des braves qui luttent pour la cause de la civilisaet de a liberté et plein de respect à l'égard <3e

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