La Libre Belgique

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29 november 1918
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s.n. 1918, 29 November. La Libre Belgique. Geraadpleegd op 25 juli 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/cr5n87483z/
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10 Centimes'le numéro. Vendredi 29 Novembre 11 '££2a N. 18c RÉDACTION ET ADMINISTRATION : BRUXELLES 42, Monlagnc-aHX-Herbes-Polagèfcs, 12 "Les annonces sont reçues exclusivement au bureaa ilu journal. rue Mon tâgne-aux-Herbes-Potagères, 12, et à l'Agence Havas, place des Martyrs, 8, à Bruxelles LALIBRE BEL GIQUE ANNONCES : ' DEMANDES et OFFRES D'EMPLOIS et de SUJETS. ' là3lignes. • 1.00 Chaque ligne supplémentaire 0.40 PETITES ANNONCES : la ligne 0.60 REGLAMES avant les annonces : la ligne . • 2.00 FAITS DIVERS : la ligne. , • . 6.00 5.00 4.00 NECROLOGIES : la ligue • •»•»»»• 2.50 La fonction refile L'élan .unanime qui a resserré autour de leur $oi, pendant cette grande époque, itôus les Belges, sans distinction d'opinion, répond à une vérité profonde. Il prouve jqjue les événements actuels n'ont pas seulement mis en lumière l'exceptionnelle personnalité de notre -Souverain, mais, aussi, l'importance suprême de la fonction royale, i Alors que le destin du monde allait se ■transformer, Albert m'hésite pas un ins-iiant su>r le devoir et l'intérêt de son pays. Œl sait les dessous de l'incroyable agression qui menace la patrie. En jouant alors &on trône comme il allait exposer sa vie 'chaque jour, pendant quatre ans, il est conscient de nos intérêts comme de notre devoir. i Personne n'oubliera jamais la séance historique où la Belgique entière frémissait lautour de son Roi. Il faut avoir -vu et compris alors l'expression, de son visage pour deviner, seulement, ce qu'est «un héroïsme '[royal ! ! Nous croyons faire beaucoup en sacrifiant notre vie... Et nous ne .pouvons faire 'davantage, en effet. Pour le Roi, il engage mon seulement sa vie et son honneur, mais île salut de tous, l'existence d'une nation. Le 'héros « individuel », si l'on peut dire, garde, en tout désastre, la ressource d'un îtrépas glorieux. On est toujours vainqueur (lorsqu'on a su mourir- Mais un peuple [peut subir plus que la mort, l'asse.rvisse-iiment final et ses pires hontes. C'est pourquoi un chef de peuple ne peut se contenter de 'bravoure; il lui faut encore la sa-'tgesse. Il doit non seulement défendre le 'Ibon droit, mais traire triompher celui-ci. 11 jpeut mener son peuple au sacrifice, non à lia (boucherie. Il doit préparer la victoire, même dans une lutte impossible. / Le Roi doit , décider cela, doit le décider 'fieul. Alors que nos représentants acclamaient Jfa réponse follement héroïque et splendidement fière de la Belgique résistant à il'Allemagne, la plupart s'en remettaient à (la sagesse du Roi cîe savoir comment nous sortirions de l'ouragan de fer. Tous partageaient noblement sa bravoure et faisaient crédit à sa connaissance du milieu international.Jamais* sans doute, plus magnifique et plus clair exemple de la fonction royale dans l'état moderne n'aura été proposé •aux peuples ! Jamais on ne nous aura mieux 'montré que, comme il faut des représentants (pour exprime^ les vœux et les intérêts changeants de l'opinion,comme il faut des magistrats communaux oour régir les .'intérêts de chaque cité, il faut une magistrature suprême pour incarner le génie 'éternel de la patrie.'Sd les desiderata d'une .contrée et de chaque commune sont essentiellement variables, ceux de la patrie, en \efifet, n,e subsistent que oar une continuité ^pu is santé. 1 Le souci do l'armement, celui du rôle de lia patrie dans les combinaisons •internatio-inales, ne peuvent être abandonnés un instant ni interrompus jamais- Au milieu des magistratures, qui représentent les forces changeantes et contradictoires du moment, 3a fonction du Roi représente, au contraire, le génfie même do la race, son' éternel vouloir de vivre et de triompher. «Cette suiprême garantie d'existence ne se trouve pas que dans les sociétés humaines.1 Si nous étudions les merveilles de la IProtvidence dans la nature entière, nous y ■surprenons, à chaque pas, les traces d'un g,énie de l'espèce », d'un instinct supérieur de défense, assurant le bien commun [par une direction unique dans l'effort commun. Parmi les animaux qui vivent en .trompe : 'quadrupèdes, oiseaux, insectes, beaucoup se do-ment un, chef pour assurer la victoire de l'intérêt de tous sur les intérêts de chacun. ; Tout au contraire, dans les espèces ani-imales déchues, par exemple chez certaines ..abeilles, le souci de l'intérêt collectif se trouve supprimé par les ésroïsmes individuels, tout comme dans les empires en dissolution...Ne venons-nous pas de voir cela, et n'est-ce pas un soectacle effroyable1? Ces égoïsmes déchaînés par l'absence .'d'un pouvoir central reconnu ne sauraient plus travailler qu'à leur ruine commune. '.Tout au contraire, lorsque l'intérêt gèné-'ral se trouve assuré par la protection de <ce pouvoir, les intérêts personnels, s'accor-dan't,s'uniissant, bénéficieront tous de l'essor unanime. ■Cela, encore, nous venons d'en avoir des exemples 'frappants au cours de l'occupation qu'entraîna la guerre funeste. Toutes des forces loyales et ibiemfaisantes se trouvaient comprimées, tandis que des activités parasitaires ne se formaient que pour '(l'épuisement et l'oppression de la masse. iTTne poignée de criminels font régner la ffami-he dans toute une population pour "s'enrichir par l'accaparement; quelqiu-s 'traîtres se font donner le monopole de la presse nationale réduite au silence. Ainsi ''.les champignons viennent épuiser un ' ar-J/bre sitôt que son organisme n'est ni us vigoureusement <i centralisé »... Il suffit que île pouvoir légitime revienne pour que les organismes parasitaires et malfaisants disparaissent, pour que toutes les activités (légitimes et utiles reprennent également ïeur travail en vue d'une prospérité générale.Ré su/m on s -nou s : pas de travail bienfaisant et de prospérité sans grandeur nationale : pas de grandeur nationale sans un gardien spécial de celle-ci. De la sorte, la fonction royale nous apparaît oomme la {plus indispensable de toutes les magistratures d'un pays, comme celle qui profite au plus grand nombre. ; Que si cette magistrature suorême trouve un accroissement de force dans le contrepoids d'un contrôle parlementaire, naturellement il n'en sera que mieux, l'or contre, cette magistrature se trouverait diminuée et orivée de ses meilleures forces si elle roerda.it quelque chose de sa continuité En effet, non seulement elle doit j'emplir une vie entière, mais il faut enco->re -que l'hérédité, son passage de père en ifils,_ vienne lui apporter une durée aussi 'équivalente que possible à celle même de jla nation. L'immense catastrophe d'où sorÊ glorieusement un monde nowveau vient de nous {prouver <que la fonction royale est la plus futilo à-,un pays, la condition même de sa prospérité intérieure, aussi bien que de sa La itaiii Ses éràsMts. M. Mathias Erzberger. M. Mathias Er/berger a été le renreson tant spécial du Directoire de Berlin ai grand-quartier général du maréchal Foch quand la délégation allemande y fut, le l'. novembre, prendre connaissance des condi tions de l'armistice. On n'a pas de raison; de douter qu'il ne soit envoyé, en la mênn qualité, à la Conférence de la Paix. M Erzberger a fait remarquer, dans une rcu nion du Centre, combien l'intervention d< la délégation dont il fit partie servit les in térêts de sa patrie. Jouera-t-il aux délibé rations préalables à la paix le rôle de Ta! leyrand au Congrès de Vienne? Dans l'ai frrnaative, les Alliés de l'J-19 auraient i mieux se tenir que les alliés de 1815! M. Eroberger n'est pas « herr doctor ». I se dit catholique et a^arfcient aui -roupi parlementaire sur leqUel se portent les suf f rages catholiques. Longtemps il fut l'hom me du Centre, appointé pour parler en soi nom. Avant la guerre, sa situation était re marquable à cause de son activité commi rapporteur du budget de la guerre. Dei journaux de Paris Lui demandaient des ar ticlies flamboyants pour leur première page Un an et vingt-deux jours avant l'ultima tum allemand à la Belgique, M. Erzberjge: déclara ceci au fiutur membre du Consei des Flandres Ver Hees, qui s'en fit l'échc dans un journal de Bruxelles : <; Jamais, j( l'affirme sur mon honneur, sur ma con science de catholique, je n'ai ouï parle) dans nos cercles militaires, dinlomatiqusi ou politiques, d'un projet d'invasion er Belgique. Du /reste, que nos amis belges se rassurent : si une telle menace sur crissait le Centre s'y^ opposerait comme lun scu homme! » Qu.i n'eut été touché d'une si so lennelle protestation : Qui en aurait douté Toutefois, nous n'avons pas iar--ris -uc 'M. Erzberger ait bondi d'indignation ouand dans la première séance -du iteiohstàg eu suivit l'invasion allemande en Belgique : (l'invasion et toutes ses horreurs), M 'Spahn, parlant au nom du Centre, r»ronon |oa ces paroles, qui furent applaudies pa] son parti comme par les pangermanistes .« Il est -indispensable que la Belgique res te politiquement, militairement, économi quement, sous la dépendance de l'Allema gne >. I M. Pru.m, le paladin catholioue luxem bourgeois, secoua rudement le Centre, no jtamment M. Erzberger, dans le « Veuvag< ! de lia Vérité ». M. Er/.'berger répliqua vio • lemment, puis fit procès à M. Pirùm. Dan: la situation où se trouvait le Grand-D>nich< jà l'égard de l'Allemagne, ce procès n'otai pas un ,-procédé chevaleresque: M. Erzber 'igar s'en rendit-il compte ou fut-il mû pa; [un autre motif? 11 renonça à son instanci | et paya les frais. Dans l'intervalle, M !Pr;um avait été condamné à trois ans d'em jp.risonnemeht par une juridiction alleman ; de pour injures et calomnies envers l'armée allemande. Injures et calomnies consis taient à rappeler les atrocités commises er 'Belgique sur des populations paisibles e ! désarmées. Un journal hollandais insinuî jque M. Eivberger avait cm nour but prin j.cipal, en renonçant au procès, de ne pa: 'donnerroocasion à son adversaire de repro Idiiire une démonstration trop facile, troT éloquente à charge de l'armée allemande. | Eu 191.on signala la présence de M |Ertfborgey à Rome. Sa déclaration à notr< confràre (bruxellois 1-iy-suivit. La tresse ita liennè lui en fit une couronne, q.ui ne chipas le couvrir d'honneur. Il n'en continua pas moins sa carrière de dinlomate mar ion, car M. Erzberger tenait à la diploma tie sans en être. Il occupait même un bu reau au< ministère des Affaires étrangères Plus tard le Reichstaig, dans la personne d'un de ses membres, céda à la cuiriosit< .de connaître dans le détail l'activité diplo jmatiqiue spéciale de M. Erzberger, et c'es •ainsi qu'on découvrit la vérité officielle,qu est parfois la vérité viraie : M. Erzbergo: était à la tête du service de la (pronirandt allemande à d'étranger ; la presse lui ser vait surtout d'instrument. Pluis de 37 mil lions de francs -avaient passé par ses mains II était revenu de Constantinople avec fc certitude que la Turquie çaettrait encor< sur pied 2 millions de combattia-nts. Dans le « Tag », commentant à sa façoi le principe des lois de guerre propres i l'Allemagne, à savoir qu'il faut employé: jtoius les moyens capables de mettre promp Renient fin iàux hostilités, il Concluait oju'oi • ne pourrait hésiter à détruire Londres si h I ibut, c'est-à-dire la paix, était à ce prix Dans quelle mesnm*e (proyoqiua-t-il la Confé rence pacifiste internationale en Suisse1? Soit que les voyages instruisent la -jeunes se et les diplomates, même marrons, soi que tandis qu'il essayait de convertir de; princes de l'Eglise, il ait été converti pa, eux, il se fit que M. Erziberger, au corn mencement du mois de juillet 1917. se ré véla partisan d'une paix par accord, san; annexion ni indemnité, en vue de jeter le: bases d'un <: modus vivendi » durable à 1 a bri des conflits, entre pccioles. Son discour éclata comme le tonnerre au sein_ de h Commission du Reichstag. M. Seheideman flairant la conaurrenee, certifia que M Erzberger avait parlé sa.gement en répc.tan la thèse déjà ancienne de la « Sozial-demo c.ra-tie ». Bon ©ré mal -gré, l'élan était don né. Les 3/4 du Reichstag adoptèrent la mo tion de paix. . Peut-être les Allies eussent-ils traite a i; suite de cette invite-, si l'empere-uir, e.han celier, tous les gens en^ crédit ne s'etaien pas appliqués à en réduire l'effet, c- en fai re suspecter la sincérité. M. Erziberger Lui même demanda un jour a.u Reiohsta^ qu prenait la responsabilité des discours d-i Kaiser. « Je ne connais rien, dit-il, qiu puisse nous causer pitts de -tort à l'étran •ger. » On lui répliqua que le chancelier ré pondait pour le Kaiser. M. Erzberger continua sa campagne avei une conviction et une énergie qui ne fléchi rent pas. Il harangua ses électeurs,leur dé nonçant le danger prochain. Au nom de; intérêts de la patrie, saisie fut faite, cl'ur exposé de ses alarmes: M. Er,berger étai-devenu un « défaitiste » même pciuir uiw partie du Centre! Il usa de sa grande in fluence pour rallier à Bautzcn les électeur: catholiques à .une candidature socialiste parce qu'elle était pacifiste en hain< d'une candidature conservatrice, parc< qu'elle élvait favorable à la guerre ; outrance. A Cotblcnz-sur-Coard, on lui at tribua le pito>able écrasement d'un géné ràl-baron, oa-ndidat officiel du Centre pan germaniste, contre qui, à la dernière heure, s'était élevée la candidature populaire d'un pauvre prêtre catholique, ami de la paix. Un mouvement impétueux se manifesta aux fins de l'expulser des rangs diu Centre. Hertling surtout, « Herr Fuchs », comme on l'appelait déjà avant la guerre dans quelques milieux savants et catholiciues, montrait pour- son collègue des sentiments peu fraternels. Erzfberger, tour à tour rai-de ou souple, tint tête à l'orage. Et quand, ' de la tribune du Reichstag, il démasqua les auteurs de certains pamphlets,, d'origine pangermaniste, où il était accusé d'être l'agent stipendié de l'Angleterre, du Pape, etc., il les stigmatisa en établissant que ces gens-là profitaient de la guerre, a concurrence d'un milliard prélevé sur les besoins vitaux de'leurs compatriotes sous la formo du renchérissement des denrées indispensables. Cette exécution fut magistrale ; les ad-Ivorsaires politiques de M. Erzberger continrent qu'il est un « tempérament ». U 11 y a six mois, le « Uandelablad », d'Am-î sterdam, proclama que E'r^ber^er, dès qu'il - a reconnu la bonté d'une cause, ne l'aban--, donne plus, quoi qu'il arrive. Cette ré-l'flexion était faite à propos de l'amende ho- jnorable à la Belgique, en plein milieu du i I récent ouvrage d'Erzberger : « La Société » des Peuples ». Erzberger aroue sans dé- - tour,ce qui est Pé^ idénce même,mais ce q-uë . ! les chefs, aujourd'hui renversés, de l'Alle- magne ont nié de-puip. 1914:— savoir, que ',1a Belgique a agi, à l'origine de la guerre, ['comme elle devait a/rir c.t que nul n'est en » droit de la blâmer... s Vers la mi-septembre, M. Er/berger com-• muniquait à un journaliste hollandais son ' projet de coalition gouvernementale et pa.r-> • îgmentaire comme mo37en de saLuit. A cette | date-là, le moyen pouvait encore aboutir, i mais toute la diplomatie allemande se cons-! tituait solidaire du discours que venait.de [ prononcer le vice-chancelier von Payer: les ■| traités de Bucaresi. et de Brest étaient in-' tangibles; la Belgique avait mérité son : sort, donc elle ne méritait pas de domina-gement ! . M. Erzberger a inspiré confiance au Di-: reetoirç socialiste. Nous le reverrons à 1* œuvre. . ; : Eéimion de la Droite. ta Droite do la Cluimbrc s'est réunie en séance plenière jeurti matin. M. Léon Delacroix, le nouveau chef du ■ Gouvernement, dans un discours remarqua- • ble de franchise et do netteté, a exposé les " circonstances dans lesquelles, il s'est trouvé ; appelé à la lourde mission de présider le ! Gouvernement de la Restauration natio-! nalc. • Il expose que-vu les difficultés et les res- ■ ponsabilités qu'entraînera la restauration du pays dans tous les domaines, après les désastres inouïs qu'ont entraînés la guerre | et l'occupation allemande, il fallut néces-: sairement que le Gouvernement fût un gou-i vernement national, pouvant s'appuj'cr sur ; tous les citoyens belges. De là, la composi-1 tion du nouveau cabinet. Les négociations menées pour obtenir ! cette entente nécessaire ont amené certains i accords dont le Gouvernement demandera la ratification aux Chambres. Les grandes . lignes de ce programme ont été visées dans ' le discours do S. M. le Iîoi. Elles ont trait " notamment à l'instauration du S. U. pour : l'établissement rapide d'une Constituante. ; Le chef du Cabinet ajoute qu'il a tout fait - pour que le S. U. instauré fût sincère et - complet, etfût, partant, octroyé aux femmes. ■ N'ayant pu obtenir cette satisfaction immé-' diatement, il s'est formellement réservé Té : droit de défendre cette réforme, — qu'il con-j sidère comme la seule juste, — à la Consti-i tuante. M. Delacroix déclare, en ce qui concer-: ne les droits des Flamands, que la Chambre " sera certainement unanime a leur donner ' tout ce qui leur est dû. Mais il faut le temps matériel de réaliser les réfonnes. : M. Woeste prend la parole après M. Delacroix. Il constate que la constitution d'un 1 gouvernement mixte est une solution con-^ forme aux intérêts du pays. En ce qui concerne le S. U., M. Woeste | se rallie aux arguments développés par ; M. Delacroix en faveur du suffrage des . femmes. Le~ suffrage des hommes n'est en ■ réalité qu'un expédient. La juslice et la logique exigent que si l'on établit le S. U.*, ! il soit'vraiment universel et, par suite, étendu ; à tous ceux qui ont une raison matérielle • ou morale de s'intéresser au gouvernement du pays, aux femmes comme aux hommes. M. Woeste ajoute que les modifications à 5 apporter à la Constitution ne peuvent l'être ' qu'en respectant notre pacte fondamental. ; ' M. Helleputtc reprend ce dernier point et i démontre que toute violation de la Constitu-, tion entraînerait la précarité do toute charte ; future. Les députés ont juré fidélité à la Constitution : ce serment népeut. être trahi. Àpi'ès quelques observations du chef de Cabinet, d'autres membres prennent encore la parole. M. Colaert, l'apôtre féministe, se i rallie chaleureusement à tout ce qui a été ■ dit en matière du suffrage dos femmes. La Droite désigne ensuite ses candidats pour les élections auxquelles la Chambre ; procédera l'après-midi. i Pour la présidence, M. Théodor déclare i décliner toute candidature. Le poil désigne - M. Poullct. M. Tibbaut est désigné comme ■ candidat pour la vice-présidence, qui revient à la Droite. L® Hoi à Llégs eî à Paris. Le Roi ira à Liège dimanche prochain. Au cours de leur voyage à Paris, fixé au ; G décembre, nos souverains visiteront le , " Foyer du Soldat belge •> qui hébergeait, nos : soldats en congé,.convalescénls ou libérés. -, Le Roi entretenait mensuellement à ses 1 frais personnels 300.de nos troupiers, qui étaient admis au bénéfice des bienfaits de . l'institution. SIS kmUEHT La "« Gazette de Cologne » représente la perte de Strasbourg comme la blessure la plus cuisante de l'Allemagne et la marque la plus cruelle de son humiliation. Oyez plutôt cet aveu larmoyant : « Il vaut mieux ne pas nous leurrer d'illusions. La haine de l'Allemagne se manifeste à travers toute l'Alsace avec la vio-ence d'un ouragan. Les Français, dans le délire de l'enthousiasme, sont accueillie comme de rvais libérateurs.. » La perte de Strasbourg clôt la période de l'histoire allemande commencée en 1864. L'œuvre de Bismajrck est maintenant au tombeau. ». Pour l'Agriculture belge. UNE OFFRE ANGLAISE DE 50,000 CTn'E-VAUX- — LA RESTAURATION AGRI . COLE COMMENCE. Le Gouvernement anglais vient d'offrir au Gouvernement bel\ge, pour servir à notre agriculture, 50,000 chevaux à provenii (Je la démobilisation de l'armée. On sait combien les réquisitions de che vaux ont 'épuisé — ou plutôt anéanti — 1? population chevaline. L'agriculture belge n'a plus de chevaux du tout... Cette offre est donc très bien venue. Dans les Flandres, par exemple, la dépopulation chevaline est complète; bien plus, il n'y a même plus de bêtes de trait. L'armée allemande, en évacuant la région, a emmené ce qu: restait du cheptel. La situation est d'au tant plus grave pour le pays en général et pour les Flandres en particulier, que beaucoup de terres doivent encore être ensemencées.L'offre généreuse du Gouvernement anglais a été annoncée jeudi matin à la section agricole du Comité National, qui l'a agréée en principe avec reconnaissance. Mais la section agricile estime que le maintien de la pureté de la race belge est un facteur dont -il .faut tenir compte, et elle propose de prendre dès maintenant des mesures pour éviter que les chevaux importés servant .à la reproduction ne nuisent. la fourragère Avez-vous remarqué que certains soldats français portaient la fourragère? Celle-c est une marque de distinction accordée pou) leurs ifmits d'armes. Sur la proposition dur ministre de la guerre, un arrêté royial a consacré la créa cioii de la fourragère. Il y aura deux sortes de .fourragères l'une tressée aux couleurs du ruban de ir cioix de guerre; l'autre, à la couleur du rnbatQ de l'Ordre ,de Léopold. La première sera attribuée aux" _ unîtes qui ont deux citations à l'ordre clu jour de l'armée. La seconde sera attribuée aux. uni tés dont le drapeau est décoré de l'Ordrç de Léopold ou qui ont quatre citations au moins à l'ordre journalier,de l'armée. Cha que inscription sur les drapeaux, étendards ou boucliers' compte pour -une citation è l'ordre du jour de l'armée. La fourragère sera portée par tous les or ficiers et les rtoupes ; elle sera considérée comme faisant partie de l'uniforme de l'unité. Le tsrritoire national est complètement libère. Communiqué officiel belge du 27 uovembre, à. 2( heures : Devant le front de l'armée belge, le territoire national est débarracsô d'Allemands. Nos éléments avancés bordent la frontière allemande entre la frontière hollandaise et la Vesdre. Nos troupes sont entrées aujourd'hui à Verviers et à Herve au milieu de la joie générale. Le lieutenant-général aide do. camp du lloi, commandant, B1EBUYCK. * 1- — Comment se iera le rapatriement des prisonniers de guerre. Le rapatriement des prisonniers de guerre belges et alliés s'organise en ce moment. Celui des internés en Hollandè est décidé : on commencera par ceux qui sont restés au camp de Harderv/ijk (8.000 environ). D'après les renseignements officiels qui nous ont été .fournis par les_ autorités militaires belges, les dispositions^ suivante:-viennerit"d'être prises en ce qui concerne les prisonniers de guerre belges et alliés, ainsi que pour les internés de Hollande arrivés en Belgique. Les prisonniers et les internés doivent se présenter, à Bruxelles, à la caserne du Ici régiment des guides; à Lierre, a l'ecole adoptée, avenue du Chemin-de-Fer, ou 5 Louvain, à l'école communale, 5 et 6, rue des Chevaliers, d'où ils seront dirigés, savoir : Les Belges sur le camp de concentration à Fur nés, C. I. A. M. (Centre instruction anciens militaires) ; les Français (y com pris les civils) sur Ingelmunster ou Meer beke (Ninove) ; les Anglais sur Calais, oi ils s'adresseront à la I:î. T. 0;, qui les en verra à l'A. P- M. (Assistant : Provost Mar slial); les Portugais sur la base anglaise h Calais; les Américains sur Saleux (Som me) : les Italiens sur Ambérieux (Ain) el les Russes sur la base russe à Lava (Mayenne). Les succursales et correspondants de l'Agence belge de renseignements pour le> prisonniers do guerre et les internés, qu seraient saisis de' demandes de renseigne ments de la part des prisonniers ou in ter nés en question, auront soin de désignei une des villes indiquées ci-dessus, la plus rapprochée du lieu où la demande est faite ou la plus facile à atteindre- Il est à présumer que d'autres lieux d( concentration plus rapprochés de ^ notre (frontière de l'est seront encore désigné^ sous peu. Le Comité National a décidé que îoï iprisonn'iCirs de guerre et les in ter a és Jibé rés, de passage en territoire belge, v rccc vront, par les soins des Comités locaux des repas gratuits et seront de façon .géné raie traités comme les évacués qui onl traversé récemment le pays. Ls marpis ils YilMofiar ûbsIîs rester parmi mi Le Ministre d'Espagne à Bruxelles, qui ne cessa pas un instant de nous défendre pendant quatre années et demie de L'horrible oppression, a dit hier à un interlocuteur:Je me su's totalement identifié avec votre peuple. J'ai vécu avec lui et par lui. Tout ce qu'il a souffert je l'ai souffert. Le peuple belge a été admirable. Et votre Roi ! Quelle noble figure il gardera dans l'Histoire! Oui, la Belgique a grandi çar la douleur. Votre pays, que j'aimais et que j'admirais déjà, je l'aime et je l'admire davantage aujourd'hui. Je ferai tout pour rester parmi vous. Je refuserai les plus grands honneurs pour pouvoir continuer mes fonctions à Bruxelles. NOS PR1S0MIERS REVIENNENT Les prisonniers militaires libérés débarquent en groupes compacts, à la gare du Nord. Ces malheureux, dont beaucoup,exténués,portent les traces des souffrances d'une longue "captivité, sont l'objet de marques . de sympathie de la part du public. Depuis la frontière allemande, ils sont secourus dans la mesure du possible, et ils se disent très satisfaits et reconnaissants de l'accueil généreux qui leur est partout réservé. Discours du Roi ans populations du Hainaut. Voici le texte du discours prononcé hier à Mons par ïe Roi Albert : Je sais combien la province de Hainaut a 'Souffert. Tous les maux de la guerre se sont - appesantis sur vos régions. 11 semble que la colère do l'ennemi Se soit acharnée sur vos usines, source de force et de richesse pour la Belgique entière. Vos beiles communes, jadis si prospères, sont aujourd'hui mornes et inactives, la plupart de leurs habitants réduits à la misère. Nous sommes entrés dans cette guerre pour l'honneur de nos engagements, nous avons accepté sans hésiter les conséquences les plus désastreuses d'une lutte où se jouait le sort de . la liberté du monde. En complète unanimité, avec une résolution farouche, les Belges tirent face pendant !>2 mois à toutes les violences de : l'envahisseur. Ils montrèrent une endurance, un courage, un patriotisme qui noua onï valu l'admiration de l'univers. Le sort des armes vous a récompensés. La victoire décisive a pleinement justifié la loi ardente que vous n'avez cessé d'avoir dans le triomphe du droit. A celle œuvre de libération, vous devez être fiers d'avoir apporté votre large part. Votre attitude — l'attitude des Belges sous la domination 1 allemande — a soutenu le moral de nos soldats et a lémoigné, d'une façon éclatante, de la justice de la cause de l'Entente. Il faut maintenant relever le pays de ses ruines. Nous devons envisager l'avenir avec confiance, caries Belges, à toutes les époques, ont su élever leur énergie à la hauteur des circonstances lés plus critiques. Nous pouvons compter, pour la reconstruction du pays, sur ces deux facteurs essentiels : l'appui de nos puissants alliés, les réparations qui nous sont dues par l'ennemi. Ces doux facteurs si importants nous sont acquis par la victoire et par les éminents services que la Belgique a rendus à la cause de la civilisation. Et maintenant je vous dis : Restons unis dans l'œuvre de la paix comme nous avons été unis au milieu dos épreuves de la guerre. Quant à moi, je vous promets mon concours le plus dévoué; toutes mes forces resteront toujours au service de la patrie, de sa prospérité, de ses intérêts moraux et matériels. Ce que la Ville ristournera aux abonnés du gaz. L'avis concernant la ristourne aux consommateurs de gaz peut prêter à confusion. On nous demande s'il entre dans les intentions de .l'administration communale de rembourser la différence entre le prix de jadis (13 centimes le mètre cube) et le prix imposé durant l'occupation (-15 centimes), ou S'il s'agit du remboursement de l'amende (1 franc par mètre cube consommé au-dessus du maximum auquel l'abonné avait droit). Renseignements pris, il s'agit uniquement de la ristourne des amendes payées pour excédent de consommation. La reprise du service pestai. Le service des lettres recommandées a été rétabli, et dans quelques jours on espère pouvoir rouvrir les bureaux postaux secondaires.Dos à présent la correspondance est dis-^ tribuée deux fois par jour dans l'agglomé-; ration bruxelloise et une fois dans presque . toutes les localités du territoire libéré. Des courriers partent tous les jours pour la 1 France, l'Angleterre et les Pays-Bas ; ils em-: portent également les correspondances à destination de tous les pays alliés. : Le président ïïiîson est-il ûéjà en Angleterre? Londres, 26. — Suivant une nouvelle de : Cork publiée à Dublin, M. Wilson serait arrivé la semaine passée dans les eaux britanniques à bord du navire de guerre américain <• Nevada ». Jusqu'ici on n'a pu obtenir aucune confirmation de cette nouvelle. (Router.) LA JOURNÉE m. Francqni, ministre d'Etat, a passs plusieurs jours, cette semaine, à Spa, où siège la Commission internationale de l'armistice.« lii'uïeiies-Paria. — Un train quotidien reliera les deux capitales à partir de lundi prochain. On n'y aura accès, provisoirement, que sur présentation d'une autorisation spéciale. « ï^a reprise du railivay et le prix dea ■ tickets. — Voici tout ce qui est possible do dire à ce sujet à l'heure présente : Seuls, des coupons de lie classe sont, délivrés. Les prix sont les suivants : 2 i'r. 40 pour Anvers; li fr. 00 pour Ostende et." fr. 10 pov.r Ans. L'l>or;iiro officiel n'a encore été établi <rue pour le service aller et retour Ostende-Bru&eti-Malinos-Brutelles. Le voici pour l'aller : Bruxelles-Nord, départ à G h. 20 ; Malines, arrivée if 7 h. 31, départ, 7 h. 40; Ter monde, arrivé**, S h. 50, départ. 9 h. Oo; Meirelbeke, arrivée, 10 Ji. 16, départ. 10 h. 26; (ientbvugg'e-Sud, 10 h. .">4; Genlbrugge-Nord, 19 h. oO ; Gand-Esr, 10 h. 40; Gand (nouveaux bassins en formation), arrivée, ÎO h. 53, départ, 10 h. 57; Wondolgem, arr., 11 ii. 12, dép., 11 h. .'î2; Eecloo, arr. 12 h. 24, dép., 12 ii. 38 ; Bruges, arr. 14 h. 21, dép. 14 li. 31 ; Ostende, arr. 15 h. 31. ]3t pour le retour : Ostende, D. 6 h.; Bruges, A. 7 h. 10, D. 7 lu 20î Eecloo, A.9.05, D. Wondelgem, A. 10.09, D. 10.19: G and (nouv. bas.), A. 10.34, D. 10..'!S: Gand-Esr, 10.40: Gentbruprg'e-Nord, 10.5:{; Gentbrug'ge-Sud, 10.58; I Meireiheko, A. 11.05, D. 11.15; Tcrmonde, A. 12.24, 1). 12.34; Mcdines, A. 12,<1.\ D. 14.09; Bruxelles-^ord, A. 15 h. 20. Quant aux trains d'Ans et d'Anvers, ils s'arrêtent dans les grandes g-are* et dans les autres suivant lea nécessités militaire;. Leur départ se fait respectivement à 7 il. 10 et à 8 h. 30. 9 a.» délivrance ! — Le sculpteur Samuel a fait de ce mol magique une réalité cou-crèi e. La magnifique statue qu'il a érigée sur la Grand'Piace excite l'admiration unanime. Aussi le public apprendra-t-il avec plaisir que le Bureau permanent des Sociétés de l'Agglomération bruxelloise a acquis le droit de reproduire en une breloque artistique les traits de notre Roi et la statue de .La Déii-V vrance. Ce souvenir sera vendu à 1 franc. Le bénéfice de la vente sera versé entre les mains do notre Reine pour être a'fiecté à une œuvra patronnée par Elle. Les sociétés bruxelloises sont chargées dâ la vente de la breloque, dont le dépôt ss trouve 30, rue du Pélican. Tous les ex-prisonniers politiques. vicfcï< mes de leur patriotisme pendant la domina* tion allemande, — prêtres, religieux, ci*, vils, — sont invités à assister à une messe, solennelle d'actions de grâces,qui sera celé-, brée lundi 2 décembre, à 10 hewres, dani.1 l'église .paroissiale de Notre-L'ame de h\ Chapelle. Des places leur seront réservées dans la. nef centrale. Officiants et servants seront des èx-pri-sonniers. Le R. P. Paq»uet,de la Compagnie de Jésus, ex-prisonnieir lui-même, pronon-cena une allocution de circonstance. La Chorale Saint-Georges exécutera la mes&Q « 8alve Regina » à 4 voix mixtes. Les (roupes françaises défilent toujours. — Mercredi, à 10 heures, jont dàîilé, boulevard du Régent, devant les généraux M.assenet et Degroutte, trois régiments du septième oorps, les 16/e, 163e et 169e, efc un gro;iupe d'artillerie. On a surtout remarqué la belle tenue des territoriaux des classes 1876 et 1877. Acclamations enthousiastes sur tout le parcours. « i Des drapeaux polonais! — Il y en a très peu, et c'est dommage, car la Pologine a de nombreux rapports de destin avec la Belgique, ayant, comme elle, bea-ucoup souffert non seulement pour sa foi patriotique, mais encore pour sa foi religieuse. Le drapeau polonais est mi-»parti blanc et rouge avec une aigle blanche. Ce drapeau, qui a dépendu l'Europe et la chrétienté tout entière contre le Taire, ainsi qu'une sentinelle avancée, avait été déchiré par les empires... Le voici rétabli en son entière-té. C'est au sanctuaire de Cneustochowa que l'on célébrera surtout la patrie déli* vrée. Ce nom (qui signifie montagne blan-« che, « Clairmont », si vous voulez;, désigne une colline dans les bois de pins où l'on vénère une antique madone, regardée comme le palladium de la patrie polonaise. » - Les infirmières en Liiaki obtiennent non seulement le succès de sympathie réservé à tous nos alliés, pais encore un Sliicojs de curiosité .non moindre.De fait,rien n'est plus émouvant que l'aspect de ces jeunes femmes qui semblent avoir endossé l'uniforme de nos braves, à peine modifié par lia jupe aux plis droits. Le brassard, la coitfe avec la toute petite croix rouge, complètent un ensemble à la fois sobre et gracieux qiui charme'ïï'autant plus que nous nous imaginons la gratitude des 'blessés à l'iasipect de cet uniforme de la charité, naguère encore. celui de notre reine., « a Les Boches trinquent. » — Sous ce titre, les organisateurs de l'exiposition collective des artistes 'bruxellois nous annoncent l'oujverbure du salon Anti-Boche pouir mardi 3 décembre,à 2 .heures, à la salle iEolian, rue Royale. Des couvres satiriques et humoristiques composées pendant l'occupation par L.ynen, Gailliard, Flasschoen, Mignot, Livemont, 8'wyncop, Ramaih, Carte, Romeo Dumoulin, Baes, Eygelshoven, etc., seront exposées aai profit du Foyer des Orphelins, • Les sport^men et la guerre. — Les sports forment une préparation naturelle à la guerre ; il était indiqué que leurs adeptes occupassent une iplace brillante parmi nos. héros. Nous devons laisser aux journaux spéciaux l'honneur de raconter les exploit"* de tant de nos plus notok^s sportsmen. Constatons seulement que I&rs actes d«

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Dit item is een uitgave in de reeks La Libre Belgique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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