Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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27 oktober 1917
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s.n. 1917, 27 Oktober. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 16 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/bz6154fw9t/
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TROISIEME ANNEE. - >N# i09v» Lie Numéro : XO centimes SAMErH 27 OCTOBRE 1917 PARIS 3, Place des Deux-Ecus, 3 Téléphone i Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal v petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, iO, rue de la Victoire, Parist qui en a le monopole pour Paris. LE XXE SIÈCLE LE HAVRE 28tcr, Rue de la Bourse, 28' Téléphone i 64 Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimcsi Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim. Autres pays. 3 fr. par mois — , 9 fr. par trimestre QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand NEURAY LMmi peui De quoi et pourquoi? M. Aristide Briand disait il y a quel ques jours à la Chambre française qu. 1 Allemagne, malgré ses succès militai res, est en proie à la peur. Bloquée e affamée, elle a peur de la guerre éconc mique que le monde entier, elle le sait elle le voit, s'apprête à lui faire, aprè la paix, sans merci. Un article puDli dans la Revue des Deux-Mondes (15 oc tobre) par M. André Lebon, ancien mi nistre des colonies de France, confina avec éclat le jugement de l'ancien pré sident du Conseil. En suivant pas à pa M. André Lebon, nous ne craindron pas de reproduire, çà et là son text mot à mot, persuadé qu'il ne nous tien dra pas rigueur de ces emprunts, doç le lecteur aura, lui, sujet de se féliciter • • * La présente guerre ost une guerr économique. On se bat pour la vie ma térielle, pour les moyens de se l'assure aussi certaine et aussi large que pos sible. « De nos jours, ce n'est que su le terrain économique que se fait l guerre », disait «n 1897 le docteur Mi chaelis, aujourd'hui chancelier iapé rial, alors simple lecteur à l'Universit do Tokio. « La guerre prochaine aur> pour but le remaniement économiqu du monde ; la bataille la plus grave pa ses conséquences sera celle qui, posté rieurement à la cessation des hostilités se livrera autour du tapis vert pour L conclusion de nouveaux, traités de com merce » disait, en 1913, un économist allemand. C'est donc l'Allemagne qui a défin l'enjeu de la bataille. Comment va, pou elle, la partie ? Grâce aux énormes richesses charbon nières et métallurgiques de son sous sol, l'Allemagne est devenue depuis 1871 une puissance industrielle. De 1894 ; 1914, sa production annuelle de houilli a jpa.&sé ..de 79 million^ dé tonnes à 17' millions, celle de la fonte de 5,700,000 ; 17,617,000, son commerce extérieur d< 8 milliards de francs, à 24 milliards e demi. Comme, malgré l'accroissement de s< population, elle était hors d'état d'ab sorber la totalité de cette énorme quan tâté de richesses, force lui était, pou: soutenir son train, industriel, de cher cher des déversoirs à son trop plein. Ellé les a cherchés d'abord aux colo iîies, du côté des rares territoires san maître que les Etats qui l'avaient pré cédée dans l'arène historique avaien laissées disponibles ; puis elle a vouli inonder de sa surproduction les pay anciens tout autant que les nouveaux. ' Un mouvement dé résistance contr la pénétration allemande s'étant ébau ché, l'Allemagne a crié à l'encerclemenf Craignant de voir tous les grands état se fermer plus ou moins à son commei ce \ d'exploitation, son édifice financie ébranlé, ses masses ouvrières jetée dans la révolution, elle résolut de cor quérir par la force ce que l'on semblai désormais résolu à refuser à se-s mena ces brutales et à ses captieuses négocia tions. D'où la guerre de 1914. C'est l'industrie minière et métallui gique qui a le plus contribué à la pro: périté de l'industrie et du commerc germaniques. En Europe, la nature n' réuni les deux éléments nécessaires là production du fer et de ses dérivés -minerai et houille — que- dans le seu bassin lorrain (Thionville et Briey) corr piété par celui de la Sarre. En 179." après la paix de Bàle, la France détf nait la totalité de la Lorraine et de 1 Sarre ; en 1815, les traités de Vienne k ont fait perdre la moitié du charbon d la Sarre ; celui de Francfort, en 1871 le surplus de ce combustible et la mo tié du minerai lorrain ; si la « carte d guerre » devenait la carte de paix, 1 France ne conserverait plus rien. D'où les visées annexionnistes de l'A lemagne. L'Allemagne voudrait se fortifier t affaiblir l'Entente en confisquant le houillères de Belgique et les mines d ter de la Lorraine. Cet appétit est commun à toute 1 nation : ce que veulent les chefs, k troupes le désirent avec autant d'ardeui « Si les annexions dépendaient de membres de notre parti, a écrit dan le Glocke le socialiste Leimpeters, o en trouverait 90 pour cent pour les aj prouver ! » La guerre a déçu la cupidité german que. Que l'Allemagne au moins soit pr< servée après la paix de la guerre éconc mique dont l'ont menacée les Alliés « Aucune guerre commerciale no de vrait être déclarée après la présent guerre », répètent à l'envi les socialiste majoritaires allemands ; « les échange commerciaux devraient être absolum'er libres ; les tarifs et les autres obstacle devront être complètement supprimés > Les socialistes minoritaires ne sont pa moins catégoriques sur ce point. Le citoyens Haase et Ledebour réclamer la plus complète liberté du commerc et du trafic internationaux avec autar d'énergie que MM. Scheidemann. Sud* kum et Legien. Même vœu, né de la \ même anxiété, dans la résolution votée par le Reichstag le 19 juillet 1917 : « pas de boycottage, pas d'interdictions économ'ques après la guerre ! » « Toute paix qui nous rendra le statu quo territorial, l'indépendance et la liberté de développement sera une paix . honorable pour l'Allemagne », soupi-3 rait, quelques jours plus tard, la Gazette . de Francfort. t Donc, l'Allemagne a peur qu'ùne . guerre commerciale succédant à la guerre par les armes, son industrie et g son commerce ne soient tenus partout i en échec par toutes les nations de l'En-I tente, et qu'elle ne soit condamnée à la . paralysie et à la misère. Que lui servi-3 rait alors d'avoir forgé, en vassalisant . l'Autriche, la Bulgarie et la Turquie, s une espèce de Saint-Empire industriel ? 3 M. André Lebon aurait pu ajouter que 3 l'Angleterre et ses colonies, la Belgique, I la France et les deux Amérique absor-(. baient avant la guerre plus des trois quarts des exportations allemandes. * ± il 3 La conclusion de M. Lebon est pi-^ quante. Partisan convaincu de la guerre r économique à la nation de proie, il réclame, comme garantie, Yinternationali-T sation du sous-sol de Ta Prusse rhénane, i de façon que les matières qui en seront extraites, sous le contrôle de la Société . des Nations (c'est-à-dire des Alliés) § soient employées, là et en Westphalie, 1 à fabriquer des outils de paix, non des » canons et des obus ; des bateaux de "r commerce, non des navires de guerre... Ingénieuse solution, sur laquelle la discussion est ouverte. En attendant 2 que, le canon ayant décidé, les hommes . d'état et les hommes d'affaires se pro- 3 noncent, puisse le gouvernement belge s'entourer de toutes les lumières néces- i saides pour défendre victorieusement, r au bon "moment, les intérêts économiques de notre pays' ! La bataille écono-. mique sera la bataille suprême. La . ruine peut sortir de l'erreur en appa-) rence la plus bénigne. , Osons avouer que nous ne comptons 3 guère, pour conjurer ce malheur, sur la f plupart des politiciens, avocats et fonc-nônnaires qui èônstituént; dans plusieurs nations occidentales, la classe, la { féodalité gouvernante. Tel homme d'affaires pour qui c'est un supplice d'écrire vingt lignes et qui tremblerait comme la feuille s'il devait seulement ouvrir la bouche en public nous inspirerait ~ plus de confiance, cent fois, que ces Messieurs de l'écritoire et du verre d'eau... FERNAND NEURAY. 3 ..... ■■■■'■■ ■ VVVWV " t U2© Brésil ; proclame l'état de guerre avec l'Allemagne 3 Rio-de-Janeiro, 25 octobre. 5 Le président de la République a envoyé • au, Congrès un messa/j ". dans lequel il de-r clare qu'il est impossible d'éviter de cons- 5 tater, dès maintcryint, l'état de guerre gue . l'Alémagrc a imposé, et propose l'occupa-j. '.ion d'un navire de guerre allemand ancré à îiahiti Divers députés ont déclaré, au cours de la séance de la Chambre, que la déclaration de guerre est la seule solution satisfaisante et que la commission de la diplo-matie ne devra pas revenir à la Chambre i- sans la déclaration de guerre. I! n'y a pas e un seul Brésilien, ont-ils ajouté, qui "ne 3, soit aux côtés du gouvernement, à. On croit «avoir que la commission de la - diplomatie .envisagerait, outre les mesures .1 préconisées dans le message, la confisea-. tion définive des navires autrefois aile» , mands et la création d'une police spéciale contre l'espionnage. a l —ViMM . i ■. .i . i e LA CRISE ALLEMANDE e M. Michaelis ' gardera-t-il le pouvoir? Berne, 26 octobre, s Les télégrammes parvenus de Berlin indi- 6 quent que la situation politique demeure stationnaire. L'impression générale potir- a tant est que l'Empereur ne semble pas dùi-_ posé à se débarrasser, au moins pour le _ moment, de M. Michaëlis, et que ce dernier '• s'efforcera de trouver le moyen de repren-s dre rapidement contact avec la majorité et 5 de collaborer utilement avec elle dans l'art venir. i- Pendant toute la journée, d'hier, les partis de la majorité ont continué à examiner la situation, leurs représentants persis-tèrent à réclamer un changement dans 1m composition du gouvernement d'empire, lin , ■programme commun de travail aurait été ' arrêté. Mais il est intéressant de noter que les socialistes Scheidemann et Ebert n'ont 6 bris aucune part à la rédaction de ce pro-S aramme dans lequel les partis de la majo-8 rité affirmèrent leur volonté d'éviter des t crises politiques pendant la guerre et, sans o renier la résolution du 19 juillet, de la considérer dorénavant comijie ne correspon-dant plus à la situation. ? C'est cette imprécision et cette contradic-? lion dans l'attitude de la majorité du Reichstag qv\ plus encore que, le désir per-e sonnel de l'Empereur, contribueront pevt-tt être à sauvegarder la, situation de M. Mi-i- chaëlis'. [Radio-) Mie aip frw-liiitiip dans 1© secteur d'ITpres Nos Alliés enlèvent d'importantes positions Le village de Draaibanlf est reconquis — ww Encore un village enlevé sur VAisne — COMMUNIQUES FRANÇAIS 14 heures. En Belgique, nous avons attaqué ce matin à 6 heures les positions allemandes entre Brieqrachten et Braibank. NOS TROUPES, FRANCHISSANT LE SAINT-■!\NSEBEEK ET LE COVERBEEK AVEC DE L'EAU JUSQU'AUX EPAULES, ÛH REALISE UNE SERIEUSE PROGRESSION EN BEPIT DE LA DIFFICULTE DU TERRAIN. LE VILLAGE DE DRAl-BANK, LES BOIS DE PAPEGOED ET DE NOMBREUSES FERMES ORGANISEES EN POINT D'APPUI SONT TOMBES ENTRE NOS MAINS. j ; Nous avons une centaine de prisonniers La nuit a été calme sur tout le front au nord de l'Aisne ; l'ennemi n'a que faiblement réagi par son artillerie. Nos troupes organisent les positions qu'elles ont conquises sur la rive sud du canal de l'Oise à l'Aisne dont l'ennemi a fait sauter les ponts en se retirant. En Argonne, un coup de main ennemi sur nos petits postes est resté sans succès Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont renouvelé leurs attaques sur nos positions du nord du bois Le Chaume. Après un très vif combat au cours duquel il a subi des pertes sérieuses, Venncmi n'a réussi à prendre pied que dans un de. nos éléments avancés- Nuit calme partout ailleurs. 23 heures. En Belgique, aucune réaction de l'ennemi sur nos nouvelles positions. Le chiffre des ■prisonniers que nous avons faits, au cours des opérations de ce matin, dépasse deux cents AU NORD DE L'AISNE, SOS TROUÎtKS POURSUIVANT LEURS SUCCES A LA DROITE DU FRONT D'ATTAQUE, ONT REFOULE L'ENNEMI DEPUIS LA REGION AU NORD DE LA CHAPELLE SAINTE-BERTHE JUSQU'AU BASSIN D'ALIMENTATION. LE VILLAGE DE FILAIS EST EN NOTRE POUVOIR. Plus à l'Est, nous avons atteint le rebord du plateau au Nord de l'Epine de Chevre-gny. Sur le reste du front, lasituatios demeure sans changement. LE CHIFFRE DES CANONS OUE NOUS iVONS CAPTURES DEPUIS LE VINGT-TROIS OCTOBRE ET ACTUELLEMENT DENOMBRES EST DE CENT SOIXANTE, DONT PLUSIEURS MORTIERS DE 210 ET DE NOMBREUSES PIECES LOURDES.En Champagne, deux coups de main ennemis tentés après un vif bombardement sur nos tranchées de, Maisons-de-Champa-ane ont échoué sous nos feux. De notre côté, nous avons réussi une incursion dans les lignes allemandes, dans le secteur du Mont Cornillet et ramené une dizaine de prisonniers. Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d'artillerie s'est poursuivie toute la journée entre Samogneux et Bezonvaux, particulièrement violente sur le front du bois Le C haume. Une tentative enemie sur nos petits postes au Nord de Bezonvaux n'a donné aucun résultat. Au Ban de Sapt, rencontres de patrouilles.COMMUNIQUE BRITANNIQUE Après-midi. CE MATIN, à 5 HEURES 45, L'ARMÉE BRITANNIQUE ET L'ARMÉE FRANÇAISE ONT ATTA0UE A L'EST, AU NORD-EST ET AU NORD D'YPRES. LES TROUPES ALLIÉES ONT PROGRESSE DE FAÇON SATISFAISANTE. La pluie, qui était abondante à la fin de la nuit, n'a pas cessé de tomber. (Voir en Dernière heure le communiqué de la nuit.) CES BRITANNIQUES ONT EMPORTÉ LA CRETE DE BELLEVUE Londres, 26 octobre. On télégraphie du front britannique : • « La nouvelle attaque s'est déeianohée ce matin sur un vaste front s'étendant de la forêt d'Houthulst jusqu'au voisinage do Gheluvelt. L'état très mauvais du terrain et de l'atmosphère, retarde l'arrivée des nouvelles sur les progrès accomplis, mais les rapports déjà reçus sont des plus encourageants.Peu avant 7 heures du matin on put apercevoir nos soldats pénétrer dan/s les ouvrages bétonnés de la crête de Btëllevue; qui est, un des points les plus importants de l'attaque. Quelques minutes après 7 heures. des signaux lumineux provenant du château de "Polderhoek annoncèrent la prise do cette position très puissamment for-tifiée. » — (Information.) LA NOUVELLE ATTAQUE DE L'ARMEE DU CENERAL. ANTH0INE Une avance rapide. — Les positions conquises. — La fin d'un blockhaus Front des Flandres, 26 octobre. Pendant que l'armé» du général Maistrt remporte sur l'Aisne les brillants succès que l'on connaît, l'armée du général An-thoine dans les Flandre® ne reste pas inac-tive A six heures, nos trouoes franchis-saient le Sint-Jansbeck et le Coverbeck sur un front de près de trois kilomètres. Sous le feu de l'ennemi, nos pionniers; dans l'eau jusqu'aux ép&ules. établissais j des passerelles. Malgré la plui"o et la boue, [nos vagues d'assaut progressaient Dès |6 h. 30, notre gauche avait atteint ses ob-fjectifs, faisant 50 prisonniers et prenant |2 mitrailleuses. ( A 7 h. 40, tous les objectifs assignés j étaient atteints. A 10 heures, ils étaient. ! dépassés, X \ >mbaient. entre nos mains : io village de Draaibank, les fermes fortifiées d abris bétonnés de s« Deux lucarnes »,'de« Ma-zappa », du « Hibou », la ferme de Draai-»bank, la ferme « Houart », enfin le Bois ■ de Papegoed et son fameux blockhaus comprenant huit chambres parfaitement installées, pouvant abriter une soixantaine d'hommes. Le mardi 23 octobre notre artillerie à 'grande puissance l'avait pris à partie. En-tire 15 et 16 heures, trois coups avaient s porté au but. Dès le second l'abri était ] arevé, les occupants,encore survivants, dès t ; hommes de la 4° compagnie du 181- régi-: men td'infanterie allemande, enjambaient lies corps de leurs camarades tués ou bles-:sés, et, dans l'affolement général, s'en-: fuyaient éperdus; trois d'entre eux avaient ( été pris par nos petits postés : ils étaient jsi hébétés qu'ils ne pouvaient parler. Aujourd'hui le blockhaus et Je lieu qui l'entoure sont en notre possession. L'avan-'c> réalisée est à certains endroits de près d'uihi kilomètre. Noua avons fait plus de 200 prisonniers et capturé un nombreux ^matériel qui, dans cet effroyable marécage [bouleversé n'a pu encore être dénombré. L'ENNEMI AVOUE SA RETRAITE SUR LE CANAL DE L'OISE A L'AISNE ET LA PERTE fiE SON ARTIL LERIE Genève. 26 octobre. Le communiqué allemands de cet après-midi contient le passage suivant relatit aux opérations du Laonnois : Après une violente préparation d'artillerie les Français ont attaqué hier, s'avan-cant des pentes nord du Chemin des Dames sur la vallée de l'Ailette. Les assaillants se sont trouvés en présence des troupes avancées amenées par nous, la nuit précédente, à f.a lisière sud du bois de Pinon. Ces troupes, après un court combat, ont été ramenées en arrière sur la rive nord du canal de l'Oise à l'Aùne. Il n'a pas été possible, au cours de cette action, de mettre coin-plètement en sûreté le matériel d'artillerie gui se trouvait dans le bois bouleversé de Pinon. Sur les autres points du champ de bataille , après avoir repoussé avec succès les troupes ennemies, nous avons ramené nos lignes, conformément à nos plans, en arrière du canal près de Chavignon et au sud-est de cette localité. L'ennemi a cherché r-ius tard, à plusieurs reprises, à dévisser la dépression du, canal, U a été re-i Hé partout par nos troupes. Le bulletin signale aussi la nouvelle atf*-oue frai:Co-i>ritannique dans :t-s Flandres. i ■ WIWV'"—■■■■ i La Belgique au pillage LA SITUATION DANS LES CHARBONNAGES Il résulte de renseignements reçus par le gouvernement que la production totale de houille en Belgique équivaut à 60 p. c. de la production en temps normal, qui était de 23 millions de tonnes. Dans les charbonnages du pays de Char-leroi, la production de 1916 atteignit le chiffre de 5,300,000 tonnes et 20 p. c. de cette production ont été réquisitionnées. Dans certains charbonnages, les réquisitions se sont élevées jusqu'à 60 et 90 p. c. » . . ..-VWW\. ■ . Four le milliosplème ois LA PRODUCTION D'UNE USINE BELCE A MUNITIONS EN ANGLETERRE Les télégrammes suivants ont été échangés entre le ministre anglais des munitions et le chef du Cabinet belge à 1 occasion de la fabrication du millionième obus à la Fabrique Nationale anglaise, où la main-d'œuvre est entièrement belge : Baron de Broqueoille, Gouvernement belge. Le Havre, France. — Permettez-moi, en ma qualité de ministre des Munitions, de saisir l'occasion de la fabrication du millionième obus, pour vous envoyer les félicitations du ministère anglais des rnu-nilions, ainsi que l'expression du la houle appréciations que nous avons pour l'assistante donnée par cette usine à la fabrication des obus. Winston S. Churchux. M Winston Churciill, ministère des Munitions, Londres. — Je vous suis très reconnaissant de votre aimable télégramme. Ce fut une grande satisfaction pour le Couver-, nemenl belqe de témoigner, par cet effort, les sentiments de gratitude et d'indestructible union qu'il entretient à l'égard de son grand et noble ami, l'Empire Britannique. Notre ferme détermination est de combattre sur tous les champs de bataille, jusqu'au jour où la paix sera obtenue par la . victoire. BRoQUEvlLLE. LachitetolietBoselli Nos alliés italiens n'ont pas, il faut leur rendre cette justice, abusé du droit parlementaire de renverser les ministères. Depuis son entrée dans la guerre, l'Italie n a connu encore que deux cabinets, celui de M. Salandra qui rompit avec l'Auriche et puis celui de M. Boselli qui vient d'être, îeudi, mis en minorité. Le pouvoir use. surtout en temps do guerre, bien vite les hommes. C'est à cette « usure » qu'il faut attribuer la chute de M. Boselli. Constitué uniquement pour faire la guerre, véritable ministère d toiion nationale puisque, fait inouï en Italie, il comprenait un ministre catholique, M. Meda, le cabinet Boselli s'appuyait sur tous les partis politiques à l'exception des socialistes neutralistes ; le parti socialiste est en effet en Italie divisé sur la question de la guerre- Une fraction importante du parti s'est prononcée dès le début en faveur de l'intervention contre les puissances centrales. Cette fraction avait dans le ministère, trois représentants; l'ur de ceux-ci, M. Bissclciti. a su mériter pai son caractère l'estime de tous. Et cependant, la Chambre a, par 314 voix contre 97. refusé de continuer sa confiance au ministère. Autre sujet d'étonnement : les trois membres les plus importants d'un cabinet de guerre sont ceux de la guerre, des affaires étrangères et de l'intérieur. Dans le cabinet Boselli ces postes étaient occupés respectivement par le général Giardino, M. Sonnino et M. Orlando. Or ces trois ministres sont intervenus dans le débat qui a eu comme conclusion le vote de défiance ; chacun d'eux a remporté un succès remar-auable. La Chambre tout entière s'est livrée à une manifestation patriotique après le disoours de M. Orlando : elle a renouvelé cette manifestation après celui de M. Sonnino ; quant au discours du généra: Giardino, ce fut un vrai triomphe et le Chambre à l'unanimité en vota l'affichage. Il est donc bien certain que la politique extérieure, non plus que la gestion intérieure ou la conduite de la guerre, n'on déterminé cette crise. Les groupes parlementaires se sont, au reste, réunis poui décider de leur attitude ; tous, sauf le? socialistes neutralistes, se sont prononcé; en faveur de la guerre jusqu'à la victoire tout en décidant de refuser leur appui an cabinet Boselli. Tel fut notamment 1 crdn du jour adopté par les radicaux et le nou veau groupe l'Union parlementaire- Les alliés de l'Italie n'ont donc pas t s'alarmer de cette crise, qui ne peut avoit aucune influence -ur la conduite de la guerre. Au contraire, les partis semblent réclamer du futnr ministère une actior plus énergique encore. Au reste, ce j/esi Das au moment où les Allemands monten sur l'Isonzo leur offensive désesDérée qu'er Italie, on se laissera aller à des espoirs de Daix de conciliation. La vraie cau-e de la crise doit être rocher chée dans les rapports de M. Boseili ave< le Parlement. Le président du Conseil n'e pas jugé indispensable la collaboration per manente des élus du peuple. Il ne les con voquait que pour voter les Crédits. Jalou? de leurs prérogatives, les députés ont sais l'occasion des douzièmes provisoires poui montrer leur mécontentement. Il y avai d'ailleurs quelque temps que la -crise étai latente. Les troubles de Turin — qui furent gTa ves et, on peut le dire aujourd'hui, dur en être sévèrement réprimés — n'ont rien i voir avec la crise. M. Orlando qui porte ei qualité de ministre de l'Intérieur la res ponsabilité de ces événements regretta blés, a été approuvé dans la justificatkw qu'il a donnée à 1a, Chambre. Quel sera le remplacement de M. Boselli Le Quirinal est, dit-on, embarrassé- Li vote parlementaire ne donne aucune indi cation constitutionnelle. Aussi bien, l£ crise n'atteint-elle pas une politique déter minée mais un ou deux ministres person nellement usés. On croit généralement qui la succession de M. Boselli va échoir ; M. Orlando. M. Sonnino et le général Giar dini conserveraient leurs portefeuilles. M Bissolati n'est entré dans le ministère pré cèdent que par dévouement à l'union na tionale. Il désire, dit-on, reprendre sa plac-de soldat au front. Enfin l'intervention de M. Nitti contr M. Boselli fut brillante et très remarquée M. Nitti semble indiqué pour l'un des pos tes importants du futur cabinet. On parle aussi de M. Cocco Ortu. 'le lea der du parti d'« Union parlementaire ». Oi avait dit que ce parti était composé di giolittiens et l'on sait assez que M. Giolitt fut un des adversaires de la guerre. Capen dant, oh nous représente 1' « Union parle mentaire » comme franchement interven tionniste. On parle encore do M. Tittoni l'ancien e brillant ambassadeur à Paris ; ceci es plus douteux. Mais., tous les noms mis en avant ont li même signification : la guerre jusqu'à l'é crasement de l'ennemi. Ces noms nous garantissent aussi que li futur cabinet continuera à l'égard de 1; Belgique les traditions de svmpathie et d< dévouement crui assurent à M. Boselli et 'c ses collaborateurs le souvenir reconnais sant de tous les Belges. • PERCY. ™ - mw - LIRE EN 2* PAGE : A quoi se réduit la démocratisation d< l'Allemagne ; Hommage aux morts ; Les affaires d'intelligence avec l'en neml ; Un incident parlementaire sn Angle terreo. ■ -WWV ■ , i — Un aviateur Italien vient d'établir m nouveau record niondia.1 de la vitesse \y il e i olé de Newport-News au camp militaire d-Minnesota, couvrant 1a. distancé de 300 mille: en 4 h- 15, et e-n se maintenant à une altitud* constante de 1500 mètres. — Un hydravion anglais est tombé à 1< mer dans les eaux hollandaises au large <îi Flessingue ; ses quatre occupants- ont- ét( internés. LA POLITIQUE FRANÇAISE Le malaise persiste De notre chroniqueur parlementaire A un discours très clair de M. Barthou; la Chambre a répondu par un vote assez obscur. Bien malin serait celui qui pourrait dégager des indications précises dit scrutin die jeudi. L'ordre du jour de confiance a été adopté par 288 voix contre 137 et 67 abstentions. C'est incontestablement une majorité, mais nous sommes loin de celle de l'autre jour. D'une façon générale, on peut dire que la majorité est composée du centre et do la droite, c'est-à-dire des radicaux indé-pendants, des républicains de gauche, des progressistes, des libéraux et des conservateurs. Dans la minorité, nous trouvons les socialistes unifiés, plus de la moitié des républicains socialistes et une trentaine da radicaux-socialistes. Pau ni les' *>? abstenUwmlstcs, on compte 50 radicaux-socialistes. C'est donc du groupe présidé par M. René Renoult qua sonl venues les défections. Faut-il les at-< tribuer à certaines déclarations de M. Bar* thou ? Est-ce la 'personne même du nouveau ministre des affaires étrangères qui déplait, ou en veut-on au gouvernement tout entier ? U y a, sans doute, un peu da tout cela, et c'est ce qui rend la situation confuse. Mais je crois que c'est surtout vers la conquête du pouvoir que tendent les efforts des radicaux-socialistes dont îe zèle est stimulé par la présence à Paris des militants du parti. Cela n'empêche pas d'ailleurs M. Pain-i levé d'avoir gardé la confiance de plus ela la moitié de la Chambre, Il n'est point contestable non plus qne cette majorité a soutenu de ses applaudissements les plus chaleureux M. Barthou. J'ai entendu des députés radicaux et même des socialistes dira à la sortie : « Pourquoi M. Barthou a-t-il narlé avec tant d'insistance de la question des garanties et des neutralisations possibles ? Nous ne lui demandions pas tant de! précision ». Mais j'ai cru remarquer, moi, qaie cette « précision !» était fort appréciée! de la majorité. Un journal radical écrit, ce matin : « U eût suffi d'un mot de M. Barthou pauH rallier pas mal d'abstentionnistes et d'opposants. Il r.ouvait le dire ; par une sorte de coeruetterië, il s'est refusé a le prononcer. » Les 288 pensent, au contraire, j'en suis convaincu, que M. Bafthou a bien fait da ne pas prononcer ce mot. Les déclarations du ministre des affaires étrangères na sont-elles pas à rapprocher des suggestions de M. Bonar Law qui s'exprimait, Vautra jour, en ces termes : « La paix viendra vite, quand nos ennemis comprendront que plus la guerre se prolonge et plus les conditions seront dures pour eux. » En résumé, la journée d'hier, loin devoir dissipé le malaise parlementaire, i'aj plutôt aggravé. U faut s'attendre à de nouvelles interpellations, à de nouvelles batailles contre le cabinet. A. VIREY. - . , ' £ UWV 11 COMMÉMORATION Les viiiesds l'Yser | OIX3YKUDE î par Jean d'ARDENNE — L Notre excellent confrère Jean d'Ar* denne continue par « Dixmude » l& \ série d'articles qu'il veut bien consa-crer dans le XXe Siècle aux villes de, l'Yser. Le succès de son premier article sur « Fumes » garantit l'intérêt que nos lecteurs prendront à ces chrcu } niques, pages d'art et d'histoire di* gnes des joyaux qu'elles célèbrent. • Première victime de l'invasion du littoral - en octobre de l'an de disgrâce 1914. Son compte fut vite réglé. A la date du_ 15. la route était barrée sur l'Yser, où l'armée 1 du duc de Wurtemberg allait être immobilisée après plusieurs semaines de luttes i sanglantes. Trois divisions de l'armée ■ belge s'échelonnaient entre Dixmude et loa ' grèves de Nieuport ; à leur droite, la bri* • gade des fusiliers marins, bientôt renforcée par la brigade Meiser, de la. 3* division ' belge, couvrait Dixmude et sa tète de pont, t Alors, dans cette région où toute chose n'avait jamais, de mémoire d'homme, ex-! primé que la paix profonde et la douce " quiétude, commença une effroyable tragédie, semée d'épisodes héroïques et accompagnée de terribles destructions. Les historiographes ne lui ont pas manqué — et pour cause ! Le 16, une première attaque jetait la panique dans la ville sans y causer grand dommage. Mais l'ouragan de fer, complété par l'incendie, ne tarda pas à se déchaîner sur Dixmude. Toutefois, l'ennemi n'y entra point, grâce à la défense que l'on sait, il y entra seulement le 10 novembre, â tra-j vers les décombres, sans parvenir à déboucher au-delà. Depuis ces journées d'exploits devenus légendaires, c:e>st-à-dire depuis trois ans " révolus, ce qui fut Dixmude achève die s'émietter sous la canonnade éternisée. Loi • problème de sa reconstruction future -^e trouve ainsi simplifié. On voudrait cependant — et je suis de ceux qui voudraient ceLa — voir l'œuvre réparatrice s'inspirer 1 autant que possible du caractère et des | aspects de la cité détruite, de façon à ! rendre aux habitants un peu de leur pay- > sage familier. Dans un volume sur le littoral de Flan- l dre, que je publiai en 1888. j'ai retrouvé s cette note : « Pâturages aux nombreux troupeau*

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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