Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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04 september 1917
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s.n. 1917, 04 September. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 15 december 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/gb1xd0s233/
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PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone s Centras 33-04 PUBLICITÉ S'adressèr à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues- à la Seciété Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, gui en a le monopole pour Paris. !§'E QUOTIDIEN BELGE LE HAVRE 28<ei, Rue de la Bourse, 28lef Téléphone ; 64 Belge ABONNEMENTS France...... 2 fr. 50 par mois —- 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sb. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim. Autres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre BgB8ai3Ssai^^,feigBj3gs3aas8gs5isB5^^aMmaiV',mn|W Directeur : Fernand NEURAY LA GUERRE VUE DE LONDRES les compétesces • et IcJParldèsl "(De noire correspondant particulier) Londres, 31 août 1917. L'ajournement du Parlement britan tiique au 16 octobre prochain, après ui gros semestre de travail, a donné à li presse, anglaise et étrangère,- l'occasioi de jeter un coup d'œil rétrospectif su l'activité politique de ce semestre, qui i constitué pratiquement l'ère de débu r du cabinet Lloyd George, créé en dé •ce-mbre 1916. Ce que Lloyd George a fait, tout le mon de le sait, et j'ai eu ici même l'occasioi de souligner quelques-uns de ses actes Ce qu'on a voulu l'empêcher d# faire es moins connu. Mais il est aisé de s'ei -rendre compte. Il faudrait ne rien con naître d'une assemblée délibérante -qu'elle s'intitule le « Soviet » ou qu'elle soit le vétéran des parlements — pou: croire qu'elle laissera, de gaîté de cœur empiéter sur ses prérogatives d'actioi t '(voire d'inaction) ou de recrutement. Ce lui qui voudra le faire s'exposera à êtr< combattu. Et l'Opposition qu'il rencon trera au Parlement aura son reflet dan: la Presse. C'est ce qui se produit aujourd'hui Lloyd George a créé le comité de guerre Lloyd George a fait appel aux concour extra-parlementaires. Certaines appré càations — dont l'inspiration est visiblf tendraient à faire supposer que le co mité de guerre passe son temps à se mêler de ce qui ne le regarde pas, e '.que l'apel aux hommes d'affaires e abouti à un fiasco. C'est là prendre pour la réalité ur dangereux désir. La question du comité de gterre a à peine besoin d'être discutée. Un petit pays comme le nôtre a été fwcê de recourir au même système, poui éviter le atermoiements, l'échange de papiers, les discussions de préséance, les recherches de responsabilités, tout le maquis politico-administratif. A plus forte raison cette centralisation de direction était-elle nécessaire pour un grand peupleicomme l'Angleterre, jouant dans la guerre un rôle chaque jour grandissant, et menacé par une bureaucratie dont la lenteur et la complication éton-iierait certains continentaux, même fôjnc-ïioran aires. T * * Reste la question des compétences. Je vous ai dit ici, sans ambages, que Lord Devonport, comme ministre de l'alimentation, n'avait guère, réussi, et que M... Neville Chamberlain, comme ministre du service national, n'avait pas réussi du tout. Du. coup, on en prend texte pour dire que les spécialistes ne s'entendent pas avec le Parlement, e( que Lloyd George a dû faire machine arrière, confiant à nouveau deux postes vacants à des parlementaires, M. Churchill et M. Montagu. Si les spécialistes ne s'entendaient pas avec le Parlement, cela ne voudrait pas encore dire que le Parlement a raison. Ce que beaucoup de bons esprits reprochent à beaucoup de Parlements, c'est de ne pas s'entendre avec le pays. Mais la question posée est une question de personnes, non de principe. Le Parlement s'entendra toujours avec le spécialiste qui réussit. Or, l'expérience a montré qu'il ne suffisait pas de prendre comme « spécialiste » le président du conseil d'administration d'un ou de plusieùrs grosses sociétés.Il faut choisir l'homme actif, le « managing director », l'âme de l'affaire. Il faut engager l'homme qui connaît son ' métier, qui a mis lui-même la main à la oâte. Voulez-vous des exemples? A Lord Devonport a succédé Lord Rhondda, homme dans la force de l'âge, grand travailleur, connu pour avoir toujours réglé ses affaires lui-même : le prix du pain a déjà décru d'un tiers, et la viande cette . semaine coûte un penny de moins pai livre que la semaine dernière. Faut-il parler de Sir Eric Feddes, petil ingénieur il y a vingt ans, grand directeur de railway avant la guerre, hiei brigadier-général ayant la haute main eur les transports et réalisant des mer-,veilles, aujourd'hui premier lord de l'a-piirauté?Faut-il citer M. Weir, Lord Rother-mere, MM. Rhallys, Sondav, et tous oe>= hommes d affaires actuellement chargés d'intérêts bien plus importants qu'un ministre quelconque du temps de paix, et qui aident nos alliés, c'est-à-dire nous-mêmes, à gagner la guerre? Au fond, ceci ne se discute pas plu0 que la question du comité de guerre Quand on est vingt-trois à parler on n'agit pas. Quand on est dix à ne'pa« connaître une question, on la traite vingt fois moins bien qu'un onzième, qui la connaît. Mai# les hommes politiques mièn-,4 nent sur l'ftau ï C'est entendu. Mais si le mal revient, ' ça ne signifie pas que le remède était mauvais. Ça veut dire qu'il faut en reprendre, ou le faire plus fort. Cessons de parler de l'Angleterre, qui dirige comme elle l'entend ses „affaires ■ de politique intérieure. Mais n'avons-nous pas vu des hommes discrédités l dans 1 opinion publique, pour leur légèreté, pour des fautes commises, conserver dans le Parlement, par leur faconde, par leur entregent, par leur fortune, une situation privilégiée? Ils étaient là chez eux. L'hémicycle n'avait pour eux aucun secret. A quel-' que parti qu'ils appartinssent, ils étaient au mieux avec le Président — et les 1 huissiers. Ils étaient des « pariementai-J res expérimentés ». Ils étaient « de la ■ maison ». !; Chaque fois qu'une crise s'annonçait, qu'une combinaison se préparait, leur nom était chuchoté, mis en avant — au besoin par eux-mêmes. Leurs attri- - butions étaient vagues et variables. Elles i allaient des finances au travail, des pro- • blêmes politiques aux problèmes so-t ciaux.. Un portefeuille : l'omniscience 1 parlementaire ferait le reste. Nous ne pouvions pas nous attendre - à voir la guerre, qui, tout en modifiant - beaucoup d'institutions, a laissé debout " tant de survivances, bouleverser toute • une mentalité collective et assainir toute i une atmosphère. Les politiciens de car- - rière se défendront. Mais la carrière de-î viendra difficile, les responsabilités lour- - des, les concurrents redoutables — et >' les compétences qui nous auront fait gagner la guerre nous aideront, soyez-en . sûrs, à organiser la paix. CUTT. , I --WVVVV-—■—ï ; Le mécontentement ! chez les Wallons de Prusse » " ■ _Ce mécontentement est réel, puisque la Koelhische Volkszeitung elle-même l'a reconnu dans son numéro du 8 août. : « Au début de la guerre, écrit ce jour-. \nal, la population du canton de Malmédy avait affirmé son, patriotisme avec la plus généreuse abnégation. « De nombreux enfants des villes furent largement hospitalisés. Les souscriptions aux emprunts de guerre étaient exemplai-> res. En ces derniers temps Vaigreur contre . les autorités a grandi, quoique ecclésiastiques et instituteurs éclairent la population.« Cette aigreur se remarque aussi Mont-joie et dans les environs, encore qu'il existe Id des comités locaux qui servent d'intermédiaire entre Içs habitants et les autorités. » Quand la population wallonne de Mont-joie et de Malmédy, — écrit le Belgisch Ddgblad à -qui nous empruntons cet inté-, ressant entrefilet, — apprendra la vérité, elle demandera elle-même sa séparation d'avec la Prusse, qui l'annexa au mépris de tout droit. rJ. -<VVVWV " . L'jMenjape i)e tiepfc pa? à ètFe dén)0SFali|ég La Koelnische Zeitung l'explique une fois de plus dans un article' qui ne manque pas d'intérêt. Citons-la d'après un extrait que le Times a reproduit dans son numéro du 31 août : Nous, Allemands, nous ne nous laisserons pas plus éblouir que ne le firent nos aïeux, par les institutions anglaises. Nous savons que l'Angleterre, à Ici veille de la guerre, se trouvait bien plus près {Le la guerre civile que les gens ne se l'imaginent aujourd'hui. Le mouvement gréviste anglais a cessé d'être une simple lutte en vue d'une amélioration sociale ; il a un caractère révohitionnaire sérieux. L'Etat allemand, au contraire, n'a jamais été dans le moindre danger d'une guerre civile, et il est bien garanti contre ce péril. Nous ne pouvons manquer d'apprécier certains avantages du système anglais. Môme l'Allemand peut approuver la solidité des institutions anglaises qui ont leurs racines dans la ténacité de la race, mais sont aussi justifiées par l'isolement d'une lituation insulaire. Quand, d'ailleurs, on tente de nous représenter les institutions (inglaises comme un modèle à imiter, nous nous rappelons que les graves défauts du i système anglais se sont aggravés en dépit du parlementarisme, tandis que les avan-, tages de notre régime se sont développés ] comme un résultat immédiat de notre organisation gouvernementale, monarchique et vigoureuse, des traditions suivies par nos fonctionnaires, et des qualités de nos procédés d'éducation. Quoi que nous ayons souffert à cause de notre situation géographique désavantageuse, compte conséquence de notre apparition tardive dans la politique tnondiale et à la suite des erreurs de nos hommes de gouvernement, néanmoins toutes les obligations de l'Etat ont été accomplies en ; Allemagne mieux que partout ailleurs et notre pouvoir de résistance en tant qu'Etat a été le plus élevé qu'ait jamais montré une puissance quelconque. ■ ■ WVVW L'engagement naval du Juiland Londres, 3 septembre. — On maùde de Copenhague : Cent marins allemands appartenant aux quatre dragueurs de mines coulés par des torpilleurs britanniques ont été amenés à Ring-Kjonbing. Ils seront probablement internés en Danemark. Deux d'entre eux essayè-. rent bisr de .s'enfuir, mais ils îui&ttf sentis. LES RUSSESJÉVAGUEHI RIGA Far la défection de plusieurs régiments, toute la 12e armée est forcée de battre en retraite " 1 ■ Officiel. Rétrograde, 3 septembre. A l'Ouest de Riga, sur la rive gauche de la Divina, nos troupes se sont retirées dans la matinée du 2 septembre vers la ligne Bildellingshof-Medèm-Dalen. Dans la direction d'Ixkull, sur la rive nord de la Dwina, les Allemands, au cours de la journée du 2 septembre, ont mené des attaques acharnées sur le front Stamitermougor-Striptz-Lausin ; vers le soir, l'ennemi a réussi à forcer nos positions dans le secteur Melmouguere-Stripte. PLUSIEURS DE NOS REGIMENTS ONT ABAIî'HQ'tffiE V'OLON'l "ÀiREiiÊfâT LEURS POSITIONS ET NOS CONTRE-ATTAQUES N'ONT PAS REUSSI. EN RAISON DE LA SITUATION SERIEUSE DU SECTEUR DE RIGA, NOUS AYONS DONNE L'ORDRE D'EVACUER CE DERNIER. Sur le reste du front, fusillade plus intense dans la direction de Wilna. FRONT ROUMAIN. — Dans la direction de Foscani, au cours de la journée du 2 septembre, l'ennemi ayant attaqué les positions roumaines dpns la région de Warnitza, a été rejeté avec de grandes pertes. Sur le reste du front, fusillade. Aviation Dans la région du Bas Zeroutch, un aviateur français, le lieutenant Lakman, a a abattu en flammes un ballon captif. NOUVEAUX DETAILS SUR L'OFFENSIVE ENNEMIE Petrograde, 3 septembre. L'offensive- allemande sur le front de Riga a commencé le 1er septembre, à 7 heures du matin, par une attaque des positions d'Iksikull, après une préparation d'artillerie qui a duré quelques heures. Les troupes russes qui défendaient la Dvina se sont repliées. Les Allemands ont réussi à jeter deux ponts près d'Ikskull pour passer la rive orientale cle la Dvina. L'infanterie russe, malgré une brillante actoin de l'artillerie qui a détruit un des ponts de l'ennemi, n'a pas pu arrêter la poussée des Allemands. L'ennemi en a profité; il a développé rapidement son succès et a commencé à progresser vers le nord. Les contre-attaques russes ont échoué. ! iiUTE LA 12» ARMÉE RUSSE- BAT EN RETRAITE, BRULANT TOUT DERRIERE ELLE Genève, 3 septembre. Le bulletin allemand de cet après-midi annonce dans les termes suivants la poussée dans le secteur de Riga : Après une soigneuse préparation d'artillerie, les divisions allemandes ont, dans la matinée du 1er septembre, franchi la Duna de part et d'autre de Uxkull. Un vif bombardement par l'artillerie et les lance-bombes avait précédé le franchissement du fleuve par l'infanterie qui, après un court combat, a pris pied sur la rive norcl. De vigoureuses attaques ont rejeté les Russes, sur les points où ils ont opposé de la résistance.Les mouvements de nos troupes continuent et se développent méthodiquement. Sous l'effet de notre avance, l'ennemi a abandonné ses positions à l'Ouest de la Duna. Là encore, nos divisions progressent en livrant des combats aux arrières-gardes russes. De longs convois de toutes sortes couvrent les routes qui partent de Riga et se dirigent en toute hâte vers le Nord-Est. Les localités et les fermes en flammes marquent le chemin de l'aile occidentale de la 12" armée russe, qui bat en retraite. les tÈiins an les Finis .uu FRONT BRITANNIQUE L'artillerie allemande se montre très active au oord d'Ypres Après-midi. L'ennemi a fait la nuit dernière, à la suite d'un violent bombardement, une troisième tentative d'attaque sur nos postes avancés au Siui-Ouest d'Havrincoui t. ,11 o été de nouveau repoussé. Un coup de main exécuté avec succès hier au Sud-Est de Monéhy-le-Preux nous a permis de sufprendré complètement l ennemi et de lui enlever dix-huit prisonniers après avoir détruit ses abris et ses mitrailleuses. _ . Soir. Un détachement ennemi qui tentait ce matin d'aborder nos lignes au. Sud-Ouest de La Bassée a été rejeté par nos feux avant d'avoir pu y parvenir. Grande activité de l'artillerie allemande au, cours de la journée au Nord d' Ypres. Nos aviateurs ont jeté la nuit dernière, arec d'excellents résultats, plus de trois tonnes de projectiles sur les aérodromes ennemis. Un appareil allemand a éic abattu en combat aérien et un second contraint d'atterrir désemparé. Un des nôtres n'est pas rentré. (Nos lecteurs trouveront le communiqué français en 2e page.) - -—' "" ùmmeaf tes Bêches îmhnt les Flamands qui ne veulent pas trahir NOUVELLES MESURES DE® RIGUEUR CONTRE ALFGNS SEVENS Nous recevons du frère de l'écrivain flamand Allons Sevens la, lettre suivante qu'aucun Belge ne lira sans émotion : « Monsieur le Directeur du XX0 Siècle, J'ai l'honneur de. porter d voire connaissance que mon frère Alfons Sevens, le littérateur flamand de Gand, vient d'être victime d'une nouvelle mesure de rigueur de la part des Allemands. Cette fois-ci il est déporté au camp de Havetberg (Brandebourg).Mon frère est parti le 28 juillet 1915 pour purger 110 joxirs de prison en Allemagne. Ne voulant pas se soumettre aux conditions de libération, il a été maintenu en capli- ■ vite d'abord à llolzminden, puis à Celle-Schlopz et finalement à Havelberg. La longue captivité et les mesures de rigueurs prises à l'égard de mon frère qui ne veut pas trahir la cause de la Patrie commune, ont fini par miner sa robuste santé, » Nous envoyons à ce héros l'hommage de notre admiration émue et nous formons le vœu que la victoire vienne bientôt le déli- : vrer de l'oppression de ceux qui ou» fait .tanJt de raal à |.on chêR pays., AU FRONT BELGE ^ Nos aviateurs mitraillent ies tranchées ennemies - Lutte de bombes Pendant les journées des lsr, 2 et 3 septembre, action habituelle d'artillerie particulièrement intense devant Ramscappelle et Dixmude. Une vive lutte de bombes s'est livrée le 1er septembre au Nord de Dix- ; mude. t, Nos avions volant à faible altitude ont . mitraillé les tranchées ennemies au Nord de Dixmude ainsi qu'un convoi automobile < arrêté vers Beerst. ( —-—" -^wtevw—■■■ « | Lire en quatrième page : ï LA ViE MlLSYAiftE i ( •' ' 'VWWV-— rf J u iiuuE ; EXECUTIONS ET ARRESTATIONS FONT RAGE Fa.lkenhausen-lc-Rouge tient,décidément, à dépasser en férocité ses prédécesseurs, de lugubre mémoire. Les nouvelles qui nous viennentBde Belgique ne parlent que d'assassinats et d'emprisonnements. Nous avons annoncé ies condamnations de Hament : le bourgmestre, M. Keunen, et deux prêtres, les abbés Ballings et Musch, ont été Condamnés à mort pour - espionnage ». Trois ouvriers du même village ont été jetés en prison et les deux fils du bourgmestre, sa sœur et cinq infirmières ont été arrêtées sous des préventions similaires. Les Nouvelles annoncent que deux habitants de Courtrai, Achille Coegne et Maurice Hofman, ont été condamnés à mort en cour martiale et exécutés. Un brave, un simple ouvrier, Wauters de Gemmenich, a été fusillikil y a quelques semaines en Allemag.na^pa femme est encore incarcérée à Liégé. Vers le 15 juin, a été fusillé à Bruxelles, le nommé Lucien Decamps, teno.ncier d'un café, chaussée de Louvaini; sa femme a été condamnée'à 10 ans de travaux forcés. Le 24 juillet, à Bruxelles, les Allemands ont encore fusillé 19 personnes dont un Français- ds 17 ans, fils d'un régisseur de théâtre. y=S ARRESTATIONS A Liège, on a arrêté deux sœurs grises, i deux obiats et le vicaire de Saint-Barthe-lemy, ainsi qu'un sieur Paulus. M. Deckers, de Montzen, est prisonnier à Liège avec toute sa famille. Mme Straat, Mme Keutclienne et le frère de cette dernière, de Welkenraedt, sont également arrêtés. Au. début de mai, 200 à 300- jeunes gens , de Bruxelles ont été déportés en Allemagne.M. Arnold Faven, fonctionnaire au ministère des Sciences et des Arts, a été arrêté en même temps que MM. Dupont et Verlant et deux autres fonctionnaires démissionnaires, M. Camille Liégeois, fonctionnaire, a été déporté également. 1 L'Echo belge annonce que le docteur De- { inets, le réputé oculiste anversois, a été ar- t rèté par }es Boches eu son domicile de c l'avenu^ des Art», U LES FÉLONIES D'ATHÈNES Le lai fl'iii rëTÉtioii La révolution grecque, entre les mains fermes et habiles'de M. Venizclps, est bien terminée. Le grand ministre vient d'en publier le bilan. Il est effarant. Sous forme de livre blanc, le gouvernement athénien a fait connaître au monde les tractations honteuses' de l'ex-roi Constantin, digne beau-frère du Kaiser. Rien n'y manque : ^ louches opérations financières, comme ce prêt secret et non constitutionnel • de 80 millions obtenu de l'Allemagne; trahison, a comme cet abandon de Cavalla, partie du 3 territoire national; hypocrisie, comme-ces % protestations cauteleuses pour surprendre a la bonne foi des Alliés; félonie, comme ce ' refus d'exécuter le traité signé avec la 0 soustraction de documents aux archives de t traction -de documepts aux archives de l'Etat. Le îivr-e blanc nous apporté enfin la * preuve que le roi de Grèce était de connivence avec l'Allemagne et la Turquie en août 1914, lorsque Constantinople. re- > cevant le « Goeben » et le « Breslaui », re^chinait son intervention dans la guerre. 1 Da même pour la Bulgarie : Constante - connaissait, un an avant l'entrée en ligne de ce pays, le traité qui le liait aux em-pires centraux. L'intérêt de la Grèce et » les rancufnes nationales ne l'empêchèrent a pas d'agir au détriment de ses alliés et au t profit des ennemis de son pays. La nausée que ces révélations doit sou-u lever en Grèce convaincra l'ex-roi Cons- 1 tantin de la vanité de ses espoirs de re-e tour-. Et elle sera pour le jaune roi Alexan- * dre une leçon profitable, espérons-le . Au reste, M. Venizeios le lui a dit crûment.;. Répondant h des députés républicains, ■_ M. Venizeios a prononcé, en pleine Cham-j bre, les paroles suivantes : 2 « L'expérience que nous faisons avec le " roi actuel esit sûrement notre dernière. " D'elle dépendra le maintien du régime, s ou l'étahlisement de la république. » e e C'est là sans doute un langage qu'aucun ministre n'a jamais tenu. Alexandre s Ier est averti, p " * 4 e » * La Chambre a écouté avec indignation ' les révélations que lui ont apportées M. Politis, le ministre des affaires étrangères, et M- Venizeios. Le premier a justifié la situation cle la Grèce vis-à-vis des Alliés, le droit des Puissances Protectrices de la Constitution grecque, et l'obligation de venir en aide à la Serbie. Cette dernière obligation est issue d'un traité formel, au nom duquel, déjà en 1914, la Grèce réclama de la Ser-S bie son appui contre la Turquie menaçante. Sans h-ésiter, la Serbie promit son concours. L'intervention de 1a. Grèce, aux côtés des Alliés en cette guerre, est donc une obligation morale, et conforme à l'in-térêt de la nation. « Plus un pays est e petit, plus il doit être soucieux de son t honneur, plus il doit se garder se porter à cet honneur un ccup aussi grave que la violation d'un traité », a dit M. Politis aux ■t acclamations de la Chambre d M. Venizeios ensuite a parlé pendant e six heures. Son discours, magistral, pondéré, est uri chef-d'œuvre d'éloquence poli-, tique, n est un .long commentaire du livra blanc; toutes les preuves, toutes les réfutations sont appuyées sur des documents authentiques .C'est un réquisitoire infamant contre l'ancien roi. C'est la preuve 'qu-a si, à Athènes, Constantin régnait, le * baron Schenk gouvernait pour Guillaume II- De là l'espionnage, les trahisons, la mauvaise foi, les soustractions de fonds qui sont la marque de fabrique de la politique allemande. Constantin a, de sa couronne, payé, trop légèrement, oe banditisme. 11 reste en Grèce ses aides responsables. A ceux-là .on va demander des comptes. La ^ Chambre grecque, après avoir approuvé toute la politique de M. Venizeios, a dé-li cidé de poursuivre devant une haute cour e les ministres prévaricateurs . Maintenant que sortlra-t-il de cette ré-s volution pour les Alliés? Il ne faut pas se i, bercer d'illusions : le mal fait par Cons-tantin eit sa bande est grand. L'armée est r divisée-, désorganisée; les finances sont épuisées et les ravitaillements difficiles, é Une coopération) active est improbable, du >; moins pour l'instant. Mais c'est pour l'ar-é rnée de Saloniquo la sécurité sur ses derrières, le ravitaillement aisé par les che-mins de fer de la Grèce, que les convois des Alliés pourront traverser au lieu de 't contourner; c'est le danger des sous-marins réduit à un minimum, et c'est enfin s la suppression des bases clandestines des !~ îles grecques où, avec la complicité du gou-vernement. les pirates se réapprovisionnaient. C'est enfin et surtout une victoîre '' morale. n Le» Allemands ne se sont pas fait faute é de comparer la Grèce à la Belgique. L'histoire comparera leurs souverains et aux s félonies d'Athènes elle -opposera toujours [l la loyauté du Roi qui sacrifia tout au i*es-fi pecit de la parole donnée. — P. LIRE EN 2° PAGE : Les Ech03 } r En Suisse neutre ; Le Pape, M. Wiisan et ta paix j t Les préparatifs de retraite dans Flandres. S — ■ ■ —■ Lâ CHASSE AUX ESPIONS Bordeaux, 3 septembre. Le nommé Albert Mees, 51 ans, domicilié autrefois à Bruxelles et depuis la guerre à St-Sébastien, entretenait des in-■- telligences avec le consul allemand dans e cette ville. Arrêté en France, Mees a été .condamné aux travaux forcés à, perpétuité. Lis mMis aillés êt lapre Nous avons reproduit hier le texte de lâ déclaration où les socialistes « majoritaires » anglais, belges, français, grecs et italiens présents à la conférence de Londres viennent d'exprimer leurs sentiments au sujet de la paix et de la guerre. Nos lecteurs en auront discerné sans peine les mérites et les faiblesses soulignés, très justement par le Temps et le Journal des Débats -clans des articles dont nous avons signalé les passages essentiels h. notre revue de presse. -Nous, nous réjouissons de voir les signataires de ce document opposer aux nuées du Soviet l'affirmation des responsabilités de l'Allemagne et la proclamation du principe des réparations et des désannexions dont la Belgique pourra tirer parti pour sa restauration et sa sécurité. Sans doute, trouve-t-on encore dans certains passages de cette déclaration, l'un ou l'autre sacrifice à des formules périmées et à des illusions démenties par l'événement. Beaucoup de soldats auront-tila pu réprimer un sourire désabusé en voyant proposer à l'Entente « le magnifique exem- . j pie de la Russie nouvelle » immédiatement, après l'énoncé d'un beau programme que' peut seule réaliser la victoire des armes ? Nous croyons nous rappeler qu'à son retour de Russie, M. Vandervelde affamait volontiers que la démocratisation de l'armée russe n'aurait que des effets salutaires et qu'après un malaise passager nous assisterions à des miracles. Le succès de l'offensive de Broussiloff parut alors justifiée ces espoirs, mais depuis lors ?... Cette indulgence excessive pour des erreurs si funestes n'a pas désarmé le so-vietisme de Russie et d'ailleurs : ia déclaration signée par MM. Vandervelde, Da Brouckère, Renaudel, Thomas, Hender-son, etc., n'a pas obtenu l'adhésion des « minoritaires ». Vote singulièrement édifiant et digne de celui où 53 délégués repoussèrent la motion de M. De Brouckèrc demandant qu'on ne .consente pas à parler avec l'ennemi avanj qu'il ait évacué la Belgique. 28 délégués 'seulement votèrent cette * motion et '10 sa» réfugièrent, dans l'abstention. Ce résultat a été célébré par les compères de E. D. JVIorel comme un succès pour la Conférence de Stockholm. Succès mathématique peut-être, mais rien ne peut mieux justifier toutes les défiances contre Stockholm que les débats et les votes de Londres. C'est pourquoi les patriotes des pays alliés ont lieu de se réjouir d'une dépèche de Stockholm annonçant que la fameuse conférence est de nouveau ajournée. M. Camille Huysmans avait cependant proclamé que ce concile s'ouvrirait coûte que coûte le 9 septembre. Que les Alliés qui ont osé lui infliger cette déconvenue tremblent. — . Stylo, —i . ■ ' t-VWVV— m FRONT BRITANNIQUE La ciiipMae aie Ce qu'a accompli i'avialioa chez nos Alliés (De noire envoyé spécial) Les communiqués britanniques, en donnant à peu près journellement le nombre des avions allemands abattus, des avion» anglais non rentrés et le poids total des bombes lancées sur l'ennemi, ne font men« tton que d'une faible partie de l'ouvrage des aviateurs. Pour se faire une idée du travail effectué par la cinquième arme et de. i a. place qu'a prise celle-ci dans les armées modernes, ii faut se placer à un au- . tre point de vue. Du 11 au 1G août, le «flying corps » brî. tann-ique a abattu 90 avions et lancé plus de 25 tonnes de projectiles. C'est fort bien-Mais il a fait autre chose encore. Au cour^ de la même période, les appareils cl.e re. connaissance ont pris plus de 2,500 photo* graphies. Les observateurs d'artillerie <'>nf constaté que 98 pièces en positions avaient été détruites et que 26G autres avaient ékj sérieusement endommagées. De plus, ils ont enregistré 213 explosions et 71 incejv dies dans les dépôts de munitions voisins! des batteries. Le harcèlement des positions allemandes par les avions mitrailleurs s'est opéré -en« dant ces six jours avec un succès marqué. Les troupes aux tranchées et en marche, ainsi que les colonnes de ravitaillement ont été prises sous le feu des mitrailleuses, à pqTtée normale de tir et très fréquemment à moins de 200 mètres. Les Boches, se dispersant pour éviter les pertes, laissaient des hommes sur lt carreau. Des camions automobiles dont le conducteur avait sans doute été tué versaient dans les fossés. Des trains en marche signalés à l'artillerie paœt ies aviateurs étaient pris sous le feu. m |, I plusieurs reprises les artilleurs réussissaient à couper le rail à l'est du train* .1 puis à déchiqueter celui-ci on détail. EXPLOiTS EXTRAORD5MAJF5ES. — LES « AS » BRITANNIQUES Les prouesses stupéfiantes des aviateurs |i| britanniques ne se comptent plus. En volet quelques-unes accomplies pendant cette même période de temps. Un pilote, le capitaine F..., est gravement blessé dans le dos au cours d'un combat au-dessus de Dolernont. Surmontant la. douleur il manœuvre encore de façon à. permettre à son mitrailleur, un simple»; soldat, d'abattre son adversaire. Puis ili j s'évanouit et l'avion descend en vrillé. La; mitrailleur se glisse jusqu'au siège de somi-compagnon, pousse le levier en avant et' redresse la machine. Sur ces entrefaites»:] le capucine revient lui Mais, af'ates^, ,!■ TROISIEME ANNEE. = N° 1046 î_î<È> ÎVtlîlïéï*O ; 10 CGTltiniGS MARDI, 4 SEPTEMBRE 19Î7. » ■ i. - ■" ' 1 1 111. - .. . n, - - - „ -,IM i ^

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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