La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 13 April. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 08 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/m61bk17s57/
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The Newspaper for Seigian^ LA METROPOLE IONE PENKY „<T. CÏIfQ CEH11M&4 ! Snr?AWDE : VIJF CERT ' îornnSr: dix centime» PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné : Holborn 212. ABONNEMENT g 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 «h. 25 « ANNEE SAMEDI 13 AVRIL 1918 No. 103 LA GRANDE GUERRE La nouvelle bataille des flandres APRES ARMENTIERES 1 I Le calme en Picardie La nouvelle bataille des Flandres a pris une Lande ampleur. Armentières est de nouveaux L mains de l'ennemi. Celui-ci paraît s'être établi, au moins en certaines points, sur la [crête de la côte de Messines et il fait des efforts désespérés pour exploiter son succès ini-iial et pour prendre pied dans la plaine maritime où un forcement du front pourrait le conduire à son objectif convoité — les ports de ja Manche. L'expert militaire français de Reuter abandonne aujourd'hui l'hypothèse d'une diversion pure simple. Il tient qu'à l'origine l'attaque allemande contre la ligne d'eau de la Lys ne fut qu'une opération secondaire, ainsi que tiendrait à le prouver le fait qu'elle fut contée aux troupes du général von Quast, sans aucun renfort spécial de bataillons de choc. Le succèç de ces troupes aurait dépassé l'attente du commandement allemand, et celui-ci chercherait aujourd'hui à l'exploiter plus à fond en donnant aux opérations en Flandre jne extension que ne prévoyait pas le plan Initial. L'hypothèse est plausible, mais celle p'après quoi la nouvelle bataille des Flandres devait suivre automatiquement le coup de la Somme ne l'est pas moins. La route d'Armentières à Calais est plus courte que celle P'Amiens à Dieppe et si le but de l'offensive peut être moins ambitieux et son résultat revé moins important, il n'en est pas mains assez intéressant pour valoir un effort particulier. ! Quoi qu'il en soit de ces considérations, la bataille s'est en soit de ces considérations, la gueur croissante sur tout le front de la frontière franco-belge entre le canal d'Ypres à Co-mines au nord et le canal de La Bassée au sud. La violence des attaques allemandes indique que des réserves importantes ont été jetées dans la fournaise par Ludendorff, mais il serait exagéré de dire que les résultats qu'il a pu obtenir sont cominensurables avec cet effort et surtout avec les sacrifices nouveaux et considérables qu'il a dû consentir. En fait, Ces résultats ont été variables. Sur les deux flancs de la ligne britannique, les meilleures troupes allemandes n'ont pas réussi à faire la moindre impression ; elles ont été incapables d'élargir le front de bataille; or comme c'est en fin de compte la largeur de ce front qui limite toute avance en profondeur, les perspectives d'un succès bien défini restent minces. Au centre cependant, les Allemands purent encore progresser de façon assez notable. Ap->uyés sur la Lys où ils tiennent solidement plusieurs têtes de pont, ils poussèrent activement vers Bailleul et sur certains points ils ont avancé leurs lignes de plus de onze kilomètres.Armentières, menacée de deux côtés et pleine de gaz, fut évacuée par les Anglais dans la nuit de mercredi à jeudi. Comme nous l'avons dit, la cité est en ruines et elle est bombardée plus vivement que jamais par l'artillerie britannique; l'abri qu'elle offre pour fcs concentrations de troupes n'en constitue pas moins un appoint assez sérieux pour l'ennemi.Dans la partie sud du champ de bataille, la 5'me division britannique, déjà mentionnée pour sa bra 'voure pendant la retrait difficile (l"' la>jin mars sur la route de Cambrai à Ba-Paume, a cueilli de nouveaux lauriers. De nouveaux renforts allemands avaiente été amenés P°ur forcer le passage de la Lawe, le tributaire ® la Lys qui couvre Béthune et dont la perte aurait précisément entraîné cet élargissement °u front qu'il s'agissait d'empêcher à tout Pr|x. La glorieuse "5itne " y réussit. Elle ef-ectua de violents assauts sar toute là ligne, |agna du terrain à force de bravoure et refou-a partout l'ennemi. ,We, les Allemands, attaquant en gran-I force, furent plus heureux. Ils refoulèrent I[ An®lais jusqu'au nord d'Estaires (sur la I !'s même) et de Steenwerek. Cette avance I W-raîna probablement le recul des divisions I n'anniques stationnées plus à l'est qui du-I J!n' c^er du terrain dans la région de Ploeg-I de sorte que l'ennemi est établi main-|na« dans la plaine basse au sud de la côte Itn | es de la région du mont Kem-I ' et fait face aux légers vallonnements qui Icouvrent Bailleul. L a côte de Messines elle-même fut l'objet FH"Vutte épique sur le front Wytschaete-lqrne maréchal Haig rapporte que la Iret 1S10n' se distingua aussi dans la lttr '''e P'carclie, se défendit vaillamment |(]esre!)0Ussa l'ennemi en lui infligeant de gran-|de '>er'e''' communiqué allemand prétend lfure°n ?ue Messines comme Hollebeke ||'e,nt en'pvés aux Anglais mercredi; mais I PCl*t militaire de Reuter maintient que la UCUA vumgcs. Il faut retenir en tout cas de la journée de mercredi que la menace allemande contre le bassin de Béthune a été au moins provisoirement annihilée par la résistance des Anglais sur la Lawe. Le pont le plus rapproché de Béthune que les Allemands ont pu atteindre est le hameau de Loisne, situé à cinq kilomètres au nord-ouest de la ville. On peut toujours, du reste, considérer la situation avec confiance. Les Anglais, s'il le faut, peuvent se retirer sur une position bien oi/ganisée beaucoup plus forte que la première et qui couvre entièrement les avenues à la côte, et du reste les renforts qui ne cessent d'arriver de notre côté sur le front de bataille h'e sauraient tarder à stabiliser la situation aussi efficacement qu'elle l'est déjà sur le front d'Amiens. Tant que les Allemands ne réussissent pas à briser le front et à transformer en déroute une^retraite ordonnée — hypothèse insoutenable — il n'y a rien de fait. Sur le front de la Somme le calme règne et on n'y signale que des opérations locales sans grande importance. Ce répit bien venu sera sans doute utilement employé de notre côté pour raffermir encore la situation de ce côté. La gare de Luxembourg a de nouveau été bombardée avec succès jeudi à midi. Le g avril l'armée britannique de Palestine a avancé de deux kilomètres dans le secteur de la côte entre celle-ci et la route Jérusalem-Sëchem près du chemin de fer de'Ramleh-Tul-Keram. Deux villages obstinément défendus furent capturés. On rapporte que deux cents bateaux de la flotte russe ont pu quitter Helsingfors et se dirigent sur Cronstadt. o o Le bombardement de Paris Une protestation américaine Le cardinal Farley, archevêque de New-York, a .adressé au cardinal Amette le télégramme suivant en réponse à la protestation de ce dernier : Indignés par le brutal assassinat de victimes innocentes rassemblées pour le service religieux, commémorant la passion du divin Sauveur le Vendredi-Saint, les catholiques de New-York s'associent à votre noble protestation contre la violation d'un sanctuaire un tel jour et à une telle heure. Ils expriment leurs sympathies aux familles éplorées des morts et des blessés. Ils affirment hautement leur inébranlable fidélité à la défense de la cause commune, qui unit nos deux grandes républiques. Que Dieu bénisse les braves officiers et les soldats des armées alliées dans leur splendide résistance pour la liberté et la justice. Cardinal John FARLEY, archevêque de New-York. o o La Conférence de Berne Le 6 avril, s'est tenue à Berne la première séance d'unie conférence "internationale et catholique", qui se donne pour but de promouvoir de nouveaux pourparlers de paix sur la base de propositions à recueillir dans tout le monde catholique. A l'exception de Mgr Marchetti, ancien légat du Souverain Pontife en Suisse, et de M. Erzberger, les membres de la Conférence de Berne sont Suisses. Mais la présence du leader catholique allemand indique suffisamment les tendances de cette assemblée. o -o M. Destrée ne serait pas blessé Nous apprenons que, d'après des nou-vellles reçues de Finlande par le gouvernement belge, M. Jules Destrée n'a été victime d'aucun accident. On se rappelle que la nouvelle ainsi démentie avait été attribuée par une dépêche de Stockholm au commissaire finlandais de Pétrograde. o—o Un geste décisif du roi d'Espagne Lorsque le roi d'Espagne convoqua les chefs de parti dans la nuit du jeudi 21 mars, il montra à ceux-ci un acte d'abdication posé sur la table, prêt à être signé, et leur dit que la reine et la famille royale étaient disposées à partir dans la nuit; qu'il voulait essayer d'un gouvernement militaire, mais que si ce gouvernement était impossible, il abdiquerait. Les princes de Bourbon-Parme Le prince Sixte de Bourbon-Parme, qui fut l'intermédiaire entre l'empereur d'Autriche et M. Poincaré, servait avec son frère Xavier jusqu'en février dernier dans l'armée belge. A cette date (voir la Métropole du 18 février), ils se sont embarqués à Marseille à destination du Maroc, sur le paquebot Aida, pour rejoindre l'armée congolaise. Ils sont, comme on sait, cousins de la reine des Belges- Leur mère et celle de notre Reine sont les filles d'un prince de Bourbon-Parme et d'une Bragance. Les princes Sixte et Xavier sont les frères de l'impératrice d'Autriche, née Zita de Bourbon-Parme. Les princes Sixte et Xavier vivaient en Parme (Autriche) quand: la guerre éclata. On raconte qu'ayant manifesté à l'archiduc Charles, dont le titre d'héritier présomptif n'était alors pas encore bien établi,, le désir de se battre .pour la cause la plus juste, le futur empereur leur aurait dit : "Battez-vous pour la Belgique, il n'y a pas de cause plus juste que celle-là."La présence des frères de l'impératrice d'Autriche dans l'armée bel£e s'expliquent par les liens de parenté avec la reine des Belges et Je désir chevaleresque de se battre pour une cause juste. O o La conquête de l'Est-Africain Un hommage britannique à la vaillance des troupes belges La Gazette de Londres a publié une dépêche du général Van de Venter, commandant en chef dans l'Est-Africain, relativement aux opérations ayant eu lieu dans l'Est-Africain du 30 mai au 1er décembre 1917. Après avoir décrit en détail les opérations qui ont amené la capitulation sans conditions du commandant allemand Tafel, le 29 novembre avec 19 officiers, 92 autres Européens, 1.200 Askaris et 2,200 autres indigènes, le général Van de Venter dit : Cette capitulation et la retraite de Lut-tow-Vorbeck dans l'Est-Africain portugais, avec ses 50 offiaiiers, 250 autres Européens, 1-500 à 2.000 Askaris, ont mis fin à la campagne dans l'Est-Africain allemand. La dernière colonie allemande a été conquise après une résistance qui s'est prolongée jusqu'à ce que les neuf-dixièmes des effectifs de l'ennemi en blancs et en indigènes eussent été tués ou faits prisonniers. Nous avons pris 14 canons ennemis, 72 mitrailleuses et plusieurs milliers de fusils. Après avoir rendu un vif hommage aux officiers et soldats, le général Van de Venter termine : Je dois mes plus sincères remerciements au colonel Huyghe, commandant en chef des forces belges dans l'Est-Africain allemand, pour sa collaboration, qui a été de la plus loyale efficacité. Les troupes belges combattent superbement, sont ardentes et on peut se fier à elles. Leur participation dans la campagn~e a été de la plus grande valeur pour l'armée alliée. o o Le Luxembourg bombardé On écrit à la Gazette de Lausanne : La semaine dernière, le grand-duché de Lu-xembourg a été, à différentes reprises, bombardé par des avions alliés. Un grand nombre de victimes, parmi lesquelles se trouve seulement un soldat allemand, sont restées sur place. Les funérailles des nationaux si tragiquement morts ont été l'occasion de manifesta-i tions de sympathie de la part du public et des 1 autorités. La grande-duchesse, qui était accourue sur le lieu du sinistre, s'y est fait représenter.Cela n'empêche tout de même pas les mêmes populations de rester inébranlables dans leurs opinions. Après certaines dépêches par trop empressées, il est à remarquer que la presse qui paraît sous l'occupation profite de l'occasion pour renouveler solennellement l'expression d'une protestation nationale, ininterrompue depuis que l'Allemagne a envahi brutalement ce pays neutralisé et désarmé sous sa garantie. L'Allemagne seule y est déclarée coupable et responsable de ces calamités qui s'ajoutent à tant d'autres qu'elle a amenées sur les trousses de ses armées. Le Luxemburger Wort, par exemple, relève le fait que c'est pour des buts de guerre que le j pays est occupé, que, par suite, son sol ne j pourrait être tenu pour un territ oire neutre et qu'on ne pourrait contester le droit des Alliés de combattre sur le sol, non une population amie, mais une armée ennemie. 1 LES REVELATIONS DE M. CLEMENCEAU CHARLES LE MENTEUR Le mensonge est, en ce moment, un des crimes qui révoltent le plus justement la con-soience honnête parce qu'on le sent partout et on le prescient responsable de l'épouvantable crime contre l'humanité qui se perpétue depuis trois ans et demi. Hélas, si on nous dresse contre beaucoup de vices il semble que les moralistes laissent trop volontiers le mensonge, la restriction mentale et toutes les hypocrisies dans une ombre propice...Mais ne philosophons pas plus longtemps sur cette douloureuse matière, venons-en aux faits, qui, depuis la dépêche d'Ems, n'ajoutent rien à la supériorité allemande. On sait que Czernin, après avoir dit que la France l'avait fait pressentir, -a dû reconnaître qu'il importait assez peu de savoir qui avait fait des ouvertures le premier, que l'essentiel était que le but des conversations n'avait pas été atteint. A quoi Clemenceau répondit qu'un mensonge dilué n'en était pas moins un mensonge. Mais le gouvernement français n'entendait pas en rester là dans ses preuves que c'était l'Autriche qui avait fait des offres la première. Chose capitale car il importait évidemment au gouvernement français de ne pas laisser jeter sur lui la suspicion de ses alliés,chose évidemment que recherchent les Centraux. Aussi lais-sa-t-il entendre que non seulement le comte Revertera avait fait des avances au comte Armand, avances auxquelles le gouvernement n'attacha pas plus d'importance qu'aux multiples conversations du même genre, mais qu'il avait reçu une communication plus précise émanant d'une personnalité plus haute que celle même de Czernin. Emotion en Allemagne et mise en demeure à l'Autriche de s'expliquer et voici comment l'Empereur, car c'est lui qui est visé, s'explique dans un télégramme au Kaiser. Le télégramme de l'empereur Charles Amsterdam, 11 avril.—Un télégramme de Vienne déclare que l'empereur d'Autriche adressa le télégramme suivant à l'empereur allemand : Le premier ministre français, acculé dans un coin, tente de s'échapper du tissu de mensonges dans lequel il s'était embrouillé en accumulant les mensonges et je n'hésite pas à déclarer qu'il est faux que j'aurais reconnu que la France avait un juste droit à la réacquisition de l'Alsace-Lorraine. Je désavoue cette assertion avec la plus profonde indignation, au moment où sur le front occidental le canon austro-hongrois tonne à l'unisson avec le canon allemand. Cela prouve que je me bats pour ces provinces et que je suis prêt à continuer la lutte comme s'il s'agissait de défendre mes propres territoires. Malgré cette preuve éloquente de la communauté complète des buts pour lesquels nous faisons la guerre depuis près de quatre ans j,e considère comme superflu de perdre même une parole à la fausse affirmation de M. Clemenceau. — Reuter. Le coup de massue de M. Clemenceau La note officielle suivante a été publiée à Paris le même jour, 11 avril : Il n'y a aucune fin à la vague du mensonge. L'empereur Charles, sous l'es yeux de Berlin, en endossant les contradictions mensongères du comte Czernin, met le gouvernement français dans l'obligation de fournir des preuves. Voici le texte d'une lettre autographe communiquée le 31 mars 1917 par le prince Sixte de Bourbon, le beau-frère de l'empereur d'Autriche, à M. Poincaré, le président de la République, et transmise immédiatement, avec le consentement du prince, au premier ministre français (traduit de l'anglais) : Mon cher SIXTE, La fin de la troisième année de cette guerre qui a amené tant de deuils et de souffrances dans le monde approche. Tous les peuples de mon empire sont plus unis que jamais dans la commune volonté de sauvegarder l'intégrité de la monarchie, même au prix des plus grands sacrifices. Grâce à l'union et à la coopération généreuse de toutes les nationalités de mon empire, la monarchie a été à même de résister pendant près de trois ans aux plus graves assauts.Personne,ne peut disputer les avantages militaires gagnés par mes troupes, spécialement dans les Balkans. La France, de son côté, a montré une puissance magnifique de résistance et d'élan. Nous admirons tous sans réserves l'admirable bravoure traditionnelle de son armée et l'esprit de sacrifice de tout le peuple français. Il m'est aussi particulièrement agréable de voir bien qu'ils soient en ce moment adversai- | res, qu'aucune divergence réelle de vues ou d'aspirations sépare mon empire de la France, et que je suis justifié d'espérer que mes vives sympathes pour la France, jointes à celles qui existent dans toute la monarchie, empêchera pour toujours le retour à un état de guerre pour lequel personne ne peut être rendu responsable.A cette fin, et pour montrer d'une manière précise, la réalité de ces sentiments, je vous prie de communiquer secrètement et officieusement à Poincaré, président de la République française, que j'appuyerai par tous les moyens LES JUSTES REVENDICATIONS FRANÇAISES AU SUJET DE L'ALSACE-LORRAINE, et que j'emploierai à cet effet toute mon influence personnelle auprès de mes alliés. Pour la Belgique, elle doit être complète-tement rétablie dans sa souveraineté, en conservant l'ensemble de ses possessions africaines, sans préjudice des COMPENSATIONS qu'elle pourrait recevoir pour les pertes qu'elle a subies. En ce qui concerne la Serbie, elle sera rétablie dans sa souveraineté, et comme témoi-gagne de notre bonne volonté nous sommes prêts à lui assurer un accès équitable et NATUREL à la mer Adriatique, de même que de larges concessions économiques. De son côté, l'Autriche-Hongrie demandera comme condition primordiale et absolue que le royaume de Serbie cessera toute relation et supprimera toute société ou groupe dont le but politique tend à la désintégration de la Monarchie, spécialement la Narodna Obrane ; qu'il empêchera loyalement et par tous les moyens en son pouvoir, toute espèce d'agitation politique dans ce sens, en Serbie aussi bien qu'en dehors de ses frontières, et qu'il en donnera une assurance sous la garantie des puissances de l'Entente. Les événements qui se sont produits en Russie m'obligent de réserver mes idées à ce sujet jusqu'au moment où un gouvernement loyal et définitif sera établi là-bas. Ayant ainsi présenté mes idées, je vous demanderai de m'informer, en retour,'après en avoir référé à ce sujet à ces deux Puissancest au sujet de l'opinion, avant tout, de la France et de l'Angleterre, en vue de préparer le terrain chez l'Entente, de façon à ce que des négociations officielles puissent être ouvertes sur cette base et conduire à un résultat à la satisfaction de tous. Dans l'espoir que nous serons ainsi tous à même des deux côtés à mettre fin aux souffrances de tant de millions d'hommes et de tant de familles plongées dans la douleur et dans l'anxiété, je vous prie de croire à ma très vive et fraternelle affection. CHARLES. — Reuter. O o Le Vendredi-Saint du Kaiser Le présence de M. de Montgelas, secrétaire de la légation d'Allemagne à Berne, aux obsèques de M. et de Mme Strœhlin qui viennent d'être célébrées à Genève avec une grande solennité, n'a pas empêché le professeur Choisy de flétrir énergiquement, dans l'émouvante allocution qu'il prononça du haut de la chaire, drapée du drapea-u fédéral et voilée de crêpe, du temple de Plainpalais où avait lieu la cérémonie, le crime allemand du Vendredi-Saint- Nous sommes, dit-il, particulièrement émus et troublés en face des circonstances tragiques dans lesquelles les époux Strœhlin ont trouvé la mort, et qui sont l'œuvre de la puissance du mal et des ténèbres déchaînée sur le monde. Les auteurs responsables de cet attentat ont grandement péché contre l'humanité et contre Dieu. La mort des époux Strœhlin le jour du Vendredi-Saint, comme celle de beaucoup d'autres victimes innocentes, est devant la conscience humaine la condamnation de tant de cruautés, de tant d'attentats inutiles commis sur les civils loin de la zone de guerre. La justice de Dieu n'est pas un vain mot. Rappelons-nous qu'après le Vendredi-Saint il y a le dimanche de Pâques. Après les ténèbres la lumière. Personne ne peut braver impunément la justice divine. Malheur à ceux qui l'oublient ! Nobles paroles auxquelles la présence du président de la Confédération et de tout le corps diplomatique donnait un relief puissant. La neutralité politique n'est pas la neutralité morale. Aucune neutralité monale ne demeure possible dans un ( conflit où chaque jour accroît l'évidence que c'est toute la civilisation, chrétienne que menace la néo-barbarie germanique. Dans aucun, pays il ne peut rester d'honnêtes" genis à qui les méthodes allemandes de guerre ne fassent horreur.

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