L'indépendance belge

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s.n. 1917, 13 Juni. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 19 september 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/zs2k64bx9m/
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L'INDÉPENDANCE BELGE ROYAUME-UNI : ONE PENN\ CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE : & CENTS) . ______ _ - -r - , " — —— "" * ADMINISTRATION ET REDACTION: J^SA,?rAMERCREDI 13 JUIN 1917. ( 3 MOIS, 9 SHILLINGS. 5. DANE STR., HIGH HOLBORN, W.C.l. 1 PLACE BOURSE. t ... ABONNEMENTS:] S MOIS, 17 SHILLINGS. -CONSERVATION PAR LE Progki TELEPHONE : HOLBORN 1773-4 TELEPH.: \ 5. E" Ue"te à Londres à 3 h. le mardi 12 JUin. { l AN, 32 SHILLINGS. J LA SITUATION Mardi, midi. Ne pouvant réparer l'échec qu'ils ont essuyé à Messines, les Allemands essaient de le diminuer et même de le nier purement et simplement. Le Kaiser, dans une adresse aux soldats d-e la Garde qui se trouvent sous le commandement du prince Eitel-Fried-rich, affirme sans sourciller que "l'espoir de l'ennemi de passer à travers le mur allemand s'est évanoui grâce à la bra-\oure et à la force de ce mur, qui est constitué par toutes les races allemandes. Derrière cette armée, ajoute l'impérial comédien, se trouve l'armée du peuple allemand. Je suis convaincu que le Dieu des Batailles, qui a toujours été avec nous, continuera de nous soutenir jusqu'au bout. Nous restons fermement résolus à anéantir les buts de guerre de nos ennemis." Hindenburg, de son côté, a adressé à l'Union pour la Paix allemande, à Pots-dam, un télégramme "affirmant sa certitude que l'armée et le peuple, unis dans la main forte de l'Empereur, Roi et Maître, déterminera, contre tout pouvoir sur terre, la Paix que l'Allemagne mérite, afin que cette guerre n'ait pas été livrée en vain." Ainsi, d'un côté, l'Empereur rejette la responsabilité de la guerre sur l'ennemi, dont il faut détruire les visées, alors que de l'autre le maréchal encourage les pangermanistes, impérialistes et nationalistes, qui veulent une paix qui "paie," qui dédommage l'Allemagne pour les sacrifices qu'elle a faits. C'est ce qui s'appelle souffler le chaud et le froid. Nos ennemis jouent la comédie pacifiste pour la clientèle russe et pour les socialistes internationalistes, en même temps qu'ils jouent la tragédie de la guerre de conquête à l'intention des hobereaux, des gros industriels et des expansionnistes de toutes nuances, partisans convaincus et "intéressés" de la guerre à outrance. Pendant ce temps-là, le comte Revent-low, écrivant dans la "Deutsche Tages-zeitung," réclame sans ambages la mainmise de l'Allemagne sur la Belgique, la prédominance allemande en Belgique étant absolument indispensable en vue du contrôle des mers, lequel est à la base de l'avenir colonial de l'Allemagne ! Pour cette même raison, le fougueux comte Reventlow repousse les déclarations du Dr Soif-(secrétaire des colonies), qui considère la Belgique comme monnaie d'échange nécessaire pour le retour à l'Allemagne de son empire colonial! Bref, on le voit, les défaites allemandes sur le front occidental n'ont pas assagi nos ennemis, qui auront besoin de leçons plus sévères que celles qu'ils onî* reçues jusqu'à présent avant dë s'avouer vaincus. Quant à l'image impériale du mur allemand, dont le percement est impossible, elle n'est j51us d'actualité. Le mur boche présente de multiples brèches et il s'effrite un peu tous les jours. Hier, nos Alliés britanniques ont encore écorné les positions allemandes d'une portion de terrain sur un front de 1,600 mètres au sud-est de Messines (Ferme de la Potterie), et nos Alliés continuent de progresser dans ce secteur. Les troupes du général Plumer ont non seulement fait de nouveaux prisonniers, mais elles ont capturé sept canons allemands.Sur le front français, les contre-attaques allemandes diminuent et se réduisent en coups de main plus ou moins importants mais qui, généralement, restent sans résultat. Le maréchal Hindenburg a pu se convaincre que les temps sont passés où, au sacrifice de quelques régiments, il pouvait reprendre les positions perdues. D'ailleurs le fameux maréchal risque fort de perdre sur les champs de bataille franco-britanniques le prestige qu'il avait acquis sur le front oriental, car rf mt jusqu'à présent il n'a subi que défaite ty :nt sur défaite, sans pouvoir faire état du re- moindre succès. le Le dernier communiqué allemand men- ni ol- tienne de violents bombardements enne- lo le mis dans les secteurs belges des dunes et à :d- au sud d'Ypres, ainsi que des tentatives ni )ir d'attaque britanniques repoussées du ni ur côté de la Scarpe. tr •a- Nos Alliés italiens ont déployé une est grande activité dan# le Trentin, où, opé- fo] es. rant entre l'Adige et la Brenta, ils a"tta- R ial quèrent les Autrichiens, qu'ils chassèrent cl pie de la passe d'Agnello et de la plupart le ieu des positions que l'ennemi occupait sur et rec le Mont Ortigara. Au cours de cette ac- n< us- tion, nos Alliés ont fait un total de 512 ré- prisonniers. Sur le Carso, de "nouvelles jr de attaques autrichiennes au sud de Kon- se stanjevica ont été repoussées. p : à Toujours rien du front russe. On an- ^ ts- nonce cependant de Pétrograd que la C er- mission militaire autrichienne venue P1 ais pour négocier la paix, a été arrêtée et c< toi j différents symptômes tels que l'appari-)u-ition de cosaques à Pétrograd indiquent sf ;ne que la situation pourrait bientôt, chants ger. Il est aussi question de prochains 4 changements ministériels, mais il ne ^ tte s'agit là que de bruits plus ou moins P1 ;n- vagues. , P es, La note que le gouvernement britan- . ju- nique vient d'adresser au Gouvernement ^ i et Provisoire à Pétrograd vient renforcer et ; lui ! confirmer celle remise par le Président ^ çne.Wilson. Le gouvernement britannique-: ce donne la preuve de sa parfaite loyauté id. 'et.de sa bonne foi en réaffirmant ses buts ste | de guerre qui concordent avec ceux de ia- la Russie. ips La Grande-Bretagne, tn se déclarant vj de prête à réexaminer et à reviser les ar-des rangements intervenus entre la Russie et de ses alliés enlève d'avance tout sujet de q-et suspicion à ceux qui prétendent que la Grande-Bretagne ne poursuit que des, c( nt- buts égoïstes. q, ;es- En revanche, la note britannique rap- CI in- pelle aux hommes nouveaux qui dirigent la les destinées de la Russie qu'en s'enga- 1' jue géant à libérer les populations opprimées ;ue ils annoncent leur intention de libérer rl ase la Pologne, c'est-à-dire aussi bien la Po- logne qui était sous le joug de l'auto- {' lux cratie russe que celle qui gémit sous le es ra- talon prussien et autrichien. c( :s), La question grecque revient sur le ta- h în- pis, et l'occupation de Janina par les d >ur Italiens ne semble avoir été que le pré-! lude ,à une série de mesures nouvelles n des arrêtées pour assurer la sécurité du n: igi corps expéditionnaire des Alliés à Salo- u jns nique. M. Jonnart, l'ex-gouverneur gé- fi Lies néral d'Algérie, est arrivé en Grèce, ei ter chargé, dit-on, de pouvoirs étendus de d la part du gouvernement français en vue P' lur d'une action concertée de la part des ni os- Alliés. ci iur II est question d'un débarquement des v: ; il Alliés, mais ce bruit, répandu par M. c< Gounaris, n'est pas confirmé et est né P m- sans doute de la présence de navires de ir les guerre alliés dans les parages du golfe P de de Corinthe. • ^ les La plupart des vénizélistes ont quitté u m- Athènes et on signale certains mouve- r( ir. ments de troupes grecques (royalistes). el on Bref, on s'attend à voir les événements rs, se précipiter, télégraphie le correspon- J' le- dant du "Times" à Athènes, et dans ces conditions il n'y a qu'à attendre, ta- La crise espagnole a trouvé une solu- -ui- tion. Seîior Dato a accepté de former un M m- cabinet conservateur, et la presse catho- 0 înt lique voit dans sa nomination une ga- v rantie que l'ordre sera maintenu. ^ >n- La crise politique est donc, pour le mo-au ment tout au m6ins, terminée, mais la c' m- crise fnilitaire, dont l'existence nous a sf es. été révélée, reste apparemment sans so- S1 jue lution, et il est prudent de suivre atten- sc lie tivement le. cours des événements à ce g .'il point de*vue. . d 4-y LES BUTS DE GUERRE BRITANNIQUES Y Réponse du gouvernement à la note russe "Voici le texte de la réponse du gou rernement britannique à la note russi elative aux buts de guerre alliés : "Dans la proclamation au peupL usse, annexée à la note, il est affirmi » II' I I IM 'I I II III aM'.HLTWIfl que "la Russie libre ne se propose pas de dominer les autres peuples, ni de leur enlever leur patrimoine national, ni d'occuper par la force des territoires étrangers." "Le gouvernement britannique par-j- tage entièrement ce sentiment. Il n'est se pas entré dans cette guerre dans un esprit de conquête et il ne la continue pas le pour atteindre tel but. lé "Au début, son but fut de défendre l'existence de son pays et d'imposer le respect des engagements internationaux. "À ce but a été ajouté, depuis, la libé-ar ration des populations opprimées par la ite tyrannie étrangère. du "C'est poudquoi il se réjouit cordialement de ce que la Russie libre ait an-:n- nonoé son intention de libérer la Po-ie- logne, non seulement la Pologne soumise et à l'ancien régime autocratique russe, ?es mais aussi celle se trouvant sous la domi-du nation des empires germanique et.autrichien.ne "Dans cette entreprise, la démocratie >é- britannique souhaite 'bon succès a la [a- Russie. Avant toute chose, nous* devons •nt chercher une solution qui puisse assurer irt le bonheur et la satisfaction des peuples ur et écarter toute cause légitime de guerre ic- nouvelle. 12 "Le gouvernement britannique se les joint de tout cœur à ses Alliés russes dans >n- son adhésion et son approbation des principes exposés par M. le président tn- Wilson dans son message historique au la Congrès américain. Ce sont là les buts ue pour lesquels les peuples britanniques et combattent. r;_ "Ce sont là les principes par lesquels lnt sa politique de guerre est. et sera guidée. in_ "Le gouvernement britannique croit. Ils d'une manière générale, que les conven-ne tions qu'il a conclues avec ses Alliés, nç peuvent être' mises d'a&cord avec ces principes. "Mais, si le gouvernement russe le dé- t sire, il est entièrement prêt aveo ses et Alliés à examiner et. si c'est nécessaire, à rcviser ces conventions." . .■ i ne .té UK MATIN QE BATAILLE its —e- de — Feu ! Comme si un enchanteur au goût de >nt vieux contes persans eût présidé à cette ïr" aurore d'offensive, c'est une longue et fusée verdâtre à panache d'étoiles rouges de qUi a donné le signal. Il est trois heures. la La première fusée s'élance du sud u la lebVcorne du bois de Ploegsteert. Dix, quinze, vingt jaillissent, se dandinent et lP~ crèvent jusqu'à l'observatoire qui se -nt dresse aux rives du canal de la Lys à ra- l'Yser. ?es Quelques .econdes d'un poignant, r€i" rude, cruel silence. Les âmes se serrent, les yeux se crispent, et l'on prête to" l'oreille. Là-bas, l'horizon de la crête le est calme, printanier, et les hommes comme les terres semblent au clair de ta- lune s'engourdir dans l'aube qui naît, les de Messines à Wytsohaete. ré- Mais la" fête était commencée. Nous les n'avons p'as eu le temps de penser : les du mines rateraient-elles 1 que, pareilles lo- un vésuve de feu de nuages noirs et de jé- flammes elles déchaînent leur ouragan et ce, en plein mont, (si ce nom peut servir h de décrire une hauteur à dos plat qui. à son ue point culminant, atteint à peine 80 les mètres ouvrent sur 15 kilomètres leur chapelet de gouffres et de trous. Les les vingt mines, depuis des mois creusées à M. coups de galeries, de chambras et de puits, explosent à la fois de toute la force de individuelle de leurs 25,000 kilos d'ex-jfe plosifs. Nous voyons littéralement la terre frissonner et la crête houler comme [.(.£ une mer que secoueraient tout à coup des pC_ remous intérieurs. Le paysage change s\ en un clin d'œil. Q^s Des lueurs qui, soudain, rendent le )n vent brûlant en devançant le tonnerre de ins l'explosion, soufflent fantastiquement vers la lune. |u- „ Cela rappelle le jet^ brutal des howit-un zers en plfin tir, mais combien décuplé ! 10- On dirait que d'énormes poches de feu ra- viennent de crever sur ce rempart sous Ypres, qui barre la plaine des Flandres. 10. Les hommes, au parapet, ont suivi, la d'abord angoissés, cette fantasmagorie a sans exemple. La colère des mines éclata so. si tempétueuse que les mots ne pouvaient ;n. sortir des gorges et que nos 3'eux cli-ce gnaient d'effroi. Mais voici qu'à l'appel de cet orchestre de titans l'artillerie de ■on tous calibres, massée dans le repli des bois et des chemins défilés de la molle )as colline qui fait face à la crête se met de iur la partie. Cela crépite,, sonne, roule, en-ni levé comme un livret d'opéra. Les barres rages d'obusiers s'accélèrent sur un rythme de mitrailleuses. Les tirs de des-ar- truction cherchent les dépôts repérés, est hachent les batteries, bouleversent les es- tranchées d'al-rière. )as Les groupes de batteries dispersent leurs feux à droite, à gauche, puis se Ire concentrent sur un seul point, guidés! e par de vraies armadas d'avions qui, sans relâche, Argus aux cent yeux, montent :- la garde le long du front. Des barrages a de fumée.se lèvent, noyant l'horizon, rideaux mouvants de l'attaque. Le chef ,- qui, de sarig-froid, devant ses cartes, :- ordonna cette préface de la bataille, 1- était un soldat magicien. e En vérité, ils l'ont bien compris, ces :, hommes d'Irlande et d'Angleterre, mê-.- lés d'Anzacs qui, en* poussant, au mé-1- pris des ordres, un: "Hurrah ! " impossible à retenir, s'élancent, comme un e raz de marée, au coup de cinq heures, a grenade en main et baïonnette haute, s vers les cratères lunaires,, cimetière de r Boches où, effondreê, étouffés, engloutis, 's se débattent et agonisent les derniers e survivants de la première ligne allemande.ie L'assaut a été bref, impérieux, domi-s nateur. Messines est arraché au pas de course. Certains noms appellent des t faits comparables'. Ln 2e armée, ici, 11 aura connu heureusement sans déboires s les surprises du tremblement de terre de Messines. Wytschaete résiste une demi-heure. Tout le système allemand de tranchées de première ligne, avec ses réseaux, nids à mitrailleuses, redoutes', boyaux et abris, s'enlève. A sept heures, tout le premier objectif, le principal, la ^ crête, était aux mains Bes Anglais. Le temps' de faire avance^, à renfort ; de mulets l'artillerie de campagne et de ,s transmettre à l'artillerie lourde l'ordre , d'allongev_le tir, le temps de lancer les réserves et les hardis soldats du général ® Plumer attaquent le second objectif : la ligne de soutien allemande qui, taillée en pleines pentes douces de la hauteur, barre plus faiblement la plaine avec Oostaverne comme pivot. C'est une 'e affaire de deux heures, qui se déroule :e magnifiquement à la'grande lumière du e Jour. Dès midi, on ne se préoccupe plus !S que d'organiser le terrain conquis'. \ Les tanks ont donné glorieusement, a Ils ont poussé des pointes hardies un peu à leur fantaisie," secondant les vagues ;t d'assaut, éteignant les fortins à mitrail-!f leusss qui faisaient mine de résister. On a en cite un derrière Messines qui, bondissant à travers des jardins transformés en tranchées, accula les défenseurs jus-qu'à une poche organisée en emplace-e ment pour canon lourd et d'un coup, à 0 lui seul fermant le cul-de-sac, fit un gros |S paquet de prisonniers, plus le canon. On c peut, sans rien dire de trop, annoncer ^ que cette attaque a permis d'expérimenter plus*efficacement un nouveau système 18 de tank plus puissant et plus rapide que 'f ceux employés sur la Somme et en Artois. Les nouveaux engins, terrifiants dans J leurs effets, ont été avec les mines l'autre \ surprise de cette bataille des Flandres. ^ —"Le Journal." ° AUTOUR de la GUERRE ÎS le ALLEMAGNE :e — Un télégramme semi-officiel de Berlin à Amsterdam dit que la Répu-a blique de Saint-Domingue a rompu les ie relations avec l'Allemagne. e AUTRICHE-HONGRIE — L'Empereur Charles a confié au e comte Esterhazy le soin de former un e nouveau cabinet hongrois. 1 RELGIQUE — Un télégramme de Bruxelles à la "Gazette de Francfort" dit que les conseils provinciaux belges ayant refusé les moyens de lever la contribution de guerre mensuelle de 60 millions de francs, les gouverneurs et présidents des l' administrations civiles ont été autorisés e à présenter des moyens de lever les fonds 11 pour une période de six mois, par l'em-!t prûnt au besoin. , q — Le gouvernement belge reçoit l'in-e formation ci-après: "Il y a. trois semaines environ 600 ouvriers âgés de S 20 à 27 ans, ont été déportés par train e spécial parti d'Etterbeek (Bruxelles), € pour une destination inconnue jusqu'à ' présent. "Nombre de jeunes gens, surtout de la n bourgeoisie, ont été enlevés à Arlon et à î_ Mons, et ont été envovés'en France pour y travailler à la .construction de routes !S et de chemins de fer." lt ESPAGNE .e — Senor Dato a formé un nouveau ■s cabinet. Ses collaborateurs sont: Affai res étrangères, marquis Le 1; justice, senor Burgos; guerre, capitaine-général Primo de Rivera; marine, général Flores ; intérieur, seîior Sanehez Gtierra ; finances, senor Bugallal ; travaux j>u-blics, vicomte Eza ; instruction, seSoï Andrade. FRANGE — Le gouvernement a publié un dé* cret interdisant l'usage du gaz de 8 h. 30 du matin à 12 h. 30; de 2 h. de l'après-midi à 5 h. 30 et de 9 h. du soir à -1 h. 30 du matin. GRANDE-BRETAGNE — M. Lloyd George a annoncé à la Chambre des Communes que la Convention irlandaise comprendra 101 membres. Elle sera composée de représentants des comtés, des communes, de l'Eglise, du Travail, du Commerce et d'autres intérêts ; le gouvernement britannique nommera 15 délégués et les différents partis politiques, y compris ■ les Sinn Feiners, en désigneront aussi : chacun un certai nnombre. — Les membres de la Chambre des Communes ont appris hier aveo surprise , que les dépenses moyennes de la Grande-Bretagne ont atteint pendant les neuf premières semaines de la nouvelle année financière, £7,884,000 (environ 198 millions de francs) par jour. —MM. Ramsay MacDonald et Jowett ayant voulu s'embarquer à bord d'un navire à destination de la Russie, les * -» • marins à bord firent immédiatement mine de quitter le navire. Les deux pa: cifistes n'insistèrent point. Deux autres délégués, MM. Roberts et Carter, ont cru devoir se solidariser avec eux et , sont restés à terre, tandis' que Mrs I Pankhurst, Miss Kenney et d'autres sont partis. M. MacDonald a déclaré , qu'il ne désirait pas du tout aller en Russie et qu'il n'y allait que sur le désir formel du gouvernement. — L'Anglo-Persian Oil Company a racheté du séquestre désigné par le gouvernement britannique Jes propriétés de trois compagnies pétrolifères britanniques, dont tous les titres appartenaient à la société allemande Europaische Petroleum Union, contrôlée par la Deutsche Bank. Les propriétés acquises comprennent un grand nombre de steamers à citerne, 15 installations de quais et d'entrepôts maritimes d'une capacité de 185,000 tonnes; 520 dépôts moins importants à l'intérieur du pays; 535 wa- : gons-citernes, plus de 1,100 véhicules au-! tomobiles et autres, des terrains, maisons, etc., dans divers endroits du Royaume-Uni. Le gouvernement britan-: nique possède une participation et un droit de e<>utrôle dans l'Anglo-Persian Oil Company. Les compagnie rachetées 1 sont la British Petroleum Company, la 1 Homelight Company et la Petroleum ' Steamship Company. GREGE — M. Jonnart, ancien gouverneur-! général de l'Algérie, est arrivé à Sala- ■ mis, où il est resté quelques heures-; de i là il s'est rendu à Salonique, où il aura une conférence avec M. Yénizelos et le général Sarrail; après quoi, il retournera à Salamis, aura peut-être quelques entretiens avec des personnalités politiques à Athènes, et fera son rapport au gouvernement français au sujet des mesures à prendre. M. Jonnart serait muni de pouvoirs plénipotentiaires de la part de son gouvernement, agissant d'accord avec les gouvernements alliés. M. Guil-lemin, ministre de France à Athènes, a quitté la ville. Un gitind nombre de Vénizélistes ont fait de même. On s'attend à des événements. JAPON — Un Comité National a été formé par l'Empereur et se réunira'sous la présidence de celui-ci. Il comprend plusieurs . des ministres, des chefs de parti et di-, verses autres personnalités. 11 aura pour i mission la direction de la politique étrangère du pays, débarrassée de l'en-. [ trave des querelles de partis. RUSSIE — Contrairement aux prévisions, le | Conseil des délégués des ouvriers et soldats de Cronstadt déclare maintenir son point de vue primitif et se considérer comme ayant seul l'autorité dans la ville Le Gouvernement Provisoire à Pétrograd a l'intention de prendre des mesures ■ énergiques pour terminer cet incident. 1 88ème année. No 138

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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