Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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10 oktober 1917
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s.n. 1917, 10 Oktober. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 04 februari 2023, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/k93125rg06/
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une intensité particulière contre nos po-s t on^ dans la rég'ou de Zoimebcke. Entre 6 et 7 heures de l'après-midi, l'enacmi procéda de nouv au à de vu ntes p m-scos et à des attaques partielles, fortes s* uvent d un bataillon, contre toiît le front principal de combat. Partout où 1"ennemi réussit à t avant- r jusqu'à îioc tranché;-s, il lui repo té pai d<e> cemb ils de grenade à main. XJnc grande partie de s>'s att qui - cmîiiitici les échouèrent sous notre feu de barra» et d défense. Vers 11 heures du soir, 1\n.x'ini réi téra sa tentative de s'avancer par d • fortes attaquas d'' pelrc-niik*, au nowi-oa»'st d1' Pas-Echendaele. Ce» attaques fur ni égal- m ni ie. poussées sous notru feu ou t n eorpg-à corps. Près de Reuti l, 6 tanks eim.ui ,s otlfc rte obligée de rebroussai chemin au plus vit'-, sous notre feu. Les peiies subies par les Anglais au coûts de es attaques réitéras et infructueuses sont de nouveau extiaordinaueiiK u1 é'ï'véds. Durant la nuit, la bataille d'art,lWie a diminué de temps à autre et u a augmenté eu grande intensité qui le 8 octobre, vis 6 heurte du matin, contr1 noire ligue entre L'ingemarck et Zandvojrdt. Ail front d Arrag, l'activité d'artillerie a augmenté fortement des deux côtés de Lons r,[ de Frcsnes. Après une brève préparation d'artillerie, de fortes patrouilles passèrent'à l'attaque au sud de la Soarpe; elles furent re-poussôcs en partie sons notre feu de défense-en partie au cours cle corps-à-corps. Ouïr'' les perttb sanglantes élevées, l'adversaire a fait un grand nombre de prisonniers. Au front de l'Aisne, un feu très intense a pesé t ute la journée eur notre position clans la région ap nord de Vaitxailion jusqu'au fort de M al maison. Vers 7 heures du soir, une at taque partielle dis Français, forte d'un bataillon, se déchaîna contre noU-e position au sud de l'Ailette. L'attaque s'écroula rapide, nient sous notre feu d« destruction. Durant la nuit, l'a-ctivité d'artillerie resta également animée.Sur la rive orientale de la Meus?, le fat en »emi augmenta, oonai dé r ai>l«menc d'intensité depuis la Meuse jusqu'à Bezonvaux. Une attaque ennemie projetée en cet endroit fut tenue en échec par notre feu concentrique de destruction, tandis qu à l'est de lîéthinjcourt, au sud de Beaumoint et dans la forêt de Chaume, nos patrouilles ramenaient un assez grand nom-fcre de prisonniers. Les combats à l'Est. Berlin, 8 oct. — A l'est, l'activité d'artillerie a été plu6 animée de temps à autre au nord-e&t de Riga, au iiord du lac de Dryswiaiy et dans la légion de Dunaboui-g. Au Seret.h inférieur, doux fortes patrouilles ennemies qui s'avançaient contre la région insulaire près de Guisled, après un violent feu de m.nea et d'artillerie préparatoire, ont été repousséos par notre feu. Le Congrès socialiste cle Bordeaux. Bordeaux, 3 oct. — Au cours de la séance du Congiès socialiste de dimanche, le député Yarenne, membre de la majorité, détiare que la seule grande question résidait dans La « valeur » de la paix et non dans « l'époque » où la paix se conclurait. Il a voté pour la participation à la Conférence de Stockholm, mais il n'ira pas à Stockholm, pour y établir les bases d'une paix quelconque, car le socialisme no doit, à a n avi6, apposjr sa signature sous un arrangement provisoire, mais U doit parler le langage cle la sincérité et de !a clarté. Mistral, un membre de la minorité,déclara qu'il ne voulait voter ni pour une paix du vaincu, iïi pour une paix du vainqueur, car le va.nqueur serait sans pitié. Entre ces deux alternatives, dit-il, il y a place (jour une victoire ci u droit, la seule qui lui apparaisse désirable. Mistral lit dépendre la cola.boration cle son part.j au Gouvernement, de la remise d>"s paa*<>jK>rt6 pour Stockholm. L* député Bcdouce appuya, les déclarations de Mistral. Compère-More! combattit ce point do vue et dit qu'il soutiendrait tout gouvernement de défense nationale, en lui demandant s ulemont de mener activement la guerre et d'accélérer la conclusion de la paix. Itenaudel se rallia à la façon de voir de Mistral.— Bordeaux, 8 oct. — Un incident s'esrt produit au tours de la séance ite l'après-midi, du fait que le député de Paris, Coch n, s'ec-t vivement plaint de ce que le télégramme de salutations adressé au Congrès par le parti socialiste russe, ne soit pas parvenu au Congrès et qu'on n'cil eut connaissance que par i s ji.urinux. li -ii-nuM 'appuya Cotlrn et 'déposa une me. tion invitant le Goûvrucment 'a transmettre sur le champ au Congrès le téiégrammo en t, ti'st ôiij d us sa t. tu tir intégrale. DuOreuilli, |> » crélairi du puti, fit obs'M \ r que I' télégramme av lit tort b en pu être .■.dit -i il l'a île:, au s'ège du parti, au lieu d è n-e envoyé a Bordeaux. L'inpid' nt vidé, plusieurs orateurs parièrent ■ n fav tu u e re. ol niions d^poisti'e par la minci ité. Iïi.zan se dcclart pour une paix suis an nex.oiis et sans indemnité Al< xandiv Vari'nue émit l'aphorisme que, pour faire la pau, il faut être deux. Brizon répliqua : « C tut justement pour c'ia que nous sommes allés à Zimmerwald et à Kientha, afin d inviter li s socialistes aile uiands 'à travailler pour ia paix. B douce remarqua là-dessus : La réponse à vos prévenances vous a été donnée par eux à Riga. Laffont réfute les principes utopistes d'- Brizon. La discussion générale sera close lundi. La foimat-oïi du nouveau cabinet îusse. Pétrograd, 7 oct. — Une délibération du gouvernement avec les délégués de la Conférence démocratique et cou.v. d's éléments bourgeois, a tu lieu vers 3 heures de 1 après-midi, sous la présidence do Ku-onski. Elle aboutit à un ac. cord sur tous le* points. Kerenski a c-ôlitre la délibération et a déclaré que le Gouvernement était disjxwé à former sans retard un cabinet oui p rmebte au Gouve^iOniciu d'entamer le travail sur les bases formulées. Pétrograd, 8 oct. — 1/3 journal d'informations du Gouvernement proyiso.re publie une liste officielle de membres de l'Assemblée constituante eo rapportant a 730 districts électoraux. Parmi les districts les p.i.s importants, il faut Citer Pétrograd, 20 membres; Mot cuti, 19; le Caucase, 36; Kieit, 22; et le bassin du Don, 17. La flotte de la msr Noire. On mande de Pétrograd aux journaux suis, ses, que la flotte de la mer Noire exige un ar-m'stic" sur tous les fronts. fn teié^ramme imagùictiie de Terestschenko. Berlin, 8 oct. — Au cours de la séance delà Chambre française du 18 septembre, le président Deschanei a donné lecture d'un télégramme du ministre d.s aflaires étrangères russe Terest6chenko, d<~ne lequel ce dern.er exprimait prétenduemont la ferme volonté de la Russie de mener la lutte jusqu au bout. A ce propos, le «Rjetch», dans un article sensationnel, émet les déclarations suivantes : « Dans une des dernières soanoos do la Chambre française, il a été dit que le présidait avait reçu un télégramme de Te-rettschen_ ko, d'après lequel la Russie serait prête à lutter jusqfi à la victoire finale. Dans lés milieux approchant Terests.hcnko, on déclare formei-Loinont que le m.nistro n'a envoyé à Paris ni télégramme, ni lettre d - cotte t"neur. il sear tout, simplement borné à dire à l'amOassaaeur de France à Pétrograd, un réponse à d s lé.i-cnations que ce dernier lui adressait au nom du Parlement français, q» U priait d exprimor sa gratitude à M. Desciianel, président de la Chambre française, ainsi .qu'ans députés, poiu les b iles et réconfortante paroles à lui transmises. Dans sa lettre à l'ambassadeur, i'e. re. ischonko ajoutait : « En m'acquittant de ce « devoir, je vouarais vous exprimer encore une « fois la ferme résolution dont toutj la Russie « est pénétrée, de conduire avec le plus grand « esprit de résolution, malgré toufs les diffi-« cultés, c<Jtte guerre pour atcinora t'apure « du triomphe dus yrunus pour les- « quels tous les Alliés luttent. » Déjà précédemment, i.e piemier-ministrc anglais, Lioyd George, avait faussement attribué à ïurusisclieako un télégramme relatif au dés-U'ti-ri'ïsemem de ia Russie vis-à-vis de la Cou ference de Stockholm. Le ministre des atfaires étrangères russe semble donc voué à ces « paternités « imaginaires. Ma.s ce qu'il importe dfe relever surtout dans l'interprétation ues p„lise'es de 'l'ereêtsahenlio à la Chambre française, c i-st que l'on a traduit le « triomphe des grands principes » par « la victoire linaio ». Il y a une nuance... à laquelle les Russes eux-mêmes semblent attacher l'importance qu'elle mérite. FAITS DIVERS LE COMTE WOKsTE ECRASE PAR UN TRAXi \V A \ .* — L comt?. Charles Wo stc, mini . i d Etat, a éié i nvei,sé, lundi apiè-s-micli, p'i un'1 voitur' motrice des tramways Brttxel-f Perdant son sang a flots par line large b! are au 'crâne, M. \Vc> vte a été o'nduit ci ns un in t tut chirurgie 1, d'où, après avoir subi un [u n ier [ ans m nt', il fut triuspoué à s'il domicile, 15, rue' d1' Maples. Outr. lès blessunts à ia létx-*, ie vénérab.e octogénaire, î. cs<t né le 2b fcvri'ei 1837, souffre d c'iituoiuus rnultipl s, ]>riiic,ipa!eniOnt au bras. Il y a c îkj ans. Al. Woeste l'ut vulim1 d'un accident analogu''. li fut celte fois renveisé par ni)'1 voiture it bl1 ->é à la jf.nrb'*. La robti te constitution du vieil homme d E tat tn mph ra c tt fois encore de l'accident dent il a été v.etimc et qui a été bi"n près dp lui coûter la vie. LA Fb.MLM.Vi E APPRIVOISEE. — Une dépêche d" Melbourne à i'a.gc .é«' Rem t annonce le nianag d as cette ville de miss AdtVa Pankliurst, filie de m str'\s- Pankhurst, leader du mouvement féminisée a.nglas, avec M. Walsh. LE SUICIDE DE Mme ET Mlle PASCAL d'AIX. — Cn' dépêche de Gi'nèv*' annonce que Mlle d'Aix, fille du consul général d<' Franc" à Genève, es' morte des suites do sa tentative de suicide. Mme Pascal d'Aix, sa mère, gravement malade, a été pus' d'une crise de dés-Spodr, qui fait craindre pour sa ra son. LES INCENDIES DE FORET EN PRO VËNCE. — Du « Matin » : Depuis quelques années, de violents incendies ont dévasté nca régions frontières. L'. chaîne d's Maures qui Lorde la littoral" et d'nt la d nsitô de frondaison était- incomparable a été saccagée et brûlée in maints endroits. Les bus de -Provence ont éié victimes de cps grands fléaux souvent due à la malveillance. Pendant la "seule année* de lél3, le feu a détruit 230 hectares clans les «B, u-cln s-du-Rhône » et 12,384 h'-etiar s dans le Var. Emu, le Syndicat forestier a signa é aux pou-vo ro publics les m sures nécessaires à la défense de ces forêts contre une d s truc tien lente mais progressive. COMBUSTIBLES DE FORTUNE. — Les journaux de Milan annoncent que les Compagnies de éheniins de fer italiennes utilisent pour le chauffage dOa machines, des lignites, des agglomérés, de la scittr'1 de b^.s, cks déchets do cenidres, tl e bolles cte riz et des résieus cl'o.ivC3. Des gisements do lignite ont été découverte en Calabro et en Basileante. L HOA1ME LE PLUS RICHE DE L'AN. GLETERKE. — Le plus riche citoyen de l'An, gleterre n'est plus accusllem.nt un grand pio-priéta.re foncier, ou un marchand, mais — signe des temps! — un armateur : sir John El-' lerman. La fortune de ce crépus est e variée à environ 900 millions d; francs! M. Ellerman, qui n'a que 55 ans, se trouve à la tête des li gno^ de navigat >n Ellerman. Hall, City, Buck-nall et plusieurs autres; il poef-ède un hgtel dans le Wieat-End, une somptueuse villa à Ea0t-bourn; et un château s igneurial en Ecosse. Al. Ellerman a l'excellente habitude d'ach'ter de nombreux tibleaitx de marres vivants, estimant non s'.n1- raison que iec, Van Dyck et les R mbrandt trouvent trop facilement des amateurs... DjùouUVEETE D'UNE ANCIENNE BA-hlLlyUE. ous lisons dans le « Journal aes Débats »t que le hasard a conduit à la dé-couverie d'un monument de l'antiquité dans le . environs de La commune de Tcrnuni, SLtuée non loin de ivome. Au ooms dj travaux de ter-liise-cments effectués en un endroit du chemin de toi de Rome à Napies, on u notamment remis au jour une ancieune baah.qiu- dont, le toit î-cpose sur dej> colonnes. Les murs ainsi que les colonnes sont couverts de bas-reliefs en stuc blanc, repra-niant des scoius niyihoiog ques> des objets rCiigi' iix et des ornements. L - portail est également décoré de sculptures en stuc et le sol est recouvert de mosaïque. Le bâtiment lut j-du entouie d'une ga.erie, qu'on est cii train de déblayer. PAS DE MAROTTES! — Le gouverne-ment américain est lutranstgeanL sur tout œ qui concerne l'hygioiic mil.taire. Les troupes qui s'instruisent au camp ds Van Courtlaud Park viennent de faire d'une façon inattendue l'expéi.t'iKoe de o tu? sév&rite. Elles pi^eae-daient, comme les trouj^s bntanniquos, «es mascottes do plume ou de poil, ec oos compagnons bi- ou quadrupèdes leur ont été retirés, 20 FEUILLETON DU BRUXELLOIS. Mes Pontons NEUF ANNc.ES DE C4PHV1TE PAR Louis GÀ§?NE?ÎÂY ' — Vous av.z une fort belle écriture, reprit le capitaine. Vouiez-vous donner des leçons à ma lille, jeune enfant de d.x ans? je vous paierai un shelling par cachet. J'avoue que cette proposition à laquelle j'étais loin de m'attendre me causa autant do plaisir que d'étonnemont. Il ®st inutile d'à joutei que je m'empressai dj 1 accepter. — Eh bien, voilà qui est convenu, reprit lo caj>itaiue, vous commencerez demain. Ah I ce Bertaud tue a nsi les liommiô d'un coup de poing, c'est b n à savoir. Vous-pouvez vous en aller. Bertaud, à qui je m' in pressai d'aller rap-jKivter, du moins en ce qui concernait, l'entrevue qu^> je venais d'avo-r avec le capitaine du ponton, se montra ravi. — Tu vois, me dit-il en frottant joyeusement ses mains l'une contre l'antre, que mon idée d'affiche n'était pas si mauvaise, et que nous n'avons pas si mal placé nos douze sous. Que l'on m'assomme à présent, et nous nous trouverons au-dessus de nos affaires. Lo lendemain, le commaudant du l'rotéc, lidole à sa piomesse, m'envoya chercher, et je donnai à sa jeune lille la première leçon d'écriture. J'eus soin d'adoucir ma voix autant que possible et de me montrer aimable et complaisant avec' l'enfant. Mes efforts pour lui plaire ne furent pas perdus, car elle no tarda pae à me prendre en amitié. M» contentant de la misérable et insuffisante ration que l'on nous donnait, je mis de côté, pendant près de six semaines, sans or distraire un seul scheljiiig, tout l'argent qui je reçus. Je ne puis diic la joie que j'éprouvais à voij ainsi s'augmenter sans cessa notre petit trésor vingt fois par jour je comptais et recomptais, avec amour, cet arg'nt qu , pour moi, représentait la liberté. Bertaud, quoiqu'il partageât mon ivrccce, n'était cependant pas aussi heureux que moi; un nuage assombrissait son bonheur. Pas un ssul boxeur ne s'était présenté, et il attendait toujours ses aesoiiimetifs. Enfin, lorsque nous nous trouvâmes à la tête d'un capitial de 45 shellings, nous nous décidâmes à tenter le grand coup. Nous fixâmes notre évasion, nous étions alors un lundi, au samedi suivant. Ces cinq jours nous militent amplement peur -ttrm.n-r nos derniers préparatifs:ils nous periniront tl© confectionner deux cx,j>oc"-i ae sacS, eu grosse toile goudronnée et suuiec en dehors, ami qu e.ij pu- garantir nos vêt' meule et. nos provisions de bouche des atteintes de l'eau, et enfin de terminer notre trou. Notiî no laissantes guère qu un3 épaisseur de bois d'une ligne ïm plus, afin d'empêcher que l'on pût apercevoir nos travaux à l'extérieur, ce qui naturellement nous eût trahis; c.nq minutes suffisaient au reste pour détruire est cbs-taele.Ali ! quelle émotion mêlée d'ivresse ne ressent ;s-je pas iorsqu'artïva enfin le samedi! Je ne pouvais tenir en piaoe; une joie immense, mêlée, il est vrai, d un peu d'inquiétude, me débordait. Ce fut alors que je m'applaudis de n'avoir mis que le plus petit nombre cle prisonniers possab.e dans Is se'cret de notre évasion. Au reste, poui être juste envers qui de droit, je dois déclarer que ma discrétion, dans cette circonstance, était le fruit des conseils de Bertaud.La nuit venue, une nuit clame et chaude, car nous étions alors ju,llet, nous nous dé. pouillames, mon ami et moi, de tous nos vête, ment»; puis, après les avoir enveloppés soigneusement et promptcmenf dau3 nos sacs bier suiffés, nous nous dir'-^âmes, en rampant comme des serpents, le long du faux pont, vere notre trou qu'il nous restait à ouvrir. Ce fui l'affaire de cinq minu'es. — Veux-tu que je passe 1e premier! murmura li rtaud à mon oreille. — Non, lui répondis-je. le danger est. plt's grand... — l'a lit pis pour toi, me répondit il sur le même ton. Mais l'idée vient de moi, je suis ton ancien sur le Vrotéc... et au rovoir! Le Breton allait se laisser glisser, lorsque prenant ma main dans l'obscurité et la serrant dans les e ennes: • — On ne sut pas co qui peut arriv r, me dit-il, embrassons-nous toujours. A prient, à l'oeuvre I Bertaud, en achetant de prononcer cf'3 mots, plongea intrépidement par les pieds à travers le trou. J'étais tellement ému que mon cœur battait à se rompre. J'allais suivre le brave Breton, lorsqu'un Qui v vc'l sonore, presque aussitôt suivi d'un coup de fusil, retentit qut venait de la galerie. Je retins mon élan, et me jetant à plat v' n-tre par terre, j'avançai ma tête avec précaution à travers le trou pour tâcher de voir si Bertaud avait été atteint; je me sentais mourir.La balle du factionnaire anglais, dirigée avec précipitation, avait seulement effleuré mon pauvre ami; mais, hélas, l'infortuné ne s'en trouvait pas moins pour cela dans la puis épouvantable position que l'on puisse imaginer.Retenu par la corde qui attachait son sac autour de son corps, à un clou qui faisait saillie au dehors du ponton, et dont il ignorait l'existence, il ne pouvait ni atteindre la rivière ni regagner le trou. Rien n'empêchait donc les soldats anglais, qui accoururent, au bruit de la détonât on du t'usil de la sentinelle, de s'emparer do Bertaud, incapable, dms sa position, d opposer la mo ndre résistance; je ne m'attendais même qu'à ce seul dénouement, lcrsqit-, aboininab.e assassinat dont le souvenir me poursuit encore, retentirent plusieurs coups sourds et mats frappis presque en même temps. C^s coups furent immédiatement suivis d'un cri de douleur et de ra?e, puis j'entendis comme la chute d'un corpe pesant dans l'eau, et tout rentra dans le silence. (A suivre.j pour insuffisance de propreté. Une chèvre,une tortue, un cochon, un renard rouge, trois pigeons, troi6 souris blanches, six chiens, trois . chats cl un lapin ont été de la sorte expulsés du camp et ont pr s le chemin de 1 xil. Les « SaitinnCs ». après avo r vr e un pleur, se sont fait une raison. uAfi Pill.ME AUX CHASSEURS DE SANGLIERS. — Dans k but d enrayer les ritVogia considérables causés aux cultures fr. tira s"s par 1'% sang.urs qui se sont multiplies ci lie certaines régions, le ministre de 1 agriculture a décidé d'allouer pour la destruction de ces animaux Kg primes c-tuva.it s 50 fr. pour un animal p'Wnt plus do 30 kilos; 20 l'r. pour un marcassin pesant de 3 à 30 kilos; et 10 fr. par petit mareass n de moins de 3 kiles. SFOK I S AVIATION. — Jjes progrès de l'aviation.— L s progrès de l'aviation ne se comptent-plue d'pttis la guerre. Partout ; les chercheurs trav til-1' nt avec ardeur. C est ainsi qu on annonce de Rome, qu un appareil dj chat.. ■ a quitté Turin à 14 h. 'i5 et est arrivé a Rome à 17 h. 35, cou-vrant le parcours en deux heures cinquante. En tcnr.nt compte des deviaticns, la vitesse de ce't appareil fut -cl 220 kilomètres à I heur". D'aïur' part, on mande de Sautauder qu'on v.ent de terminer la cons'truction d'un biplan sur les ]>..ans d'un ingénieur espa.gnol et qui présenterait de nombreux avatitags». Ce uouv-1 appaml, dont ta Bcabilité serait beaucoup p ; uu grandie que di'a avions actuellement connus, sera prochainement essaye par 1 aviawur espagnol Po.rr.bo, qui se d'jolitre convaincu de pouvoir voler à une grande hauteur et à une vifs, se de 170 kilomètres à 1 heure. Le voyage d'es-s i s'effecta; ra de Santander à Madr.d sans escales.Ans, sciences et Lettres Le palu.hsme à Paris. — Le paludisme est-il à ora.ndre à Paris La quesl on a été agitée devant- l'Académie des Sc.ences par le proies, eeur Laveron, meinore de l'Institut.. IjO retour dans 1a metropole de nombreux niint tires imj*aiudé> de l'armée d'Orient ayant fait naître dans les milieux compétents la crainte de voir cetic maladie se propager dans la population, il était important de préciser cette question. On peu va i" p"nser, étant donné que l'ariopiiô. le de nos contrées est analogue à l'anophèle d'Oreint, qu il était îui-mème sttecCpt.bie de transmettre l'infeotion. Un chorohour de l'Institut Pastour, M. Rombaud, viont en outre d'en donner la preuve absolue. Ayant recuelli des espècs d'anophèles en Seine-et-Oisc. il a constate que ces moustiques devenaient contagieux après avoir piqué des sujets convalescents de paludisme mrosdoanen ot en période d accès. Pour obtenir ia certitude absolue, M.Rou-band s 'est t rès courageusement soumis à ues expériences concluant's. 11 s'ifet fait piquer par des anophèles métropolitains préparés de la même manière et il a contracté un paludisme caractérise, après quinze jours, par un accès avec hématozoaires dans le sang. Il est donc indéniable que le mous-ique de nos contrées peut trans. mettre la maladie d'un oonvil.scout à un suiet, sain. Ayant constaté d'autre part la fréquence <]es f nopholi>s en France, le professeur Laveran s'est, occupé de trouver les mesures propres à prévenir la propagation du pa udiisme, tout en laissant aux impa.udés la faoulté d'être rapa. triés. Il est arrivé à la solution du problème: le groupement des impaludés situés daas des régions d pourvues de moustiques, l'isoLment sous une moustiquaire des sujets contagieux, lo traitement intensif d « païudé'ms sont les facteurs qui ont résolu la quest.on. Çà et là Un réflecteur de. zé.CscojHt inons'rc. — Le icMoumt VVilbon Solar Observatory», situé dans le sud de la Californie, qui possédait dopais 1906 un réfloeteur de 152 centimètres de diamètre, peut se van er de posséder le plus grand réflecteur du monde. Cette piè.e unique qui ne mesura pas moins df- 254 centimètres de diamètre, a été acquise au moyen d'un don de 45 mille dollars qu'un h bitant de Los Angeiod avait fait à l'obs'Tvatoire, dans e-e bllt. Le disque de verre qui a setv. à ia confection du réfloct ur est sorti en 11>0j des usines de Samt-Gob-in en France. Oe n'est que neuf «ns après que o-t énorme bloc dif' verre, épais de 33 centimètres et peaàrtt 4,000 kilogrammes, eût quitté Saint-Gobam, qu'il a éoé placé sans aoc.dent en juin dernier dans la coupole spe-e aîemont oonsti'u.te à son intention stu- l'ob-servacoire do Mount Wilsou après avoir été taillé à Pasadcna. C'est à un savant holian. his, le I>r. A. Van Manen, attaché depuis cinq an^ à coï observatoire, qu'écherra l'honneur de ae servir le premier de cet in3&trumoiu g gantes-quo qui est appelé a donn r une ampleur considérable aux études e d orales. Lu mat*jn d" Cfali.êc b'>us le marteau.— Dans la salie dos pas-pjrdus ou Palais d ; Justice à Florence, ou pl'ut lire l'avis de vente pubiiquj 'que voici : « Maison avec jardin, verger ot magasin sis à la Costa San Giorgio; la façade porto uns plaque en marbro qu rappellB que Gaulée a habité une partie du bâtiment. » La Cetta un quartier situé en dehors de la ville, où règne la plus grande solitude. C'est là que se trouve la petit© maison, où Galilée écrivit la célèbre d'Sjertation à l'appui de son sys ème, notamment les quatre « Dialoghi sopra i due mass ni sistemi de! niondo » ; on sait que es écrits lui vahuent les poursuites do l'inqui-sitioin, à l'issue d squelles, pai ant du mouvement de la terre autour du soleil, qu'on lui défendait de soutenir, il aurait prononcé le mot célèbre : « Et pourtant elle toùine ». La modeste maison, qui passera en vente publique, est o.".ch'e au p od d'une colline, loin des bruits de la ville; c'est d'ailleurs ce qui détoiruina Galilée à s'y fixer, pour s'y livrer en toute quic, tude à ses études favorites. L'ancinne demeura au savant a été restaurés il y a quelques temps. Sa façade a été garnie d un médaillon aux traits de Galilée, qui surmonta un" ancienne plaque c mmémerativc en marbre portant l'inscription : u Ici, où habita Galilée, Sa Ma. )■ s.c Ferdinand 11 d Médicis, a es.imé ne pas manquer a sa dignité, en s'iiicliiiaut rcs-peclueusem'jit. » INFORMAT IONS MMANClERES oOùHSÏÏ OS-FICIEU.-E DE SKUXliiLLÉS. LCii e ntrs du jour. — Maiai 9 octobre 1017. L'entes Ci lots de t'i'ït'. .— Tiébcr 4 p.c. 102.50; Anvers 1887 84, Anvers 1903 G8 50; Bruxelles 1005 70; Bruxelles 1902 85.50. li a q es. — Ciis.se Reports 1532.50; Crédit Anveic-iis 412.50. Ch- min* de fer Ci tramunys. — R Ibao cep. 120; Bruxellois du . 915; Cuire jouir;. 600; Bue-nc .- Ayiea div. 32; Espagne Electrique d vid. 1395: Railway cap. 6^7.50, cliv, 610; Tinitsin c ]). 1220, fond. 2350; Rosario cap. 87.25; Biaiy-stock 33.50; Secondaires oap. 512.50, rdein l/lOo fond. 1460; Transport cap. 1137.50, idem l/10a fond. 1300. Mi'al tngte. — Tar stkoï foml.ll25.50;Ener. gie cap. 115; Monoeau-St-Fiacre cap. 185; Thy-le-Château 1810. Chtirb<'nn<fije-s. — Aiseeu 1200; FcHitaino-l'E. vêqne 4075; Carabinier 690-70: Grand^-Bacnu-î-e 1790-80; Charb. Belges 635 25 ; Hain utt cap. 620-30; Grand-Cou;y 705-75; Ifam-sur-Sambrû 655-50; Grand Buisson 2125; Hasard 655; La Haye 580: Grand-Mamboi'rg 153.25; Iïoui,1ères Unies 980-75; Laura div. 1297.50-1300; L"van,t-Flénu 6000; Monceau-Baycmont 360; Rieu du Cœur 650; Gouffre 1980; Reesaix 3000; C-son-dariof fond. 121.25; Nord-Flénu jouiss. 312.50, crd. 80. * M'11*8. — Baccarès 116; Nitrates cap. 104.50. Vai'urs co on ta'es. — Simkat div. 455-67.50; Culture Java cap. 212.50-20, fond. 1420-5; Zttid l'réanger 215 16.25; Lacourt fond. 670-65, cap. 551.25; l^enn ih Rubber 72.75 3.25; So'nghei-Li-|K>et 530-2 50; Union Minière 1770-5; Tanga 125-4.25; Selangor 500-7.25; Haut-Congo ord. 885. Valeurs dtve ses. — Sucreries* S t-Jean fond. £65.75; Sucreries Europé-'nne cap. 89; Tusia-now priv. 285, cap. 71, fond. 92.50; Pétroles Bo-rislaw cap. 63.50, cliv. 250; Bc'go-Canadiau. Pulp priv. 625. Vni tirs étrangères. — Rircelona 122.50-4; Cie Agricole Egypte priv. 337.50, cap. 290, d v. 245; Héliopolis div. 203; Brazil. Traction 350; Ligure To.-oina 298.75; Kolomna 550; Tagan-rog 400; Port of Para priv.118.75; Kaïping acU fcl.25. — On nous prie d'annoncer la mort do toonsienr F^AJNiÇDIS décédé rue des Foulons, 11. à Bruxelles. Les funérailles civiles ont eu li'm dans la plus stricte int.mité. (051) AVIS DE SOCIÉTÉS Société anonyme beïge Uh Matières Premières M Bureaux et l'sni" : 186, rue Georges McrCau. Bruxelles-Midi. L' j actionnai' s pré "nts à l'assOBiblce générale convoquée pour L 17 septembre 1917, ne représentant pas la moitié du capital social, une seconde assemblée générale est convoquée au siège social pour le mercredi 17 octobre 1917, à 10 heures du matin. Le dépôt des titres devra se faire au siège social au plus tard le 11 octobre 1917. (608) Le Conseil d administration. AMliOi'iUili z ïr. la ùgne I Oui i? jip m m] S TOUTES OPERATlOiMS SUR TITRES S Kenseignements l'aiemcnt coupons rau^os ei étrangers 397 § 50, rue des Ponts-Comines, 50, LILLE 8 Ani>({aat&s. ncnai iiieuoies" ciist. yorcei., iâie iccs, arbeot..uibi.,oibe.ols. t S2, r. daTheux, Ettepb.124 tarajc-.fl M —i» i' «ron. 11 n mu .i«« ■ mu &!0KXKxrr-vi-. ■ !j L.*, cherche, aans ics piix de a fr., appan. lu.x# ineubk» | confort moderne, élecîr,, etc. Env. Bourse-place de Biouckère. 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