L'indépendance belge

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s.n. 1916, 02 Maart. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 26 januari 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/8p5v69943q/
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L'INDEPENDANCE ROYAUME-UNI ; ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE: 5 CENTS.) Iixidob1 HoSe* rodoîflï.f ^ondolsf b.c. 11. place de la bourse. LONDRES, j"ËUDI 2 MARS 1916. abonnements• |« mois! 17 IsilmSII f Conservation par le Progrès^ TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH,: {238^75. U an. 32 shillings. LA SITUATION. Jettdi, midi. L'accalmie autour de Verdun se prolonge et voilà plus de quarante-huii heures qu'aucune action d'infanterie n'est signalée. L'artillerie seule poursuit le duel, mais il est vaguement question—le bruit nous en arrive vis Amsterdam—que les Allemands on! concentré 90,000 hommes près cîe Buz) qui, renforcés par des troupes de l'Ar-gonne, reprendraient incessamment l'offensive.Quoiqu'il en soit, l'arrêt des opérations dans le secteur verdtinois confirma aux yeux de tous l'échec de la tentative . allemande de s'emparer de la place ei : de rejeter les Français au delà de la Meuse. Les journaux allemands continuent de parler avec enthousiasme de? , hauts faits accomplis par les Brande-bourgeois, mais ils se gardent bien cl'in-f former leurs lecteurs que les valeureuse [ troupes qui ont pénétré dans le fort d« [ Douaumont (on parle de près de 2,00C | hommes) sont prisonnières dans les case-[ mates et n'ont aucun© chance d'être se-I courues. A noter que dans les articles en-[■ flammés publiés par les journaux cîe Ber-I! lin, Verdun est désigné comme la prin-I f cipaî-e et la plus formidable forteresse |i de "l'ennemi principal." D'autre part, nos confrères d'Outre-I Bhin sont furieux des remarques indis-I crêtes des journaux français concernant pies pertes énormes des troupes alleman-I de?. Ils déclarent qu'ils doivent mieux sa- ■ voir que les Français qui a subi les pertef ■' les plus lourdes, puisque ce sont eux qu ■occupent le terrain du combat. | En admettant la justesse de ce raison B nement, il faudrait donc conclure qu? ■ l'arrêt des opérations allemandes est dr ■ au manque de réserves de l'ennemi ou s ■l'impossibilité des officiers de mener leur: ■ soldats à la boucherie. Quelle que soil ■î'irpothèse admise, elle se retourne con ■ tre les Allemands. S' Les bulletins d'hier ont signalé de; K bombardements violents exécutés par le. ■ Français en Lorraine et en Alsace, ains: ■ qu'à l'est de Reims et autour d'Ypres. Les aviateurs ont été très actifs, et If I communiqué britannique ne signale pa: K moins de vingt combats aériens dans 1; I seule journée de mardi. Résultat: l'en ■ nemi a perdu trois appareils, nos Allié; ■ un seul. La côte sud-ouest d'Angleterre a reçi, I vendredi, vers la brumo, la visite d'ur | Viydroplane allemand, qui a jeté plusieurs | bombes. Lu enfant de neuf mois a ét» I tué. Dommages nuls ! Dans le Caucase, l'avance des troupe I russes est paralysée par la neige, mais èt I Perse nos Alliés, progressant au sucî d I Xennanshah, ont enlevé deux canons l I ''ennemi, qu'ils pousuivent sans t-elâche I , IJ'®v"acliation de l'Albanie du nord pa: I les Serbo-Italo-Albanais, qui est mainte-I nant un fait- accompli, ne doit pas être considérée comme mettant fin aux opé-| rations militaires sur ce théâtre de la I guerre. Les Autrichiens, qui désirent beau-I coup tenir des "gages" en vue du règle-I Ment des comptes final, manifestent l'in I potion de poursuivre et de complète: I leur succès en attaquant et en réduisant T9'0118"' tIu® ï68 Italiens sont décidés i I 'défendre jusqu'au bout. Mais les Bulgares, qui suivent d'ur I œil intéressé les projets autrichiens, en tendent être de la partie, et la déclaration signifiée à Vienne "que la réiastal-. lation dit prince de Wied sur le trône albanais serait Considérée comme un acte d'hostilité" prouve bien qu'ils ont, eux . aussi, des visées sur l'ancienne province de leur allié turc. Les revendications des Bulgares méri- - tent d'ailleurs d'être prises en considération, car leurs troupes, occupant E1 Bassan et Bérat, sont en mesure de contribuer efficacement à l'expédition centre Vâlona. Ils peuvent, en effet, des districts d'Ochrida et des Lacs Prespa, , où ils sont établis, emprunter les routes passablement bonnes qui conduisent à Santi-Quaranta, en face de Corfou, et empêcher les Serbo-Albanais concentrés dans l'île grecque de débarquer à nouveau sur territoire albanais. S'il faut en croire les informations des journaux français et anglais, l'armée serbo-albanaise transportée à Corfou atteint entre 150,000 et 200,000 hommes ! Le correspondant du "Times" dit que cas troupes sont attendues à Salonique pour les premiers jours du mois de mars. Essad Pacha, qui, de Rome, est parti pour Nice, a déclaré au "Petit Parisien" qu'il retournera incessamment en Albanie "afin de coopérer avec les Italiens, ■ d'après les plans établis par les états-majors alliés, à l'œuvre commune." Celle-ci continue de préoccuper de plus en plus les milieux politiques italiens. Le ■ groupe "interventionniste" représentant, ; les démocrates constitutionnels, les natio-. nalistes> les radicaux, les républicains et les socialistes réformistes, presse le gouvernement de faire une déclaration "défi-i nissant nettement le caractère européen : et autiallemand de l'action italienne et , ga complète coopération avec les Alliés." Eu d'autres termes, cet important i groupe parlementaire voudrait décider le ■ gouverne-mèfit à déclarer la guerre.à !' Al lemagne et à mettre toutes'ses forces dans la balance au mieux des intérêts des Al- -, liés. Nous croyons savoir que cette déclaration, si elle doit être faite, ne se produira qu'au retour de Pari3 du baron : Sonnino. ; A l'occasion de la remise, par le général sir Arthur Paget, du bâton de maré-• chai au Tsar, l'envoyé du roi Oeorge a lu i un message disant "que les armées russe et'britannique sont unies dans la même . volonté de conquérir l'ennemi commun et i de ne pas conclure de paix tant que la vic-i toire ne sera pas acquise." Le Tsar, dans ! sa réponse, a exprimé la conviction que bientôt les deux armées se battront "côte . à côte" contre l'ennemi commun! Anfin de contrecarrer les plans germa-i niques tendant à provoquer un conflit . entre les pouvoirs législatif et exécutif, M. Wilsôn a demandé au Congrès d'exprimer par un vote de confiance son accord avec la politique présidentielle rela-^ tive aux sous-marins allemands. Les partisans de M. Wilson sont convaincus que - le vote du Congrès lui donnera une majorité écrasante. M. Bonar Law, parlant au congrès des chambres de commerce britanniques, a annoncé la réunion imminente, à Paris, 1 d'une conférencé économique de repré-> sentants des nations alliées. Cette confé-. rence examinera s'il est possible de mieux utiliser les forces économiques des Alliés dans la poursuite de la guerre et s'occupera des problèmes de l'après-guerre. I LE MOTIF ET LE BUT. I, k® grand organe libéral et libre-éehan-' The Manchester Guardian" a publie l'article suivant, que nous traduisons : Il est a regretter qu'en déclarant la guerre l'Allemagne n'ait pas produit l'âf mation franche et catégorique du motif du but de son entreprise. S'il en avait ete ainsi, la guerre n'eût vraisemblable-Ment pas duré plus de cinq ou six mois — probablement moins. Il n'y a jamais eu et il ne reste, en oufc cas, plus Je moindre doute que le Motif vrai de la guerre fut- la volonté des mands de conquérir, à tout prix et par tous moyens, ce qu'ils ont appelé leu» place au soleil." C'est de cette voleuté Vie procède (tout au moins depuis vingt ?, ^ lngt-cinq ans) le développement de •esprit militariste-, des armements lut €rre et sur mer, des grandes ambitions 'Mquérantes de l'Allemagne; c'est d'elle V® dérive la présente "guerre allemande." 5 Comparée avec la place occupés "au eu par ja Grande-Bretagne, par la -ance, par la Russie, par les Etats-Unis, j ' ^ la Hollande, par la Belgique, — et .' e;,ant eu considération l'importance et j accroissement constant de la population, ' iSpsti'iej du commence des différents peuples, — la portion du globe détenue par l'Allemagne était pour ainsi dire insignifiante. C'est un fait qu'il faut savoir reconnaître. Tenant compte de cet artre fait ei déplorable, que toutes les nations, particulièrement les grandes, devenaient ou menaçaient de devenir de plus en plus protectionnistes, les "marchés assures" de l'Allemagne étaient plus restreints même que les territoires qu'elle occupait. L'Allemagne avait donc, avant la guerre, un cas des plus sérieux à proposer à l'examen attentif des autres nations. Elle avait de puissantes raisons de leur demander ou bien les facilités nécessaires pour son expansion coloniale, ou bien des garanties au sujet de l'égalité économique et de la liberté du commerce dans leur domaine colonial. Certes, l'Allemagne n'avait aucune plainte à faire valoir contre la libre-échangiste Angleterre, mais bien do justes appréhensions à exprimer au sujet des tendances protectionnistes anglaises et, à son point de vue. des raisons de se plaindre de l'appui que donnait l'Angleterre libre-échangiste à la politique d'expansion coloniale protectionniste de la France et de la Russie. Pourquoi l'Allemagne ne fit-elle pas la déclaration nette de ses objectifs" Pourquoi n'adopU-t-ejie pas cette attitude J Pour les raisons diverses suivantes : (1) Ses hommes d'Etat et ses professeurs (de même d'ailleurs que ceux de la plupart des autres pays1) sont restés dans cet état inférieur dé développement intellectuel et moral qui permet de croire aux profits matériels et même moraux des conquêtes et empêche de concevoir clairement les bienfaits d'une civilisation basée sur les coopérations internationales sous le régime de la liberté économique; (2) Il y a en Allemagne, comme dans les autres pays, mais plus que dans la plupart de ceux-ci, de puissants partis politiques au service des intérêts et des privilèges protectionnistes; (3) Les partis démocratiques allemands sont, ]K>ur ce qui concerne cet importent aspect de la question internationale, tout aussi peu éclairés que les partis démocratiques des autres pays. Il se fit ainsi que l'Allemagne s'en tint à sa fatale erreur protectionniste et, conséqv.emment, militariste. Mais si l'Allemagne avait accompagné ses déclarations de guerre de l'exposé de ses motifs et de son but, une discussion se fût immédiatement produite, formidable, dans tous les pays, belligérants et neutres, Et de la discussion jaillissant la lumière, il ne fait guère de doute, il ne fait aucun -doute, que partout dans le monde — y compris en Allemagne — une majorité prise parmi les gens instruits, consciencieux, sérieux, se fût prononcée avec force pour les revendications allemandes en condamnant- avec non moins de force la guen-e allemande. "Une eii-tente, un arrangement seraient bientôt entrés dans le domaine des choses praticables. On en fût arrivé, avec une relative facilité, à une convention de libre-échange colonial ou, tout au moins, d'égalité de traitement, garantie, à tous, dans les possessions coloniales de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie, des Etats-Unis et/naturellement, de l'Allemagne elle-même. Peut-être se fût-on mis d'accord pour faciliter l'exp-n?ion coloniale de l'Allemagne, sous la condition formelle que ses territoires coloniaux resteraient ouverts à l'activité économique des autres peuples. On eût eu aussi l'occasiôn d'engager l'Allemagne à adopter une politique de liberté ou tout au moins âe réciprocité économique de métropole à métropole. Mais l'Allemagne n'eut, malheureusement, ni la prudence ni la prévoyance d'adopter pareille attitude ! Ni avant, ni pendant la guerre elle ne manifesta clairement un bon-vouloir permettant d'envisager utilement des négociations économiques. Et l'Europe se trouve précipitée ainsi dans un insondable abîme catastrophique où non seulement s'anéantit le meilleur de son humanité et s'engloutit le plus clair de seg riches,ses (bientôt de ses plus indispensables ressources vitales), mais où la civilisation tout entière pourrait disparaître pour des siècles d'anarchie et de barbarie. Est-il trop tard pour sauver l'Europe et l'Humanité? Tout espoir ne devrait pas être considéré perdu s'il existait quelque part dans le monde — dans les pays belligérants ou dans les pays neutres — des hommes ayant l'autorité que confère une haute situation morale et politique, possédant la sagesse et l'éloquence nécessaires pour parler aux hommes un langage adéquat à l'immensité et à la fatalité du dilemme de justice ou d'effondrement-, des hommes assez grands d'âme et d'esprit pour vouloir et pouvoir se faire les rédempteurs de l'humanité ! Malheureusement, ce que fort peu, même parmi les hommes et les chefs d'Etats, en Allemagne, en Angleterre, en France, en Russie, en Belgique et ailleurs, semblent comprendre, c'est que la concorde et la paix humaines ne peuvesi être fondées que sur la justice et que la justice dans les relations économiques est la justice fondamentale. La justice économique internationale, telle est la seule vraiè "défense stratégique" entre les nations progressives, telle est la seule vraie, la seule possible sécurité internationale. Nous demanderons, pour finir : N'est-il pas évident que, à moins de continuer la guerre jusqu'à l'écrasement de l'un des deux partis belligérants — signifiant épuisement et ruine de l'autre parti; mort probable de cinquante à cent millions d'Européens; effondrement de la civilisation — il ne reste que trois issues à la situation présente : (1) des cessions de territoire; (2) des paiements d'indemnités de guerre ; (3) des arrangements économiques équitables? Que les deux premières issues sont et resteront impraticables ne demande guère de démonstration. Quand les Etats belligérants se décideront-ils à reconnaître que la troisième seule reste ouverte? Hommes d'Etats, responsables des destinées de l'Europe, gardez-vous bien de -fermer définitivement la troisième issue ! HENRI LAMBERT, I • Maître de verreries à Cliarleroù LETTRE DE HOLLANDE. Ce qu'ils disent de la déclaration des Alliés à la Belgique, Arbeiter Zeituug (Vienne) : Comme dès lo début de la guerre, l'indépendance de la Belgique se trouvait a l'avant-plan, et que la participation de l'Angleterre h la guerre est expliquée par la violation de la neutralité belge, cette déclaration solennelle, pour laquelle il n'existe en apparence aucune raison, est sans ancun doute fort digne d'attention. Nous sommes d'avis qu'il doit s'être passé quelque chose. Récemment il a été dit que le gouvernement anglais avait envoyé deux hauts fonctionnaires, dont l'ancien vice-roi des Indes, lord Curzon, auprès du roi de: Belges en mission spéciale. En outre," il faui retenir que la "Belgique n'a pas adhéré an traité do Londres, par lequel les adversaires belligérants s'engagent à ne signer de paia qu'en commun. La Belgique n'a pas abandonne sa liberté de prendre une décision, et elle pourrait à tout instant commencer des négociations avec l'Allemagne pour préparer la con clnsion de la paix. Cette déclaration solen nelle, en fin de compte, ne serait-elle pas née de la crainte que la Belgique pourrait faire usage de sa liberté de se déterminer? L'acte solennel u'aurait-il pas pour but d'empéchfc) la Belgique d'agir de façon indépendante? A quoi pourrait servir cette déclaration solen ndlo si ce n'était à dissiper les soucis de U Belgique, à retenir le gouvernement belge d< rétablir peut-être l'indépendance de la Belgique par des négociations avec l'Allemagne! Parce qu'on ne peut contester que les homme; d'Etat belges eussent pu s'arrêter à cette idée Peu d'espoir. L'espoir que les armées de l'Entente délivré ront la Belgique, qu'ainsi donc l'indépen dance de la Belgique sera l'établie par la vie toire de l'Entente n'est pas fort grand d'après la situation au jioint de vue militaire. Ces' cela aussi que se diront les ministres du ro Albert. Considérée avec soin, ce n'est pas eeU du tout que promet la déclaration solennelle Elle dit simplement que les trois Puissance: -"ne cesseront les liostilités sans qu© la Bel giqne soit rétablie dans son indépendance.' Ce qui signifie seulement qu'elles ne veulen terminer la guerre qu'avec le rétablissemen de l'indépendance belge, que l'indépendanei beige est une ftbndifien sat.s l'accôrnplissemen de laquelle elles ne concluront pas la paix Mais le gouvernement belge pourrait se dir< que l'établissement de la Belgique est plu: probable par des négociations avec le vain queur, et en tous cas pourrait'être obtenu plu, promptement... Le serment solennel ne s> comprend qu'en admettant que l'Entente i une raison quelconque de supposer de pareil projets de la part du gouvernement belge e s'emprees9 pour cette raison d'étouffer ce desseins dans l'œuf. Dûment: avertie pa l'exemple du Monténégro, l'Entente veut ins pirer à la Belgique la conviction que son sor est enchaîné au succès de l'Entente et que 1 rétablissement de son indépendance ne peu lui venir que de l'Entente. Ce n'est pas ce qu dit la déclaration qui est d'importance, mai ce qui a dû la précéder. But sérieux. Et on peut encore déduire une autre chos de cette déclaration. Et c'est que le but d guerre des adversaires, pour autant qu'il s'a git de l'Ouest, est au fond le rétablissemen de l'indépendance économique et politique d la Belgieiue. Parce que si ces projets fantas tiques de conquête et d'anéantissement qu l'on nous expose si ■ volontiers existaient en core chez les Puissances de l'Occident, elles n devraient pas affirmer qu'elles ne cesseront le hostilités sans la résurrection de la Belgique Cette déclaration, qui fait mine de n'êtr qu'une promesse de garantie à la Belgique ne serait-elle pas une indication au vainquen sur ce qui serait nécessaire pour que les ad versaires se déclarassent prêts "à terminer le liostilités" ? La guerre générale a commènc en Belgique, et il ne serait pas étonnant qu'ell se terminât en Belgique. Après les buts d guerre insensés et absurdes des premiers mois mais qui ont été enterrés par les défaites su les champs de bataille, voici peut-être surgi un but de guerre ou de paix qui est sérieux. Les désirs du gouvernement belge. Extrait de la Reichspost: On reconnaît immédiatement au caractèr des assurances auxquelles les Puissances gs rantes ont dû se prêter quelles étaient les aj: préhensions et les désirs du gouvernemen belge. On craignait, au Havre, d'être, un bea jour, trahi d'une façon aussi vile par les ami tout-puissants que ce fut le cas avec les Serbe et les Monténégrins. Dissiper ce souci—voil le but du nouvel acte de garantie, et le gou vernement belge, de concert avec le baro. Beyens et le roi Albert, semble en être entière ment satisfait, le baron Beyens y ayant ré pondu, à son tour, par une déclaration pre nant acte de la garantie donnée par les Puis sances tout en exprimant les remerciement du gouvernement, identifiant complètement 1 sort de la Belgique à celui de la Quadruple Entente et demandant l'entière confiance dan le gouvernement belge—confiance qui, par cor séquent, n'existait plus dans les derniers temps d'après cet aveu même—tout en renouvelant la confiance que met la Belgique dans ses prétendus protecteurs. Il se peut que les j>ro-messes faites par les trois Puissances garantes à la Belgique seiient, du nioins en ce qui concerne l'Angleterre, exprimées d'une l'aj-on un peu plus sincère que les assurances qu'on avait données aux Serbe? et aux Monténégrins. car pour l'Angleterre le maiutieu du rempart formé par la Belgique est beau- i coup plus important que le remaniement de la carte dans les Balkans. A un même degré pour la France. Ce qui n'empêche qu'il est hors de doute e(ue, malgré leurs promesses, les trois Puissances garantes ne se laisseront pas prendre leur liberté d'action pour sauvegarder leurs propres intérêts. Le roi Pierre et le rot Nicolas pourraient édifier le roi Albert à ce sujet. L'Angleterre et la France cevnclueront la paix aussitôt qu'ils y verront leur intérêt; le sort do la Belgique ne les en empêchera pas. ' I^a petite Belgique a souscrit à un traité 1 léonin. Valeurs imaginaires. Même au cas où l'Angleterre et ses alliés voudraient une fois, contrairement à leurs habitudes. rester comme il faut, honnêtes eb fidèles à leurs engagements—ce ne serait pas s leur volonté qui entrerait en jeu, mais Ja force de pouvoir l'exécuter. Et le cours pria jusqu'ici par les opérations de guerre ne sem-1 ble pas devoir mettre jamais les garants de la Belgique dans une situation telle qu'ils seraient à même d'infliger à ce point une défaite à leurs adversaires—qu'il serait nécessaire de le faire—pour pouvoir remplir ns fût-ce qu'un tiers de leurs engagements contenus dans la garantie donnée à la Belgique. C^est là le malheur de la diplomatie de la Quadruple-Entente qu'elle doit toujours jongler avec des valeurs imaginaires, qu'elle promet, à, tout instant, des pigeons qui se trouvent encore sur le toit et qu'elle se porte garante pour des choses dont elle ne peut,- soit pas du tout disposer ou cependant pas disposer à elle seule. Quelles promesses ne fit-elle pas aux Grecs, aux Bulgares, aux Serbes, aux Itoumains, et quel en fut le résultat? En es moment, e.le apaise les :n.qjilétutfe5 <3u gon. veriemeftt Wge par un chèque, sur lequel hj signature la plus importante—celle de WSm. pire allemand—ne se trouve pas. Et cependant, au cas où le sort de la Belgique se déciderait, cette dernière Puissance aurait encore, pour le moment,, beaucoup plus voix au cha-■ pitre que toute la Quadruple-Entente réunie. '' L'ours, dont on. promet la peau dans l'acte de ' garantie, n'est pas encore abattu, et les apparences ne sont pas telles que les trois chas-' seurs, partis à l'affût, soient capables de 69 rendre maitres de leur proie. Bien ne fait pré-" voir que ceux qui ont été jusqu'ici plutôt u chassés que chasseurs jouent K l'avenir un ' rôle plus, à leur avantage, même pas la pers-' pective de l'offensive générale devant avoir ' lieu au printemps et annoncée avec tant de * tam-tam. Relus de la Belgique ' Kôlnische Voiks-seituiig: Si l'on recherche les raisons d'une dé. i marche aussi surprenante de la part de l'An-3 gleterre, de la France et de la Russie, on devra les chercher dans le refus de la Belgique 5 de signer le traité de Londres, dans le changement dans le Ministère des Affaires Etrangère» et dans l'état d'âme de l'armée belge, peut. être éussi de grandes couches de la population. ' La Quadruple-Entente n'est manifestement ' plus sûre de la Belgique, les troupes belges, qui sont méprisées par les Français et notam-.* ment aussi par les Anglais, et même insultées en dépit de leur résistance héroïque, ont cordialement assez de la guerre, qui est con- - tinuée simplement au service de l'Angleterre, ^ et elles aspirent à la fin, quelle qu'elle soir. B Et ensuite, la mauvaise surprise pour la , Quadruple-Entente que le baron Beyens, l'an. ^ cien ministre de Belgique à Berlin, soit de-r venu ministre des affaires étrangères, le même Beyens qui, dans ses rapports d'ambassady, a si nettement et si justement fait ressortir les efforts de ces mêmes Puissances, dont les représentants' viennent de lui faire l'actuelle promesse solennelle, pour encercler l'Alle- 6 magne et la réduire à merci. Il n'y a pas pour nous de témoin pins important que le baron Beyens parmi nos ennemis, du fait que l'Allemagne n'a pas voulu cette guerre. ' Peut-être d'autnes raisons, qui jusqu'à pré- 6 sent ne sont pas e>onnues publiquement, ont- s elles joué un rôle dans l'affaire. Ce qui en ton? ^ cas est certain, c'est que la déclaration a été faite, parce qu'on la tenait pour absolument 1 indispensable, pour continuer à tenir la Bel- * gique en tutelle. Les autres journaux donnent les - mêmes réflexions, qui toutes cachent ^ mal l'inquiétude de se trouver devant une volonté aussi bien arrêtée que celle s des Puissances alliées. Dr T. LA VIE À PARIS. Paris, 24 février. Jamais Paria ne fut si calme ni &i grave en même temps que pendant cette formidable bataille de Verdun, qui se déroule en ee moment et dont nous suivons les péripéties de loin. Nous savons l'importance de "Ta partie qui se joue et nous avons confiance. Nous savons aussi que ce n'est pas là le plus grand effort des Allemands et nous connaissons le lieu où ils -veulent; essayer de prendre leur revanche de. la Marne. Nous attend dons cette sanglante folie, qui n'a pas encore éclaté, mais qui fera frémir d'horreur par son intensité et son étendue; nous y sommes préparés. Nous attendons l'heure de ce nouveau sacrifice qui sera impe>sé, et nous savons comment il faudra y répondre. Jamais nous n'avons eu autant de résolution dans l'esprit et de fermeté dans l'âme. Ceux qui ont visité les approvisionneaienta SJ蜻 ameej No, 53

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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