La chronique: gazette quotidienne

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s.n. 1914, 26 Maart. La chronique: gazette quotidienne. Geraadpleegd op 22 juni 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/zc7rn33q72/
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Jeudi i!C» mars 1914. — Edition A. CINQ CENTIMES LE NUMERO POUR TOUTE LA BELGIQUE «y» année» — 8-3 LA CHRONIQUE BUREAUX 5 ®t 7, Galerie du Roi (Passage Saint-Hubert) BRUXELLES GAZETTE QUOTIDIENNE téléphones Administration s n* 7 8 81& Rédaction N* I40§ » ABONNEMENTS : Bruxkllks ■ 12 francs par an ; — 6 francs pour six mois ; — 3 francs pour trois mois. La PnoviycB : 45 francs par an; — 7 fr. 50 pour six mois; — 3 fr. 75 pour trois mois. fondateur : Victor de la HESBAYE rédacteur en chef : Jean d'ARDENNE ANNONCES . 4* page : 30 cent, la petite ligne. — Réclames (après les spectacles), 4 fr, la ligne. — Faits-dirers (corps), 3fr. la ligne et faits-divers (fin), 2 fr. la ligne. — Nécrologies : 2 fr. la ligne. —- On ne garantit pas les dates d'insertion. La publicité commerciale est exclusivement reçue à l'Agence-Réclame Godts,2, place de la Bourse, à Bruxelles. Téléph. A. 3299 A PROPOS DE L'AFFAIRE K On dirait vm/irneut que nous sommes re- ! venus aux beaux jours .'de 'l'affaire Dreyfus. "Même dans notre paisible .Belgique, on juge ( de -cette 'histoire (Caillaux, Monis, Rochettc <_ comme tdu .procès Zola let du «procès de Revi- L ines, c'est-à-dire, /non avec des raisons, des j arguments -et des faits, mais avec des senti- j ment's et des 'passions irraisonnés. Ce ; drame, ù tout 'prendre, ne devait nous inté- , res'ser -que pour ©on. "pittoresque ou les leçons \ qu'il -comporte : nous y prenons parti. La presse oa.tlliolique attaque MM. -Caillaux et -.Monis laivetc violence ; la 'presse socialiste, qui "n'ose pas trop les défendre — on ne sait ■ pas (bien ce que donnera l'enquête, et. jusqu'à * présent e-Me .ne 'leur es't pas précisément favorable — jfaib /diversion en tombant, sur MM. Briand, Barthou et... Calmette; la presse libérale, seule, montre quelque.asserve. C'est l 4a sagesse. Nous ..«avons vraimen t une pro- c "pension un peu trop -forte à juger des a-ffai- ^ res politiques françaises comme si nous y ( étions directement intéressés. J- * * * ( Je le sais .bien : il y a .entre les deux pays ^ quantité d'idées communes ; nous prenons ( eu France, sinon notre doctrine, du moins ^ ii/otre vocabulaire politique. L'ihistoine fran- ■ <;aise a «été mêlée de très près à. notre his- ^ luire ; nos grands partis historiques ont eu c des relations 'fréquentes avec les partis his-toriques (Prançaiis qui, d'ai'lileurs, ont à peu 'près disparu. D'autre part, comme le radi- f cîvlisme en génératl, 'bien plus qu'une v-éri- J table métiliode politique, est l'expression ( d'un tempérament ou, parfois, des appétits ( du prolétariat .intefl'lectuel, nos radicaux res-sembent par certains traits aux radicaux ( français, à. cela près que, ceux-ci, étant au ( pouvoir, se sont, pour leur malheur, enri- , ohis de tous les arrivistes pour qui la politique n'est qu'un moyen de parvenir; mais ■ tout cela n'est pas une raison pour que nous ? jugions .toujours des affaires françaises se- ( Ion nos passions politiques «belges. } Pour peu qu'on y regarde d'un peu près, les problèmes qui occupent le Palais-Bour- { bon n'ont rien de commun, en effet, avec ceux qui nous occupent, -et la similitude . môme du vocabulaire fait que nous nous l inéprelions souvent sur 'leur nature. . Iil est vraiment trop simple, par •exemple, ( tic considérer M. Caillaux comme le «martyr démocratique de "l'impôt sur le revenu. Toui le monde, ou à peu près tout le monde, en France, est -actuellement partisan d'un impôt suivie ravenu. I'I s'agit uniquement de savoir comment on l'établira, et le reproche qu'on (faisait au projet Caillaux, c'était de l'aire de l'impôt un moyen de pression élec- ' torale aux mains d'une administration beaucoup trop inféodée aux partis politiques do- j minants. . •Ceux qui combattaient 'le ministre tombé, j «n'étaient donc pas nécessairement des « su-p- ' pôt« de la réaction » ou des instruments perfides aux mains d'une bourgeoisie opulente 1 qui défend ses coffres-forts. C'étaient peut- c ùtre aussi des gens qui voulaient lutter con- ( •tre la tyrannie croissante des partis et des ( politiciens. Si l'on envisage la question sous ' cet aspect, pouvons-nous 'leur donner tort ? *** S'il est une leçon, en effet, qui se dégage de ces événements — et si nous devons mettre de lia discrétion- à prendre parti dans des (querelles étrangères que nous .connaissons anal, nous pouvons du moins essayer d'en tirer un enseignement — c'est le danger que présenteTintrusion de'la politique dans tous •les rouages de 'l'Etat. .J'ai entendu, dans notre monde judiciaire, violemment critiquer 1 'la conduite du «procureur général Fabre. « Qu'est-ce que ce 'magistrat, qui obéit ù. un ordre politique? disait-on. Il n'avait qu'à résister ! » Ouais ! Ce procureur, évidemment, n'est pas un héros, ce n'est pas un Daguesseau, 1 assurément. Mais quoi ! durant toute sa carrière, i'1 a dû évoluer au milieu des intrigues politiques, il a eu pour chefs toute une série de gardes des sceaux, ennemis les uns des "autres. I'I sait que, s'il résiste, il sera brisé, c'en sera fait de ses ambitions, de ses intérêts de famille. On -évoque le sal-ut de l'Etat. : il se doute bien qu'il s'agit des intérêts d'un parti, ou d'un homme de parti; mais, somme toute, tout le monde ne comprend-il pas les intérêts de l'Etat et les intérêts du- parti qu'il représente ? Il cède parce qu'il n'est pas un héros, et «parce qu'il obéit aux suggestions du milieu.*** 'La confusion des intérêts de l'Etat et des intérêts d'un parti, voilà le vice, voilà le -malheur d'un régime ^parlementaire sans contrepoids. Il ne faut pas faire les politiciens plus mauvais qu'ils «ne de sont. Il y a parmi eux, tant en «France qu'en Belgique, ou dans d'autres pays, des 'hommes très sincères, très .soucieux du bien public. ÎYlais enrégimentés, généralement depuis leur jeunesse, dans un parti, «nourris de son programme, de sa doctrine, oserais-ge dire de sa philosophie? l'ayant considéré, au moins dans leur jeunesse, comme l'expression parfaite ou presque parfaite «de la Vérité, de îa Justice sociale; comment voulez-vous", qu'une fois -ce parti au pouvoir, ils ne confondent pas son intérêt avec l'intérêt de l'Etàt? Ce 'parti n'a-t-il pas «la meilleure conception de l'Etat? .Ne 'lui suffira-t-il pas de se développer pour réaliser l'Etat parfait? .Ses ennemis sont donc nécessairement les ennemis de l'Etat. De lia à conclure que, pour .les empêcher de nuire, tous les .moyens sont bons, il n'y a pas loin. Les politiciens très sincères sont souvent les plus dangereux des tyrans.Cette tendance est 'commune à tous les' partis, sauf, peut-être, au libéralisme historique. Aussi, si l'on veut conserver à une nation sa santé, si l'on veut que les rouages de l'Etat fonctionnent normalement, sans îeurts, sans à-coups, sans injustice priante, il faut les protéger le plus soigneusement lossi-ble contre la politique des* partis. Un ^ouvernément devrait ignorer les opinions le ses fonctionnaires, et surtout de ses magistrats. Il serait de son intérêt véritable, le son intérêt durable, de mettre les admi-«•i's.trations au-dessus des partis. C'est mal-heureusement pe\ que-, depuis eut. ans, aucun gouvernement n'a su faire n France — car, devant les vices du régime républicain, il ne faut tout de même •as oublier ceux du .régime impérial. — Osc-ions-nous dire que le' gouvernement belge , toujours su .le faire ? Il aurait bien à mé-iter.sur la crise que traverse, actuellement, 2 gouvernement français... L. DUMONT-WILDEN. MHS FAITS, PROPOS MENUS LA CONFIDENTE J'ai connu une dame anglaise qui offrait, 1ers les cinq 'heures, du thé à ,ses amies, ans une maison de La banlieue de Londres, ouïe tapissée d'ampélopsis. On n'y voyait uère d'hommes, parce que, à cette heure-là, 's étaient ailleurs pour causé de business. )n n'y voyait jamais le maître de ki maison, xmais. Le sexe fort et laid était représenté, uelquefois seulement, par un étranger, un e ces désœuvrés que la dame avait connus , Nice ou à Paris, et disposés, toujours et partout, à bavarder sur tout et le veste, omme si, vraiment, les Londoniens avaient lu temps à perdre... Et on par-bail ce jour-là de tout, suais né-liger le veste, quand l'étranger posa une uestion saugrenue. Il demanda ce que 'étaient au juste que les af[aires dont s'oc-upait le mairi de la dame. Celle-ci n'en savait rien, mais là rien du oui. Les affaires de son mari, c'étaient des Ilaires. N'était-ce pas suffisant! Des affuies honorables puisque son mari était un yarfait gentleman. Il avait dans la Cité, où l se rendait tous les jours, fort ponclueile-rient, un office, c'est-à-dire deux pièces se ommandaM, parmi les ■100 offices d'un im-neuble « ad hoc ». Ledit, office recélaU une nachine à dicter, une machine à écrire et me dactylographe. Grâce à ces trois outils, monsieur rapportait, hebdomadairement, de ilies sommes, à une épouse aimante, aimée, olie, élgante, mais à qui il n'avait jamais t/jé nécessaire de faire des confidences d'af-lires. ■. Eh bien! j'estime que si certain homme 'olilique français avait tenu cette conduite \is-à-vis de sa femme, celle-ci n'aurait fanais pris un revolver pour tuer un journu-iste. Mais,-hélas ! ledit■ homme politique voyait devoir faire des confidences jusqu'à lévoiler ses arrière-pensées politiques. Est-ce beau ? est-ce bêle ? J'estime la con-luite du Français plus humaine; celle de 'Anglais plus fière ! Un honvme doit se suf-ire, et, fill-il Louis XI, ne pas même se con-ier à son bonnet. Le rôle du confident, quand ce confident •st un être sensible, est aussi énervant que elui du passager dans un aéroplane qui boule la boucle. Il ressent toutes les émotions '/. ne peut rien. Si, dans un moment d'émoi, l met la main à la manœuvre, il casse tout. On vient de le voir. BOB. Au jour le jour LA POLITIQUE Rien ne fait plus de .mal qu'un dis-«ST» cours rentré, sinon peut-être un por-tefeuille raté... Au moins, contre k premier bobo cxiste-t-il un remède : publier son discours. M. Tibbaut s'est décidé pour ce dernier procédé, qui adoucira au moins la moitié de sa peine... -Cette brochure s'appcJUe : Les missionnaires ont droit à la vérité. Espérons que la niaiserie prudbomniesque de ce titre ne veut pas dire que ce -droit leur soit réservé,comme tant d'autres qu'ils prennent ou qu'on leur donne... Ceci entendu, négligeons les racontars (parfois très significatifs pourtant, pour nous montrer les tendances des congrégations), et notons, aussitôt, les savoureuses réflexions que le factum du bon M. Tibbaut inspire à la cléricale Métropole, d'Anvers. Il y a là de bien piquantes révélations, vous verrez ! « Un petit groupe de personnages agissant pour des motifs très personnels, et par conséquent fort peu nobles, ont. « utilisé », au profit de leurs haines et de leurs rancunes, les quelques réclamations justifiées que les missionnaires présentaient contre les excès d'un régime trop bureaucratique, — pour employer le mot de M. Tibbaut lui-même. Ce sont eux qui, par un savant battage, les ont gonflées, amplifiées, exacerbées, et qui ont greffé là-dessus le spectre de tout un système (le persécution absolument inexistant, mais destiné à exciter la passion des catholiques belges. A ce système appartenait notamment la fameuse « conspiration maçonnique. », le noir « complot » dont M. Tibbaut se garde bien de parler encore, mais qui n'en a pas inoins servi à ravaler les efforts les plus sains et les plus loyaux à nous ne savons quelles louches compromissions ? Serait-ce que l'honorable député de Ter-monde oit. .reconnu l'inexistence de ce cheval de bataille ou qu'il refuse de se solidariser sui ce point avec les peu intéressants personnage? qui sont les véritables auteurs d'une campagnc où les passions ont fait oublier trop souveni les faits ? Nous ne trancherons pas ce point délicat. Nous voulons simplement, ici, prendre actc de son attitude en attendant que le recul di temps nous permette de considérer cette cam pagne sous un jour plus précis encore. » Voilà qui est: bien inattendu... Ainsi, en .avoue que le « complot maçonnique » dont non seulement le négligeable Patriote, mai1 la Presse, le Bien public, voire le A' Ve Siècle firent leurs choux gras, est un simple •« bat tage », destiné à « exciter la passion »... De « peu intéressants personnages » on ainsi dupé le parti clérical et voulu tromper 1 le pays... ' Ce ne sont pas les missionnaires... Mais ! quels sont-ils ? Il y a. là un X. à cheiciher, aussi passionnant que celui de -France, et plus .proche de nous... PETITE CHRONIQUE Regards en arrière { 2G mars 1832. — Le choléra éclate 'à Paris et , y fait, jusqu'au 30 septembre, 18,402 morts. <5=^9 La revanche inattendue. Que de vieux souvenirs remués par -cette af- 1 faire Caitlaux ! iCoamne des noms que l'on croyait disparus de ila mémoire s'y .implantent à nouveau, y reviennent en rayon lunii- • .lieux ou en éclaboussure de boue ! Rochette, 1 Flachon, Marix, combien d'autres ! «La plupart ont défilé dans la déposition si nette, si impressionnante (1e M. .Briand. Qu'on ; ait pour celui-ci peu, beaucoup ou pas du tout ' de sympathie, on doit reconnaître que, de tous les témoins entendus, il est le seul qui paraisse sortir absolument intact de cette aventure, au point de vue, non .pas seulement de l'honnêteté pure, mais de la détocatesse et de .la correction. « Ainsi que la vertu le .crime a ses degrés.» Et, dans tout ce tumulte de scandales, dans ces ohocs d'influences,' dans ces rivalités de compromissions, M. Briand, rappelant, de son passage aux affaires, ce qu'on savait, révélant ce qu'on ne savait pas, allant au-devant , ides -questions qui pouvaient lui être posées, a donné 'l'impression de l'homme qui parle avec la certitude de ne pouvoir être démenti. Sa déclaration lut écrasante pour .les deux ministres démissionnaires, peut-être vaudrait-il mieux écrire : démissionnés. Or, il est -piquant d'avoir vu le nom de F.la-•chon revenir .plusieurs fois dans l'enquête. On se souvient Jdu scandale que provoquèrent l'arrestation, puis le procès du directeur de -la « Lanterne ». Il n'était un secret pour personne que M. Briand était en relations avec Flachon, — ni qu'en visant ce dernier, c'était M. Briand. adversaire dangereux, que M. Caillaux, alors président du conseil, comptait atteindre. Ge plan échoua. M. .Briand ne Xut même pas compromis, et M. Caillaux réussit simplement à priver le parti radical d'un de ses plus -ardents défenseurs. Il se fait aujourd'hui que, par une déclaration, dont de ton modéré n'est pas la force la moins redoutable, M. Briand .contribue à consommer la chute de l'ex-président du conseil. •Certes, ni l'un, ni l'autre, bien que faits aux aléas de 3a vie politique, ne devaient s'attendre, ii-1 y" ii quelques mois, à une pareille revanche ! Le droit et le fait. Petit mouvement, de curiosité, hier, au palais de justice. iDans ;le courant de la matinée, on apercevait, à plusieurs reprises, dans le couloir de première instance et dans quelques sal-iles (d'audience, un avovat -suivi par un groupe de -jeunes gens d'a.'llure généralement exotique. S'agissait-âl de réunir la famille d'un Péruvien décidé ? I;e.s créanciers d'un Bulgare ayant vu s'ajouter aux mal-heurs de 'sa patrie sa déconfiture personnelle formaient-ils un consortium destiné 'à réaliser l'actif de .leur débiteur? Cet Epirote, ce Grec et ce Russe verraient-ils fonder une société .financière placée sous l'égide bénévole du lion belgique? Non! La réalité était plus simple — et plus ingénieuse. L'avocat était un jeune professeur de l'Université nouvelle. Et, ayant à enseigner à ses •élèves les subtilités de la procédure civile, il avait voulu, au lieu de leur inculquer des notions théoriques, .leur montrer ^e droit pratique, le droit agissant : leur faire toucher du doigt un exploit, leur montrer des avoués réglant leur rôle devant un président docile, leur faire entendre un bredouillement intitulé «lecture de conclusions». Il leur avait fait comprendre sur le vif le mécanisme de la distraction des dépens et de la jonction des causes. C'est une initiative extrêmement juste, et qu'il nous a paru intéressant de signaler. iRemarquons .pourtant que si de jeunes .avocats, entrant au barreau, connaissent quelque chose à la procédure, ils détruisent une des traditions tes plus anciennes et les plus respectées. Et nul ne sait où ça peut nous mener. Chez les Belges. Quelques lecteurs se rappelleront que M. Paul Fort dut .le .titre de « Prince des Poètes,» •à un scrutin comme pour un simple président! de république. Le prince, maintenant en Russie, .raconte comment il fut dans « ce train qui dérailla chez les Belges, aux environs de Pe-pinster, tuant trois voyageurs et en blessant huit autres !... ,, Paul Fort dut attendre neuf -heures sous un tunnel ! « Episodes, épisodes !» ajoute-iil, avec modestie crâne. •Nous protestons de tout cœur. Un jour que Louis XIV « faLllit attendre » ce fut de l'Histoire. Que Paul Fort ait attendu, tout de bon, et encore « sous un tunnel » et « chez les Belges .», nous semble de l'histoire aussi..., à tout le moins, de l'histoire littéraire. (5===^) Pour identifier les tableaux. Un bon savant allemand, de ceux qui sont sympathiques, et que les « Fliegende Blâtter » nous montrent rentrant trempés de pluie,parce qu'ils ont « oublié qu'ils avaient leur parapluie », vient de nous .engager à employer les rayons X. pour authentiquer -les tableaux. Il prétend que cela permettrait de connaître tous les détails de la facture, les « repentirs », les signatures vraies ou fausses... Bref, toute .la vie intime, la structure secrète de l'œuvre. Ce serait l'identification presque certaine. Le procédé parait séduisant. Ne saurait-on l'appliquer aux femmes, ces. autres chefs-d'œuvre (nous n'osons ajouter de peinture), et, au moyen des rayons X,deviner la pensée secrète, le soupçon caché, le projet d'abandon, de rupture, la trahison que l'on-prépare ?... S'il pouvait découvrir une telle application de son procédé, .le .bon Allemand... Mais qui oseraii lui demander d'inventorier ainsi l'âme de la plus fidèle des femmes ou de la plus tendre des maîtresses ?... Les prisons de Wagner. 1 Si « Lohengrin » et « Tristan », « Pars if al » ' et « Allberlcli », avaient laissé quelques loisir? ' à leur illustre père, peut-être eût-iT, — tel h i larmoyant Silvio Pellico, — chanté « ses pn - sons •> ? Par deux fois, en effet, Richard Wa gner put se former une opinion, documentée t sur la fameuse « paille humide des cachots ».. -.'immortel musicien n'était pas novateur que lans son art... Compromis daiis la tourment( évolutionnaire de 48, il fut incarcéré, en mai 849, relâché, et bientôt appréhendé à nouveau. A l'époque, le « Bulletin général de la poli-/ique allemande » reproduisit le texte du second .mandat d'arrêt. Wagner y était qualifié le « dangereux politicien », et l'on ne se pri-/ait guère d'y flétrir ce « kappelmeister de Jresde, l'un des plus ardents fauteurs de trouves du parti de la révolte » ! Heureusement, 'aimable influence et les relations précieuses le Frans Listz veillaient ; et les portes de la jeôle ne tardèrent point à s'ouvrir devant- le : h ântre inspiré de la tendre Yseult, et de Kun-lry, l'ardente... Par .la suite, Wagner répétait volontiers : i Que l'on m'ait emprisonné, soit ! Mais ce que e ne puis admettre, c'est que le mandat d'ar-êt m'ait attribué 38 ans, me vieillissant ainsi le 2i mois!... Cela, c'est une indignité! » Et, — disant cela, — le grand Richard ne souriait qu'à demi; tant il est vrai que, — nème chez 'le génie ! — la coquetterie ne perd amais ses droits... (5=^5 Le vieux-neuf. Toute une vieillie réputation semblait devoir 3réserver .l'aspect si émouvant du port de la Rochelle, encore paré de monuments séculaires. Pourtant les «restaurateurs» ont sévi et se préparent à opérer sur un dernier vestige ancien, intact, un des plus émouvants. Il s'agit le .la tour Saint-Nicolas, élevée au XIV® siècle, réparée au XV.Tle. Les bons « restaurateurs » comptent refaire une tour gothique, d'autant plus authentique qu'elle sera toute neuve... Mais aujourd'hui, en France du moins, on commence à « trouver cela bête ». On déclare :jue faire du « vieux-neuf » est absolument inutile ; que ces sortes de travaux ne sont plus les objets anciens et ne sont pas non plus des puvres nouvelles. On comprend seulement aujourd'hui toute .la vertu d'un mot de notre ?rand artiste Khnopff : lorsque le campanile [le Venise se fut écroulé,on demanda; aux prin cipaux peintres du monde entier, s'il fallait le réédifier. Consulté, Khnopff répondit qu'il ne pouvait s'agir que d'en édifier un nouveau, l'an-cien, étant ,à jamais disparu... Qui nous délivrera des vieux-neufs fabriqués par les saint-lucquistes ? Nouvelles à la main A l'ecole. — Qu'y a-t-il de plus lourd, un litre d'eau oi un titre de vin? —- Un litre d'eau, -M'aieu, car te litre de vit r.'est jamais plein ! \ LA COMMISSION DES XXX Nouvelle réunion des XXXI mercredi matin sous la présidence du comte 'r Kintde Rooden beke. M. .Henri Francotte s'est, attaché tout d'à bord à montrer qu'il y a en Belgique un pro blèinie des petites communes. Leur grand nom bre soulève une difficulté aux réformes pro posées. Ce point n'a pas encore été envisagi par la commission. Cela veut-il dire que 1; question n'a .pas d'importance ? L'autanomi des petites communes, qui fait partie de no traditions nationales, doit être sauvegardée e mise à l'abri des .atteintes du pouvoir central A ce point de vne, il y a lieu de signaler qu dans beaucoup d'arrondissements cette que* tion intéresse non seulement la majorité de communes, mais aussi -la majorité des hab tants. Parmi les questions administratives relat: ves aux petites communes, M. Francotte exr raine spécialement la nomination des bourç mestres, les fonctions de d'-éolievinat, celles de receveurs et des secrétaires communaux. La gestion financière des petites commune soulève de g m ves questions d'imposition e d'une façon générale, on peut remarquer qu toute mauvaise gestion financière atteint toui Ja propriété foncière. Tout cela montre que le S. U. ne peut pa: par lui seul, assurer la gestion convenable d< petites communes. Il importe de recherche des garanties. M. Francotte continuera à quinzaine. Après discussion entre MM.Vandervelde, D jace, Destrée et Woeste, -l'ordre des travau proposé par la sous-commission est adopté, j Voici ce programme : 'Chapitre I. — Organisation de 'fa gestic communale : § 1. Rôle des commissions spéciales (exte sion de l'article 92 de la loi communale). § 2. Organisation de .l'information publiqi et professionnelle. (Article 75 de la loi cor munale.) § 3. '.Mode d'intervention des contribuai)! dans la gestion financière. § A. Référendum communal. § 5. Recrutement du personnel administr .tif. § G. Régime des régies communales. § 7. Union des communes au point de vue t certains services publics. § 8. Régime spécial à appliquer aux aggl mérés de communes (Bruxelles, Anvers, etc § 9. Organisation de contentieux administi tif. § 10. Organisation de la police administi tive. § U. Nomination des bourgmestres et écl vins. § 12. Tutelle administrative. Chapitre II. — organisation des conditio du droit de suffrage •. § 1. Nationalité. § 2. Sexe. § 3. Age. (A réserver pour l'examen des { ranties.) § j. Résidence. § 5. Causes d'exclusion. Chapitre III. — Organisation des garant du régime électoral : § 1. Procédure ; la R. P. et son organi tion. § 2. Eligibilité : a) Choix préalable ; u) « têgoiie ; c) Conditions d'élimination. § 3. Corps électoral : a) Représentation < i. intérêts et représentation professionnelle. b) Conseillers communaux supplémentai (art. 4 de la. loi du 11 avril 1895). c) Suffrage égalifaire. Suffrage plural. Nouvelle séance à quinzaine. A LA CHAMBRE CHOSES ET AUTRES Nous aA-ons encore eu; hier, une de, ces I séances hybrides où tes projets les plus di-Ivers se bouseu'ient pour passer les premiers. I (On a discuté pêle-mêle, naturalisations, re-Ipos dominical, indemnités, Waterloo, con-Ifércncc de Berne, catastrophe de T-hieu. El l'on prétend que les esprits eikyclopédiqu:s I se font rares 1 1 M. Servais, le suppléant de M. Victor Del-I porte, prête ,1e serment constitutionnel, et va I prendre place entre MM. Pirmez et Tibbaut. DEUX VOTES I On procède d'abord à deux appels nomi-I maux. Le projet de loi relatif au repos domini-I cal des clercs et commis des notaires, huis-I siers et avoués, est adopté par 81 voix contre I 13 et 6 abstentions. Un autre projet, qui accorde une indemnité I aux officiers de police faisant fonctions de nii-I nistère public auprès -des .tribunaux de simple I police,' est voté par 89 voix et 2? abstentions. [ LA « FABRIQUE DE BELGES »... On n'en -a jamais tant fabriqué .que depuis I que La France nous envoie, pa.r pHeines voitu-I rées, les religieux et les religieuses, dont .la I République apprécie insuffisamment te zèle I enseignant. Le feuilleton de naturalisations I soumis à la Chambre est de dimension inu-I sitée. I M. Cocq. — Ou accorde la naturalisation 1 avec une incroyable facilité aux étrangers qui I portent l'habit religieux alors qu'on la refuse I a d'autres qui ont les plus fortes attaches dans I le pays. Sur 17 demandes de grande naturali-I sation, 3 ont été écartées malgré qu'elles éma-I nent de gens honorables qui occupent, depuis I de longues années, des situations importantes. I Au contraire, 3 religieuses l'obtiennent sans I difficulté. Sur 81 demandes de naturalisation I ordinaire, 53 émanent de religieux et, dans ce 1 I nombre, il y a iO institutrices appartenant à; I renseignement libre ! I M. C. Huysmans. — Ça leur permet de tou-! cher les subsides de l'Etat ! M. Del vaux. — C'est un vrai scandale ! I (Bruit.) I M. Cocq. — Il en est ainsi pourtant. Nous I nous devons d'élever, une fois de plus, notre I protestation contre pareille invasion. I La droite supporte mal cette constatation, t Elle proteste avec véhémence^ M. Franck. — Je m'associe ;'i ces paroles. .le j I connais, en effet, une des personnes auxquelles II on refuse la naturalisation. Il s'agit d'un avo-I eut anversois, M. Nicolas Gunzburg, tout à fait I estimable et qui habite la Belgique depuis son I enfance. Il a accompli son service militaire en I Belgique et il défendrait donc celle-ci à l'heure I du péril, ce que ne feraient point tous ceux qui I lui refusent la qualité de Belge. (Tumulte. I Très bien à gauche.) J'espère qu'à l'avenir oh I montrera plus de circonspection. (Le tapage I grandit.) Ces votes sont le fait d'un sectarisme -1 étroit ! (Très bien à gauche.) . J M. Giroui proteste contre ces naturalisations ! j qui constituent un danger pour les inStitutri-I ces belges. A quelque parti qu'elles appartien-; I nent, nous devons les défendre contre les étran-' I gères qui viennent les supplanter. . ! Le projet de loi conférant la grande natura-îllisation est voté par 75 voix contre 49 et :i -1 abstentions. Les petites naturalisations sont > I votées par 74 voix contre: 45 et, 1 abstention. INDUSTRIE ET TRAVAIL -I On reprend la discussion du budget du m'i--I nistère de l'industrie et du ira va 1.1. M. Camille ■-1 Huysmans, qui avait entrepris, mardi, de re-s I quérir contre d'attitude des délégués du gou-I vernement belge, à la Conférence internatio-s I nale de Berne, sur la protection ouvrière, con-;, I tinue son discours. e I ej M. Camille Huysmans. — Ces délégués se Isont acquittés du mandat que leur avait don m . [M. Hubert. Us ont défendu les solutions le> Iplus réactionnaires. En faisant office de frein s I ils n'ont pas seulement nui à notre classe ou r I vrière, mais au prolétariat international tou t entier, car les conventions conclues à Beriu Isont appliquées dans tous les pays adhérents I Pour faire adopter leur point de vue, ils on „ I été jusqu'aux menaces et ont déclaré quel'exis x I teiice de la Conférence serait compromise. WATERLOO III A ce moment, M. Helîeputte monte à" la tri I bu ne et dépose un projet de loi ayant pour oh 1 jet la conservation du champ de batai-Lle di I Waterloo. te I I M. Helîeputte. — Je demande que ce proje ~ I soit imniédiatemnt examiné et voté, de façon ; j pouvoir le faire voter par le Sénat et évite îs I ainsi toute spéculation. Ce champ de bataill I appartient à l'Histoire. Il ne faut pas que cei I tains propriétaires portent atteinte à l'aspec Ide cette plaine qui évoque tant de souvenirs c a-1 rappelle à tous les peuples l'héroïsme de ceu. I qui y combattirent. Tous les partis seront d'ac Icord là-dessus... I M. Franck. — Aucune discussion ne peut, e: le I effet, s'élever sur une proposition qui est dan Iles vœux de tout le monde. (Adhésion.) o-1 M. Helîeputte,avec l'assentiment de la Chan .i.l bre, expose qu'une société s'est constituée pou a-1'la préservation du paysage tragique qui v I l'agonie des aigles. ,l"I M. Helîeputte. — Le gouvernement a accord I son intervention. Le projet qu'il a élaboré. ie-1 pour objet de défendre toute modification à 1 I physionomie du champ de bataille. Des inden I nités seront accordées h ceux que cette h I troublerait dans l'exercice de leur droit de pn ns I priété. I La commission spéciale est aussitôt convi I quée. ;il.| ON REVIENT AU BUDGET ! M. Camille Huysmans, revenant pour la s I conde fois à son réquisitoire contre M. Huber I énumère les questions sociales où l'infiuen< j I des délégués belges se traduisit par un rec; I dans la législation internationale. U termii sa | sur une protestation indignée. « LA MORNE PLAINE » a" I La commission spéciale -a promptement te I miné ses « travaux ». Sur rapport favorable < les | m. Tibbaut. le projet de loi est voté à l'un I niniité moins cinq voix. UNE FOIS ENCORE I On retourne au budget de l'industrie et > I travail. M. Hubert repousse les accusatio qui ont été lancées contre ses services à l'occasion de la catastrophe de Tbieu. C'est -une belle chose que l'éloquence de M. Hubert quand il se trouve en face d'adversaires dignes de lui, tels que les Maroil-le, les Lambil'lotte et les Cavrot! M. Hubert. — 11 serait injuste de rendre l'inspection des charbonnages responsable du coup d'eau qui a fait tant de victimes. Toutes le» circonstances du drame le démontrent. L'ora-teur entre dans de longs détails techniques et termine en disant que notre organisation ne le cède en rien à celle d'aucun pays. Pour ce qui concerne le rôle des délégués belges à la Conférence de Berne, les reproches que leur a fait M. C. Huysmans sont immérités; ils ne se sont inspirés que des nécessités de l'industrie et des intérêts réels des ouvriers. Il est six heures. M. Hubert — au bref ! —■ (parte depuis près d'une heure. Il y a encore sept «orateurs» inscrits. «Quousque tandem!»... MM. Cavrot et Dejardin, revenant sur les circonstances dans lesquelles s'est produit le coup d'eau de Thieu, maintiennent que la catastrophe aurait pu être évitée si l'administration (les charbonnages et celle des mines avaient fait leur devoir. (M. Donnay. nous donne ensuite une version revue et corrigée du Sermon sur la Montagne — sur la Vieille-.Monta.gne. Jusqu'à sept heures et demie, il accuse cette société des méfaits les plus noirs. M. Léonard demande une réglementation sur les conflits du travail (dix minutes). M. Troclet veut porter à 1 million le fonds de chômage (quatorze minutes). M. Royer déplore les libéralités indûment faites à une école des arts et métiers. Elles sont injustifiées. On y fait des retenues scandaleux ses sur les salaires (vingt minutes). « CALOMNIATEUR! COMPLICE!» 1,1 est près de- huit heures et demie. M. Hubert conteste les renseignements apportés par M. Royer. « Ils lui ont été donnés, vocifère-t-il, ! par un voleur! » Ou se jette à la tête : « Lettre volée ! » « Escroquerie! v « Calomniateurs! if, A quatre, MM. Hubert, Royer, Huysmans et Denïblon organisent toute une séance à boucan ! Quels organes, tudieu ! et quelle vail-lanoe !... A 8 h. 35, M. Royer réplique : Si vous maintenez vos termes vis-à-vis de la personne qui m'a documenté, vous êtes un calomniateur sans excuse, car vous savez la portée des termes juridiques ! Tout ce que j'ai dit est exact. Le personnel ne touche qu'une partie des subsides que le gouvernement leur alloue. Le ministre n'oserait pas faire la vérité. Vous êtes un complice ! Vous savez que les quittances sont fictives. Vous prêtez la main à l'exploitation des caisses publiques. Et tout cela pour assurer la prééminence des congrégations dans le domaine de l'enseignement professionnel comme dans les autres. Maintenant, vous êtes forcé de couvrir ces escroqueries, — vous n'êtes pas un homme trompé, mais un complice M. Hubert « encaisse » sans broncher. Il est seulement un peu plus congestionné que d'habitude ... A neuf heures moins le quart, on. passe aux articles, qui sont adoptés. Alors, M. Hubert va tailler en souriant une bavette avec son bouillant contradicteur... « Comediante! » La séance est enfin levée à 9 heures !... IE SCANDALE CAILLAUX-ROCHETTE Fin de la séanete mardi M. Dumesnil s'inscrit en faux contre les déclarations de M. Barthou M. Dumesnil, directeur du « Rappel », est entendu pour la seconde fois. Il dit qu'il a demandé à être entendu pour protester contre la déposition de M. Barthou, déposition, dit-Il, inexacte, d'un bout à l'autre. Il déclare que l'affaire de l'expert dont a parlé M. Barthou ne concernait pas 'l'affaire Rochette. Le « Rappel », et d'autres journaux avaient commencé une campagne contre certains experts. On avait notamment nommé dans l'affaire des congré-- gâtions un liquidateur qui avait été liquidateur dans d'autres affaires. Un certain nombre de directeurs de journaux avaient été saisis de plaintes. Trois d'entre eux allèrent trouver M. Barthou. Celui-ci leur donna audience. M. Dumesnil proteste contre cette affirma-. -tion de M. Barthou déclarant que n'ayant pas . accédé à leurs demandes, il fut l'objet d'une . campagne d'injures et de violences. « Jamais, affirme-t-il, il n'y eut dans le « Rappel » un mot d'attaque contre M. Barthou. » t t La comptabilité de Rochette j M. Vachez, liquidateur, est ensuite introduit . Il donne de longues éxplications sur l'état des t affaires Rochette au moment de la remise cle t l'affaire. Il déclare notamment que la compta-bilité du Crédit minier était dans un état cle désordre indescriptible. Il ne put retrouver ^ trace des subventions données à des journaux, s M. Sclierdlm, substitut, fournit ensuite quelques renseignements sur les opérations financières de Rochette. M. Scherdlin déclare que le procureur général lui lut le document qu'il r avait rédigé, mais il ne se rappelle pas à quelle 1 date. Il ne croit pas que ce soit le jour où la remise fut accordée, mais c'est, cependant, à une date voisine. M. Scherdlin remarqua alors ^ l'émotion sincère de son chef. !, Séance levée. Demain, la commission enten-[. dra MM. Monis, Caillaux et Maurice Bernard »i sur des questions de date. ' Confrontation de MM. Monis, Caillaux, Fabre et Bernard De Paris, le 25. — MM. Monis, Caillaux, Fabre et Bernard sont confrontés au sujet de la date à laquelle a eu lieu l'entrevue Monis-Fa-bre. Dans son procès-verbal, M. Fabre place > cette entrevue le 22 mars et parle d'une inter-t, verition de M. Caillaux. Or, M. Caillaux af-e firme n'être intervenu auprès de M. Monis il qu'à la suite d'une démarche de M* Bernard, «e que son agenda indique avoir eu lieu le 24. M. Jaurès déclare que la commission attache une importance sérieuse à ce différend. ÈVI® Bernard déclare qu'il n'a aucune raison 1 ' cl? n'être pas d'accord avec M. Caillaux puisi que l'agenda de celui-ci porte la date du 24. a- Le 22 ou le 24 ? M. Fabre ne croit pas possible d'avoir commis une erreur de date et déclare qu'il est cer-lujiain de la date du 22, us j m. Jaurès fait observer que si MM. ûaillau*

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