Le matin

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s.n. 1914, 12 April. Le matin. Geraadpleegd op 20 mei 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/j09w08xj56/
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t^nSânche 12 Avril 1914 8EÏZE PAGË8 - CIIVQ CEMTIMES _ 21 me Année • N° 102 rédaction 40 VIEILLE BOURSE, 39 1 ANVERS Téléphone Rédaction : Ajao»»0130-®33-17®* : fr- A«!RS {Six mois, «■«*» ITrois mois « * • • «>.250 I Un an • • • • • * "ix mois. | K« ^ /Trois mois . « • • France, Angleterre, Allemajme et Union Ïwnn-reJr O.OOK-Hollande et Cnod-Ooché, par trimestre, fr. 7.0O* t'âbonnement se poursuit jusqu'à refiis formel. LE MATIN JOURNAL QUOTIDIEN ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS Téléphone Administration : 3<BI C. de CAUWER, Directeur Annonces : Annonces la petite ligne, fr. 0.30 Annonces financières id » 1 OO Réclames la ligne, » ï. .£îO Faits divers corps id. » 3.00 Chronique sportive id. » 3 OO Faits divers fin id. 1 *£. OO La Ville id. » S.OO Emissions Prix à convenir. Les annonces de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement reçues à Bruxelles chez MM. J. lebègoe & o. Pâques modernes I La fête de Pâques, souvent on l'a dit, coïncide avec le réveil de la nature. C'est ce gui en fait le charme et rend plus éloquente sa signification qu'un mot, d'ail-I leurs, résume à lui seul: espérance. Espé-BPce toujours belle et trompeuse qui nous prend au berceau et, après nous avoir ou soutenus ou leurrés durant toute une exis-[ tence, ne nous abandonne qu'à la tombe. Et pourtant nous n'en sommes plus, comme les premiers chrétiens, à croire à ce règne je bonté, de justice et de fraternité univer-; telle dont la résurrection de Christ marquait l'avènement; trop d'imprévus sont ve-i nus ébranler notre confiance. Mais la fête i de Pâques, précisément parce qu'elle euc-I «de au long sommeil hivernal de la natte, nous apporte l'illusion de jours meilleurs. Aussi nous laissons-nous peu à peu [ envahir par une pensée imprécise où se mê-j; leat le sentiment religieux, cette poésie de f l'âme, et la joie de voir se réaliser une à | «ne toutes les promesses tombées des lèvres j d'avril! C'est ainsi que nous assistons à l'é-l-closion des jonquilles — dites fleurs de Pâques - du muguet blanc dont les feuilles ont des gouttes cristallines de rosée, à celle des timides violettes, du lilas odorant, à [ l'épanouissement rapide des pousses vertes fo chêne et des herbes folles surgissant au bord des étangs dont l'eau limpide reflète tour à tour le soleil et les étoiles. Et, sous lt féerique éclat de la lumière printanière, iTOici l'alouette, chantre du matin, rendue à ses amours, et bientôt, aux crépuscules | tranquilles et tièdes, le rossignol entonnera »n hymne semblable aux perles sonores (fus collier magique qui dans l'azur s'égrè-te et que la brise silencieuse emporte aux WUî, i Heureux celui qui revivant les années de j ta enfance tombées dans le passé muet, iyii évoquant les croyances austères du I ®er paternel, associe, en une âme de rê-r ou ?e poète, à ces jours de fêtes passes, qui symbolisent la foi veillant sur le m du Printemps avec ses uewstraples comme un serment d'amour, > faii»»'*S|1s'0ISanisant au milieu de bruits « de ralliement à la façon ' rem Babel sur les branches! Heu-| ve ' !car a a au cœur et devant les intense et h»n ®?chantement! Quelle poésie : riouveaii rnit i ins ?e frémissement du re-Doéfl» . d intimes souvenirs! Car la (le rimApami01nt pcn?r obîectif unique l'art ' nie flair ? est' ^ un charmant auteur, «te «t ?1Ue ^ souvent s'épanouit, vé-son af„mû af ignorée et solitaire. Mais des Yenk i»? et' bient6t flottant au delà % Il tiW ?X' s,emble Plus doux d'âge en le savon™ p ne 5u'à un Petit nombre de t ®ve et nrÂfi pe?dant à notre époque po-perdent L 11116 Plupart des gens ne se l'idéal et en vaines aspirations vers [ ^ la Dnpde °?re^ de préférence à l'a.rome I '1® icmrnm i6-fumet de l'agneau pascal I ^ Car lefn-8 offer'; a leurs gourmandi-f Htionnpk S de Pâques sont restés en n°tre pays, aussi bien d'ifltemn'; Iniques familles où le goût [ aeiféeiicore7es villégIatures n'a point pé- ""^ifnîorto^6! C'?st ainsi 1ue' P°ur I s'-s jadis u n . festins plantureux don-I !9mMent'men°CC?sion de la fête de Pâques, «iTl™Céf d'abandon. En effet, ils Par un en' remplacés chez d'aucuns 'Wur^ord de la mer ou dans ' (édition cub-nt-^ d'eaux" La «délité à la : 'la Noël m,; lre restera plus stable quant ; plu®-puddiL n°US arrive' avec l'oie et le ?râce à sa (L?n. Pleilies frimas. Pâques, donné lieu à r plus clémente, a i8e Pascal n mstltution nouvelle du voya-^ Passer chp^6 S-er,ait vraiment pas «chic» co®®e au hnr,S01- vacances de Pâques, I C'est la Vleux temps. Que voulez-| fsme marche en avant du moder- k"? en ces vilu^S+"nous! Souvent on gre-I fevient enrhnmi ^Uïes. P^ntanières, on en l^'l faut être d'i^î flévreux--- Qu'impor- es œufs dp e «mouvement»! [ ?t.re catéchump^5Ues "ïue l on échangeait I, ondati0n de Vfftr UX u6™?s reculés de I ? ®ême évnint- chrétienne ont sui-l? l> teintés h °n' Premiers furent itt aPPartenin^e rouge' depuis qu'une ■Jj Sévère afait^ -aUX parents d'Alexan-Aci' Pondu i'iti '|0llr de la naissance de •i^ques parai «n ? écarlate. Les œufs L?l !cati°n svmbn?ltaVOlr e" au début une ! II,. la voie du faJ f* ,puis ils entrèrent SÏ'^s limites S n d? la ^ntaisie qui Lent8 des œufs ,|'or.0„tra^ aux Pontifes ro-' et ?, enrichis de ni! • argent, fréquem-: XVlUe sièclo Henes'0n vit au XVIIe [l,, ;âu et par i ef œufs peints par % art A" commun véritables merveille i '0,1 R|rlîi. beaulm, "?^111 du siècle der- P» l°e Lor(i Kenvon ? U? œuf offert Par pf'gieir: f,,t ® yon a sa fiancée. Cet œuf te' «"/SI ,le î—« "2 i p., 6 sunr)oriLondres, sur une C,!8tion mesurait1" w1 hommes- L'œuf k"1 mètre et dpini rf1S 1?etres de hau-C f chocolat il * 6 Clrc°nférence; il : briL ® Pralines et Ilait cinq cents H- «Wlants, nes et d admirables parures de Nloin de^œuf^^11 de la chronique. Ils œufs d'autrefois, des pauvres œufs bariolés que les cloches de la légende rapportaient de Rome et que nous avions plaisir à découvrir dans les bosquets des jardins, après de ferventes recherches. Et depuis lors le génie inventif de l'époque a créé les œufs-écrins, les œufs de satin, de velours, voire ceux en porcelaine de Saxe. Mais notre imagination devait trouver mieux encore. Un Américain n'a-t-il pas offert à la jeune et jolie Yankee qu'il devait épouser un œuf de Pâques renfermant la réduction, en or et brillants, du yacht qu'il avait fait construire en vue de leur voyage de noce?... A côté de cet œuf prestigieux, en voici un autre répondant bien aux idées contemporaines et qui satisfera tout le monde. Il est d'invention anglaise et cèle dans sa coquille un carnet de tickets de chemin de fer avec itinéraire prévu pour un voyage sur le continent. Cet œuf, au succès prodigieux aura, vraisemblablement, été lancé par une agence de voyages, qui ne tardera pas à avoir des concurrents. Ce sera, en attendant le perfectionnement des excursions aériennes, le dernier mot des Pâques modernes. Christ iane Lettre de Londres (Correspondance particulière du Matin.; Législation matrimoniale. — Gretna Green autrefois et aujourd'hui. — Le mariage en Ecosse. — Le bigame Brown. — Deux ménages.Londres, 10 avril. Vraiment notre législatio.n sur le mariage appelle d'urgentes réformes. Une vieille commission royale instituée â l'aube du règne de Victoria et dont tous les membres furent, l'un après l'autre, remplacés pour cause de décès, a conclu dernièrement à des modifications intéressantes dont le parlement n'a pas, malheureusement, le loisir de s'occuper. Des mesures. s'imposent en vue d'enrayer la bigamie et d'unifier les formalités obligatoires. Chaque jour quelque procès nous fait mieux sentir la nécessité de fonder notre état civil sur des textes positifs. En Ecosse nous en sommes encore aux pratiques du bon forgeron de Gretna Green. Vous connaissez certainement la légende qui s'est prolongée par l'anecdote, le roman, l'opéra et l'opérette, popularisée par l'image, ïe vous en préciserai la véridiqne histoire En vertu d'une loi édictée pour l'Ecosse en 1753, sous le règne de George il, tout mariage est valable qui résulte d'une déclaration des deux conjoints1 devant un témoin. Devant n'importe quel témoin. Partout ailleurs dans le royaume-uni ou aux colonies la loi exige la présence du «registrar» ou d'un clergyman, des publications d'une durée fixe ou dont la durée varie en échange de licences obtenues à prix d'argent; partout ailleurs il faut sinon des papiers, du moins des attestations d'identité. La loi écossaise de 1753 supprime toutes les formalités. Une déclaration dans un lieu quelconque, devant un témoin quelconque, et le mariage est conclu. Il est légal; il est, valable! Il sort tous les effets d'un mariage plus régulier, non seulement en Ecosse, mais aussi dans les autres parties du royaume-uni! Quelle tentation, quelle facilité pour les amoureux contrariés dans leur rapprochement par la loi anglaise! Quand deux fiancés persistaient à s'unir malgré l'opposition de leurs parents, ils organisaient un rapide enlèvement. On courait en chaise de poste jusqu'à la frontière du Dumfriesshire et on ne s'arrêtait que devant la première maison de Gretna Green, qui était celle du forgeron ou plutôt ^ du maréclial-ferrant. La déclaration était tôt expédiée. Souvent les pareiits galopaient un train d'enfer derrière les fugitifs, mais ordinairement sans réussir à les gagner de vitesse. Quand ils parvenaient à. les rejoindre, le mariage était célébré —• quelquefois même consommé. * * * Cette loi demeura en vigueur pendant cent-quatre ans, de 1733 à 1857. On s'aperçut alors qu'elle profitait beaucoup plus aux Anglais qu'aux Ecossais pour qui cependant elle avait été promulguée 'et qu'elle encourageait au mépris de l'autorité paternelle comme notre présente législation encourage à la bigamie. On crut l'amender utilement en interdisant les unions immédiates aux étrangers. Il suffisait toujours d'une déclaration des deux conjoints devant un témoin quelconque, mais cette déclaration n'était valable que si les fiancés résidaient en Ecosse depuis au moins vmgt-un jours. On pouvait comme devant se marier à Gretna Green devant le maréclial-ferrant ou devant n'importe quel autre villageois, mais il fallait d'abord y passer trois semaines. Dès lors l'industrie du fameux forgeron périclita. Cette loi de 1753 amendée en 1857 domine actuellement le statut matrimonial en Ecosse. Deux fiancés, amenés à en rechercher le bénéfice pour des motifs dont ils ne doivent compte à personne, débarquent, par exemple, à Edimbourg, descendent à l'hôtel ou dans une boarding-house ensemble ou séparément; au bout de trois semaines, ils prennent un ou plusieurs témoins, font dresser procès-verbal de leur libre déclaration et portent ce procès-verbal chez un solicitor qui, pour douze francs cinquante, le fera enregistrer par l'autorité municipale. Et cela suffit : ils sont aussi mariés qu'on peut l'êire, non seulement en Ecosse, mais encore dans toutes les possessions britanniques, voire dans celles où ce statut matrimonial serait repoussé comme dérisoire ou insuffisant. Vous pensez bien que les prescriptions relatives à un séjour obligé de trois semaines sont facilement éludées. En somme la loi n'exige pas que les fiancés résident pendant trois semaines; elle leur demande seulement la preuve qu'ils ont résidé. Cette preuve, ils peuvent l'acquérir en la payant. Installés du , matin, ils obtiendront facilement du proprié- J taire de l'hôtel ou de la boarding-house une note établissant les frais d'un mois de séjour , et qu'ils paieront en conséquence. Quel logeur ! résistera à l'appât, de cette aubaine ? Cette note payée et produite, la déclaration devant témoin ne subira plus de retard et, la résidence de vingt et un jours se trouvera réduite à un quart d'heure. Vous pressentez les fraudes innombrables favorisées par cette législation. Elle donne lieu par surcroît à des situations essentiellement romanesques comme celle | qu'il me reste à vous conter. * * * Il était une fois un brave voyageur de commerce nommé Brown — comme tout le monde — qui habitait Londres, gagnait beaucoup d'argent, vivait heureux en famille, étant l'époux d'une femme aimable et jolie, le père de trois ravissantes petites filles. Chaque mois ses affaires l'appelaient à Edimbourg et l'y retenaient une quinzaine. Là également il ga» gnait beaucoup d'argent et vivait heureux en famille, ttant l'époux d'une femme gracieuse et tendre, le père de deux jolis petits garçons à son image. Ce Brown était donc un bigame ? Hélas ! oui. 11 était bigame. Il l'avait pour ainsi dire toujours été car son mariage écossais avait suivi de dix mois à peine s'on mariage anglais. Il était bigame, mais qu'est-ce que c'est qu'un bigame sinon lia homme respectueux de la loi et des convenances, réfrac-taire aux faciles galanteries, attaché à la vie d'intérieur. Ne connaissons-nous pas des hommes qui ont, comme on dit, deux ménages, sans qu'ils puissent se vanter de les avoir légalisés tous les deux ? D'ailleurs Brown était bigame avec tact, on pourrait dire avec un talent incomparable, tant il apportait d'habileté à protéger le secret de sa faute et de son double bonheur. Personne à Edimbourg ne se doutait qu'il fût marié en Angleterre; personne à Londres n'aurait soupçonné qu'il eût pri* femme en Ecosse. Au début il avait certainement tremblé d'être découvert, réprouvé, poursuivi, condamné, séparé avec opprobre des deux familles qu'il chérissait d'une égale tendresse; mais il avait si attentivement, si spirituellement réglé ses deux existences parallèles qu'il était arrivé à frétiller dans sa bigamie comme un poisson dans l'eau. Il en considérait là pratique comme une sorte de droit ou comme une fatalité résultant de ses affaires. Sans la nécessité de passer la moitié de chaque mois en Ecosse il n'aurait jamais songé à s'y marier. Ce Brown était sans doyte "un homme qui n'àimftit pas l'a cuisine de restaurant, Le 26 mars, à Edimbourg, comme il traversait Boyal Street, le pauvre Brown fut renversé par un taxicab! On le ramassa en très mauvais état: une main écrasée, une jambe quasi-arra-chée de sa rotule, des côtes défoncées, d'alarmantes lésions internes. On le porta chez lui où Mme Brown d'Edimbourg, affolée par l'événement, lui prodigua des soins éperdus. On le roula dans des antiseptiques, on l'amputa, on le berna d'espérances mensongères et il comprit bientôt que sa fin était prochaine. C'était justement l'époque où ses routinières habitudes le rappelaient à Londres, dans son ménage anglais. Alors il se résigna à confesser à sa compagne écossaise toutes les duplicités, toutes les turpitudes de sa vie, qu'il était un misérable, qu'il l'avait odieusement trompée, qu'il méritait les galères, qu'il avait là-bas une autre femme, d'autres enfants... Elle l'arrêta dès les premiers mots. — Mon pauvre ami, dit-elle, ne vous faites pas de mauvais sang. Je sais tout cela depuis longtemps et Mme Brown de Londres n'est pas moins renseignée que moi-même. Quand j'ai découvert la vérité, quelques mois après notre union, j'en ai été comme une folle et j'ai pris le train de Londres pour aller tout raconter à votre autre femme. Elle était aussi bien en colère dans le premier moment. Nous avons causé. Nous sommes tombées d'accord que vous étiez un brave homme, que nous commettrions une injustice en provoquant un scandale qui vous livrerait à la, cour d'assises et vous exposerait à la servitude pénale; nous avons décidé de garder le silence et de ne jamais troubler votre tranquillité. Votre autre femme est une créature excellente. Je n'ai pas de meilleure arnie. Nous sommes en correspondance régulière. Nous nous indiquons mutuellement les plats que vous aimez manger et les petites choses auxquelles vous tenez. Quand vous faites faire une photographie de vos filles, elle ne manque jamais de m'en expédier une épreuve et je lui ai envoyé l'autre semaine les derniers portraits de nos garçons. Croyez-moi, mon'ami: vous ne pouviez faire un meilleur choix. Nous vous aurons aimé toutes les deux comme vous le méritez. On suppose l'émotion du pauvre Brown. Quand il eut exprimé dans des sanglots son immense joie de ce double pardon, il murmura timidement: — Hélas, si je dois mourir bientôt, ne pourrais-je au moins la revoir? — Chut! fit la généreuse Ecossaise. Elle est dans la pièce à côté. Quand ce malheur est arrivé je l'en ai aussitôt avertie et elle est accourue avec les petites. Promettez-moi.d'être bien calme et je vais vous les amener. Le lendemain Brown rendait le dernier soupir entre ses deux veuves, pleuré par elles et par ses cinq enfants. On adopta de prudentes mesures pour éviter tout scandale aux funérailles: Mme Brown de Londres passa pour une sœur du défunt accompagnée de trois nièces. Pourtant le scandale éclate: il résulte de la succession. Brown a laissé six cent mille francs. La logique voudrait que l'héritage se partageât entre les deux familles, au proràta-des enfants, mais la loi ne Teconnaît de droits qu'à la veuve de Londres; elle ignore la veuve d'Edimbourg et sa progéniture. Il y a aussi des litiges résui tant de contrats d'assurances sur la vie au profit des deux ménages. Les deux femmes ne demandent qu'à s'entendre mais l'administration des domaines le leur interdit. Finalement elles s'accorderont mais auparavant une partie de la succession aura passé en frais de procédure et en honoraires d'avocats. Harry LES FAITS DU JOUR LES PEAGES A PANAMA Le sénateur Lodge, membre républicain de la commission des affaires étrangères, a prononcé avant-hier un discours où il a appuyé l'action du président Wilson dans la question des tarifs du canal de Panama. Il a dit que bien que ce fût le droit légal des Etats-Unis d'exempter du péage leur propre navigation de long cours comme de cabotage, « le respect de l'opinion universelle » et « la méfiance et même dans certains cas la désaffection avec lesquelles les Etats-Unis étaient regardés à l'étranger commandaient la prompte abrogation de la clause d'exemption », Quant à l'accusation faite au gouvernement de se soumettre à la Grande-Bretagne ou aux autres puissances, le sénateur Lodge a, dit qu'elle ne pouvait être prise au sérieux. Quand j'entendais, a ajouté le sénateur Lodge, les récentes déclarations d'après lesquelles nous braverions le monde en armes pour défendre la clause d'exemption — alors que pour cette noble cause aucun pays ne songerait à se battre, — je me suis étonné du sang-froid et de l'indifférence avec lesquels nous contemplions l'assassinat de plus de 150 Américains, à quelques kilomètres de notre propre frontière. Les droits violés et les meurtres impunis, à peine signalés, de ces gens innocents, rendaient de telles bravades à propos des taxes du canal, où il n'y avait de péril pour personne, particulièrement déplacées. La commission du Sénat sur les canaux interocéaniques a commencé à entendre hier les intéressés et les personnalités compétentes sur la question de l'abrogation de la clause d'exemption. L'opposition dans le Sénat contre cette abrogation tire grand parti du bruit d'après lequel le traité signé avec la Colombie à Togota le 7 avril contiendrait une amende honorable pour la responsabilité incombant aux Etats-Unis dans la sécession de Panama en 1903. Une reculade devant l'Angleterre,pensent les jingoes» passe encore; mais devant, la Colombie, c'est intolérable. Aussi le traité de Bogota trouvera-t-il encore plus de résistance que le bill Sims pour l'abrogation de la clause d'exemption de la loi sur le tarif du canal de Panama. Espérons que le Sénat américain écoutera la voix de la raison, celle de M. Lodge et du président Wilson. Fox Etranger La politique aux Pays-Bas MORT DU PRESIDENT DE LA PREMIERE CHAMBRE LA HAYE, 11. — Le baron Scliimmelpen-ninck vander Ove van Hoevelakeu, président de la Première Chambre, est mort. Il était né le 12 août 1836 à Brummen. Il avait appartenu au génie et a l'état-major général de l'armée. En 1899 il avait été pensionné avec le grade de lieutenant général. En 1884,1e baron Schimmelpenninck vander Oye van Hoevelaken avait été élu membre de la Seconde Chambre pour le district d'Utrecht. Il y avait siégé plus tard pour le district d'Amersfoort. En 1894, il était allé représenter la province de Gelderland à la Première Chambre, qui le désignait en 1902 comme son président. En 1905, il devenait président curateur de l'école technique supérieure de Delft. Il appartenait au groupe de fondateurs de la ligue contre l'opium. Le défunt se réclamait du parti chrétien-historique.La politique française M. POINCARE EH RUSSIE PETERSBOUBG, 10. — La «Rietch» publie aujourd'hui le programme du séjour de M. Poincaré en Russie. Le président arrivera à Cronstadt à bord d'un cuirassé, probablement, le «Condé», escorté de deux torpilleurs. Le même jour, à bord du yacht, impérial, il se rendra à Peter-hof, où aura lieu un grand dîner de gala. Le second jour, M. Poincaré ira à Krasnoïé-Sélo pour assister à la revue des troupes. Le troisième jour, le président arrivera à Pétersbourg. Après une visite à plusieurs institutions françaises, il recevra à l'ambassade les membres de la colonie française, et ensuite, au Palais d'Hiver, ie corps diplomatique. Le soir, un grand dîner de gala sera donné à l'ambassade. Le quatrième jour, le président rentrera à Cronstadt, où un dîner d'adieu sera donné à &ord. M. Poincaré s'arrêtera à Copenhague, où il restera deux jours. UNE CHORALE ALLEMANDE A PARIS PARIS, 11. — L'Union chorale ouvrière de Dusseldorf a donné hier soir une audition brillante des œuvres des compositeurs allemands dans la salle des fêtes du Trooadéro devant une nombreuse assistance. Le député socialiste Marcel Sembat présidait. MM. Sembat, Grimni, membre du Conseil national suisse, et Grumbach, du Club de lecture allemande, ont discouru, préconisant un rapprochement franco-allemand. L'AEROPLANE DU CAPITAINE HERVE RABAj, 9.— L'aéroplane du capitaine Hervé, a été retrouvé sur le plateau de Sgint. Il est surveillé par des indigènes fidèles. Un détachement est parti ce matin pour le reprenclie. La situation en Orient LE SOBRANIE SOFIA, 10. — Le Sobranié discute la demande de deux douzièmes provisoires. Le ministre des finances expose que les propositions de crédit s'élèvent à 223,128,283 francs. Les dépenses du premier trimestre de 1914 s'élèvent à 67,041,730 francs. Les douzième de^ mandés s'élèvent à 34,064,023 francs. Le ministre déclare que la consolidation des dettes intérieure et extérieure du Trésor se fera par un emprunt à l'étranger que le gouvernement espère conclure bientôt. Le succès de cet emprunt est assuré grâce à la puissance financière et économique du pays, laquelle reste intacte malgré les résultats funestes de la guerre. LES PORTS BULGARES SOFIA, 11. — Le ministère de la guerre annonce que les ports de Dedeagatch et Porto Lagos sont maintenant complètement débarrassés des mines sous-marines qui avaient été immergées pendant la guerre, LES CHEMiKS DE FER ORIENTAUX BELGRADE, 10. — A la suite des difficultés soulevées par les exigences autrichiennes au cours des pourparlers concernant les chemins de fer orientaux,qui se poursuivent à Vienne, les délégués serbes sont revenus à Belgrade. EN ALBANIE DURAZZO, 11. — Aux environs de Bielista, des bandes ont détruit deux villages albanais. Elles se dirigent vers C.oritza. VALONA, 11. — D'après les informations des officiers hollandais, la gendarmerie albanaise aurait effectivement réprimé à Coritza un soulèvement de certains élément- de la population,- mais il n'y aurait pas eu de massacre. La situation au Mexique UN INCIDENT A TAMPÎGO MEXICO, 11. — Un détachement de marins américains qui avait débarqué à Tampico pour se ravitailler en pétrole, a été arrêté par les fédéraux. Le contre-amiral Mayo a protesté immédiatement auprès des autorités et les marins ont été remis en liberté. Le contre-amiral a également demandé que des excuses soient faites dans les vingt-quatre heures et qui le pavillon américain soit salué. „ Dans une déclaration le général Huerta à exprimé son indignation et a dit qu'un'officier inférieur était blâmable. Dépêches diverses LE PRINCE HENRi DE PRUSSE MONTEVIDEO, 10. -- Le prince et la princesse Henri de Prusse sont partis aujourd'hui. CURIEUX INCIDENT EN ISLANDE CUXHAVEN", 11. — On rapporte la nouvelle, dans les milieux des pêcheurs, que non loin du port islandais de Portland, un steamer de pêche «Bourgmestre Mickeberg»,appartenant à la flottille de pêche de haute mer de Cuxhaven, péchait à proximité d'un vapeur français et d'un vapeur anglais lorsque soudain 2 chaloupes automobiles islandaises, ayant à bord 23 hommes armés de fusils et de revolvers chargés, s'approchèrent du vapeur allemand. Les hommes montèrent à bord, enfermèrent le capitaine dans l'abri du timonier et menacèrent l'équipage de le fusiller s'il essayait d'aller sur la passerelle du capitaine. Le capitaine ayant réclamé des Islandais une justification de leur pouvoir, fut renversé et on tenta de le ligoter avec des filets de pêche. Le premier mécanicien réussit à venir en aide au capitaine, mais il fut également menacé. Un des canots automobiles alla chercher à la côte 12 hommes de renfort, ainsi que le maire de l'endroit. Le vaisseau fut conduit dans le port des lies de Vestmann. Le capitaine fut condamné à une amende de 1,236 couronnes et les engins de pêche se trouvant à bord ainsi que 400 quintaux de produits de la pêche furent saisis, mais ils furent revendus au capitaine pour une somme de 2,150 couronnes. L'armateur du vaisseau fait savoir que les Islandais, qui ne possédaient aucune légitimation de leur pouvoir, n'ont pu établir l'endroit exact où se trouvait le navire lors de l'incident. La condamnation du capitaine a eu heu sur de simples allégations des Islandais, qui comprenaient des pêcheurs et des paysans. Le syndicat des pêcheries de haute mer de Cuxhaven va protester contre ces faits auprès du ministre des affaires étrangères. La Ville Les epreuves de promotion M. de Broqueville se rend, paraît-il, aux observations qui lui ont été faites de tous côtés. Les sept colonels exemptés des épreuves de promotion vont y être soumis. Comprenne qui pourra?Pourquoi avaient-ils été exemptés, alors? Est-il vrai que M. de Broqueville n'en ait rien su? Est-il vrai qu'il ne soit averti de certaines décisions, en matière de personnel, que lorsque les intéressés réclament? Est-il vrai que son cabinet dispose de sa griffe et que ce soit le cabinet, et non le ministre, qui rende la plupart des décisions ministérielles? Il faut avouer, en présence des tergiversations ministérielles, que tout cela est fort vraisemblable. D'aucuns, reçus en audience, ont trouvé M. de Broqueville singulièrement ignorant de certaines situations. Si, grâce à sa faconde et à son aplomb, M. de Broqueville fait illusion dans le civil, il n'en est nullement de même dans l'armée où il passe, sous bien* des rapports, pour un soliveau jouet d'une camarilla.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le matin behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1894 tot 1974.

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