Le matin

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14 december 1918
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s.n. 1918, 14 December. Le matin. Geraadpleegd op 30 november 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/2f7jq0tr8v/
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Samedi 14 Décembre 19iS oix cnEwriME» 25"" Ac méa N° 27 RÉDACTION 39, VIEILLE BOURSE ANVERS LE MATIN JOURNAL QUOTIDIEN ADMJNiiSTRATION VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS ADMIS PAR LA CENSURE c c Une formula i Le pangermanisme 11e désarme pas. i Après avoir râté son coup en ce qui con- 1 cerne la Belgique, il tente de le recom- s mencer en ce qui concerne l'Autriche, 1 qu'il veut annexer à l'Allemagne. Mal- i gré la situation précaire de l'Allemagne, malgré l'incertitude de son gouverne- < ment, malgré les inquiétudes que pro- 1 voque l'avenir, les menées en faveur : d'une « plus grande Allemagne » n'en continuent pas moins. C'est à présent dans les milieux ouvriers que la propagande se ïait; elle revêt un déguisement économique et s'abrite derrière une formule: la liberté des peuples de disposer d'eux-mêmes. Oue vaut cette formule ? Examinons-la froidement, sans emballement, et nous reconnaîtrons qn'elle a exactement la même valeur que toutes les autres 1 formules de sentiment, que c'est exclu- , sivement une formule cte circonstance i et qu'eile peut signifier, au choix, blanc : ou noir. Les mêmes pangermanistes qui pré- j tendent annexer l'Autriche n'admettent pas, au nom de 1' « Unité de l'Allema- J gne » la création d'une république bava- 1 roise ou d une république rhénane-westphalienne. Ça n'existe pas comme peuple, Ja Bavière ou la province rhénane. i Dans ce cas-ci, il paraît que c'est la langue qui détermine le sens du mot , peuple, i out ce qui parle allemand doit être allemand. 1 L esi au nom du même principe que l'Allemagne maintient ses prétentions su? I Alsace et même sur la Lorraine, où elle a introduit la langue allemande. Mais, quand il s agit de la constitution de « peuples » dans les Balkans, dans la région non allemande de l'Autriche-Ilongrie, en Bussie, ce principe ne fonctionne plus. C'est le groupement ethnologique qui prévaut et un peuple pourra être constitué de citoyens parlant différentes langues, tout comme la Suisse constitue un peuple, dans toute la force du terme, bien que formé de trois parties linguistiques. Grattez le pangermaniste, c'est le Prussien qui paraît et c'est précisément le côté délicat de la question. Le Prussien entend appliquer la formule en ne con idérant que la langue parce que, etlmoiogiquement, le Prussien propre-1- ment dit n'est pas un Allemand. Les vrais Prussiens, ceux qui peuplaient la Prusse proprement dite, étaient tout ce que l'on voudra : des Bo-t russes, des Cassoubes, des Weudes, des I ^orabes, des Lithuaniens, mais pas des I Allemands ; c'étaient des Slaves très bâ-- tardés, mais non des Germains. Jus- i qu au X v lie siècle ils ont eu leur lan- . gue, qui n'était pas l'allemand, mais un 1 dialecte slave et ce n'est qu'au XIXe siècle qu'ils sont entrés dans la Confédération germanique. Leur souverain, le Boi de Prusse, n'était prince allemand oue parce qu'il était électeur de Brandebourg.Dans l'espèce, les Allemands sont les annexés et les vaincus, ouvertement ou moralement. Ouvertement quand la Prusse s'empara brutalement d'Etats allemands : I Hanovre, Brunswick, HessC-Cassel, [ Wolstein, Evêchés de Munster et de E Mardi, duchés de Berg, de Julien et des : Deux Ponts, Bavière rhénane, Saxe 1 électorale, Lusace, etc., etc. I rA^oraiement> parce que le restant de ■ i Allemagne, celui qui conservait des ap-parences d'indépendance, s'est imaginé ! naïvement qu'il constituait une Allema- ■ i iee' alors 91"1 se plaçait sous la : ' ii 11 ,va11,n.cî1ueur• Ce n'est pas unifiée , â mnlhA cmaëne ; c'est prussifïée, ] ' et malheureusement la barbarie native 1 du Prussien a déteint sur elle. ™ i Et aux peuples allemands conquis c opprimes par la Prusse, on irait dénier i le droit de s affranchir du joug prussien 1 de se soustraire à une hégémonie aue le Prussien entend bien exercer, quelle que soit la forme du gouvernement. Allons donc ! Ce n'est pas la recon- ï naissance du droit des peuples de disno- 1 ser d eux-mêmes, c'est l'escamotage de ce droit qui ne peut aller, d'ailleurs? jus-9.u à i accession à un autre ps^ys irès dif-lÉseat. On peut accorder à un peuple le a :oit d'être libre, on ne peut lui concé- ^ 3i' celui d'être esclave. $ En conséquence, il faut écarter, par la jestion préalable, l'annexion de l'Au- ^ iche à l'Allemagne. ti Et, quant aux Etats allemands, il faut :ur laisser la liberté de vouloir ou de £ 3 pas vouloir constituer une entité avec t Prusse qui poursuit, malgré tout, la p itisfaction de ses appétits dominateurs, a liberté n'est pas exclusive de la Con- idération ni du Zollverein. h Nous applaudirions à la constitution p 'une confédération germanique, d'où la \.c russe serait exclue, comme étrangère ei dus tous les rapports à l'Allemagne. £ JEAN MATHIEU. v t< si Bépêcîies v Le ci*éi3iî de Sa Fraise De Paris: Le ministère des Finances commu-ique aux journaux la note suivante: Le produit net de l'émission de6 bons de la dé- mse nationale ,déduction faite des rembourse- ci lents et renouvellements b'est élevé pour la deu- q Lème quinzaine de novembre à 1.384 millions; ce Ê ni porte à 2.198 millions le produit net de l'ensem-le du mois. Ce chiffre est de beaucoup le plus evé qui ait été obtenu depuis le début de l'é- ission si l'on excepte le mois d'octobre dernier, n est évident que les très larges consolidations de e; jns auxquelles l'emprunt a donné lieu ont eu r >ur résultat immédiat le remploi en bons d'une irt importante des disponibilités du marché. 1< Ces eé6ultats exceptionnels témoignent donc à la n lis et du succès de l'emprunt et de l'attachement s< iu jours très vif du public pour les valeurs à court irme du trésor. L'armiâtice d Le délai fixé par la convention du 11 novembre spire le 17 décembre. C'est à peine 6i à cette date r s chefs des gouvernements alliés auront pris li intact avec le président Wilson. e Si rapidement que soient menées par la suite les e ^libérations des quatre grandes puissances, puis r i consultation générale des alliés, enfin la mise en c ;meure adressée aux vaincus, de longues semaines n ous séparent de la signature même des prélimi- k aires de paix. Force est donc d'envisager la situa-.on qui va se produire après le 17 d écembre. é Les délégués de l'Allemagne sont les mêmes que a aux qui sont venus à Rethondes. M. Erzberger s sste chef de la mission, avec comme seconds, le 1< 5mte Oberndorf et le général von Winterfeld. ï Les sous-inarlns De Cherbourg-, Un cinquième sous-marin alle-nand est arrivé dans le port de Cherbourg, avec e pavillon français arboré au mât de poupe au-de«- c us du pavillon allemand. v Il mesure 120 mètres de long, est armé de deux g nièces à tir rapide de 150 mm.; son tonnage est de 1 1.700 tonnes. Les machines volées Suivant une information du « Petit Journal », on s ient de procéder, sur la plainte du ministère de la econ struction industrielle, à l'arrestation, dan6 £ a vallée de la Sarre, de deux Allemands, les frères r toechling, dans les usines desquels on a trouvé i ccumulées, sur une étendue de 30 hectares, des a uantités considérables de machines de toutes e Drtes, volées par les Allemands, dans les usines i rançaises. Les frères Roechling ont été arrêtés )mme receleurs. Le p^ésidiesit de lia Confédération n HeSvéîîsiue a n Le conseiller fédéral Gustave Ador a été élu pré- j ident de la Confédération helvétique pour l'année t )19, par 142 voix sur 188 valables. 5 M. Giuseppe Motta a été élu vies-président. M. Ador est un sincère ami de l'Entente. j M. Muller, germanophile, à qui revenait la prési- s ence, a retiré récemment sa candidature, à la t lite des protestations de l'opinion publique. j neope uns pSaïitte castes GitiSaitme 13 11 TJn groupe de mères de famille lilloises vient ^ e prendre l'initiative d'une plainte collective, à époser dans les formes légales contre le kaiser. Cette plainte est rédigée ainsi : (j « Attendu que, lors des enlèvements d'avril 1916, t. ;s chefs de l'armée allemande ont enlevé à leurs 1 amilles des jeunes filles mineures, les ont fait ubir des traitements odieux et les ont sans méi^- p ements mêlées à des groupes de femmes de mau- t: aise vie, notoirement connues-, et à la soldatesque llemande ; » A'ttendu que lesdits chefs de l'armée allemande e sont ainsi rendus coupables d'enlèvements de ti aineures et d'excitation de mineures à la débau- s ' c » Attendu que lesdits oommandants de l'armés llemande exécutaient les ordres du kaiser; Sl » Les soussignées déposent une plainte et récla-ient des poursuites contre Guillaume de Hohen-ollern, ex-empereur d'Allemagne. » L® Faas eï Sa, WëSson M. Nelson Page, ambassadeur des Etats-Unis h q ome, actuellement à Paris, communique la note 1 ii vante: Les journaux ayant publié une dépêche de Rome n 'après laquelle je serais allé au Vatican pour an-ancer au secrétaire d'Etat que le président des tats-TTnis rendrait officiellement visite, le 23 dé->mbre, au Pape et au cardinal Gasparri, je vous fie de déclarer qu'aucune démarche de ce genre ii 'a été faite par moi, non plus que par aucune a itre personne appartenant à l'ambassade des tats-Unis à Rome. En fait, aucune déclaration E meernant l'éventualité d'une visite en Italie du vl ■ésident des Etats-Unis n'a été faite par moi ni ¥ tr personne parlant en mtm nom. Une débâcle Vl et On mande de Genève, 10 déc. : m La débâcle du change allemand devient vertigi- use. Il atteint aujourd'hui le cours de 53.60. Le r« ark vaut donc h peine 43 p.c. de la valeur au ■ir. <l( Une république socialiste P{ On mande de Berlin: sv Le conseil des commissaires du peuple et le Co- en ité exécutif socialiste publient une déclaration v< firmant qu'une réunion commune a permis d'é- ge ablir un accord entre les deux organismes qui joursuivent le même but politique d'assurer une épublique socialiste au peuple allemand. Le Conseil des commissaires du peuple défend œrupuleueement la constitution établie par la. résolution et qui ne peut être changée sans l'assentiment du comité exécutif. Le conseil des commissaires a le droit de contrôle, tandis que le comité exécutif, de son côté, i les pouvoirs exécutifs. Les deux organismes expriment l'espoir que le peuple les soutiendra énergiquc-ment. Une [ie^esiatîcn M. Dernburg, ancien ministre des colonies, parant à l'Opéra de Berlin devant les organisations pacifiques, a dit entre autres : « Nos adversaires sont absolument aveuglés par a victoire et l'espoir d'un riche butin. Si on nous nlève toutes possibilités de concurrence, nous seras dans l'impossibilité d'accorder une compensa-ion quelconque. Si nos prisonniers de guerre doivent rebâtir la Belgique et la France, nous serons :out juste comme les fils d'Israël autrefois, de iimples esclaves contraints de rebâtir des maisons. » Nous protestons énergiquement contre cette riolation du traité par nos adversaires et nous en ippelons à la conscience univeiselle. » Fallait pas qu'ils y aillent! Le IFS^Ïcksâstg conwuïsgtsé D'après une dépêche Welff, do Berlin, du XI dé-:embre, on apprend que le Reichstag sera convo-jué, afin de donner mandat au gouvernement Ebert-Haase, en vue des négociations do paix. Les truu^ies de Bas>lin Le gouvernement de Berlin a constitué une force nilitaire spéciale pour réprimer les troubles. Elle ;st composée de divisions de la vieille garde impériale.Ce fait a causé la plus grande excitation parmi es ouvriers. Un vif mécontentement s'est aussi manifesté à la. réunion du Conseil des ouvriers et soldats lorsque la nouvelle y fut communiquée. Les i'esponùaiiiiis&s Le « Daily Express » publie la dépêche suivante l'Amsterdam : Le gouvernement Ebert-Haase attend le rapport rédigé par M. Kautskv sur les découvertes dans les archives du ministère des Affaires étrangères ;t le palais du kaiser relativement à la culpabilité encourue par le kaiser en causant la guerre. Si le rapport démontre clairement que le kaiser est coupable, le gouvernement sonimcra immédiatement le gouvernement hollandais de lui livrer le kaiser à fin de jugement Toute autre pei-sonne&jjlont la culpabilité sera établie à la suite de l'examen des archives sera irrêtée et jugée plus tard. Pçcmi les personnes susceptibles d'être arrêtées ïiyiuent le Krouprmz, le prince Henri de Prusse, Ludendorff, M. de Bethmann-Holhveg, de nombreux anciens ministres, des généraux et des amiraux. Le SîsScîîevssiwsî à Jfiisstïoh Les événements de Berlin ont eu leur contrecoup à Munich, où les communistes pénétrèrent de vive force dans les rédactions des journaux bourgeois, les empêchant de paraître et brisant les presses. A minuit, une.centaine de soldats pénétrèrent chez le ministre de l'intérieur, Auer, le contraignant, les armes à la main, de signer sa démission.Le président Eisner .prévenu, accourut. Le conseil des ministres de Bavière a siégé en permanence samedi et a décidé que la démission de M. Auer devait être considérée comme nulle. Il a adressé à la population un apjiel condamnant les excès et annonçant les mesures les plus sévères pour en empêcher le retour. La fîsîî.îç; 3$i;<gg»ise Dans un discours prononcé récemment, le ministre de la marine britannique a dit que la flotte anglaise avait protégé !e transport en mer de 16 millions d'hommes «t qu<- les pertes totales, y compris celles produites par les risques maritimes, les tempêtes et les sous-marics, n'ont pas atteint 5000 hommes. Le ministre a fait un chaleureux éloge de la lOmo escadre de croiseurs qui, de 1914 à 1918, a surveillé l'immense étendue d'eau <sn(:re les îles Orkney et l'Islande, soit 800 milles en ligne droite. Dans ces eaux, la lOme escadre a intercepté 15.000 navires, coupant ainsi les vivres à l'ennemi. Lss Polonais vont reprendre la Si!»sie Dans les milieux bien informés on déclare que les divisions polonaises d'Amérique au front occi-lental, sous les ordres du général Haller, sont parties pour le Havre où elles s'embarqueront pour Dantzig. Cette armée, forte de 7000 hommes, occupera les provinces de Posnanie et de Silésie avec ses quartiers généraux à Posen. L'eZ'îsar 4e Buigaeie Selon une dépêche de Trieste au « Giornale d'I-;alia », l'ex-tsar de Bulgarie a quitté inopinément sa résidence en Autriche pour une destination inconnue.Ou assure que l'Entente s'assurera de la personne de Ferdinand, qui devra être jugé par un tribunal international. Lsa noie à payer Le ministre des Finances canadien a fait le cal-:ul que la facture de guerre à présenter à l'Alle-nagne, lors de la Conférence de la paix, atteindra .000 millions de dollars. Et à chaque belligérant de présenter mainte-îan la « petite addition » ! La flotte de la Bis? tâoire La remise de la flotte germano-russe de la mer ^oire aux autorités alliées à Sébastopol a donné ieu à une nouvelle manifestation de la duplicité illemande. Le lendemain de l'arrivée de l'escadre alliée, l'a-niral allemand Hoffmann se rendait à bord du 'aisseau-amiral anglais « Superb » et affirmait au 'ice-amiral Calthorpe et à l'amiral Lejay que les roupes allemandes n'avaient jajmais occupé les 'aisseaux russes encore dan6 le pçrt de Sébastopol t s'étaient bornés à occuper quelques unités alle-aandes venues par les Détroits Bien que dans tous les pays, ia parole d'un ami-al soit une garantie de probité, le contre-amiral /ejay ,se souvenant des nombreuses manifestations e la mauvaise foi germanique pendant la guerre, emandait à jeter un c oup d'œil sur la convention ■assée entre les autorités allemandes et russes, au ujeè de la flotte de la mer Noire. Alors, avec un mbarras facile à deviner, l'amiral Hoffmann se oyait obligé de présenter un co utrat signé le 26 eptembre 1918 par l'ambassadeur bolchéviste à Berlin Joffe, livrant toute la flotte russe de la mer Noire aux Ai\ mands de Sébastopol. Les Allemands espéraient ainsi éluder la clause de l'armistice qui stipule que seules seront remises aux Alliés les unités russes qui auraient été occupées par les Allemands. ■ Cette flotte russe est composée des sept cuirassés, dont un dreadnought, le « Volia », le seul qui soit en bon état, de deux croiseurs, de seize sous-marins, d'une quinzaine de torpilleurs et de quelques transports. &u tofflfieau de CharSemagne D'Aix-la-Chapelle: La présentation des étendards au général Dégoutté, commandant les troupes françaises à Aix-la-Chapelle, a eu lieu devant la chapelle où est le tombeau de Charlemagne. Le général Dégoutte prononça le discours suivant : « Il y a onze cajits ans que Charlemagne, empereur giiulois, qui avait porté victorieusement les armes franques, fit d'Aix-la-Chapelle la capitale des Marches militaires destinées à endiguer l'invasion sans cesse menaçante des Teutons et des Germains. „ i> C'est de ces Marches militaires par nous perdues, hélas ! et toutes occupées par des peuples d'origine celte, gauloise ou franque, que devait partir la série des '' rasions de notre ennemi héré ditaire. Ces invasions je ne puis les rappeler toutes. Je cite simplement celle de 70 pour rappeler à peine plus longuement celle de 1914. La Belgique violée au mépris de tous engagements signés, de tout honneur, en marque la première étape. D'autres ont suivi, que la barrière des poilus français arrêta jusaua la vi./o're. Il y eut arrêt sur l'Yser, sur l'Escaut, sur la Somme, sur l'Oise, sur l'Aisne,-sur la Marne et devant Verdun. » Je désigne comme le grand fauteur de cette guerre, de ce crime payé do £0 millions d'hommes par l'humanité, Guillaume de Hohenzollern, qui attend non loin d'ici l'inévitable châtiment. » J'incline devant ce tombeau du grand ancêtre no6 trois couleurs, symbole des vertus guerrières et du passé victorieux de la France et je suis sûr que les cendres de Charlemagne en auront tressailli. » Puis ,avec un geste épique et inoubliable, il saisit le fanion tricolore, insigne de son commandement, fit trois pas jusque sous la voûte de la cha^ pelle consacrée et, l'inclinant, déclara apporter le salut des soldats de France à leur grand ancêtre. Le CQîisto flaroîyi à Paris De Zurich : Le comte Karolyi a quitté Budapesth pour se rendre à Paris, viâ Zurich, Genève. Il est accompagné du ministre des Affaires étrangères. Les Activistes Sares fa^nnîssïaErstîcn caswïJ'ssmale Comme on le lira d'autre part, le Conseil com-mur.al est convoqué i>our lundi prochain. A l'ordre du jour figure la décision à prendre à l'égard des membres du personnel qui ont participé au mouvement activiste. Les jéputis lissiderickx et Augusteyns Une demande d'autorisation de poursuivre va être déposée à la Chambre contre les députés Hen-derickx et Augusteyns, inculpés de coopération avec l'ennemi dans l'œuvre abominable de la séparation administrative. Sasts Renseignement Nous avons rapporté l'autre jour le procédé déloyal dont l'autorité occupante, mise en mouvement par les activistes, s'était servie pour désorganiser à la fin de l'année scolaire, les cours de l'Institut pour jeunes filles de la Longue rue de l'Hôpital. La façon dont elle s'y est prise pour complaire aux scélérats du Ministère des Sciences flamboches, à la bande Meert, Borms et tutti-quanti, en supprimant les sections françaises de l'Athénée royal, dénote la même perfidie et la même absence de scrupules. En effet, l'arrêté de suppression fut prie quelques jours avant les vacances de la Noël et il devait sortir ses effets dès la rentrée de janvier. Il eût été de la plus élémentaire loyauté d'annoncer la mesure en question à la fin de l'année scolaire précédente. Les parents avertis eussent pu confier leurs enfants à d'autres établisements.Mais il fallait à tout prix empêcher cet exode d'élèves, qui eut atteint dans leurs intérêts matériels ces messieurs, et chacun sait quelle importance cette question a pour les activistes. L'activisme au fond est-il autre chose que la recherche de gros profits ? Un de ses chefs pour allécher les gens à conscience élastique n'a-t-il pas un jour lancé c es mots significatifs: «Nous créerons une armée de fonctionnâtes ». Les chefs n'ont eu rien de plus pressé que de s'attribuer ou de se faire attribuer par leur excellents amis boches de grosses prébendes, mettant ainsi au pillage le budget belge. Bref, on spécule sur les difficultés et les inconvénients que présente un changement d'établissement en pleine année scolaire, sur l'impossibilité pour beaucoup de parents de faire face aux dépenses provenant de l'achat de nouveaux livres. Certes, les livres éditée en français, doivent être remplacés par des ouvrages flamands, mais les frais qui en résulteront sont évidemment moindres que s'il faut renouveler tous les manuels classiques. Et puis, ce joli coup de Jarnac ne constitue-t-il pas une véritable escroquerie morale P Lorsque les parents des élèves de la section française ont confié leurs enfants à l'Athénée, c'est qu'ils avaient la certitude que leurs fils feraient leurs études dans cette section; sinon ils les eussent placés dans d'autres établisesments. Il y avait donc une sorte de contrat moral conclu. Supprimer pour ces élèves la section française, ce n'était donc ni plu6 ni moins que rompre ce contrat, c'est-à-dire commettre une malhonnêteté. Mais un activiste n'est guère regardant en pareille matière. Et quelle inégalité cette mesure ne créait-elle pas au préjudice des jeunes gens ayant suivi pendant plusieurs années des oours donnés en français et jetés tout à coup dans des cours dont la langue véhiculaire leur était moins familière qu'à leurs condisciples flamands et obligés de prendre part aux mêmes concours que ceux-ci? Depuis le mois d'octobre de cette année, la situation fut encore aggravée par la suppression complète des cours donnés en français. Au moins les élèves lésés par la première mesure pouvaient-ils encore suivre avec fruit certaines leçons; l'ukase d'octobre 1918 leur enlève cette dernière ressource. C'était un nouveau coup porté à la prospérité de l'établissement et cette fois on avait pu s'attendre à de nombreux départs. Si la population de l'Athénée n'est pas tombée à un chiffre dérisoire, c'est que beaucoup de parents en présence de la tournure heureuse que prenait enfin la guerre, savaient Avis à nos Abonnés Les abouués qui n© recevraieat pas régulièrement le Journal sont priés d'en avertir sans retard l'administration. IVoiis prions les abonnés d'ex-cuser les erreurs qui pourraient se produire durant les quelques jours qui vont suivre. Nous nous efforcerons de les réparer aussi prornptement qai'ois nous les, sigEialera. que les jours de l'infâme régime activiste étaient comptés, puisque son existence était liée à la victoire de l'Allemagne, victoire désormais impossible, après avoir été si longtemps désirée et escomptée par les traîtres. L'événement leur a donné raison, et l'œuvre néfaste des activistes a disparu avec eux. Dès la reprise des cours, en janvier prochain, après l'assainissement moral de l'Athénée et le remplacement des indignes par de6 honnêtes gens à même de former non seulement l'esprit de la jeunesse, mais aussi son âme, et de la préparer à l'accomplissement de ses devoirs civiques et de l'imprégner de patriotisme, les sections françaises seront rétablies et les cours de langue et de littérature françaises, mis à la portion congrue, se verront restituer le nombre d'heures de cours qui leur étaient assignées par le programme. L'activisme à £>oom Un groupe de lecteurs de Boom nous écrit: « Nous suivons avec le plus vif intérêt vos articles relatifs aux activistes et nous approuvons votre juste remarque concernant les mesures radicales que prend la ville d'Anvers. cales que prend la ville d'Anvers envers ses employés et autres fonctionnaires, alors que les communes limitrophes agissent avec une lenteur désespérants. Nous remarquons la même nonchalance dans notre commune. Quoique le mouvement activiste n'ait pas eu ici beaucoup de succès, plusieurs membres du corps enseignant et d'autres ont participé au mouvement activiste militant dans des meetings, réunions, etc. Il est absolument nécessaire qu'une enquête bien menée, se fasse. Nous espérons que vous voudrez bien insister auprei des autorités compétentes, afin que les coupables reçoivent un juste et bien mérité châtiment. » La Ville Au Conseil communal L/e Conseil communal se réunit hindi, Itt décembre, à 3 heures de l'après-midi. Voici l'ordre du jour : 1. Election de deux échevins, en remplacement de MM. Gustave Al'breclxt et Louis Franck. — 2. Installation des écheyin«. — 3. Personnel de la Ville-Conduite anti-paitirio-tique pendant l'occupation.Mesures discipli. naires. Déclaration. * * * Les fêtes de l'Y. M. C. A. Le comité de l'Y. M. C. A. réclame notre intervention auprès du pubilic Comme cette institution fonctioninie dès à présent,il serait n-éces-saire d© corser les aittracitionB capable® d'intéresser ses pensionnaires. Nous nous adressons donc à tout notre monde d'artistes anversois, chanteurs, virtuoses de tel ou tel instruments, diseur® spirituels, afin qu'ils aillent présenter leur collaboration gratuite et bienveillante audit comiité. Ils sont certains d'y trouver un public disposé à toutes les indulgences et à tons les enthousiasmes et ils auront personnellement la satisfaction d'avoir aider à l'accomplissement d'une bonne œuvre. Les conférenciers sont aussi requis pour corser agréablement les programmes. Toutes les communications seront reçues, avec plaisir, entre 4 et 5 heures, chaque jouir, au local die l'Y. M. C. A. (ex-Weberl, par M. le baron Van Haeften. » * » Evacués et logeurs Un de nos lecteurs réclame auprès de noua parce que depuis plusieurs mois, on Lui a imposé deux évacués, qu'il doit leur fournir le feu et la lumière plus le linge de literie. Il n'a pas à se plaindre de ses locataires obligatoires, mais trouve un pe.u excessif te sans-gêne avec lequel on l'a mis à contribution. En outre, attendant le retour de ses enfants et de sa belle-mère, il désirerait ne pas devoir les loger à l'hôtel. Aider son prochain est un devoir, ma,is si cette aide se solutionne par un débours pécuniaire important, il serait juste que l'administration compétente prenne la situation, en considération. Après la malheureuse période que nous avons traversée,- les ressources de chacth; sont fortement obérées et il faut tenir compte de ce facteur pour ne pas imposer des actes de bienfaisance aboutissant à augmenter les besoins de ceux requis pour aider les antres. Ceci cliangcra-t-il les idées de M. Oui-dc droit? • * » Pauvre soldat Un de nos lecteurs nous signale le fait suivant: Lundi dernier, j'attendais le tram à l'a-venue des Eglantiers, plaine de WiJryck. vers 10 h. 30, lorsque je vis arriver un corbillard. Je le supposais vide, ancun® voiture ne le suivant et. !e cocher fumant paisiblement sa bouffarde sur le siège. Jugez de mon étonnement quand la voiture me croisa. Un cercueil s'y trouvait,-couvert d'un drapeau belge «t un militaire était accroupi à côté <hi cercueil. Noiiis n'inorimiaerons personne, pourtant pareil 'ait est re^gttable. Est-ce trop de-

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Dit item is een uitgave in de reeks Le matin behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1894 tot 1974.

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