Le courrier de l'armée

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10 oktober 1916
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s.n. 1916, 10 Oktober. Le courrier de l'armée. Geraadpleegd op 31 januari 2023, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/5h7br8n07h/
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LE COURRIER DE L'ARMEE COURRIER DE L'ARMÊE paraissant les Mardl, Jeudi et Samedi Ge journal est destiné AUX SOLDATS BELG ES ; cliaque compagnie, escadron ou batterie regoit dix ou quirize exemplaires frangais et flamands. EN AFRIQUE! IN"ouveaux "V"exiuis lis ont combattu en Europe, bravement. Rien ne les étonnc; un obus, mème un « gros vert » peut éclater sans que pour cela ils détour-nent la tète. La musique des balles leur est fami-lière.Ils connaissent les ruses « boches » et les bla-guent.Ils abordent 1'Afrique mystérieuse « avec le sou-rire ». avec la certitude d'y avaler les derniers « N'Dachi » (boches), s'il en reste. Ils ne coupent dans « aucun bateau », mais quoi qu'ils disent, ils sont confiants autant que vaillants. Par groupes nombreux ils arrivent, impatients de commencer la lutte. Parfois ua « ancien », rentrant de congé, est perdu dans leur groupe. Aimable, serviable, bon garcon. philosophe, il écoute les récits des combats: Liége, Anvers, 1'Yser. — avec mélancolie. car combattant en Afri— que, il n'a pas eu Poccasion de participer a la lutte d'Europe, et cela 1'attriste. La traversée fniie, après avoir vécu Ia vie d'Afri-que pour u députés ou touristes », dans des hötels conforlabtes, on approche de Bukakata, de Nami-rembe ou de Muanza et la vie de brousse s'an-nonce.Alors on 'evient plus empressé encore auprèsde « ]'ancien » qui jusque-ia est resté muet. On est brave, certes, trés brave, mais tout de mème on se lance dans 1'inconnu. II n'y a pas de «trés grosses marmites ». en Afrique, mais il y reste encore, malgré les hecatombes faites par plusieurs génerations de « Tarta-rin » et mème de réels grands chasseurs, deslions, des léopards, des serpents et, ce qui est pis encore, des moustiques, des tsé-tsé. I. — Les Souvenirs Alors « Pancien ». bien ealé dans une chaise longue, sirotant le whisky qui lui est offert, après s'êire laissé beaucoup solliciter, commence le récit desesaventures: « C etait dans 1'Uele ou dans rilurk.. » — car il est admis. sans discussion possible. qu'il faut a ètre de 1'Uele ou del'lturi » pour pouvoir appré-cier. savourer 1'existence d'Afrique. « J'avais recu la visite <le « Bango Moke » et, comme je connaissais un coin épatani pour l'aiïüt, a la demande de mon ami, nous décidons d'y aller passer la nnit. « Vers 4 lieures. nous nous mettons en route. « Nous nous installons. après deux heures de marche, chacun dans un arbre, a une vingtaine de inètres de distance, et regardan^ venir la nuit, spectacle grandiose en Afrique." contemolant les étoiles, pa'iemment nous aitendons le gibier qui APRÈS LA PRISE DE TABORA Le Goiivernament britao^iqua féiiGiia le GouveniBment belga Le vicomte Grey, ministre des Affaires étrarigè-res dans le cabiuet britannique, a adressé le telé— gramme suivant a sir Francis llyde Viliiers.ministre de ia Grande-Bretagne prés le Roi des Beiges: « Soctobre 1916. « Prière communiquer message su'vant, du secrétaire d'Et.at pour ia Guerre, au iriinisae de la Guerre beige: « Veuillez recepoir de ma part et de la part de Varmée britannique. les Jéticitations les plas cordiales pour le brillant succes obtenu par le général Tombeur et les braoes troupes sous ses ordres en s'eniparant de Tabora et en achevant la conqaêle du chemin defer central. ,Tespera que les ejforts combines des jorces beiges et brilanniqaes termineront bientót la conquête compléte de la derriière colonis de nos enne mis.» Sir Francis llyde Viliiers s'est empressé de s'ac-qunter de sa mission et a ajouté au message de son fcouvernemeut ses léiieilations peisom:eHes. toujours passé auprès de la mare a cöté de laquelle nous sommes. « Les heures s'usent, je ne vois rien venir. Malgré la consigne, j'allume ma pipe et je continue a rèver. « Tout a coup, un grand bruit de bois qui craque, de branches cassées, le tout accompagné d'un concert de malédiclions. Je dégringole de mon perchoir et je trouve « Bango Moke » barbo-tant dans la mare. « Les fourmis blanches avaient attaqué 1'arbre, qui, ainsi rongé, avait cédé. « C'est la seule fois que nous sommes rentrés bredouilles!» (Exquis. Mais, que je saclie, les fourmis blanches n'attaquent que le bois sec. La vérité est que le grand chasseur s'était endormi sur son arbre et prosaïquement en était tombé. II ne pouvait évi-demment être admis que « Bango Moke », de 1'Uele, s'était endormi a la chasse.). Le récit continue... « J'ctais en «safari » depuis« Kala-Kala ». « Plus de pétrole, les dernières bougies avaient éléemployées comme graisse a frire. « Un soir, j'avais entendu le cri du lion, mais comme cela se produisait a peu prés chaque nuit, j'étais resté tranquillement dans mon lit. « Tout a coup, mon boy se glisse dans ma tente, affolé : « Blanc, » dit-il, « 1e lion est couché la, devant la teute! » « Aussitöt je me léve.Après avoir entr'ouvert la toile. je saisis, dans l'obscurité, le premier objet qui mé tombe sous la main,— le premier, — et de toutes mes forces je le lance vers le lion. « J'entends un terrible rugissement, un bruit de fuite... et je me recouche. « Le lendeinain matin, je suis éveillé par mon boy, qui danse de joie : ' Blanc. le lion est tué, ici prés de ta tente! » « En effet! Dans la nuit, sans m'en rendre compte. j'avais saisi un gros serpent, qui se trou-vait dans ma tente. et je 1'avais lancé sur le fauve. a Le serpent s'était au«siiöt enroulé autour du lion el lui avait broyé les cötes ! » ... L'ancien s'arrêta, pour ce jour-la; il se tor-dait intérieurement. Les « nouveaux » étaient amusés et intéressés, car k l'ancien » conté si bien ! lis n'avaient pas « mordu », pas de danger, mais tout de même. un « bouilla it capitaine » ce soir iè s'est empressé de sortir de sa tente le lait qu'il pos-sédait, car, enfin, cela attire les serpents 1... IÏ. — Moustiques « Je n'ai jamais eu la fièvre, la vraie, un 40 degrés en un mot. « J'ai mon système. pas de danger d'être piqué, j'ai douze années de séjour en Afrique, vous pou-vez juger si cela est eiïicace. » — ? « Voila ; chaque jour. après mon bain, je me badigoonne au pétrole. C'est simple ! » — ! ! .. Cela dit, « l'ancien » avale cinquante centi-grammes de quinine, dose a prendre tous les d'-ux jours. C'est en effet trés simplè! Mais, grand coeur, il s'empresse d'en faire prendre aussi a tous les « nouveaux ». III. — La Chasss Bussirajembo ! (En territoire allemand conquis par les troupes beiges.) Ge nom a été prononcé souvent déja en Afrique. Nos camarades d'Europe doivent le counaïtre, car bien prés de la, a Koto, combattant un conire six, nos vaillantes troupes du 4" régiment d'Afrique. ont remporté une magniftque victoire ! Bussirajembo n'est ni une viIle, ni un village, ni mème une hutte. C'est 1'intersection de deux routes importantes, actuellement gite d'étape. Mais ce'point. perdu en pj.eine l;r >usse, ala bonne fortune pourtant de se trouver prés du lac Victoria, bien fait pour inspirer les pcéics. La vufi y est jolie; la rive du lac. trés découpée, m^iitre mille coins bien tentants pour Ie' bain. im-possible a prendre a cause des crocodiles par trop nombreux dans le lac ; et tout la-bas des ilotsa la végétation abondante, vral« symphonie du vert, roinpent la monotonie de rhorizon, gris de brume. L'étape, pour arriver a Bussirajembo, soit da Nord, soit de 1'Ouest, n'est pas dure, rien que trois heurés de marche. II s'impose donc, le pays paraissant riche en gibier de toutes sortes. dé faire un tonr de chasse 1'après-midi, en guise de repos, avant 1'étape du lendemain qui sera de six heures, vers le Sud, a travers de nombreux marais, desséchés en cette saison. L'« ancien i> est toujours la qui veille. Après avoir — pour la forme, il le sait — engagé le nouveau Nemrod a renoncer a son projet, il consent a 1'aider. II est nniversellement connu que Ie noir. et par-ticulièrement notre soldat. est chasseur d'instinct. Donnez a un soldat de Bula matari un bon fusil et trois cartouches, vous ie verrez revenir avec deux victimes.au moins. Pour un novice des chasses d'Afrique. c'est une bonne fortune que de pouvoir partir avec un guide seinblable. L'« ancien » choisit donc un soldat qu'il connait depuis «>Sam iri >. et il lui confle la mission de conduire le « Buana » massacrer bulïles ou antilo-pes, voire girafes, autruches. léopards ou lions, car il y a réellement de tout cela dans le pays, sans oublier les succulentes perdrix et les savoureuses pintades. En route ! Le «lre classe », comme tout chasseur qui se res-pecte, connait le seul. i'unique bon endroit, celui oü on abat une antilope, au moins, a chaque coup de fusil. « Apana m'bali ! », ce n'est pas loin. Yite on quitte ie sentier et on s'enfonce dans la brousse. Le sol est rocailleux ; nos amis disparaissent aa milieu des planies trés hautes et bien poussiéreuses, car nous sommes en saison sèche. On va, on va. On grimpe, on se glisse dans les buissons, on s'accroche aux arbustes, on patine sur la roche ; les tempes battent, on transpire ferme, il « fait soif», mais on n'a pas le temps de songer, paree que ie « 1" classe » avec son « mus-sicara »(fusil Gras), file toujours plus vite. sem-blant chercher les endroits de passage de plus en plus dilficiles. « Apana m'bali. Buana ! ».et il indique un point vague. la bas, toujours plus loin ! Après une grande heure de eet exercice, on s'ar-rêle et on soufflé. Pas de'doute, il y a des traces d'antilope ; atten-dons!Mais ce gibier si joli. si gracieux. ne se décide pas a venir a porlée de fusil, que dis-je, è se mon-trer mème. Alors. affamé, fourbu. un peu décu, on reprend le chemin du campement. oü on arrivé a la tombée du jour, sans avoir pu tirer un coup de fusil. au moment oü la chasse devraitseulement commencer. ... Le « lr« classe "» regoit néanmoins son « ma-tabich » et il regagne son coin, trés amusé, car il vient de faire au « Bunana na Buiaya » le coup classique de ia première chasse ! (A suirre.) N'Gcfc. k Tsar llEile Iss ïainpears é la üow A 1'occasion des sucès de l^ofïensive des armées angio-fran<?aises versla ligne Pionne-Bapaume, le tsar. généralissime russe, u adressé les télé— grammes suivauts: 1° Au roi d'Angleterre : « Je tiens a exprimer a Votre Mijesté. ainsi qu'è votre vailiante armée, mes féliciiatious les idus cordiales a 1'occasion de son action magnifique dans ie dernier grand combat de la Somme. « Nicolas. » 2° Au président de la République fran?aise: « Je vous prie. Monsieur le Président, d'agréer les expressions de ma joie et de mon ravisseinent a 1'occasion de rimpoFtant succès réalisé par les armées francaises sur la Somme. « Nicql\s. » T;e roi George et M. Poinearé out reiucrcié en tenues chaieureux. lO Octobre 1916 Numéro 328

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier de l'armée behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Anvers van 1914 tot 1940.

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