L'indépendance belge

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09 oktober 1915
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s.n. 1915, 09 Oktober. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 21 mei 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/qv3bz62f64/
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86ème années No. 239 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UN! : ONE PENNY BELGE. CONTINENT : 15 CENTIMES, (HOLLANDE : 6 CENTS.) ADMINISTRATION ET REDACTION: „ BLKEAL A PARIS: TUDOR HOUSE. TTTDOR ST., LONDON, E.C. PLACL /,iTS7 o* TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: ] 23sl75. LONDRES, SAMEDI 9 OCTOBRE 1915. (3 MOIS, 9 SHILLINGS.» ABONNEMENTS: i 6 MOIS, 17 SHILLINGS. \ CONSERVATION PAR LE PROGRES. 11 AN, 32 SHILLINGS. ' SOMMAIRE. LA SITUATION : L'attitude de la Grèce. Les Serbes repoussent ïes Allemands devant Belgrade. Les Russes font plus de 3,000 prison» niers. Progrès allemands à Dvinsk. Important succès français en Champagne. Attaques allemandes repoussées à Loos. L'Allemagne avant la guerre.—Baron Beyens. Lettre congolaise. Billet Parisien. Etc. LA SITUATION. Samedi, midi. Ce sont les événements balkaniques qui continuent d'attirer plus particulièrement l'attention, et qui, probablement, l'accapareront pendant quelque temps encore. L'attitude définitive de la Grèce—si toutefois ce terme peut s'appliquer lorsqu'il s'agit de politique et, par surplus de politique grecque—n'est pas encore nettement établie. Les ministres des Puissances alliées qui, âpre-- le coup de théâtre de la démission de M. Vénizélos, ■sont, on le comprend, pressés de connaître les vues du nouveau cabinet hellénique, ont rendu visite hier à M. Zaïrois pour le féliciter (sic) de son avènement au pouvoir et pour s'enquérir de ses intentions. Mails M. Zaïmis, tout en acceptant leurs félicitations diplomatiques, a déclaré aux ministres qu'il ne pouvait parler de la lig-ne politique de son gouvernement qu'après le meeting du cabinet. La dépêche Reuter qui relate cette démarche diplomatique ajoute qu'il apparaît que le Gouvernement grec entend poursuivre une politique purement hellénique sans incliner, "de son propre gré," d'un côté ou de l'autre ! On remarquera qj'il n'est plus question, comme l'afiirmait hier une dépêche du "Times," d'une neutralité "bienveillante" qui, en présence du d eb arque--mejw des trrrttpxV'affiées* nous tût été particulièrement agréable. Mais la dépêche Reuter ajoute que le Gouvernement grec "attend le développement des événement'.; dans les Balkans, et, entretemps, maintient une neutralité armée dont elle ne se départira que isi des intérêts nationaux supérieurs l'y contraignent."Entretemps, l'offensive austro-allemande se poursuit vigoureusement, et les rives du Danubè, de la Save et de la Drina retentissent des échos de la canonnade.Nish confirme que l'ennemi a passé la Save à Yarak, Progarsha et Ciganlia et qu'après avoir subi des pertes considérables, il a pu tout juste prendre pied sur la rive droite, où sa situation reste précaire. Mais les Austro-Allemands agissent en force et sur de nombreux points, Sur le Danube l'ennemi a voulu forcer un passage en face de la forteresse de Belgrade qui, soit dit en passant, n'était plus, depuis longtemps, qu'un monceau de ruines, mais ici il s'est trouvé en présence de contingents serbes qui ont anéanti ou capturé toutes les troupes de débarquement. Parmi les prisonniers se trouvaient des soldats du 15e corps d'armée, dont la présence avait été signalée précédemment sur le front italien. Il s'ensuit que pour constituer le corps expéditionnaire serbe les Austro-Allemands ont dû dégarnir en partie les fronts russe et italien, où leurs réserves stratégiques doivent être, à l'heure qu'il est, réduites à leur plus simple expression.Pour se résoudre à cette dangereuse jonglerie, les Austro-Allemands ont certainement cru pouvoir escompter un I — succès rapide qui ne permettrait ni aux Russes, ni aux Français, ni aux Italiens, de profiter du court répit qui leur serait laissé. I! semble qu'on veuille surtout impressionner les Serbes par le déploiement de grandes forces et les convaincre —sans ooup férir—de l'inutilité de toute résistance. C'est ainsi que le major Moraht, dans la "Berliner Tagehlatt," conseille aux Serbes de ne pas poursuivre une lutte à mort et de laisser les événements s'accomplir sans faire le sacrifice de 100,000 Serbes valeureux. Mais les Serbes ne sont pas gens à se laisser intimider et ils sont prêts, avec le concours de leurs Alliés, à appliquer aux Allemands la même correction qu'ils ont infligée il y a quelques moix aux Autrichiens. Chat échaudé craint l'eau, dit le proverbe populaire, et les Autrichiens n'ont pas tout à fait perdu le souvenir de la frottée que leur a administrée de si magistrale façon la petite mais vaillante Serbie, et c'est sans doute à ce, souvenir qu'il faut attribuer les dissentiments qu'on nous dit s'être produits entre l'Autriche-Hongrie et l'Allemagne à propos de la politique balkanique. La Hongrie voit d'un très mauvais œil, paraît-il, l'occupation du Banat par les troupes allemandes qui s'y conduisent comme en territoire conquis. D'autre part, l'Autriche-Hongrie aurait ■"expffmé des doutés sur lë' succès Hé'ia nouvelle aventure serbe étant donné l'attitude de la Grèce et de la Roumanie. Le débarquement des troupes alliées à Salonique n'a fait qu'accroître le pessimisme qui existe à l'état latent à Vienne, et on s'y demande avec anxiété quelle sera l'attitude des soldats bulgares lorsqu'ils se trouveront en présence de troupes britanniques, françaises et russes. Le dernier communiqué de Paris est, une fois de plus, excellent et montre 'a progression constante et méthodique -Je l'offensive française en Champagne que les contre-attaques furieuses et coûteuses des Allemands ne parviennent pas à arrêter. Au sud-est de Tahure les troupes françaises ont pris pied dans l'important ouvrage allemand désigné sous le nom de "Trapèze." où plusieurs tranchées teutonnes ainsi que deux redoutes ont été prises par nos alliés, qui ont fait en outre plus de deux cents prisonniers. Les effets de ces succès se feront, on peut ùn être assuré, rapidement sentir. En Artois, les troupes britanniques ont été violemment attaquées du côté de Loos, tant au nord qu'au sud de la ville, mais nos alliés ont repoussé, avec des pertes énormes pour l'ennemi, tous ses assauts. Sur le front russe, des combats sérieux sont 'signa'és dans le secteur de Dvinsk, où les troupes du général von Hind'enburg s'efforcent d'atteindre la ligne de chemin de fer. Le communiqué .russe admet quelques progrès de l'en-. inemi de ce côté, nïais en signale de nombreux autres en faveur des Russes, notamment au sud où les troupes du généra! Ivanoff ont fait un total de près de quatre mille prisonniers. En résumé, la situation militaire des Alliés est en tous points excellente et justifie les plus brillants espoirs. L'ALLEMAGNE AVANT LA GUERRE. — » » , ...... LES CAUSES ET LES RESPONSABILITÉS. Par le BARON BEYENS. ^■e livre sera 1 un de ceux qui contri-hueront le plus à la documentation à venir sur la guerre de 1914 et ses causes et ses responsabilités. Son auteur représentait en effet notre Pays à Berlin de 1912 à août 1914. Il a" donc vu se dérouler les événements ; il a pu apprécier par lui-même leurs causes ; >' a vécu les moments tragiques de la catastrophe. Et, ^ contrairement à la majorité de 'K>s diplomates hypnotisés par la puissance et la force allemandes il avait vu clair. ( e qu il avait vu, il l'écrit aujourd'hui, s'exprime non pas avec des circonlocutions mielleuses de la vieille diplomatie, non en enrobant sa pensée dans e langage gélatineux des rapports offi ciels, mais il parle nettement en homme convaincu et il accuse en face en citoyen belge. Son témoignage est formel, il est de première importance, et son œuvre est un document des plus précieux pour l'Histoire. L'auteur responsable. La figure de Guillaume est d'abord scrupuleusement présentée par lui. Ce personnage complexe est très finement analysé et très complètement mis en lumière et l'auteur est carré dans son appréciation. C'est lui l'auteur responsable de cette guerre horrible, qui sène actuellement la ruine et la mort dans toute l'Europe. C'est bien lui qui, dès 1913, songeait [ à la guerre ; c'est bien lui qui annonçait au roi Albert, le 6 novembre 1913, que la guerre avec la France était à ses yeux inévitable et prochaine. Oui, ses desseins ont été arrêtés avec une parfaite tranquillité d'esprit et non. dans l'état, de surexcitation maladive qu'on est trop enclin à lui prêter. Dans le jugement de l'Histoire, c'est sur lui, tatalement> que pèsera la responsabilité des malheurs dont l'Europe a été accablée. La lecture attentive, la comparaison minutieuse des documents relatifs aux courtes négociations poursuivies pendant la crise austro-serbe prouvent à l'évidence qu'il aurait suffi à Guillaume II, jusqu'au dernier moment, de prononcer un mot pour empêcher la guerre. Par son ultimatum à la Russie, il l'a au contraire déchaînée à l'heure même qu'il s'était fixée. Quant à l'Impératrice, elle ne voyait que par les yeux de l'Empereur et n'ad-mi: ait de bonne foi que ce qu'il daignait approuver. Pendant la crise, alors que la cour de Berlin frémissait d'impatience de se mesurer avec la France ailleurs que dans un champ-clos diplomatique, la souveraine a partagé le désir qu'elle sentait palpiter autour d'elle Allons-nous donc toujours reculer devant les Français et supporter leurs impertinences?" disait-elle d'un ton de reproche à M. de Kiderlen, qu'elle n'aimait pas. Le Kronprinz. Diu Kronprinz on a exagéré le rôle, d'après le baron Beyens, dans les décisions prises. On n'aperçoit en lui, à premiere» vue, àucUtn trait de ressemblance avec l'empereur, mais on en découvre plus d'un dans le caractère. Moins instruit-, moins cultivé, moins universel, mais tout aussi volontaire, il a hérité de l'impétuosité paternelle et de l'irrésistible besoin d'épancher librement sa pensée, fine lignée d'impulsifs (plots-hch), voilà cj'qu>> les Hohenzollern d'à présent^ bien différënfs de leurs' ancêtres, ont donné à l'Allemagne." "Parler de la jalousie de GuilTaume II, excitée par la popularité croissante du Kronprinz, c'est mal jug'pr l'empe-ryiur : il a une trop haute idée de sa propre valeur et ne p<2ut se faire illusion sur la capacité réeîle de son héritier." Mais quel à été le rôle du Chancelier de l'empire? "L'élévation de M. de Bethmami-Holliveg au. poste de chancelier de l'empire a été le triomphe de la bureaucratie. Quelles qualités éminentes ont déterminé le choix de l'empereur et valu à ce bureaucrate distingué l'honneur de succéder au brillant prince de Bùloiv? Quand on aura. vanté son honnêteté, son application au travail, sa culture intellectuelle et Vaustérité de ses principes 'religieux, on aura tout dit de son esprit." " Caprivi par son indépendance de caractère, iBulow par le trop grand souci qu'il a eu de psréservetr son prestige personnel, avaient déçu Guillaume II. Avec Bethmann - Hollweg, rien de pareil à c/aindr'e. Il se jetterait au feu, il monterait lui-même sur le bûcher, en holocauste public, si, dans des circonstances critiques, son sacrifice était nécessaire pour sauvegarder la réputation de son maître, qu'il essaiera toujours de couvrir de sa responsabilité constitutionnelle."Quant à M. le secrétaire d'Etat de Jagow, c'était un homme intelligent, clairvoyant, sympathique et travailleur. Il avait la haine-de la France et, en politique coloniale, il avait pour son pays un appétit immense. Il considérait la Belgique comme trop avantagée par le £ongo et incapable de faire face à sa tâche colonisatrice. C'était un partisan acharné de la politique pour l'Allemagne de l'extension coloniale. M. le baron Beyens expose très simplement, mais très clairement, le rôle de l'armée et de la marine allemandes daus ces dernières crises. Pour certains clans militaires retraités et hobereaux réactionnaires, c'était voir croître rapidement la richesse du pays, le bien-être et les besoins de luxe augmenter en même temps que les impôts, sans que leurs revenus personnels connussent la même progression. Ces mécontents pensaient qu'une saignée serait salutaire pour épurer et régénérer le corps social, pour rendre du menue coup à la caste nobiliaire la prépondérance qu'elle devait toujours posséder dans l'Etat et que les nouveaux enrichis de l'industrie et du commerce menaçaient de lui dérober. L'armée. Le renforcement de l'armée était donc toujours au premier rang des préoccupations de l'Empereur et de son entourage. La guerre de Mandchourie avait servi d'excellente leçon,c'est là notamment que les Allemands avaient appris la guerre de tranchées.- Et c'est à partir d'alors qu'ils aug mentèrent leurs effectifs. De 1870 à 1880 l'armée allemande comptait 401,000 hommes en effectif de paix. En 1911 cet effectif était porté à 544,000 hommes et la loi de mars 1913 l'élevait à 815,000. C'était évidemment une préparation à une guerre peu éloignée. Même augmentation pour la marine -dont le budget passe de 125 millions de marks en 1898 à 467 millions de marks en 1913. C'est l'amiral Tirpitz qui poussait à ces -augmentations. Personne plus que lui, dit le baron Çeyens, en Allemagne, ne se déclarait l'admirateur enthousiaste des marins anglais. II. les proclamait ses maîtres et ses modèles. Mais sous le masque de l'admiration, il dissimulait, en bon Allemand, la volonté opiniâtre de les vaincre et de les dépouiller un jour de leur supériorité intolérable. Le fonctionnement du mécanisme de la Constitution qui régit l'Empire est exposé d'une façon concise, mais complète, par M. le baron Beyens. Il explique en quelques pages le rôle de chacun des partis politiques qui, rebelles aux dépenses militaires, étaient cependant amenés à les voter grâce au manœuvres gouvernementales. Une situation intolérable. Il faut, dit le rapport officiel et secret allemand, publié au Livre jaune de 1914, et daté du 19 mars 1913, au lendemain du dépôt de la loi militaire, mener les affaires de telle façon que, sous la pesante impression d'armements puissants, de sacrifices considérables et d'une situation politique tendue, un déchaînement soit considéré comme une délivrance, parce qu'après lui viendraient des décades de paix et de prospérité, comme après 1870. Et c'était là le sentiment qui s'infiltrait dans toute l'Allemagne. l..\ .1 CiîdCIKJirl dl* prer.gjï'U V i{ t i mobilisation générale, je m'étonnais, en causant avec le ministre de Bavière, que les manifestations belliqueuses eussent été, la veille au soir, plus bruyantes à Munich qu'à Berlin : "Que voulez-vous? me répondit-il. Nous sommes écrasés d'impositions ordinaires et extraordinaires. Le moment semble favorable; la France et la Russie ne sont pas prêtes. Le peuple bavarois se dit que la guerre vaut mieux que la prolongation d'une situation intolérable." Ainsi s'explique que peu à peu pénétrait dans les masses l'idée de la guerre nécessaire ou inévitable. Les industriels, la bourg-eoisie, le peuple étaient partisans ' de la paix. Par contre, il y avait une minorité belliqueuse plus remuante et plus agissante : les militaires, les fabricants de matériel de guerre, les pangermanis-tes. " Les professeurs des Universités, pris en bloc, étaient un des éléments les plus fougueux de la nation." " Non seulement ils échauffaient par leurs leçons le cerveau de la jeunesse livrée. à leur enseignement et le marquaient d'une empreinte nationaliste ineffaçable, mais '1s ne se gênaient pas pour critiquer la politique, trop timide à leur g'ré, du gouvernement impérial." " Le grand art du gouvernement impérial fut de présenter ainsi la crise austro-serbe à la crédulité allemande, et de rester lui-même à ses yeux le gardien irréprochable de la paix. Le coup d'Agadir. M. le baron Beyens passe en revue les questions politiques qui préoccupaient les milieux gouvermentaux depuis la question du Maroc jusqu'à la déclaration de guerre. Comment s'est produit le coup d'Agadiir après la conférence d'Algési-ras, l'auteur nous l'apprend : " J'avais été pendant plies de huit ans le collègue de M. de Kiderlen à Bucarest avant de le retrouver à Berlin, Nos anciennes et cordiales relations m'autorisaient à lui poser des questions que je n'aurais pas adressées, à peinte arrivé, à un autre secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères. Je lui demandai donc pourquoi il avait fait le coup d'Agadir. Voici son explication que j'ai pris soin de transcrire, aussitôt après l'avoir quitté : " Quand je suis aririvé à la Wilhelm-strasse, me dit-il, j'ai assisté, sans pouvoir élever de protestation, aux empiétements successifs de la Frande au Maroc, qui violaient assurément l'acte d'Algési-ras, pacte fondamental des relations des Puissances avec l'empire chérifien. Si le gouvernement de la République avait continué d'avancer avec une lenteur calculée, nous aurions dû subir ses usurpations et r'onger notre frein. Tantôt il eût invoqué l'hospitalité d'un village qui constituait un point stratégique important. pour l'occuper militairement ; tantôt il eut prétexté l'inexactitude des limites géographiques portées sur les cartes, pour en sortir. C'eût été l'envahissement, de la tâche d'huile. J'ai béni le ciel, continua le secrétaire d'Etat avec son petit rire malicieux, quand j'ai appris la marche sur Fez, violation flagrante de l'acte d'Algésiras." Survint alors l'arrangement franco-allemand par lequel l'Allemagne prenait pied dans le bassin du Congo et qui apaisait les choses pour un certain temps.: Ce n'était que partie remise. " Nul douie qu'aucun Allemand s'oc-cupant de politique, hormis le chancelier et le secrétaire d'Etat, n'a considéré cet acte diplomatique comme un traité définitif. Un armistice provisoire, soit: un temps d'arrêt avant l'irruption de l'Allemagne en Afrique, à la bonne heure !" L'Allemagne en Orient. Vient ensuite la guerre balkanique, dont l'auteur donne un exposé lumineux et dans lequel on relève des phrases comme celles-ci, qui prouvent sa clairvoyance : le prince de Bulgarie était d'accord avec le cabinet de Vienne, comme il n'a cessé de l'être' dans la suite. L'Allemagne travaille à s'implanter à Constantinople et arrive à faire confier à Liman von Sanders la réorganisation de l'armée turque. L'armée allemande est alors tout à fait prête et l'armée austro-hongroise, autant qu'elle peut l'être. "Seul, le prétexte d'une guerre fait encore défaut. Mais, comme l'avait écrit le Dr Th. Schiemann dans son journal, pour avoir une guerre avec la France, il suffisait de lâcher l'Autriche contre la Serbie. Parole prophétique, dont un crime politique va démontrer l'exactitude, en même temps qu'il donnera à Guillaume II le prétexte nécessaire pour s'ériger devant l'Europe en vengeur et en justicier." Nous arrivons au récit des événements se succédant dans la semaine tragique de fin juillet 1914. L'assassinat de l'archiduc et l'ultimatum de l'Autriche. L'Allemagne ne croyait pas que la Russie pourrait .résister. "A Berlin, i opinion que la Rilssie était incapable d<) faire face à une guerre européenne régnait non seulement dans le monde officiel et dans la société, mais chez tous les industriels qui avaient la spécialité de la construction du ..matériel militaire. M. Krupp von Bohlèn, le plus qualifié d'entre eûx pour émettre un avis, proclamait le 28 juillet, à une table voisine de la mienne à l'Hôtel Bristo?, que l'artillerie russe n'était ni bonne, ni complète, tandis que celle de l'armée allemande n'avait jamais été d'une qualité aussi supérieure. Ce serait une folie de la part 'de la. Russie, concluait le grand fabricant de canons, d'oser faire la guerre à l'Allemagne et à l'Autriche dans ces conditions." L'Allemagne pousse à la guerre. L'Allemagne paraissait cependant vouloir donner satisfaction à l'Autriche à tout prix, et elle poussait à la guerre. M. Zimmterman disait : " Nous ne pouvons pas agir sur l'Autriche pour l'empêcher d'infliger une punition exemplaire à la Serbie. Nous avons promis à nos alliés autrichiens de les y aider et de les soutenir, si une autre nation cherchait à y mettre obstacle. Nous tiendrons notre promesse. Si la Rusie mobilise son armée, nous mobiliserons immédiatement la nôtre, et alors ce sera une guerre générale, une guerre qui embrasera toute l'Europe centrale et même la presqu'île des Balkans, les Grecs et les Turcs ne pourront pas résister à la tentation d'y prendre part." Je pose alors la question de la neutralité de la Grande-Bretagne : "Que veut savoir immédiatement M. de.Bethmann-HolVweg, qui revient de Potsdam, où s'est tenu un conseil sous la présidence de l'Empereur? C'est d'apprendre si la Grande-Bretagne consentirait à rester neutre dans une combustion européenne, pourvu que l'Allemagne, en cas de victoire, respectât l'intégrité territoriale de la France. Et les colonies françaises? questionne l'ambassadeur de la Grande-Bretagite avec beaucoup de présence d'esprit. Le chancelier ne peut pas faire de promesse à leur sujet, mais il n'hésite pas à déclarer que l'Allemagne respectera l'intégrité et la neutralité de la Hollande. Quant à la Belgique, l'action de la France déterminera les opérations que l'Allemagne sera forcée d'entreprendre sur son territoire, mais après la guerre la Belgique conservera son intégrité, si elle ne s'est pas rangée du côté des ennemis de l'Allemagne." L'Empereur Guillaume, qui était en voyagé et qui jouait la comédie de l'absent, alors qu'il n'ignorait rien, rentre et reprend la conduite des affaires. Il est impatient d'agir. L'impatience du Kaiser. Cependant, le 31, le Cabinet de Vienne mesurait mieux la profondeur du péril où son aveugle présomption et les conseils de son alliée allaient l'entraîner. Il déclarait consentir à discuter le Jond

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1843 tot 1940.

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