Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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22 oktober 1916
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s.n. 1916, 22 Oktober. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 18 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/9p2w37ms60/
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23" ANNEE - Séné Notrvelle.- N° 714 Dimanche 22 Octobre 1916 RÉDACTION & ADMINISTRATION 1,1 'er ra8 4, |j Soarsa — LE HAVRb TÉLÉPHONE n'64BELCB BUREAUX A PARIS : 33, rue Jean-Jacques-Rousseau. 33 « ■ »0« LONDON OFFICE! 21. PANTON STKEBT Leicester Square, S. 1t. Cirectenr FERMUI9 EUFi? IWWWWWVt lO cent, le ° LE XXE SIÉCLE Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris wimiLmmÊmmÊmamJmÊÊmÊmitÊÊÊmÊÊÊÊÊmmÊimmmi—— —n—unimmtn\ IUIIBII «mim—iipi m i>nfi^r ABONNEMENTS Franc* 2 fr. 50 par mois 7 fr. 50 par trimestre Angleterre.. 2 sh 6 d. par mois > .. 7 sh. 6 d. par trimestre Autres paya. 3 fr. — par mois •» . 6 fr. — par trimestre ~Tttc PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Curopeenoc de Publicité. 10 rue de la Victoire, Paris, qui en a lo monopole pour Paris. 5 cent, au front LA SUISSE ET LA GUERRE Les variations de l'opinion helvétique à l'égard de l'Allemagne ISAAAAAAA II <»> Qu'il y ait encore, en Surisse,, des gens éprouvant quelque sympathie pour l'Aile- ' magne, cela est indéniable ; mais cela ne diminue en rien le sentiment général qui règne aujourd hud partout en Suisse e,t dont jl faut se garder de voir le rellet dans les gestes irréfléchis de quelques « geirmano-l&lres » têtus. Leur foi en l'agence Wolff n'a pas encore d'imnué, malgré le bluff de la d victoire » allemande du Skagor Rak, ou encore la prise de Turtukaï avec les 20,000 soldats roumains prisonniers, « que tes Bulgares n'ont jamais vus », comme le faisait plaisamenit remarquer le quotidien genevois La Suisse. Vaut-il la peine d® reparler ici des incartades de quelques officiers qui paraissaient subir urae sorte d'envoûtement, et ne trouvaient bon, au point' de vue militaire, que ce qui se pratiqua de l'autre côté du Rhin ? Ce sont là quelques faits isolés, auxquels on a prêté, dans notre armée, juste l'attention nécessaire pour qu'ils ne se renouvellent pas. Cest pourquoi l'on peut affirmer qu'en fait il n'y a pas eu en Suisse, au point de vue tte la guerre, un revirement de l'opinion publique, mais tout simplement la confirmation de sentiments, de pensées existant depuis toujours, qui purent trouver leur expression dès que chacun se fût ressaisi, et qui démontrèrent nettement que la Suisse, qa^ique neutre, s'est rangée, dès les premiers jours de la conflagration européenne, aux côtés des défenseurs du Droit, de la'Justice et de la Liberté. L'armée étrangère qui tenterait de violer jaidtre territoire nous trouverait debout, [tous, unis pour défendrg notre neutralité avec la même énergie que les,Belges héroïques. Hommes, femmes, enfants, les Suisses, comme autrefois, se feraient tuer Jusqu'au dernier et lutteraient avec ia même Viiaci-té que Les Serbes dans leurs montagnes. On retrouverait chez nous la même autour désespérée qui animait nos ancêtres à Margarten et à Sempacb, dans leurs luttes-acharnées contre l'Autriche, à laquelle ils imposèrent, par de sanglantes défaites, le respect de leur indépendance. Notre armée est piête aujourd'hui comme au début de la guerre, maïs elle s'est perfectionnée chaque jour au cours de ces manœuvres prolongées qui ont déjà duré vingt-cinq mois, et ia valeur de ses troupes fraîches et-bien entraînées, bien tenues en matas par Leurs chefs,-ne cesse d'augmenter avec le temps. Nous avons donc confiance en nos soldats.Si TAÎlemagne nous avait attaqués subi-■ terrien t. comme la Belgique et la France, la 5a nation tout entière se serait levée derrière notre armée et l'unité morale se serait faite instantanément devant le danger. Il en est de même aujourd'hui. Deux ans de guerre nous ont habitués à envisager les choses avec calme, tout en précisant de quel côté viendrait le danger, en l'heure terrible devait sonner. Il me fautt pas croire que nous nous laissions bercer d'illusions ; notre situation fait très souvent l'objet d'études que publie la presse, afin d'entretenir dans le pays, non pais un esprit de méfiance blessante à î'é 'ard de qui que ce soit, ou de semer inutilement 1 inquiétude, mais uniquement pour rappeler au peuple suisse que tant quse les opérations die la guerre n'ont pas encore amené « l'évémaitaent » décisif, notre devoir est de nous tenir constamment sur nos gardes. C'est ce que disait encore, il y a quelques semaines, dans un article que le XX' Siècle a siatialé, notre comnairiote M. Georges Batault, de la Gazette de Lausanne.*% Jusqu'à présent, un coup aussi terrible que ce.ui qui atteignit la Belgique nous a été épargne. Au l.eu d'être envahie par des corps d'armée ennemis, la Suisse a été-Inondée de dépêches Wolff et de fausses nouvelles. Pendant les qu.nze premiers jouira du nîois d'août 1914, les journaux français n'y avivaient plus, les compagnies du P. L. M. et de l'Est ay^nt du intiirompre Ieur'ser- -vice à la frontière à cause de la mobilisation.La pressç de la Suisse romande ' d'emblée le parti du dirait violé, tandis « e la Suisse allemand que était complètement submergée par les Vu jrraaux de Cologne, de Munich, de Francfort, et les dépêches de ReiTlin pouvaient dru. La presse de Bâle et de Zurich, peu préparée h la guerre ne sut pas tout de suite retrouver son indépendance d"informat ion. et pende,si dix à q> inze jours, on vit pa-raH-'iil. d'excellentes gens de ces cantons, croire sincèfemnét que la France avai attaqué l'Allemagne pour défendre la Russie et qiy&Kie se préparait même à passer par la Belgique avec 'le consentement de celle-ci. Ces rircrënstances ont crn'r'bué, beaudÀtp pins que f affinité de langue, h former l'opinion du m'oient, car- les Suîfcoi3 ilémiaiV-ques ont le caractère indépendant et. tout en admirant 1" force et l'organisation éco-Bomiique de rempire voisin, ils se p'a.i-gna:ent souvent, avant la guerre, de la concurrence et de l'envahissement allemande le? Suisses romands, mieux rense* Triés par leurs journaux et doués d'n.n e=mr'f r»l"s promnt, s'irlignèrent vio'emment d? l'ap-pa.ren! ère u dément de leurs confédérés du nord et de l'est, Mais déià le public intellectuel de P,Ve et de Zurich commença, avant 'a fin d'anût 1914. fi réaair contre les e"re'',rs acre.nl'res psr trop de cens, et à s° nWndre de l'initie des «<mmanx. La vérité faisait lentement son chemin. , 1 (1) Voir le «XXe Siècle» du 21 octobre 1916. L'un après l'autre, les grands organes de ses villes se minent à protester contre la violation de la neutralité belge par l'AllemagneA 'heure actuelle, sauf les gazettes des colonies allemandes ert le trio d'organes inspirés par le propagandiste Erzbei^ger, tous ies grands journaux de la Suisse alémanique ant protesté à leur tour. Le Vaterlan,d. de 'L«ucerne, par exemple, publiait, au printemps de cette année, un très judicieux article dont voici quelques passages significatifs : « Il s'est passé dans cette guerre, des faits qui touchent à un tel degré les intérêts et les sentiments les plus sacrés de notre pays et de notre peuple, qu'on ne doit pas permettre d'ordonner le silence à ce sujet. En écrivant cela, je pense en toute première ligne à la violation de la neutralité belge. » Nos confédérés romands nous font souvent le reproche, à nous, Suisses alémaniques, que nous n'avons jamais osé exprimer notre désapprobation de cette violation, et que celle-ci trouve même des défenseurs en Suisse alémanique.Cette appréciation est indubitablement fausse. Nous, Suisses alémaniques, sommes absolument de la même opinion que nos Confédérés romands au sujet de la violation de la neutralité. Nous la déplorons et la condamnons, et nous éprouvons une vive sympathie pour le peuple belge, victime de cette violation qui restera une tache sur le blason de l'Allemagne. Je suis absolument oon-vaincu que la grande majorité de la population suisse alémanique partage cette opinion. Com-mont pourrait-il en être autrement? Le respect de la neutralité est pour la Suisse une question d'existence. C'est clair, et si j'ai tenu à cfter quelques extraits de cet article, c'est qu'il résume vigoureusement 1a pensée de toute la Suisse indisiL-nctemetot. Au cours de quelques excursions faites cet été dans divers cantons de l'Est, j'ai eu -souvent l'occàsiion de m'entre ténia- de ce suj-et avec pas mal de gens. Si, en 1915, ils croyaient difficilement à la destruction de Louvain et aux circonstances particulièrement, atroces dans lesquelles elle eut lieu, à cause précisément de l'éraor-mité dies crimes dont se rendit coupable la soldatesque allemande, il n'en est plus de même aujourd'hui. Le temps est un grand travailleur, grâce auquel l'œuvre de vérité et de justice se fraie lentement, mais sûrement, son chemin. Si cette œuvre de vérité e!t de justice a quelque peu tardé à produire ses effets chez nos confédérés de la Suisse alémanique, ce n'est pas par raison de sympathie, car on ne peut prétendre que les Suisses alémaniques aient un penchant exagéré pour ou contre l'Allemagne. Mais ils avaient ptine à admettre que cette Allemagne, « qui semblait avoir élevé son peuple dans une ireii-leurs croyance de lui-même », selan l'admirable expression die M. Church, .ût < arable de crimes, dratrocitês qui; lorsque ces actes avaient l'Arménie pour théâtre, soulevèrent les protestations et l'intervention de cette même Allemagne, « au nom de l'humanité »... Si l'œuvre de justice et de vérité fut peut-être plus longue à s'accomplir en Suisse alémanique, il ne faut pas oublier que par son habile « organisation » d'agences à la Wolff, de fausses nouvelles partout répandues et de démentis débités avec le calme d'urne conscience sans reproche, l'Allemagne a p-u tromper quelque temps des voisins surpris par les événements. Mais leur espi it solide et droit a bien fini par retrouver la vérité. Mes confédérés se méfient maintenant des journaux et accueillent la littérature d'Outre-Rhin avec un scepticisme absolu.Rien ne leur a mieux prouvé la culpabilité de l'Allemagne que la publication des fameux dossiers de Bruxelles. « Qui s'excuse s'accuse », ont-ils dit en les lisant. A ce scer)t:cisme est venu bientôt s'ajouter un dégoût prononcé pour les procédés de propagande allemands. Notre poète Cari Spitteler s'écriait, à Zurich. aux applaudissements d'un vibrant auditoire : « Après coup, pour se blanchir, Caïn jugea bon de noirc'r Abel. Fouiller les poches je !a victime pantelante pour trouver d^ doeuîp nts m^ pa.rall uin^ aberration du ers- moral. Egorger la viètime était plus que suffisant. La vilipender ensuite, c'est - rop. » En mai 1915, le gouvernement allemand oublia son fameux Uvre hlanr Ce docu-o -ni pouvait être feuilleté dans Irs amba?--r,des enn?! ts allemands -n Sui?«e. On "n vit nulle p-art ailleurs la publioation teï&e qu'elle aurait dû avoir lieu, .si les fa.ii? qui forment la matière de ce Livre blnnr avalent rc- 'étu un semblant de vérité: Otte façon d'inviter le putoHc à vernir consulter ■e document chez les représentants dinlo-mati^ues de l'Alli-magne, ? le-peu de publicité aui fut fait pour mettre les pièces de l'acte d'accusation a-ttemand à la portée de tout le mande, dénotent bien enroue ici les ma,-.œuvres germnn'qués. Iourd/es, maladroites, d'une suffisance pédante, d'une con-nd an ne orSueiïïe.r*se. I/irsque l'on est fort son dînait, comme le gouvernemiena/f ililemand prétendait le démontrer au moven [ de ee document, mn ne crar'jrt p-as la lumsène:' | on étale les faits au grand-jour, on donne à <v\s preuves la publirlté la plus !ar"e\ M-M3 on ne d-'t pas à toute 'me nation neutre » Voûis pouvez wnr'r dans nos amba»;. sftdès. dans nos eorisuliats, vérifier 'es nreni-de nos nemsations cnntre la Relsique ». En n;v»cédant l'Aremaffiie romotait ! surië peu d'emp «essemont qne m-aroueraient | ponubt'ons neutres ?i se rendre h utip ' t^.iip inv'tatiort : ma's elle ne pensait nas fm'une telle manoenvre oWiemdirait un résultat tout juste opposé, car un tel procédé est œ insolence de plus à l'égard des nations eutres. Il m'a été donné de démontrer paies faits, au cours de mes conférences sur .ouvain, en Suisse, le peu de valeur d'un eJ document, de mettre en lumière les in-Taisemblances quïl contient, de prouver usqu'à quel point ce Livre blanc fausse 'Histoire, et il n'est pas téméraire d'ajouter pue chacun a conclu avec moi que ce doou- Q nerat n'est qu'un chiffon de papier. Lèadmirable réplique publiée en mai 1916 >air le Gouvernement belge : Réponse au Àvre blanc allemand, a levé, chez les neu-res, les derniers doutes qu'ils pouvaient inoore concevoir à l'égard de la sincérité allemande. Si, aux premiers jours de la guerre, une li mrtie de l'opinion suisse s'est laissé trom- 0 >er, on peut d'ire aujourd'hui que les AUe- ? nands ont cassé le ressort. Leurs manœu-vres lourdes, leur insistance pesante, leur 1 propagande maladroitement acharnée, leurs ? tentatives die chantage, les trahisons qu'ils 5nt vouto essayer de faire perpétrer, ont . aiuvert lçs yeux à tous ceux de mes compa- ° triotes qui avaient de la pe'ne à voir dans les buts de guerre de l'Allemagne une me- , n,ace à neutre liberté et à notre indépen- . clance. Ceux qui avaient de la peine à ad- c mettre que la soldatesque allemande — dont [ on nous avait tant vanté la discipline — fût i capable des forfaits que lui reprochent ses y viestimes et le monde civilisé, ceux-là ne se font maMemaint plus aucu»ne illusion. t (A suivre.) AllSert FUGLI3TER. • t — 4L ■ -y c Cous les Boches ! se ualent c »o« I 1 90 0/0 Ses socialistes, et parmi enx les plus ! ardents partisans de Lietikneciit, sont annexion- < nistes, dit on député socialiste allimanfl. t Catholiques, radicaux, socialistes, tous les j Allemands se valent, avons-nous écrit plus ^ dune fois ici pour mettre tous nos compatriotes en garde contre des illusions dange- ] reuses. ] Au document que nous avons publié, il y. a deux jours, touchant l'état d'esprit du cfei gé catholique allemand, joignons-en un qui ne nous édifiera pas moins sur l'état d'esprit des socialistes d'Outre-Rhin. Celui-ci est extrait de la « Taegliche Rundschau » qui reproduit elle-même une feuille socialiste boche : <i La pétition de paix, dit le socialiste Lelmpeters dans le G:l«cke (la Cloche), pourrait faire croire que les socialistes allemands sont des adversaires résolus de toute annexion. Rien n'est plus faux. » J'ai l'occasion de causer tous les fours avec des camarades du parti et « presque n tous sans exception » son t annexionnistes : LES PLUS ARDENTS PARTISANS DE LIEBKNECHT EUX-MEMES NE VEULENT RENDRE NI LA BELGIQUE NI AUCUN DES TERRITOIRES QUE NOUS OCCUPONS. Si les annexions dépendaient des membres de notre parti, on en trouverait 90 % pour les approuver. Tous ceux qui reviennent du front voteraient POUR sans s'inquiéter si une telle décision serait con forme aux » principes » et au marxisme. » Et si, malgré des déclarations aussi édifiantes, on voulait à tout prix faire état de déclarations comme celles des kamerades Scheidemann et David, nous renverrions aux commentaires dont les entoure un journal certes peu suspect puisqu'il s'agit de la socialiste « Humanité » de Paris : « Si le Reiohstag allemand, — écrivait ce jour, nal dans son numéro du 19 octobre, — était un parlement possédant des droits parlementaires il faudrait évidemment accorder plus d'importance aux différentes déclarations Mais quelles que soient les déclarations faites au Reichstag, elles n'ont qu'une valeur d'information sur les désirs des partis. » L' » Humanité » ajoute que les journaux français qui ont pris Soheidemann au sérieux «connaissent mal ce qui se passe en Allemagne et que l'influence des social-demo-krates leur semble bien plus grande qu'elle n'est en réalité. » Le journal socialiste cite oncore l'avis fort intéressant d'un journal socialiste d'Outre-Rhin : « Un journal socialdêmocrate allemand, la « Leipziger Volkszeitung », dans son numéro du 14 octobre, en partant du discours de Scheidemann, dit que le chef des majoritaires n'est pas ■rJhancelier, que ses déclarations « ne convaincront pas l'opinion publique qu'il est l'homme de confiance de Bethmann-Hollweg ou que ses buts de guerre sont ceux du chancelier de l'empire », et que par suite ces déclarations « n'ont nullement 1 importance que la presse de la droite socialdérooorate voudrait leur donner ». L' « Humanité » remarque encore qu'à Ja dernière séance du Reichstag, Scheidemann et David oni^été plus acharnés que n'impor-le quel leader des partis bourgeo s à disculper l'Allemagne de touie responsabilité dans les origines Se la guerre.. « Oh-peut dire,î conclut le journal social le parisien, que de tous les orateurs qui ont pris la parole à la grande séance du Reichs-, !ag, les deux <'hefs majoritaires ont joué le rôle le plus triste. » La vérité, c'est que tous ces gens sont hoches et qu'ils font avàhf tout leur métier rie floche. • A nous de ne pas nous laisser prendre plus à leurs rouerie s qu'à leurs maladresses.—o— PLUS DE RAPPORT AVEC LES BOCHES Bains le « Beiajische Standaard » du 19 octobre un prêtre flamand qui fut avant la guerre parmi les aoôtres les plus dévoués du syndicalisme chrétien à Bruxelles repousse lui aussi avec énergie l'idée de reprendre après la guerre des rapports avec les Allemands oui faisaient partie du nar "» "rnt svn^Cal chr;-Men international C'est là. on peut en être sûr, la volonté de la masse dos syndicalistes chrétiens bel-; g-es et les syndicalistes chréf'ens allemands i ont pu s'en convaincre deouis deux ans j par des expériences qui ne leur laissent aucune de leurs illusions'. Le travail forcé en Belgique Quelques détails sur les dernières déper- e tations de Gand. — Nouvelles menaces j de travail obligatoire. — La garde I civique serait convoquée en cas ' d'émeutes I... Le « Telegraaf » publie de nouveaux détais sur la déportation récente de deux mille ouvriers gantois en Allemagne. En prévision ae la résistance de la population, l'autorité allemande avait amené sur place une force de cavalerie. En fait il v eut peu d'incidents sauf dans le quartier Maritime où les cavaliers boches eurent à intervenir. Les personnes déportées appartiennent dans leur immense majorité à la classe ou- ' vi'ière • il y a cependant parmi elles quel- : ques fonctionnaires et des étudiants. Les ■ Allemands les avaient concentrées en différents endroits de la ville. Avec chaque -groupe de vingt-cinq hommes les Allemands « réquisitionnèrent » une femme pour faire leur cuisine et tenir leur baraquement en bon état. On ne sait pas encore où ces malheureux ont été envoyés. Nous avons signalé dans une de nos éditions d'hier une nouvelle proclamation de von Bû'ssing faisant prévoir de nouvelles déportation Aux termes de cet arrêté, toute personne apte au travail peut être astreinte à travailler en dehors de la localité où se trouve son domicile si elle se trouve obligée de recourir aux œuvres d'assistance, soit pour elle-même soit pour les personnes oui dépendent d'elle « pour cause de jeu. d'ivress» de fainéantise ou de chômage ». L'article 2 de l'autorité stipule que tout habitant oeut être mis dans l'obligaion de prêter assistance, même en dehors de la localité où se trouve son domicile en cas d'accident, de danger omelconque pour la communauté, de calamité publique. En cas de refus on l'v contraindra. L'article 3 menace d'un emprisonnement de trois ans au maximum et d'une amende allant iusqu'à 3.000 marks ceux qui refusent de travailler conformément aux stipulations de l'article 2. Les iusrements seront prononcés par les chefs militaires des territoires occupés et par les tribunaux mili-1 taires. En cas de soulèvements et d'émeutes, les . Belsr-es oenvent être appelés à les réprimer qi le gouverneur inge utile de convoquer dans ce but la carde civioue. Voilà dans touie sa beauté 1' « organisation n allemande appliquée à l'esclavage ! Lis derciers efforts des Allemands es Afrique LE SÉNÉGAL TOSEEER EST DÉJÀ A 63 KILOMÈTRES À0 CELA DE TABORA La dernier communiqué britannique si-ggialfi de nouveaux progiès du général Tom-beuir à l'Est de Tabora ; les Allemands se concentrent vers Mahengé, où les forces alliées lés entourent de tous côtés : « Les dernières opérations du lieutenant général Smuts ont été engagées dans le but de rejeter dans la vallée insalubre du Rufitji, où ràgnet des fièvres, les postes ennemis établis au nord et au sud. » Le gros de ce qui reste des forces ennemies est. enclos dans un territoire réduit au sud-est de la colonie ; tous les ports côtiers de ce territoire et toutes ses approches ste l aux mains de nos forces et de celles de nos alliés. » Le générai Tombeur, commandant les forces belges dans l'Est-Africain, est maître aujourd'hui de tout le tronçon occidental de là voie ferrée centrale depuis le lac Tanga.-nyka iusqu'à Tabora, et sur une longueur de quarante mille à l'est de cette ville. » Lriire Tabora et la nier, les Allemands ont causé de graves dommages au chemin de fer ; ils ont détruit des ponts importants. En attendant l'achèvement des réparations, les Anglais ont organisé un service de camions automobiles. » Au nord de la voie ferrée centrale, il ne reste plus un seul Allemand, et les rivages des trois lacs Victoria, Nyasa et Tanganuka ont ,élé complètement nettoyés. » On estime qu'il reste aujourd'hui encore 1,000 Allemands. .4 l'approche victorieuse des Alliés, ils se sont enfuis à Neu Irinija ; ils sont concentrés actueilrment dans la région marécageuse et insalubre de '<!ahengé Ils y sont cernés par les forces allées. » Pendant ce temps, les journaux allemands s efforcent de diminuer a signification de là vie: >ire belge en prétendant que les troupes allemandes n'ont reculé que devant dies 1 forces infiniment supérieures. Ces vér.t* s ! allemandes né trouvent aucune créance d!'ours que dans l'empire où'règne l'agence Wolff. Nous le prouverons denvt r en-repo, .toisant' un be, art!' le que la Gazette de tau-1 sanne vienrt do consacrer aax victoires belges d'Afrique. Lire en 2« page : La Selgîtfiia n'a presque pas souffert. Les. Allemands tiennent à ê're prêts pour line retraite éventuelle. ' Nouvelles sportives, etc. . l jjji Nos lectevrs trouveront ® ; (| tr<ï?Sîê!Tîe page, toutes /es $ § nouvelles de la guerre et les || dépêches de iadernière h euro ^ La guerre ne connaîtra pas de répit Malgré l'hiver, la guerre ne tombera pas i en léthargie. Les Alliés sont bien résolus i à ne laisser à l'ennemi ni trêve, ni réoit. j Leur résolution est aussi ferme qu'unanime. ■ Le critiqué mliii taire de l'Outro-Rossii, i M. Boursky, déclare que « les conditions cli-matériques dans le secteur sud- du théâtre oriental (diu Pripet aux provinces grecques • iniolusiivement) permettent le développement d'opérations actives même en hiver, et à plus farte raison en automne ». Si l'action répond à la résol/ution prise, le printemps de 1917 verra les nouvelles armées alliées en condition telle que les heures décisives de la guerre sonneront. Il n'est plu® un instant douteux que te bataille de la. Somme va continuer, incessante et implacable. Bapaume et Péronne aujourd'hui, Cambrai et Saint-Quentin demain, sont les objectifs immédiats die cette troupes, une véritable armée peut être tiré?. D'autre part, la Roumanie n en est qu'aux premiers temps de son effort et elle possède une masse de recrutement importante. Si de tels moyens, sont mis puissamment et rapidement en œuvre, — et nous ne pouvons douter qu'il en sera bien ainsi, — une • marche en direction de Nich et de Sofia cessera d'être une lointaine éventualité. Nos ennemis conquirent la Serbie, le Monténégro, la Macédoine et l'Albanie l'an dernier," en octobre, novembre et décembre. Les Alliés seront bientôt de taiîle à tenter une aussi vaste entreprise, premier palier, qui conduira au pinacle de la victoire. *»* En ait tendant, les Roumains, nota seule"' ment résistent ®ur les 500 Isilomè^ras d-a LA RÉGION DE FLORINA-MQMASTIR formidable lutte qui, menée à bonne fin, peut avoir les mêmes conséquences que la bataille de la Marne. Les troupes britanniques vont prendre à cette lutte une part de plus en plus importante, ce que l'accrois-semerot continu de leurs effectifs leur permet aisément Il n'est pas plus douteux qu'un grand effort va être fait en Orient ou il importe que Bulgares et Turcs soient rrus hors de cause. Si les Alliés y veulent mettre le prix, le gain de cette grosse partie ne sera pas douteux. Y mettre le prix, c'est envoyer à Salonique et sur le Danube des divisions en nombre tel qu'une écrasante supériorité numérique soit acquise. Cet effort est possible aux Russes qui disposeront, au printemps de 1917, de deux fois et demi autant de soldats qu'ils en ont mis en ligne au prin- ' temps de 1916. Cet effort est possible aux Italiens qui n'ont guère devant eux, sur 'i 1 frontière des Al-pe.s et de l'Isonra, qu'un demi-million d'Autrichiens. Cet effort es_t possible aussi aux Français si l'armée britannique est renforcée encore sur le front occidental, d'autant que le concours russe et le concours belge y sont appréciables. De l'E-aypte aussi, où l'Australie et la Nouvelle-Zélande continuent à envoyer des leur frontière alpestre, mais y bouscuSafit en plusieurs endroits les colonnes du général von Faikenhayn. Par contre, en Do-broudja, le maréchal von Mackansen, renforcé sans doute par dea unités turques et bulgares, a repris l'offensive, mais Û a été arrêté immédiatement sur tout te front, sauf à l'aile gauche où il a regagné usffé partie du terrain qu'il avait perdu. Ce sont là les vicissitudes inévitables de la guerre de •mouvement et il n'en fautt pas conclure-à •un échec. La reprise de l'offensive de voit. Miaokensen est de -bonne stratégie, puisqu'il importe d'inquiiéfter les Roumains, engagés sérieusement sur leur autre frontière. Reste à savoir si cette reprise d'offensive dispose die te83 moyens quelle puisse ambitionner d'être auitre ebos;* ou'unie démonstration. Au front de Macédoine, les progrès de l'armée serbe resserrent les mailles du filet jeté par les Alliés au sud et à l'est de Mo-nastir. Toute progression des Serbes menace les défenseurs bulgares postés lans les tranchées en avant de cette vitte d'un» prise à revers et d'urne rupture de ieur Maison avec leur gauche. C'est ce qui rend cette poussée serbe extrêmement intéres- Paul CROKAERT. LA GUERRE EN AFRIQUE Avec nos soldats victorieux en Afrique allemande® Un épisode glorieux de la conquête du Riwntia : Le combat de Kato Une troupe ennemie dispersée Le 2 juillet, vers 11 h. 1/4, le major Rou-Ling, qui s'est installé à Kato, sur la route de Biaramulo à Busirajembo, apprend qu'une troupe ennemie conduite par des Européens vient du Nord-Est et tente de couper nos lignes dans la direction du Sud-Suu-Ouest, h u avers «a brousse, a 2,5u0 mètres de notre campement. Nos patrouilles l'attaquent aussitôt e. sont renforcées par un peloton sous les ordres du soas-lieute-naait Lindstedt. L engagement es bref et dès la prise de contact le sous-officier Got-zenberg (un Saxon) e.-t tué. Le sous-officier uifiruuer Yohn se rend. Les aulres Emo-;»éeiis les soldats et les porteurs fuient, abandonnant de nombreux colis. No-us faisons quelques nriionniérs indigènes oui nous apprennent auo la colonne dispersée comprenait 9 Européens (dont 2 ■ erm- de-B>iî;i>ba,.2 de Kvaka et 5 de Mabi-ra) 150 soldats ë 300 porteurs, qu'elle était an i-vée prè- die Nânnrembe le 28 ou le 29 uiihL.et qu'elle avait e«su:vé le feu de nos patrouilles. Elle s était pr r pi ta mm en t re-urée dans la brousse, cherchant un passa-' se vers l'Oue-t. avec l'intention de descendre, sur Muanza ou sur Tabora. Elle marri! i dé nv; ; pour chapner à la. vigilance Je no? postes d'observation. Des déserfion* auotidiennes avaient réduit son effectif à 3 soldats et urne centaine de porteurs. De nombreux Euronéefes et soldats, venant de Bivlcoba. de Kamatshuma. un camp à 3 éta^ au sud-ouest du chef-lieu de district, du Kifumbiro et du Karagwe, suivaient à un ou deux jours de ma-che. C'est la colonne principale des Allemands en retraité. Elle est conduite par le commandant Gudowlns. On ramène au camp de Kafo le cadavre du sous-officie>- Gotzenberg et on l'enterre (1) Voir le XX* Siècle des 1G, 17, 18, 19 et 21 octobre.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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