La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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08 december 1915
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s.n. 1915, 08 December. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 07 juni 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/6q1sf2n50j/
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"LA MÉTROPOLE," the influential Belgîan newspaper now enjoying the jjospitaiity of S3lî iëtaaîiaxiJ, was removed to this country after the destruction by the Germans of its Antwerp offices- Through its appearance in conjunction with this paper thousands of refugees from Antwerp and other parts of Belgium are able to obtain the latest Belgian news in their own language. LA MÉTROPOLE D'ANVERS. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22ME ANNÉE MERCREDI 8 DECEMBRE 1915. N°- 842. LA GRANDE GUERRE. mouvements de troupes allemandes en belgique.—un coup demain?—noël et paix.—recul français en serbie.—les condiTIONS de " tino."—un ukase du TSAR.—la retraite de mesopotamie. — l'allemagne et les etats-unis. — les sous-marins allemands.—en espagne. Jfous croyons qu'il ne faut pas accorder plus d'importance que de raison aux dépêches de source hollandaise relatives à d'importants mouvements de troupes allemandes en Belgique qui feraient présager, aux dires des correspondants, " un coup de main sur le front occidental." Il est possible, et même probable, que de semblables mouvements aient en lieu, comme paraissent l'indiquer les restrictions apportées par les Allemandes, ces derniers jours, à la délivraison des passeports, de la correspondance et même des journaux. Mais rien ne justifie le pronostic qu'on déduit de ces opérations. Celles-ci peuvent très bien avoir été entreprises pour remplacer les troupes épuisées à la suite des rigueurs de la tranchée paT des éléments nouveaux, auxquels la nouveauté de la situation rendra peut-être, au moins dans les premiers temps, cette vie moins dure. Il n'est pas impossible même que les autorités militaires allemandes aient été " forcées " d'effectuer cet échange par le mécontement plus ou moins bruyammant affirmé des effectifs soumis depuis de longs mois un duT régime du " réduit," et que l'approche de la Noël, chère au cœur de tout Teutop, n'aura pas contribué à rendre plus dociles. Semblables signes de mécontement ont déjà été notés sur le front russe, et il est très possible que le front occidental n'ait pas échappé à la contagion. On pourrait même aller plus loin et prétendre que ces signes et la proximité de la plus grande fête de l'Allemagne, qui évoque puissamment les douceurs du chez-soi et de la bonne chère... des années précédentes, ne sont pas étrangers aux manœuvres en faveur de la paix auxquelles nous assistons présentement. Gageons que Berlin fera miroiter jusqu'après la Noël aux yeux des Boches laissés le mirage trompeur d'une ère de calme et de reconstitution... Le retour à la réalité, sous la forme du refus formel des Alliés de discuter la paix avant l'écrasement complet du militarisme prussien, n'en sera que plus dur. En attendant, un calme presqu'absolu règne sur le front occidental. Paris ne signale qu'une canonnade assez animé en Champagne et un engagement localisé autour d'un poste avancé au sud de Saint-Souplet; Berlin une explosion de mine à Berry-au-Bac, et la prise de '250 mètres de tranchées françaises avancées ii l'est d'Auberive. Les nouvelles de Serbie continuent à être peu favorables. Après la surprise d'une partie (le l'armée serbe en retraite dans le défilé de Kula Liuma par un détachement bulgare qui força nos alliés à abandonner une grosse partie de leur matériel, la T.S.F. allemande nous a annoncé hier la prise d'Ipek, dans le coin sud-oriental du Monténégro, et la retraite, sur des positions moins avancées, de l'armée expéditionnaire française, qui, d'après les meilleurs avis, serait vivement pressée par les Bulgares. Ceux-ci auraient concentré des effectifs importants à Strumnitza. On n'entend plus parler des Italiens, non plus que des Russes, et, à moins qu'ils n'aient été de pures inventions, les bruits d'armées austro-allemandes envoyées en hate vers la Bulgarie ne s'expliquent toujours pas. Par contre, il est certain que le débarquement des troupes britannique à Salonique continue. Du côté grec, on semble être an-ivé à un arrangement préliminaire et à la constitution 'lune commission militaire mixte, qui étudiera sur place les arrangements à prendre, r*ro' Constantin s'est laissé abondamment interviewer -ces derniers jours. On peut Tetpnir "e ses déclarations qu'il ne peut s'engager à "en avant de connaître exactement quels sont les projets des Alliés. Il a donné l'assurance -sans doute après s'en être enauis à Berlin ~ï'ie si l'Entente lui donnait l'assurance de c°nsidérer la campagne balkanique fini au cas j"1. ses troupes étaient refoulées en Grèce, il 1111 garantirait la protection de toute son amiée contre toute attaque teutonne pendant 'es opérations du rembarquement. Heureuse-®ent, nous n'en sommes pas là ! Sur le front russe, c'est le calme presque un?'6*1' ukase impérial appelle pour ■ 1» la classe de 1917—600,000 hommes, t n communiqué du Bureau des Indes, con-11 nié par l'officiel turc, dit que l'expédition an-R >use en Mésopotamie a regagné sans encornée sa base avancée, et convenablement formée de Kut. D'une communication de lord 1(,»e aux Communes il résulte que le revers j1"-' lis ne fut pas seulement dû aux renforts ™rcs, mais aussi à leur puissance en artillerie. "n der Goltz aurait pris leur commandement. Il appert que la prise de Bagdad est reculée à une époque indéfinie. L" télégramme de Washington dit que la reqnetj; du gouvernement allemand aux Etats-L "is tendant à voir spécifier la raison de la Of mande de rappel des attachés capitaine Boy-,cl et v«n Papen, est considérée comme imper-monte, et qu'il n'y sera pas donné de réponse. steamer anglais " Umeta," de 5000 Mines, a été coulé en Méditerranée par un ^us-marin allemand; 52 hommes de l'équip-?f\ dont cinq officiers, manquent à l'appel. Le ministère espagnol Dato a démissioné. notre adresse au cardinal mercier. Malgré notre recommandation expresse, nuques adhérents à l'adresse ciue nous nous Proposons éventuellement d'envoyer à Son nmi'nj1KP .carc\'na' Mercier, ont signé leur 11 de manière illisible. Nous serons, bien dV?f' obligés d'omettre ces adhésions si leur ma'n date ultime, nous n'avons pas nom clairement orthographie. LA NEUTRALITE HOLLANDAISE. l'incident du ' telegraaf.' L'arrestation de M. Schroeder, rédacteur en chef du " Telegraaf," a produit en Hollande une sensation énorme. Tous les journaux à peu d'exception près déplorent cette action. Le frère du ministre des finances, M. Treub, a adressé au journal une lettre qualifiant cette arrestation de stupide. Il n'est pas jusqu'au journal socialiste " Het Volk," attaqué fréquemment par le " Telegraaf," qui ne s'associe à l'universelle réprobation. Nous avons signalé naguère un article du " Telegraaf " synthétisant les reproches qu'il adressait au gouvernement hollandais. Il n'est pas mauvais d'en reproduire un autre publié il y a quelques jours paT le même journal et qui montre la persistance de ses griefs: " Quand nous voyons quelles faibles mesures notre gouvernement prend contre la propagande qui s'effectue dans des proportions énormes, en faveur de l'Allemagne, quand nous voyons que cette propagande se pratique au détriment de notre propre peuple, dont les objets de première nécessité s'en vont en Allemagne, quand nous voyons l'indifférence de notre gouvernement envers -notre commerce extérieur, et notre abandon du marché anglais pour réaliser en Allemagne des profits extraordinaires; quand nous examinons tout cela, nous- nous demandons si un gouvernement qui prête une telle aide économique à l'un des belligérants, peut encore parler de neutralité. " Au point de vue militaire, il faut remarquer que l'on a attendu quinze mois l'ordre du gouvernement de tirer sur les zeppelins. On arrête les télégrammes qui annoncent le passage des dirigeables allemands sur la Hollande, et rien pourtant n'oblige l'autorité à agir ainsi. L'exportation des ouvriers hollandais est exclusivement au profit de l'Allemagne, cependant que les Belges en âge militaire sont considérés comme internés et empêchés de quitter le pays. Aucune mesure n'est prise contre l'embauchage de jeunes Hollandais par les dirigeants du service d'espionnage allemand. Le ministère vend à l'Allemagne tant de zinc qu'il n'en reste plus pour les besoins nationaux..." C'est évidemment ce qui a autorisé le gouvernement hollandais à justifier son reproche à M. Schroeder de compromettre la neutralité du pays. Le gouvernement hollandais est évidemment libre de juger la chose ainsi. Que n'en fait-il de même quand le docteur Kuyper attaque le gouvernement de la Belgique puissance belligérante? Nous avons supprimé le " Petit Bleu," à Bruxelles, pour avoir imprimé "Vive la France!" ce qui montrait un souci aigu de nos devoirs de neutres. On ne semble pas avoir ce souci à un égal degré en Hollande. Cela semble tenir du sens des sympathies manifestées. Le gouvernement hollandais croit-il sérieusement qu'il a fallu les révélations du " Telegraaf " pour compromettre sa neutralité? Le transport des espions allemands dans les autps d'un journal allemand pénétrant en Belgique a été officiellement constaté à Putti, de même que le passage de l'essence en contrebande par ces mêmes autos, de même que la chasse aux " informateurs " belges le long de la frontière, de même que les transports de vivres en Allemagne constatés, enregistrés par ses propres journaux. Nous avons un gré infini à la Hollande pour l'accueil qu'elle a accordé à nos nationaux. Mais la contrepartie existe... aux embusques. Un lecteur de F "Echo Belge" envoie à ce journal la poésie ci-dessous, dédiée aux embusqués de l'armée belge, et fixant en même temps les dix commandements de la jeune fille :— Les embusqués -que tu connaîtras Personellement. Du dbistt tu les montreras J Ouvertement. Le moral tu leur remonteras Courageusement. Leur lâcheté tu verras Infailliblement. Au mépris public tu les voueras Impitoyablement. Pour époux jamais tu n'en voudras Certainement. Un vrai poilu tu épouseras Joyeusement. Ton bonheur ainsi tu feras Eternellement. la chambre de commerce belge au havre. Dimanche dernier a été constituée définitivement une Chambre de Commerce belge siégeant au Havre. Le bureau se compose comme suit:—Président, M. Maurice Wilford, armateur-négociant, de Tamise; vice-président, M. René Wittebolle, ingénieur conseil, de Bruxelles; secrétaire, M. Pascal Sampers, entrepreneur maritime, d'Anvers; trésorier, M. Jacques Le-comte, négociant en métaux, de Charleroi; membres, MM. Jean Verhulst négociant en métaux, de Louvain; A. Laduron, négociant, de Bruxelles; Ed. Herfurth, juge au tribunal de commerce, armateur négociant, d'Anvers; A. Henne, négociant, de Bruxelles. De nombreux commerçants, industriels et négociants, se sont faits présenter comme membres. La Chambre de Commerce française du Havre a bien voulu mettre gracieusement à la disposition de la Chambre belge un local au Palais de la Bourse. Le comité a été très vivement touché de cette délicate attention, pour laquelle il remercie chaleureusement le président, M. Johannés Couvert, et le secrétaire, M. de Vigan, qui se disaient " très heu-Teux de pouvoir saisir l'occasion d'être agréables au commerce de votre vaillante nation." Les statuts seront envoyés à tous les intéressés qui en feront la demande par écrit à M. le Président M. Wilford, 51 bis, Quai d'Or- . léans, le Havre. KL0KKE R0ELAND. le livre de johannes jorgensen. Nous avons fait l'analyse de ce livre il y a quelque temps déjà. Notre confrère, le " XXe /Siècle," a fait traduire les principaux passaye*. Ils valent la peine d'être reproduits particulièrement en ce qui concerne le point de vue religieux :— M. Stipberger, aumônier de la cour de Munich, n'a pas craint de comparer le peupla allemand au Christ chargé de sa croix et, parcourant la voie douloureuse. Jorgensen, étendant la comparaison, passe en revue les calomnies auxquelles " le nouveau Christ " se prétend en butte, et il examine leur réfutation par les 93 intellectuels de 420mm. et les dix auteurs de "la Vérité sur la guerre." Armée du scalpel d'une ironie sanglante, il dissèque les six, " il n'est pas vrai " que les 93 opposent aux six " faux témoignages " contre le " grand bienfaiteur et noble Sauveur du monde civilisé." A ces négations fantaisistes des cory phées de la " Kultur," il répond par des faits universellement connus. Parcourant les frontières de l'Empire, il cherche, mais en vain, les agresseurs contre lesquels les Allemands prétendent se défendre. Il commence ses investigations par. la frontière de son pays et constate avec satisfaction que "cette fois" ce n'est pas le Danemark qui a " attaqué." Nous n'avons "attaqué" personne depuis 1864, dit-il; nous en avons assez depuis lors. Les 93 reprochent aux ennemis de l'Allemagne d'oser appliquer le nom d'Attila au pacifique Guillaume II. Jorgensen rappelle, à ce sujet, les paroles de l'empereur à ses soldats partant pour la Chine, le 27 juillet 1900: "Soldats, quand vous rencontrerez l'ennemi, battez-le. Ne faites pas de quartier, ne prenez pas de prisonniers ! Soyez sans pitié pour tous ceux qui vous tomberont entre les mains. Faites en sorte que le nom allemand soit craint comme le furent autrefois ceux des 'Huns' et d' 'Attila,' il entend dire que les marque l'auteur, " que l'empereur Guillaume n'a rien voulu dire de mal par ces paroles. Est-ce 'sa' faute qu'il y a des hommes qui prennent tout au pied de la lettre? Il s'agit d'interpréter exactement les paroles impériales. Tout le monde peut compendre sans peine que, lorsque l'empereur parle des "Huns" et d' "Attila, il entend dire que les cerises coûtent quatre sous la livre ! N'en est-il pas ainsi, Herr Geheimrat, Professor Dr von Zierlieh? " * * * Dans le chapitre consacré au troisième, "il n'est pas vrai." (Il n'est pas vrai que nos soldats aient porté atteinte à la vie et à la propriété d'un seul citoyen belge, sans que la légitime défense la plus douloureuse les y obligeât). Jorgensen prouve l'inexistence de l'agitation anti-allemande qui, au dire des auteurs de la "Vérité sur la guerre." aurait dès avant la guerre, préparé les populations belges à la guerre des francs-tireurs. Il expliqué aussi comment les atrocités allemandes sont compatibles avec la bonhomie allemande bien connue :—- La " Gemutlichkeit " allemande, dit-il, est une vertu de la vie priyée qui ji'empêche pas le fonctionnaire ou l'officier d'être arrogants'et brutaux vis-à-vis de leurs subordonnés. En Allemagne, la brutalité du supérieur marche de pair avec la servilité de l'inférieur. En Belgique, le " Gemiit " allemand est sans valeur, parce qu'il est inhérent à la langue et ne peut se traduire. Il n'y reste donc plus aux Allemands que la brutalité et l'arrogance qui blessent et révoltent le sentiment de la dignité personelle et la notion des aroits de l'individu qui sont inséparables de la civilisation occidentale ou celto-latine. Sans tenir compte du fait qu'il se trouve au milieu rl un peuple étranger. l'Allemand se conduit comme s'il se trouvait parmi les siens. Etant habîttië à' té que l'offensé bai&e la main qui l'a frappé, il découvre avec stupeur, avec indignation, et bientôt avec colèTe que l'on rinoste a ses coups. Et alors sa rage ne connaît plus de bornes, la voix lui manque presque et c'est à peine s'il trouve des insultes assez violentes pour exprimer l'agitation qui le secoue des pieds à la tête: "Population sanguinaire, conduite barbare, criminels, assassins,"—" Valet, chien, animal! 'encore' un mot et je vous frappe auvi-sage."Mais voilà que les Belges dirent "encore" un mot, ajoute Jorgensen, et le coup s'abattit —le coup du poing allemand gantelé de fer au visage de toute humanité. Naturellement c'est la faut à l'agneau, s'il ne reste pas tranquille pendant que le loup le mange. * * * A ceux qui objectent que le catholicisme jouit en Allemagne d'une situation bien meilleure que dans les pays de l'Entente. Jorgensen répond par ces paroles de la Bible: " Le Royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en actes." " Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi." " Le disciple de Jésus n'est pas celui qui dit: Seigneur. Seigneur, mais celui qui fait la volonté du Père Céleste." " Un homme avait deux fils. L'un dit à son père; Je ferai ce que vous m'avez ordonné. Et il s'en alla et ne le fit point. L'autre lui refusa obéissance— mais s'en alla plus tard et fit la volonté de son père, Lequel des deux était le vrai fils du père? demanda Jésus." Et, à la prose des prélats allemands "qui, dans leurs palais confortables, loin du tumulte de la guerre, rompent en paix le pain que leur tend un gouvernement protestant " et font le panégyrique de " la pieuse armée allemande." Jorgensen oppose la lettre pastorale du " primate du pays martyr, qui a vu ses églises réduites en poussière par les bombes des barbares." Après avoir fait ensuite le récit du martyr d'un certain nombre de prêtres belges et tracé le tableau des sacrilèges commis par les Allemands dans les églises, l'auteur remarque: " L'Eglise belge fait penser à cette pauvre spouse et mère dont le Rapport raconte que, de 9 heures du soir à 6 heures du matin, elle Eut violentée sans cesse par des soldats allemands et qu'elle appelait sans cesse son mari i son secours. Mais celui-ci était lié dans la chambre voisine. C'est ainsi (semble-t-jl) que l'Eglise belge, elle aussi, cria au secours, :omme une épouse invoque son époux. Et l'on eût dit que l'époux n'entendait pas—vu }u'il était attaché par des liens qu'il ne pouvait rompre..." ; Jorgensen termine son livre par un passage lu prophète Ezéch/el prédisant l'extfermina-;ion de Gog et de son armée au pays d'Israël. LA RESERVE DE L'ARMEE. le brassard. Nous avons reçu la lettre suivante, qui soulève un point nouveau de la question:— Wells (Somerset), 6 décembre.—L'article, " Le brassard aux Belges," dans votre estimé journal du 3 courant, m'a vivement intéressé. Puis-je vous faire remarquer qu'aucun Belge ne devrait se considérer humilié par le port du brassard adopté par les Anglais. Pour ce qui est de former une réserve, l'idée n'est peut être pas impossible. Dans ce cas, notre gouvernement devrait prendre des mesures afin que notre consul à Londres ne délivra plus de passe-port soi-disant pour la Hollande. Ensuite, ne trouvez-vous lias qu'avant de faire appel aux hommes mariés ou non jusqu'à l'âge de 35 ans, comme le suggérait M. P. Nodrenge dans sa lettre du Havre, paru dans 1' " Indépendance " du 29 novembre dernier, notre gouvernement doive prendre des mesures efficaces pour rappeler les jeunes gens qui se promènent par milliers dans les pays neutres? JULIEN DEPRETER, 32 ans, père de 2 enfants. # # * # Tout d'abord disons à notre correspondant que nous ne croyons pas que des jeunes gens en âge de milice rentrent en Belgique. Tout le monde sait (voir Métropole d'hier) que le passe-port leur est refusé. Deuxièmement, il est difficile pour le gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour forcer les " vaillants " réfugiés dans les pays neutres de s'enrôler. Le pouvoir du gouvernement belge est nul dans les pays neutres. Tout a\i plus peut-il se réserver de traduire les réfractaires devant un conseil de guerre après sa rentrée en Belgique. Nous sommes d'accord sur la nécéssite de faire marcher les jeunes célibataires d'abord suivant le système Derby. * * # Nouvelle lettre.—Streatham Hill, 7 décembre.—Croyez-vous que ce sont uniquement les " vaillants Belges " qui accolent les inaptes avec les lâches? Le cas du Belge " inapte" employé dans une société anglaise est facilement résolu, s'il se présente. Il suffit de montrer le certificat légal aux collègues pour que ceux-ci cessent " leurs remarques désobligeantes." Mais ces remarques n'émanent pas uniquement de collègues de bureau. N'oublions pas qu'il y a la " masse" Pourquoi du reste ne pas reconnaître le geste de ceux—sans limite d'âge —qui se sont, volontairement, présentés dans nos bureaux de recrutement et qui y ont été déclarés inaptes, par l'octroi du port d'un insigne, celui de la Ligue des patriotes, puisque pour les réformés notre gouvernement a eu l'heureuse idée de créér un signe distinctif officie] ? De ce fait, une spule catégorie de Belges resterait... celle des lâches et peu de Belges dignes de ce nom voudraient en faire partie. Permettez-moi de vous faire remarquer que le gouvernement anglais, d'après ce qui m'a dit hier soir un officier anglais, ne se sert plus du terme " inapte " (" unfit ") dans les certificats. En effet, ce terme, dans certains cas, a empêché le porteur du certificat d'obtenir un emploi. L'expression d'inaptitude se traduirait officiellement par " les services du porteur ne sont pas désirés." X. nouvelle du pays. Une proclamation a été affichée à Bruxelles annonçant qu'un conseil de guerre a condamné le 12 novembre quinze personnes à des termes d'emprisonnement allant de 15 à 2£ ans pour " trahison " pour avoir caché ou assisté un aviateur français et pour avoir fait passer la frontière à des hommes en âge de servir. Trois personnes y compris la femme d'une de ceux condamnés à 2-j ans d'emprisonnement ont été condamnées à trois mois et trois semaines de prison pour ne pas avoir " dénoncé " ces "crimes." O morale allemande faite de trahison, de dénonciation, de plate servilité! # * * On sait que l'autorité allemande n'a pas pu découvrir l'origine du journal la " Libre Belgique " qui continue à circuler. Le général von Bissing avait promis 25,000 francs à qui dénoncerait l'imprimerie ou les rédacteurs de cette gazette qu'il redoute et honnit. Personne n'a été tenté par l'appât de cette prime et, croyant, en digne Teuton, que cette récompense devait être augmentée pour décider nos compatriote à la délation, le gouverneur annonce que la prime promise est portée à 75,000 francs. # * # Sept des neuf provinces occupées ont pris dans des délibérations de leurs conseils provinciaux, des décisions sur les modalités du payement de la nouvelle contribution de guerre de quarante millions par mois. Les provinces de Brabant et d'Anvers ne se sont pas encore décidées. Comme le premier versement est fixé pour le 10 décembre, nn ordre du gouverneur von Bissing convoqué les conseils de ces deux provinces pour le 4 décembre, afin qu'ils prennent une décision. # # * Nous apprenons la mort de M. P. Tijck, père de l'aviateur militaire. Il souffrait depuis de longues années de la maladie qui devait l'emporter. Il précidait aux destinées du nouveau cinéma " Anvers-Palace " de la rue Appel-mans.* * * Les remparts situés entre le Tir National et le Mont César à Louvain sont déblayés pour établir de nouvelles routes, qui seront embellies plus tard par des jardins et des promenades, comme l'avenue Remy. Ces ouvrages sont faits par les ouvriers sans 'ravail, pères de famille, dont les enfants sont îgés de moins de 16 ans. Leur salaire est de l fr. 50 par jour. — Le total définitif des blessés et prisonniers tllemands au 22 novembre est de 3,700,000. Pour les vingt-deux premiers jours de novembre, }és pertes se sont élevées, à 8885 hommes I par jour. 1 les pilleurs de musees et de cathedrales. Pour fixer un des traits les plus marqués de la psychologie de l'Allemande cultivée aujourd'hui, tel que la guerre l'a révélé au monde, il nous a paru intéressant de faire connaître un article publié il y a un an par Emile Schaefer dans une revue d'art important d'Allemagne, " Kunst und Kunstler " (" Art et Artistes "). Le lecteur y trouvera un exemple curieux de la manière dont le nationalisme et le militarisme allemands ont su réduire à leur service même les sentiments ordinairement élevés que font germer dans l'âme humaine le culte de l'esthétique, le goût des arts et la passion du beau. "A Liège et à Bruxelles, on rend déjà la justice au nom de l'empereur allemand; Namur est tombé; sur Malines et Anvers croisent des zeppelins; dans quelques semaines, dans quelques jours peut-être, le quartier-maître von Stein annoncera: 'Le Royaume de Belgique a cessé d'exister.' Con-servera-t-il son indépendance? Personne ne peut le prédire aujourd'hui, et c'est uniquement de la contribution imposée à la résidence de Bruxelles que l'on peut-être tirer quelques déductions sur le montant de la contribution de guerre que l'Allemagne pourrait exiger des Belges aveuglés. Mais nous ne réclamons pas seulement de l'or monnayé: chaque Ville de ce pays a été autrefois une patrie des arts, chaque église un sanctuaire de la peinture. Bien des choses ont disparu, bien des choses ont été dispersées par le monde; mais les petit-fils des Van Eyck et des Rubens ont conservé beaucoup de tableaux, qui possèdent, outre leur inappréciable valeur idéale, une valeur matérielle qui ne peut s'exprimer qu'en millions, et sur cette partie aussi du patrimoine national de l'ennemi, le poing du vainqueur devra s'abattre. En d'autres termes, les pièces les plus précieuses du butin artistique en Belgique devront passer dans les musées allemands. Est-ce permis par les régies du droit des gens? Des femmes belges ont crevé les yeux à des blessés sans défense, des Belges ont invité des officiers allemands et ont tiré sur eux par-dessus la table; Est-ce permis par les règles du droit des gens? " D'ailleurs, seules les œuvres qui sont propriété de l'Etat ou des villes pourront être transportées au delà de nos frontières; des tableaux et des sculptures qui sont l'expression des sentiments des Belges d'aujourd'hui ne devront pas nous appartenir, et parmi les œuvres d'art qui sont nées sur le sol belge, nous ne désirons que celles auxquelles ne conduisent pas seulement des chemins venant de Bruges et d'Anvers, mais aussi des chemins venant de Berlin et de Munich. Par contre, il va de soi que nous prendrons toutes les œuvres d'origine allemande, et les meilleures d'origine étrangère; d'ailleurs il n'y en a pas beaucoup, car, à raison de la richesse fabuleuse de l'art local, les directeurs de musées belges n'ont jamais cherché à acquérir systématiquement les créations des nations étrangères." M. Schaefer passe en revue tous les tableaux célèbres qu'il faudrait emporter en Allemagne. Il y en a une longe liste, où figurent des œuvres de Van Eyck, de Van der Weyden, de Memling, de Quentin Metsys, de Rubens, de Van Dyck, de Jordaens, etc. Toute cette énumération est accompagnée de commentaires, dont le cynisme n'a d'égale que la pédanterie la plus affectée. En voici d'ailleurs un échantillon:— " Mais ce que nous ne pouvons négliger pour rien au monde, écrit M. Schaefer, c'est, dans la vénérable cathédrale de Saint-Bavoh, à Gand, la sixième chapelle du pourtour du chœur. Là se trouvait cette merveille du monde que nous donnèrent Hubert et Jean Van Eyck, ' le retable de Gand.' S'il était encore là, splendide comme en ce sixième jour de mai de l'an 1432, où les fidèles interdits l'aperçurent pour la première fois, ce serait un sacrilège digne de toutes les malédictions que de vouloir, avides de butin, étendre vers lui nos mains rapaces. Mais il n'en est pas ainsi. Déjà, en 1816, les Gantois, sans aucune nécessité, ont abandonné à un marchand d'objets d'art, six des douze parties du précieux retable; elles font aujourd'hui l'ornement le plus glorieux de notre ' Kaiser Friedrich Muséum '; deux autres toiles furent vendues plus tard à l'Etat belge et se trouvent dans la galerie de Bruxelles, d'où il va de soi qu'elles doivent être transportées à Berlin. Et les Gantois, pour qui l'ensemble avait si peu de valeur, n'auront pas le droit de crier au sacrilège, si nous envoyons à Berlin les quatre panneaux qui sont restés à Saint-Bavon, pour reconstituer en territoire allemand, pour la commémoration perpétuelle de nos victoires, le sublime monument de l'art septentrional. " L'Allemagne conservera bien des monuments de l'année 1914, mais aucun ne sera plus noble, aucun n'inspirera plus de vénération que celui qui se dressera au ' Kaiser Friedrich Muséum, et chez nous, à Berlin, nous verrons à nouveau ce qui. au dire de Karéï van Mander, se passait au XVIe siècle, à Gand, les jours de grandes fêtes, quand le peuple tout entier pouvait admirer le retable de près. Alors se produisait une telle presse qu'on ne pouvait approcher qu'avec peine et tout le joui-la chapelle ne désemplissait pas. Les jeunes peintres, et les vieux!" et les amateurs d'art affluaient, et c'était comme aux jours d'été, quand les abeilles et les mouches, en essaim,' bourdonnent autour des paniers de figues et de raisins." on demande des ouvriers dans le royaume-uni. Des ouvriers beiges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board of Trade Labour Exchanges " (qui sont les seules autorisées par le gouvernement britannique dJ présenter des ouvriers belges aux patrons anglais) ont un grand nombre d'emplois à conférer surtout dans les industries agricoles et du génie civil. Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse, se renseigner au bureau des postes de la localité. Des Belges se trouvant dans les asiles de réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies dans ces asiles: d'autres Belges résidant à Londres, à la Bourse du Travail à 6, Catherine-street, Strand. i la noël des petits pauvres d'anvers. Le résultat de la souscription organisée en faveur de la Noël des petits pauvres d'Anvers a dépassé nos espérances, et nous d vons remercier, de tout cœur, tous ceux qui jusqu'ici ont répondu à notre appel. Notre liste sera définitivement clôturée le 10 décembre prochain. Nous prions tous les détenteurs de listes de nous les faire parvenir, avec le montant, avant samedi prochain. Jusqu'à cette date nous serons très heureux de recevoir les souscriptions particulières que l'on voudra nous faire parvenir : Report £117 7 I Frs.110 Hélène et Eisa Roekens £0 5 0 Souscription de la colonie belge de Cardiff :— E. Lowder Downing, consul de Belgique, Cardifï 2 2 0 Les dames belges de Penarth-lez- Cardiff 0 9 6 Jos. De Gehet 0 0 6 V. Wilms 0 10 Robert Thieren 0 2 0 Louis Schevelenbros 0 2 0 L. Nagels ,. 0 1 0 L. Meyvaert 0 1 0 Mme J. Jacobs 0 3 0 Nina et Wallie Jacobs 0 2 0 Mlle Ch. Foen, d'Anvers 0 5 0 Miss Eileen Coward 0 10 Mlles De Haeek 0 1 0 Lt. A. E. Richardson 0 10 Miss Marg. Coverley 0 2 0 H. G. M 0 1 0 H. M. Jenkins.... 0 2 6 Mme Vve C. Masschelein 0 3 0 Mme Marg. Grégoire 0 2 0 A Friend 0 2 0 A Friend ■■ 0 3 0 L. d'Oilie 0 2 0 Marg. G. Samsoen 0 3 0 Pierre Van Ham 0 10 ECHOS. Au "Kingr Albert's Hospital." Le nom seul d'hôpital éveille en quelque sorte tout.naturellement pour nous l'idée de qUelqu'endroit sombre, refuge de la souffrance et des misères de l'humanité. Il n'en est pas ainsi en Angleterre, où l'on s'ingénie à donner un aspect riant aux locaux destinés aux soins des malades ; il n'en est surtout pas ainsi au " King Albert's Hospital " no. 1, où depuis le commencement de la guerre nos soldats se trouvent être l'objet des soins les plus attentifs et vivent une convalescence des plus heureuses. Sous la direction du commandant Pétijon, pour lesquels les hommes éprouvent une véritable adoration, nos pioupious, ayant payé leur tribut à la guerre, passent dans les superbes locaux de Store-street des heures de réconfort physique et moral et c'est de la façon la plus ingénieuse que les chefs de l'établissement utilisent les connaissances de nos soldats. Une vente d'objets, fabriqués par les patients, eut lieu lundi après-midi et ce fut, dans.ee milieu très spécial, où les uniformes de nos soldats voisinaient, avec les toilettes élégantes des dames du comité une véritable " fancy fair" organisée en faveur des infirmes de l'hôpital. Son Altesse Impériale et Royale la Princesse Napoléon, née Clémentine de Bèlgique, avait tenu à honorer la fête de sa présence et sût trouver des paroles très aimables pour les soldats. Notons encore le présense du général baron Goffinet, de M. ie ministre May, de M., l'attaché militaire et de Mme Maton, etc. Parmi les dames s'étant particulièrement dévouées pour la complète réussite de cette fête citons: Mme la baronne de Kendal (sister Claire), qui est une véritable mère pour nos soldats, s'oec(£pai)t d,;eu% du juatin au soir; l'excellente sister Peeters, dè Louvain, qui apprit à nos glorieux défenseurs la fabrication des fleurs artificielles, et l'aimable miss Ellio't, une des grandes bienfaitrices de l'hôpital, doublée d'une véritable artiste, qui sût enseigner aux blessés l'art délicat da produila jda.-£vérH<aiblés -fmtits'-cfeefs d'œùvre, tels des chaines et des bracelets. Citons encore Mrs Spensley, la bonne fée du " King Albert's Hospital," et Mlle de Win grâce aux bons soins de laquelle le local est toujours abondamment fourni de fleurs et qui est l'âme des réunions intimes que viennent réjouir ceux qui passent par l'hôpital. Pour la circonstance un Superbe concert avait été organisé par les soins du " Comité de Secours aux artistes réfugiés." Les meilleurs de nos artistes y contribuèrent, à ' titre gracieux, et l'on applaudit avec enthousiasme: Mlle Folville, une pianiste de tout premier ordre; M. Em. Wambach, le distingué directeur du conservatoire royal flamand; l'excellent baryton Coryn, directeur de théâtre royal d'Anvers ; et le violoncelliste De Vlieger. Gros succès pour les fantoches vivants de M. Maurieu, qui parvinrent à dérider les plus moroses. Fête superbe dont le résultat financier fut des plus appréciables et pour le réussite de laquelle se dépensa sans compter le commandant Pétijon. ANNONCES. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordres, s.v.p. Prière de s'adresser directement à nos bureaux, 104, s-hoe» lane, au premier. DBLLE belge, ayant habité Paris très long-temps désire_ promener filleUe ou converser en français. DENTISTRY.—VICTOR COTILS, d'Anvers (rue Quellin).—Consultations tous les jours de 2.30 a i hèures.—Oxford-street 551. Téléph one, 2 782 May fair DEUX demoiselles belges,bonne famille notions anglais, français, flamand, demandent place s'occuper enfants; l'une toute la journée, l'autre après midi à Londres. —J. V., Brook-street, Stotfold,' Baldock. F E-MM ES de Chambres et Serveuses, cuisinières. bonnes, ménagés, etc, demandés de suit©. Bureau recommandé.—Henry, 19, Edgware-rd., MarbV Arcli. JEAN B. MAEiS, bat. à cheval, A.185, armée belge, demande marraine TEAN VAN NI EU WEN HIT Y Z EN, bat. a cheval^ fj A. 185, armée belge, demande marraine. LElS personnes pouvant nous renseigner au sujel du sort de Mme. Gilson, 39, boulevard Bslgica, 4 Bruxelles, son priées de nous écrire. ŒUVRE des Consultations Infantiles Belges: Les mardis a 2.30: à St. Paneras School for Motliers. 1 Ampthill-square, Hampstead-rd , N.W. ' Les jeudis à 2.30: à Chelsea School ior Mothers, 49, Sid-ney-street, S.W Les vendredis à 2.30: Kilburn, Kingsgate House, 1C7. Kingsgate-road, N.W ■ TAILLEUSE belge demande ouvrage~ch€z~elle ou à la journée- M Bianckaçrt. Garrod Cottage. 3, Green-lane, East Molesey. Surrey.

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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