Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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01 september 1918
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s.n. 1918, 01 September. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 24 februari 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/0g3gx4680b/
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DimanctiS 1er Septembre 1318. • N° 14( ABONNEMENT Bruxelles - Province - Etranger Les abonnements sont reçus exclusivement par tous les BUREAUX Dr; POSTES. Les réclamations concernant les abonnements doivent être arVessées exclusivement au bureau de poste qui a délivré l'abonnement. PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois : 2"mois : 1 mois : Fr. O.eO Fr. 6.00 Fr. 3.00 YI&ÂGE : 125,©00 par jour Le Bruxellois JOURNAL QUOTIDISNJXDBPBNDANT QUINZE CENTIMES Dimanche 1er Septembre ISîS. ■ fs» 1406 ANNONCES Faits divers et Echos La ligne, U. 5 00 Nécrologie 3 co Annonces commerciales 2.00 Annonces financières 2.C0 PETITES ANNONCES. . . La grande ligne. 2.00 Rédacteur en chef : René ARMAND Rédaction, Administration, Publicité, Vente : BRUXELLES, 33-35, rue de la Caserne TIRAGE : 125sOOO par Joui- ~ La GUERRE Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, SI août. — Officiel: Théâtre d8 ia guerre à l'Ouest Crcupo d'armées du prince héritier Rupprecfct et du colon-sl général von Eoehn Combats d'avant-postes des deux côtés de la lys. Des détachements ennemis qui avaient -poussé de l'avant au-delà de la La-we ont été repoussé s. Sur le champ de bataille au sud-est dJArras, i les Anglais ont de nouveau tenté hier de forcer ia percée. Appuyés par de nombreux chars blindés, de» divisions anglaises et canadiennes ont déclanchê leur attaque, de grand matin, sur une largeur de front de 20 kilomètres, entre la route Atras-C'ambrai et le sud-est de Bapaume. Des Wurtembergeois ont repoussé l'ennemi devant leurs lignes au sud de la route. En collaboration avec des bataillons rhénans, ils refoulèrent l'ennemi qui avait poussé de l'avant jusqu'au nord d'Hcndecourt. Au sud d'Hendecourt, des régiments de tirailleurs montés firent échouer l'assaut ennemi entre Vaulx-Vrancourt et Fre-micourt. Ils reprirent Hcndecourt, qui avait été ■perdu passagèrement, et après averir repoussé l'ennemi, ils prirent eux-mêmes l'offensive et le rejetèrent des deux côtés de Bullecourt et au-delà de la lisière occidentale de cette localité. Au sud d'Ecoust, des régiments prussiens ont repoussé au cours d'une attaque acharnée plusieurs attaques ennemies. L'intervention spontanée du premier lieutenant Mann, à la tête de compagnies du régiment d'infanterie n. 175, facilita la reprise du village d'Ecoust, passagère- j ment perdu. Des deux côtés de Bapaume, des régiments prussiens, saxons et bavarois firent échouer l'assaut ennemi. Dans l'après-midi, l'ennemi jeta des ( deux côtés de la route Arras-Cambrai des divisions fraîches dans la mêlée. Un nouvel engagement en masse de chars blindés et d'infanterie devait amener la décision. Dans la soirée, la bataille se décida en notre faveur. Les lignes compactes de l'ennemi se ruant à l'assaut du fond de Sensée au-delà d'Eterpigny. Haucourt et au sur de la route de Vis à Chirisy s'écroulèrent sous notre feit, au cours d'un corps à corps acharné. Ses chars blindés furent mis en pièces et l'infanterie de l'ennemi subit des pertes extraordinaire ment élevées. Au nord de la Somme, des attaques anglaises ont été repoussées entre Morval et Clerys Là où l'ennemi réussit à atteindre nos lignes, nous le repoussâmes en contre-attaque dans ses positions de départ. * Au nord de l'Oise, les Français ont attaqué avec des forces considérables le secteur du canal, entre Libermont et le nord-est de Noyon. Leurs attaques ont été enrayées pour la plupart déjà sur la rive occidentale, par notre feu. A la suite d'âpres combats, V ennemi fut rejeté de Chevilly sur la rive orientale. De fréquentes attaques débouchant de Noyon ont échoué sous notre feu et en contre-attaque. Violent combat d'artillerie et combats d'infanterie à l'Ailette. Ait nord de Soissons, nous avons replié le secteur du front, faisant saillie à la tête de Pasly, sur la ligne plus courte de Juvigny-Bucy-le-Long. Au cours des attaques prononcées hier par l'ennemi, Juvigny est resté entre ses mains. Au ccurs de ces deux derniers jours, nous avons abattu 52 avions ennemis. Le premier lieutenant Loerzer a remporté ses 82e et SSe victoires aériennes, le lieutenant Koenneke sa 82e, et le lieutenant Lautnann sa 28e. BERLIN. SO août. — Officiel du soir : i De grandes attaques anglaises sur 'front, au sud-est d'Arras, ont échoué. Combats locaux au nord-ouest de Noyon et à lJ Ailette. BERLIN, 30 août. — Officiel. La guerre sous-marina Sur le théâtre de la guerre septentrional, nos 'sous-marins ont coulé environ 16,500 tonnes de jauge brute, dont un piège à sous-marins, présentant l'aspect d'un voilier, au cours d'un combat d'artillerie. BERLIN, 31 août. — Officiel : Dans la zone de barrage autour de l'Angleterre, nos sous-marins ont coulé 19,000 tonnes de jauge brute. BULGARE SOFIA, 2S août. — Officiel : Front en Macédoine : Près de Bitolia, sur divers points dans la boucle de la Czerna et à l'est de Dobropolje, la canonnade réciproque est devenue plus violente à certains moments. Du Vardàr à Huma, opérations plus actives. Un détachement d'assaut grec a tenlé d'atteindre nos tranchées établies au sud de Huma; il a été repoussé par notre feu. 'Après une longue et violente préparation d'artillerie, des compagnies d'Infanterie anglaises ont attaqué en rangs serrés à plusieurs reprises nos postes avancés prés d'Altschak-Malile et à proximité du village de Schovn; elles ont été chaque [ois dispersées grâce A ta vigilance de nos défenseurs avant d'avoir atteint nos obstacles en fil de fer barbelé, et ont subi de lourdes pertes. A l'est du Vardar. près du village de Malsehukovo. violente canonnade, à laquelle nos batteries ont énergiquement répondu. TURC CONSTANTINOPLE, 30 août. — Officiel. Front de Palestine : Sur notre aile droite, nous avons prononcé, sur un large front et avec un succès marqué, des attaques de patrouilles contre les lignes ennemies. Par suite de cette entreprise, le feu d'artillerie à acquis une grande intensité en certains endroits du secteur des côtes. Sur la rive orientale du ] ourdain. la région de Tell Kimrin a été également exposée hier à un feu violent. Grâce aux observations de nos aviateurs, un attentat des rebelles centre la roule de l'Hedjaz a été atiéanti le 25 août, près de Bir et Hermas. Front africain Nous avons repoussé, le 25 août, une poussée de troupes italiennes, venant de Noms. Des autres fronts, rien de nouveau. Nous avons appris ultérieurement que l'un des avions ennemis qui ont bombardé C onstanlinople. durant la nuit du 28 août, a été obligé d'atterrir non loin de la capitale.. L'avion est brûlé. Le pilote, un capitaine anglais, qui était blessé, a été fait prisonn-er. FRANÇAIS PADIS, SO aoiU. — Officiel de 3 h. p. m. : Sur la Somme et dans la région du Canal du Nord, aucun changement pendant la nuit. Entre 'l'Ailelle et l'Aisne, nous avons repoussé plusieurs contre-attaques ennemies à l'est de Pasly et maintenu nos gains. Sur la Vesle et en Champagne, des coups de 'main ennemis n'ont obtenu aucun résultat. Nuit calme sur le reste du front. PARIS, SO août. — Officiel de U h.»p. m. : !/t;< cours de la fournée, nous avons rejeté sur la rive est du Canal du Nord des éléments ennemis qui résistaient encore. Catigny cl Sermaize sont à nous. Poursuivant nos progrès, nous'àvôhs'franchi le canal en deux endroits en [ace de Catigny et de Beau-rains, enlevé Clic.villy et la Côte 89 et pénétré dans Cenvry. Plus du sud, des combats acharnés ont été livrés dans la région au nord cl à l'est de Noyon. Nous tenons Uaiiblincourt et le Mont Saint-Siméon. 'Au cours de. ces actions, nous avons (ait plusieurs centaines de prisonniers. Entre l'Oise et l'Aisne, la lutte a été non moins vive. Sur la rive nord de l'Ailette nous avons conquis le village de Champs. 'Au nord de Soissons nous nous sommes emparés de Chavigny et avons porté nos lignes aux lisières ouest de Crouy. ' i ITALIEN DOME, 29 août. — Officiel : En Judicarie, dans la vallée de Concci, après un jtialenl Uu destructeur, l'ennemi a prononcé une attaque contre nos positions; elle a été enrayée par le feu de nos postes avancés, qui ont contre-attaqué, mis les Autrichiens en fuite, leur ont infligé des pertes et {ait des prisonniers. Sur les collines situées au nord d'Allissime et du col del Bosso, nos patrouilles ont attaqué et dispersé des détachements de reconnaissance ennemis. Tout le long du front, notre artillerie a dirigé un énergique feu concentrique sur les premières lignes autrichiennes et sur [ leurs voies de communication. ANGLAIS LONDBES, 29 août. — Officiel : Au sud de la Somme, nos troupes ont continué celle nuit à presser l'ennemi, et au nord de la Somme, elles ont avancé vers l'est jusqu'aux environs de Fontaines-les-Croisillcs. La nuit a été relativement calme sur le front de bataille. Dans le secteur situé des deux côlés de la Scarpe, l'ennemi a prononc'é hier soir d'énergiques contre-attaques à l'est et au sud-est de Vis-en-Ariois, ainsi qu'à l'est de Boiry et dans les environs de Ga-vrelle. Après un violent combat, nous avons re- ■ poussé l'ennemi en lui infligeant des pertes. Sous ' les attaques réitérées de l'ennemi, nous avons légèrement replié la nuit nos postes avancés établis à l'ouest d'Oppy. Le nombre des prisoniiicrs que nous avons faits depuis le 21 août au matin dépasse 26,000. Durant la '■ même période, nous nous sommes emparés de plus de 100 canons. Les tanks ont participé, chaque fois ■ que cela leur a été possible, à tous les combats livrés au sud et au nord de la Somme, collaborant avec l'infanterie cl d'autres armes; ils ont rendu de signalés services. X—« — 11 ' '■ DERNIERES DEPECHES L'OFFENSIVE ANGLO-FRANÇAISE Entre Alletto et Aisne Berlin, 30 août. — Malgré le temps pluvieux et les vents d'Ouest, des combats acharnés se sont de nouveau déchaînés le 28 août entre Ailette et Aisne. Dès le 27 au soir, le feu d'artillerie qui avait acquis une grande intensité, faisait pressentir les projets d'attaaue français. ; L'artillerie allemande accepta le combat dans sa pleine force, envoya des vagues d'un feu ané-; antisseusr dans les nids d'artillerie et les prépa-' rntifs de l'ennemi et dispersa ses concentrations ; d'infanterie, de sorte que l'attaque projetée ne ' put se développer. Le 28 août, vers 8 heures du matin, un feu roulant des plus violents fut engagé. Une demi-heure plus tard, l'infanterie française, appuyée par de® Américains, se lança ; à l'attaque, des hauteurs à l'ouest de Juvigny. ' Chavigny et Paslv. Devant plusieurs ?issauts ; exécutés à l'aide de forces considérables, et au cours de combats opiniâtres, la ligne allemande ' céda -d'abord quelque peu, de sorte que l'ennemi put atteindre le village de Chavigny. mais cette localité fut de nouveau déblayée au cours d'une : énergique contre-attaque. Des attaques particu-' lièrement fortes de nombreux tanks se répétè-1 rent durant toute la matinée. Elles échouèrent ■ complètement devant la défense inébranlable et - si souvent éprouvée de cet angle du front. Plusieurs tanks, mis en pièces par le feu de nos - mitrailleuses et par des charges formant balle. : gisent devant notre front. Simultanément, les Français tentèrent, cette fois à l'est de Soissons également, de franchir l'Aisne et de s'as; : surer ainsi la possession de l'arc Médard qui fait saillie vers le Nord. Dans ce but, ils avaient concentré une forte artillerie, mais notre feu d'artillerie concentrique déjoua leur projet. Dans les déserts da !a Somme ! Berlin, 30 août. — A la Somme, le temps est défavorable depuis quelques jours, par suite de violentes averses. Le désert de la Somme où |l1cs Allemands entraînent à nouveau les Anglais mj n'en devient que plus horrible. Les opérations évoluent sans contact. Au sud de la Somme, le ! transfert de notre ligne durant la nuit du 27 au 28 août est resté caché aux Anglais. Ce n'est que vers midi qu'ils commencèrent à pousser de l'avant contre les patrouilles allemandes restées jusque là dans le terrain d'avant-plan. Par contre, au nord de la Somme, les Anglais ont cru à une diminution de la résistance allemande, car ils se sont avancés en colonnes serrées. Les déffenseurs allemands les laissèrent approcher jusqu'à très courte distance et décochèrent ensuite contre eux un feu rageur de mitrailleuses. , Les prisonniers déclarent ouvertement que les soldats et officiers entrevoient avec horreur l'éventualité de devoir moisir de nouveau, durant des mois peut-être, dans ce terrain complètement détruit. Un officier anglais a déclaré : « Nous nous sommes fort réjouis de ce que \ vous dussiez occuper la ligne de la Somme, ; mais à présent, ce sont nos hommes qui doivent y passer ! » - ' La bataille entre Somme et Oise i Berlin, 30 août. — La grande bataille entre Somme et Oise est poursuivie sans interruption . par les Anglais et Français, sans qu'ils aient )u parvenir, jusqu'ici, à un succès décisif. Dans la première phase, du 21 au 28, ils ont fait intervenir, entre Arras et l'Avre, 28 divisions britanniques, dont dix entrèrent plus d'une fois en jeu, ; ainsi' que 40 divisions françaises entre Aisne et Oise, dont cinq furent lancées à deux reprises ! dans l'action. En y ajoutant les formations d'ar-s tillerie ennemie et groupes d'armées additionnels, il y avait, en chiffres ronds, de 1,100,000 à 1 million 200,000 hommes lancés dans l'espace d'une semaine à l'assaut du front allemand. Toutes ces divisions partaient bien armées et équipées, au grand complet et étaient puisées aux meilleurs contingents de l'Entente. Du côté anglais, c'étaient les troupes écossaises, canadiennes et néo-zélandaises, ayant fait leurs preuves, ainsi que la garde et la 63e division de marine, constamment rejetées dans le feu allemand. Depuis le 28, le haut commandement ennemi a appelé à la rescousse des troupes américaines pour coopé-[ rer à ses vaines tentatives de percement entre l'Ailette et l'Aisne; appoint qui, cette fois encore, ne procura aucun succès aux Français. Le 29, nouvelle attaque en masses compactes d'infanterie, tanks et escadrilles aériennes, toute la journée, et encore avec l'assistance de troupes amé-' ricaines pour mettre en jeu jusqu'à 50 unités dans les tentatives de trouée qui, avec des pertes ex-traoïdinairement élevées, venaient toutes se briser après une lutte chaudement disputée, sans ' procurer aucun gain de terrain à l'adversaire. • C'est ainsi que le 29 août marqua une grave défaite collective des Français et des Américains, très supérieurs en nombre aux Allemands. Ces derniers, en reportant leur front dans la ligne allant de l'est de Bapaume au nord-ouest de Péronne, en conformité avec un programme établi depuis longtemps déjà, ont pu systématiquement mettre leur projet à exécution sans perturbation de la part des ennemis. : Quant à ceux-ci, dont les troupes n'avançaient qu'avec hésitation, ils s'attiraient encore des pertes sensibles par l'action des arrière-gardes et batteries allemandes postées dans des retranchements préparés à l'avance. Brillants faits d'armes. ; • Berlin, 30 août. — Au cours des âpres combats au sud d'Arras, les troupes allemandes de toute arme et de toute race se sont battues, jsn repoussant les attaques sans cesse prononcées i avec une violence considérable et un nombre de tanks sans précédent, par les meilleures divisions anglaises, avec une bravoure héroïque qui ne sera jamais oubliée. La preuve a été faite ; de nouveau que l'esprit des premiers jours de guerre est toujours vivace. Qu'il nous soit permis de citer quelques-uns de ces actes de la plus grande bravoure : Dans la soirée du 26 août, le médecin-adjoint Rehfeid, à la tête de 35 hommes d'un régiment de grenadiers, réussit à se frayer, de Mory, passé depuis longtemps déjà aux'mains de l'ennemi, un chemin jusqu'à nos lignes. Depuis le 25 août, ils s'étaient tenus cachés dans une cave sans le moindre ravitaillement et avaient évité ainsi d'être faits prison-' niera. Lora da 1^ forte attaque de l'adversaire déclanchée le 27 août, de Monchy et Chérisy contre Vis-en-Artois, trois batteries d'un régi-rnent d'artillerie de campagne wurtembergeois, marchant de temps à autre devant notre infanT terie de première ligne, firent feu à très couplé : distance et jusqu'au dernier projectile contre l'ennemi envahisseur. Lorsqu'ensuite les Anglais prirent pied par le Sud, dans Vis-en-Ar-• tois, occupèrent la lisière septentrionale et se trouvèrent pour ainsi dire dans leur dos, nos hommes réussirent, grâce à la prévoyance du chef habile qu'est le lieutenant Schrag, qui les commandait, à cacher au dernier moment et : malgré le plus grand danger deux de leurs bat-i teries, entraînant au galop leurs affûts. Après une résistance des plus vaillantes, les canons de la 3e batterie durent être abandonnés, complètement inutilisables, à l'ennemi. Le même jour, le canon à tank du lieutenant Schwenker anéantit deux chars blindés. Le matin du premier jour d'attaque, le canon-flak d'automobile du lieutenant Cuwie détruisit deux tanks dévalant au nord du passage à niveau près d'Achiet-le-Grand et cinq autres venant d'Achiet-le-Petit. Il força deux autres à retrousser chemin avec des avaries considérables. Pronostic du maréchal Foch Berlin, 31 août. — Le «Lokal Anzeiger» annonce que l'«Intellige)izblatt» de Berne reçoit cette information de Taris : Le lieutenant-colonel Roussot, critique militaire du «Petit Pari-. sien», a eu un entretien avec le maréchal Foch ; celui-ci pense que les Allemands feront !.\ce avx coups portés par les Alliés et voudront ensuite réoccuper leur ancienne ligne Hindenb jrg. Fès lors, il faudrait s'attendre à tout moment î une centre-offensive allemande. La situation du comte Burian ébranlée? Vienne, 30 août. — Les journaux viennois annoncent que la position du comte Burian doit être considérée comme ébranlée et que sa retraite imminente serait connexe à la question : polonaise. Le comte Burian est, comme on le i sait, partisan d'une solution austro-polonaise. Déclarations et discours en perspective Berlin, 31 août.^ — On télégraphie au «Lokal Anzeiger» que l'«Evening Standard» annonce que, l'une do ces prochaines semaines, les gouvernements de l'Entente émettront probable vient une déclaration sensationnelle, comme résultat de la conférence interalliée de Londres. : Crève dans îa'police de Londres i Amsterdam. 31 août. — La plupart des agents de police londonniens "ont abancUxnné leur service : depuis jeudi, après refus d'augmentation de salaire, i Dans quatre divisions seulement, le travail oont'nue. Les autorités ont fait des concessions. Lc-s difficultés de la moisson au Canada De La Haye : D'nprjs une nouvelle d'Ottawa, il j sembie que la rentrée de la récolte canaciiejme est , sérieusement compromis par suiie du manque de i niajn-d'ceuvre. A Ottawa (Manitoba), le départe-i ment de i'agriculture a transmis aux autorités pro-. vincâaîes les noms de 140UXX) personnes qui seraient t aptes à a.der à la rentrée de la récolte, t Les avances américains aux Alliés Washington. 31 août. — Le département des fi-' nances annonce qu'il a ^accordé à l'Angleterre un ; nouveau crédit de 400 miiiims de dollars. ! L'échsnge tfg prisonniers allemands et américains Amsterdam, 31 août. — Le ministre des Etats-Unis i & La Haye, M. Gàrret, s'est rendu on Suisse pour t participer comme premier délégué américain aux i négociations entre les Etats-Unis et l'Allemagne oon-ceinant l'échange des prisonniers. L "incident amfci'icano-cjoxicain. t Amsterdam, 30 août. — On mande de Nogales ; (Arizona) : Malgré la trêve d'armes conclue, i les Mexicains ont de nouveau ouvert le feu au delà de la frontière. Les Américains s'apprêtè-î rent aussitôt au combat. Le général Cabell a in-; formé le gouvernement mexicain que si les Me-i xicains ne cessent point le feu, les troupes amé-t ricaines franchiraient la frontière. ; Lugano, 30 août. — De New-York aux jour-; naux italiens : Le gouvernement américain a - menacé le Mexique de suspendre toute exporta-i tion si le Mexique ne rompt pas immédiatement les négociations avec l'Espagne, concernant la livraison de 50,000 balles de coton. On craint à AVashington que cette marchandise ne soit achetée en Espagne par des agents allemands. Frais de guerre Italiens Berne, 30 août. — Les journaux italiens annoncent que la moyenne mensuelle des dépenses de guerre atteint en Italie 661 millions pour 1015-1916, 1,243 millions pour 1916-1917 et 1,783 millions pour 1917-1918, et que l'Italie a dépensé 60 milliards de lires en armements, etc., depuis i le début de la guerre mondiale. La crise ministérielle en Hollande La Haye, 29 août. — Le Korrespondenz-Bu-reau annonce que la reine des Pays-Bas confie [ au chevalier Ruys, commissaire royal pour le i Limbourg, la mission de constituer un cabinet . et que M. Ruys a demandé un délai pour réfléchir.Les emprunts en Suisse Berne, 31 août. — La Confédération a émis son 9e emprunt de mobilisation, d'un import da cent millions de francs, Le taux est de 5 p. c., le cours d'émission 99.5; il sera remboursable après six ans. L'étranglement de la Psrsa Amsterdam, 30 août. — On lit dans le «Stan-daard» : Il ne faut pas s'étonner des menée-s angolaises en Perse puisqu'elle met tout à profit pour y promouvoir ses influences en Asie centrale. Il s'agit en l'occurrence de se créer une nouvelle porte d'accès du Sud à ia Russie et d'être la première à faire main basse sur les richesses minérales des régions de la mer Caspienne. La Perse est un pion important sur l'échiquier, surtout en corrélation avec la domination sur la voie d'accès à l'Océan indien et au vaste empire colonial d'Albion. Il y a quelque temps, Curzon insinuait que puisque la Russie n'était plus en jeu, il fallait reviser la situation vis-à-vis de la Perse; bien entendu, pas dans l'intention de procurer aux Persans plus d'indépendance; au contraire, ils étaient opprimés, à présent ils sont étranglés. En peu de temps, les Anglais ont fait tomber desux ministères persans d'attitude trop neutre, ils allèrent même jusqu'à chasser par la violence certains des mi-' nistres ; puis, un dictateur absolu à la solde de l'Angleterre unit son action à celle du major Stokes, le nouvel ambassadeur britannique en Perse, qui organisa un corps de tirailleurs sud-persans pouvant suffire à protéger l'immixtion ; anglaise. Fidèle à sa politique conquérante, l'Angleterre travaille sans relâche à l'extension : de ses domaines mondiaux au détriment des nations faibles ; c'est en ce sens qu'elle opère en Asie centrale. Quant aux quelques Persans qui, précédemment, ajoutaient foi aux phrases ron-' fiantes concernant le droit des nations et autres théories anglaises, en attendaient des avantages pour leur pays, ils se rendent compte à présent de la valeur de ces belles promesses. Les rapports entre la Suissa et l'Oukraine On mande de Berne, le 31 août. — Est arrivé ein oette ville, M. Lukassevitch, conseiller au département ou.kran en des affaires étrangères, chargé d'entreprendre avec le Conseil fédéral l'établissement, de relations diplomatiques entre l'Oukraine et la Suisse. Hier, M. i.ukassevi'tch a rendu visite au président de la Confédération. LES EVENEMENTS EN RUSSIE Les combats au Caucase Consfantinople, 30 août. — Haidar Bay, ministre de la république du Caucase, qui séjourne à Stamboul, à titre de délégué de cette dernière, a reçu cette dépêche d'Abdul Meschid Bey : « Après 12 jours de bataillersanglante,_ nous avons repris la ville de Wladikavkas qui était depuis quelque temps cernée par des soldats de la république ciscaucasique et l'avons complètement déblayée de l'ennemi ; à présent, l'ordre v est rétabli et la population reprend ses affaires soua la garde de soldats indigènes », ETRANGER FRANCE. — La carrière de Foch. — De l'Agence ' Radio : Le maréchal Foch est né le i août 1851, à Tarlxs (I-Iautes-Pyrénées) où son père était secrétaire généra de l'a Préfecture. Il commença ses études au Collèg< de sa ville natale, les continua, à Saint-Etienne (soi père y était percepteur) chez les Jésuites et fit en suite sa préparation à l'Ecole Polytechnique au Collège St-Clément de Metz (tenu par les Jésuites)), Kcçu à Polytechnique en 1871, il choisit à sa sorti* de Fontainebleau la garnison de Tarbes. Il suivit le< cours d'instruction, de l'Ecole de cavalerie de Sau mur, passa capitaine en 1878 et fut admis à l'Ecole de guerre comme professeur-ad joint du cours de stratégie et die tactique générale. C'est là qu'il re çuit le grade do lieutenant-colonel en 1898. En 1900, 1» gnéral Donnai ayant succédé au général Langlois comme commandant de l'Ecole, k liera tenant-colonel Foch fut compris dans une exécution qui renvoya plusieurs des professeurs. Mais soi: œuvre resta; elle avait marqué d'une empreint* ineffaçable l'enseignement même de la tactique géné raie. Il fut enfin nomm général de brigade er 1907, commanda pendant quelques mois l'artillerie du 5e corps à Orléans et fut appelé peu après au oommiandement de l'Ecole de guerre. l^e général Foch reçut le commandement de la 13e division à Chaumont en 1911 et fut placé l'année suivante à la tête du Ge corps qu'il quitta quelques mois plus lard pour le poste de commandant du :i0e coips à Nancy. C'est là que le trouva la guerre. Commandant d'armée, puis d'un groupe d'armée, le général Foch a pris part aux principales opérations, notamment à la Marne. Son armée fermait le centre français. En Flandre, le général Foch commandait vers le fiai d'octobre 191-4 et sur la Somme en été 1915. A la fin de 1916, le général Foch avait été remplacé à la tête du groupe des armées du Nord par le général Franchet d'Eperey; il avait été alors chargé de diverses missions en France et en Italie. Lorsque les troupes germano-autrichiennes culbutèrent les lignes italiennes, c'est le général Focli qui dirigea l'armée de secours envoyée par les Franco-Britanniques. Il revint alors en France et dirigea des corps de manœuvre. Ceci était un acheminement vers le commandement suprême dont il fu.t investi le 34 avril dernier. Depuis, le généralissime Foch a de nouveau combattu à la Marne. ANGLETERRE. — La distribution des matières premières après la guerre. — De Londres : A l'assemblée générale de la. Cunard Steamship Co, le président, sir A. Booth, a déclaré que si les actionnaires ne pensaient qu'à leurs intérêts matériels, on pourrait se demand ;r pourquoi f,n continuait les affaires de la société, car, tandis -que l'ennemi coulait ses vapeurs, il n'y avait pas moyen d'obtenir l'autorisation d'en construire d'autres. Après la guerre, ajoute-t-il, les prix des -matières premières pourraient fort bien diminuer beaucoup plus rapidement qu'on ne se l'imagine. Le problème le plus dificile serait de réduire la circulation fiduciaire et le crédit sans saper la confiance publique. En voulant mettre entre les mains d'une autorité centrale la distribution des matières premières, on ne créerait que des jalousies internationales. le cas Orner de Boaiilon-Qersfiiîafls Le match de latte de mercredi 28 courant reste très discuté dans le public, qui espérait autre chose qu'une •< démonstration » prudente et réservée. On a payé très cher pour assister à un résultit indiscutable. Le gros public se croit voie et jure de ne plus mordre à l'hameçon. Pour la foule, la lutte est déconsidérée désormais ; les non initiés surtout ne verront plus que du chiqué, si sincère qu'un spectacle puisse être. Ici, visiblement, il n'y eut pas de chiqué, nous le maintenons. Il y a bien les paris gagnés sur le pronostic de match nul que certains colportaient, mais... Quoi qu'il en soit, la cause de la nullité et du peu d'intéîêt sportif de cette lutte est imputable à Omer Garitte qui, en sa qualité de champion, ne s'est guère distingué. Le travail au tapis demande trop de souplesse et d'agilité, mais c'est ce travail qui fournit les belles passes qui enthousiasment le public et — à tort — accusent la valeur d'un lutteur. Omer a, nous l'avons dit, lutté systématiquement debout, parce que au tapis il craignait son adversaire. Tout le monde l'a remarqué. Autour du ring, plusieurs lutteurs de marque se montraient désappointés du parti pris d'Omer de rester debout. Au tapis, on aujait eu fatalement un résultat et Gerstmans avait alors de grandes chances de vaincre. Debout, Gerstmans n'a pas osé se risquer à fond contre le taureau hennuyer ; il a eu tort. Mais si pour l'Anversois cette prudente réserve est compréhensible, elle ne l'est plus pour le champion national. Notre conclusion de voir se liquider le différend dans une salle privée ne contentera pas la foule, qui a payé cher et qui s'estime trompée. Des fiascos sportifs de ce genre dégoûtent les amateurs de lutte et sont dommageables pour la renommée d'un champion comme Omer. Dans une lettre qu'il nous écrit, notre excellent confrère Leleux se défend d'avoir jamais songé à se prêter à organiser un aussi sensationnel chiqué. Le match de mercredi aux Fo-lies-Bergère, nous écrit-il, ne fut pas du « chiqué », et si je tiens à démontrer qu'il fut sincère d'un bout à l'autre, c'est afin de prouver que je ne suis pas mêlé à une compromission sportive. Je voulais résultat, fût-ce aux points. Ils refusèrent tous deux, d'accord avec le jury. S'il se fût agi d'un «chiqué», les deux hom mes se seraient-ils entraînés comme ils l'on fait? Gerstmans a travaillé un mois avec hui hommes. Omer travailla cinq semaines avec quatre et cinq hommes. Calculez la somme dépen sée par les deux hommes : leur bénéfice rée n'atteint pas ce qu'on supipose. Ouant à leur fa çon de lutter, vous le disiez très justement : il: n'ont pas «o-sé» se risquer, ils se craignaien l'un et l'autre. Si la lutte avait été _ «arrangée» en vue d'un match nul, il leur eût été facile du faire, de montrer au public des «ponts», des ca brioles, et toute la kyrielle des coups qui fon haleter et hurler les soi-disant connaisseurs Non, ils ont travaillé en force, se surveillant guettant la prise décisive ; la lutte en resta mo notone, mais ceux qui connaissent la gréco-ro maine ont seuls pu se rendre compte du tra vail formidable fait par Omer et Gerstmans. Le résultat du match nul a frustré les pa /rieurs, les « Zeep » qui escomptaient la forti somme. Si le match nul avait été «arrangé» quelle occasion pour les adversaires et... les or ganis-ateurs de toucher la forte somme ! Enfin, Omer ne veut plus lutter avant 1: fin de la g-uerre. Comme je lui parlais du «titre» il me répondit : « Non ! je ne lutte plus ave Gerstmans : il ne faut pas qu'on dise que nou sommes deux chiqueurs ! Il v aura deux cham pions belges, voilà tout ! » Et Omer ajouta « Au reste, il est digne du titre : c'est un hom me, et un vVai 1 » Encore une fois, la rencontre fut loyale et sin cère. Les deux hommes firent voir de la vrai bourre, laquelle ne nous donne pas un specta cle aussi émotionnant que les matches de chi qué, avec leurs péripéties en leurs pirouettes » En attendant, Omer se dérobe devant Gerst m ans. Voilà le fait brutal. Nous sommes a.uto risés à offrir aux deux rivaux la salle de 1: grande Brasserie de Bruxelles-Kermesse, rue de Pierres. Les frères Schnvders mettront à leu disposition leur vaste hall où Omer et Gerst mans lutteront pour l'honneur et cette fois san bourse ni enjeu. S'il v a des entrées, le produi en sera versé intégralement à une oeuvre d> charité intéressant l'enfance. Un jury de pre feissionnels et d'amateurs, la presse et des délt g;ués invités jugeront le résultat. Si Omer s'obs tine à refuser, le public qualifiera sévèreme.i sa reculade. Omer de Bouillon, vous avez la parole, et nou attendions votre réponse, que votre entraîne-i nous faisait, mercredi, après le match nul, espé rer affirmative. 1 11 imnrunTiii — ECHOS ET NOUVELLES ! AUGMENTATION DU PRIX DU PAIN ; A partir du lundi 2 septembre le prix de la ^ ration supplémentaire de pain de 490 gr. sera . porté de 35 à 41 centimes. (A.) i Pour remplacer VOS LUSTRES, demandez à vos installateurs les lustres en bois E.I.C.O. se vendant à partir de 27 fr. Salon de vente et déposition, 6, Pl. pE LONDRES (Porte Namur). LA DECORATION DE L'HOTEL COMMUNAL DE LAKEN i L'administration communale de Laken a dé-, cidé de faire continuer les travaux de décoration à l'intérieur de l'hôtel communal. Déjà, quelques tableaux allégoriques ont été placés dans certains panneaux de la salle du Conseil. ! Cette décoration va être continuée ; les autres panneaux recevront bientôt les toiles qui devront les garnir, elles sont commandées. Celles qui sont déjà placées sont très belles, ce sont des œuvres d'un artiste de talent. Après la salle du Conseil, ce sera au tour de la salle de mariage. Les socles placés devant la façade communale recevront également bientôt leurs décorations ; ici, ce sont des œuvres dues au ciseau du Sculpteur Desmaré, l'auteur des statues qui garnissent les façades, qui feront l'ornementation. (A.) CULTIVONS LES CEREALES PANIFIAELES ET LES POMMES DE TERRE La culture des céréales panifiables a fait, cette année, des progrès dans la plupart des provinces. Cette augmentation de la production est due en grande partie à l'augmentation des prix officiels, accordée Fan dernier. Il faut, pendant l'année prochaine, cultiver le plus possible les céréales panifiables et les pommes de terre. TROCADERO (Porte de Namur) DIMANCHE PROCHAIN, 1« septembre, à 3 h. Matinée de l'immense suscsg ks9 L,a Porteuse de Pain LE CHAUFFACE A BRUXELLES La pénurie des charbons rendra précaire le ravitaillement nécessaire. Il faut dès maintenant restreindre le chauffage et surtout renoncer au chauffage central. UNE EXPOSITION DE PUBLICITE est organisée rue Ste-Gudule, 10, du 3 au 7 Septembre, par M. P. M. Mosselmans, au bénéfice . de l'œuvre «Les Amis des Enfants de nos -Soldats».« LE PROCUREUR HALLERS » sera donné au Winter le lundi 9 septembre en matinée à 4 h. M. Victor Sternon reprendra le rôle du procureur Hallers, où il triompha et Mme Maud d'Orby tiendra celui de Roucha, qu'elle a créé. Chronique Théâtrale AU WINTER. — «L'Embuscade», pièce en 4 actes de M. Kistemaeckers. Le brillante reprise de cette œuvre belge met en valeur les belles qualités scéniques du trio Deluc-Verman-dèle-de Vigny. Les deux premiers, respectivement titulaires des rôles de l'industriel «Guéret» et de son jeune ingénieur «Robert Marcel», letir ont donné un relief remarquable; Vermandèle doit avoir là une de ses meilleures interpréta- tscrns; Mme Luco de \7iirny. toujours d.i/s ia-—" note juste, rend fort bien les transes de «Ser-gine Guéret». Mme Anna Gady. la fourberie de «Christiane», l'aventurière slave ; Mlle Lavaren-ne, gracieuse et mignonne, a un rôle (Anne-Marie) qui lui va comme un gant. Tous sont dignement encadrés par MM. Armand (de Li-meuil), Harzé (général Tcherkoff), Fellen (le vieil ouvrier Brosse), Charlier (l'infâme Paget), etc., ainsi que par Mmes Simone Andrée (Agnès), Cherkoff (Dolly) et Lecocq (Mlle Chomet). On trouvera un attrait particulier aux épisodes réalistes (la mise en scène est très soignée) de l'«Em)buscade», comme heureuse diversion aux lieux communs et sujets rabattus. N'oublions pas d'admirer aux entr'actes le brillant violoniste Georges Lagarde. Scipio. AU MOLIERE. — Le Lys, la forte et si humaine comédie en 4 actes de MM. Pierre Wo-lff et Gaston Leroux, luxueusement et artistiquement mise en scène par M. Henriquet, a valu hier soir à Mme René Christian (Christian^) un superbe succès personnel. M. R. Cellier fit un excellent «Arnaut». M. Henriquet fut un «Comte de Marginy» d'une note Sobre et juste. MM. Daix (Darcey), Rosy (Vte Gérard de Marigny) et Mlle Clervanne dans le rôle d'«Odette», achevèrent aivec Mlle Walter (Olga) et l'amusant Georges Liesse (La Bandière) de donner de cette belle pièce une interprétation irréprochable. Une avalanche de fleurs et les rappels d'une salle comble récompensèrent les talentueux artistes.OLYMPIA. — Le Petit Kêtsl, un acte de H. Meilliac et Halevy, qui servait de lever de rideau, fut lestement enlevé par M. D'Herm,mce (La MaTtillière), Mme S. C-lèvas (Antoinette de Cernay), Herio (Bois Martin) et Duvalvert (un notaire). La Figurante, trois actes de de Curel, qui est l'histoire d'une amoureuse finalement supplantée par sa nièce qu'elle a fait épouser à son amant, a valu à M. Maurice Chômé (Théodore de Monnevill-e) un vif succès personnel. S. Max (Henri Renneval), Mme Marthe Latour (Jfc'ène de Monneville), M. L. Clines (M. Guiilerand) et ; M. J. Chaumont (Françoise), tinrent avec leur " talent coutumier leur rôle respectif. La soirée fut un succès légitime de plus à l'actif de celte : brillante troupe. 1 A BRUXELLES-KERMESSE. — Le vaste 1 ail de la rue des Pierres était hier soir trop exigu ' pour abriter la foule venue applaudir le nouveau programme sélect où figurent les «Texas», des ; : contorsionnistes qui sont de vraies vipères humaines. Les «Jane Alex», d'excellents danseurs i duettistes à transformation et surtout les «Red i Star», une nouveauté dans les performances aériennes sur leur roue d'or, furent très appré-i ciés ainsi que les excellents chanteurs MM. Bergers et De Roy, et les frères «Rose», jongleurs, aussi habiles qu'élégants. L'orchestre, conduit par le maestro José Schnyders, est admirable de sentiments artistiques. Vendredi prochain, I les « 4 original », la plus grande attraction du monde, se produiront en soirée de gala. Nous | en reparlerons. AU KURSAAL. — Au programme de cette t semaine figurent des numéros de music-hall fort appréciés, notamment M. Francia, le roi des i mandolinistes, M. Teaux, dans ses vieilles chan-; sons, le sauteur Antonio, etc. La Délaissés, comédie en un acte, de M. Mau-rez, enlevée avec brio par Mme Nadia Danigely, 1 MM. Samson, Deman et Dupret. La Fille de la Cantlnièra. fantaisie en un acte, . a permis à l'excellent Lemin, qui faisait sa ren-5 trée au Kursaal, de se faire applaudir dans un rôle où il excelle. Mme Esthcr Deltenre reste' . l'artiste fêtée du public bruxellois. Leurs ca--marades sont très corrects. EN PROVINCE 5 A ARLON. — Dans la justice. — Mercredi a eu 1 lieu la première audience publique du tribunal im-| périal. Le président du nouveau trUAinal, M. l'avocat ! Swart, a ouvert la séance.. Le tribunal a jugé piu-B sieurs vols et un cas d'injures A CHARLEROI. — Les bonnes nouvelles sui-, - vantes viennent d'être portées à- la connaissance? - des délégués des comités de secours et d'alimen-t tation: A l'entrée de l'hiver, des vêtements seront distribués à tous les secourus ; malheureu-; s sement, il ne pourra en être de même des cjjaus-i r sures, don-t les disponibilités 'sont des plus res-, - treintes-, La quantité de farine ou de pain sera ^immédiatement améliorée, du fait que la fasrin^

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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