L'indépendance belge

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s.n. 1916, 27 Juni. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 04 oktober 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/nz80k27d87/
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L'INDÉPENDANCE BELGE. ROYAUME-UNI: ONE PENNY CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE: 5 CENTS) rroo^HOcslf todob1 b.c. h. plaoeAdeAlaAtouese. MARDI 27 JUIN 1916. abonnements I« wotI' J le TELEPHONE: city 3960. teleph.: {fgs-'fs. En vente à Londres à 3 h. le lundi 26 juin. 16 M0IS^17^mLiINGS. j CONSER\ ATION PAR LE PROGRÈS. LA SITUATION. Lundi, midi. Ti«s événements qui ,-se déroulent devant Verdun depuis quelques jours réclament une fois, de plus toute notre attention. Comme les derniers communiqués nous l'ont appris, l'effort fait par les Allemands vendredi pour se.frayer un chemin à travers la dernière ligne de défense française du nord-est a constitué une des plus grosses opérations qu'ils aient tentées jusqu'ici. Les forces engagées se montaient à six divisions, soit entre 80.000 et 100,000 hommes sur un front de moins de cinq kilomètres ! L'état-major allemand comptait évidemment forcer une décision, et lorsque les premières vagues des colonnes d'assaut étaient arrivées devant Fleury, il : pouvait espérer un moment emporter le morceau. Mais c'est précisément à cette minute critique, comme îors de l'entrée à Douaumont, que les Français déclan-chèrent la contre-offensive qui ramena 1 ennemi en arrière et écarta provisoirement le danger. Quoique repoussés jusqu'à proximité des ouvrages de Thiau-mont, les Allemands ne se tinrent pas pour battus. Ils revinrent à la ehârge, nonobstant les pertes cruelles qu'ils eurent à subir, et à l'heure qu'il est la lutte se poursuit avec le même acharnement autour de Fleury et de Froide Terre.' C'est par le couloir qui se trouve sntre Froide Terre et la Colline 285 (au sud de Fleury) que doivent passer les [Allemands avant de déboucher dans le ravin de Bellèviile, qui aboutit dans la vallée de la Meuse. Le chemin à par- 1 courir n'est pas très long (moins de quatre kilomètres), mais il est hérissé : 'de difficultés. Pour le moment, la lutte est particulier -ïeruent vive à Fleury, où les Français progressent à coups de grenades. Les Al-lepiands y ont donc repris pied et le violent bombardement que signale le communiqué de minuit dans ce secteur est < destiné à préparer le terrain pour une " nouvelle avance. Mais- . secteur de Verdun , le seul à réclamer notre attention. L'artillerie britannique a commencé samedi un bombardement qui s'étend maintenant sur toute la longueur du front et qui vient rappeler à propos aux Allemands que les Alliés ont encore d'autres atouts dans leur jeu. Le bombardement britannique est le plus sévère, dit le communiqué de iios Alliés, dans les secteurs de Neuville, tle Wailly (au sud d'Arras) et au nord fie la route Ypres-Menin. Sur le front oriental, nos Alliés russes txmtinuent de faire preuve d'une obstination qui ne doit laisser aux Allemands aucun doute sur ]'0f- : fensive du général Brussiloff La bril ] lante tactique du commandant en chef 1 des forces russes du sud en impose à J î'état-major allemand , qui voit en lui un ' homme capable de renverser tous les < obstacles et de déjouer les plans les mieux < établis. Ils sentent en lui l'homme dé : tidé à aller jusqu'au bout et à ne rien j taénager pour arriver à ses fins. Dans le saillant de Lutsk, les contre- ! attaques allemandes ont réussi à re- 1 fouler légèrement nos Alliés, qui ont 1 Mû céder quelque peu dans la région de Locatchy, mais aux dernières nou- ! velles les Russes, renforcés sans doute, ' ont repris du terrain de ce côté. Entre Zaturtsv (à l'est de Locatchy) et Pus- - tomity, au sud-est de Sviniukhi, c'est-à-dire au point le plus rapproché de Kovel, l'ennemi a été repoussé et a laissé aux mains des Russes près de 800 prisonniers dont la moitié sont des Allemands. Au nord de Radziviloff (au sud-ouest de Brody), c'est-à-dire à l'extrémité sud du saillant de Lutsk, les Russes ont rompu la première ligne de tranchées de l'ennemi.Mais c'est en Bukovine que nos Alliés fout les progrès les plus étonnants. Toute cette province est maintenant aux niains des Russes, qui avancent, à vive allure dans la direction des Carpatlies ainsi que dans l'ouest. Dans le sud, ils ont occupé Kimpo-lung, où 60 officiers et 2,000 hommes ont été faits prisonniers et où un important matériel de cheniin de fer a été saisi. A l'ouest, c'est Kuty, au sud de Kolo-mea, qui a été occupé,* et nos Alliés se trouvent dès maintenant au sud et à l'ouest, aux pieds des Carpathes, après avoir ocehpé un territoire d'une étendue de près de 7,000 kilomètres carrés. Les forces autrichiennes, abandonnées à elles-mêmes, n'opposent plui qu'une faible résistance et on ne voit pas d'où pourraient leur parvenir les renforts dont elles auraient tant besoin pour arrêter l'avance victorieuse de nos Alliés Sur le front italien le général Cadonia maintient une forte pression oontre les troupes autrichiennes dans le secteur d'Arsiero, empêchant ainsi l'ennemi de détacher des forces qui pourraient être expédiées sur le front d'Orient. En Macédoine la situation militaire n'a subi aucun changement. Le dépit des Austro-Germano-Bulgares en présence du triomphe de la poétique des Alliés à Athènes est grand. II a été question, pa-raît-il, de rappeler les ministres des Puissances Centrales, "la Grèce n'étant plus un pays indépendant,'' mais on s'est empressé de donner un démenti à cette information. C'est au contraire l'intervention des Alliés qui rend son indépendance au peuple grec, et nos enliemis le savent si bien qu'ils essayent maintenant d'exciter le roi Tino contre lui. Certains journaux allemands, surs de revoir les vénizélistes rentrer avec une giande majorité à la Chambre, se demandent ce que fera le Roi, "assuré de l'appui de l'armée," au cas où M. Vénizélos, revenu au pouvoir, réclamerait l'intervention de la Grèce aux côtés des A lliés ! C'est là une invitation non déguisée au coup d'Etat contre la volonté du peuple et qui montre à quels dangers est exposé un pays dont la constitution est susceptible d'être ignorée par un roi qui s'appuie sur un clan, militaire et qui dis-]30se de politiciens à tout faire. Entretemps, le nouveau chef de cabinet, M. Zarrnis, a confirmé par écrit l'acceptation des demandes des Alliés. Ceux-ci, de leur côté, ont avancé à la Grèce les fonds dont elle avait besoin pour sortir de l'impasse financière clans laquelle l'avait engagée le cabinet Gounaris. Ou annonce de New-York que M. Rooseyelt a décidé d'appuyêr la candidature de M. Hughes, ce qui rend l'élection de celui-ci à peu près certaine. M. Roosevelt estime que M. Wilson doit être battu pour le plus grand bien de la république.Quant à la situation américano-mexicaine, elle est inchangée FOI GERMANIQUE. Quand cesserons-nous d'attacher une foi quelconque aux -communiqués officiels allemands ? Ne savons-nous pas que < les gens de Berlin niant, aucun respect j Ûe la vérité et qu'ils ne disent que ce qui i îeur paraît utile de déclarer dans le but, < non d'éclairer le public, mais de servir t leurs intérêts, c'est-à-dire de faire ac- c croire les nouvelles destinées à tromper l les Alliés, à leurrer les neutres et à main- t tenir l'enthousiasme national ? t Un détail caractéristique met en pleine c lumière l'absence de sincérité de leur c rapport sur les pertes subies dans la c grande bataille du 31 mai dernier. Re- i lisez leur compte-rendu : ils avaient £ perdu le "Wiesbaden" et le "Pom- 1 niern," ils avaient des doutes sur le sort t du "Prauenlob" et de quelques torpil- ' s leurs, et lelir flotte était rentrée au port. / Voilà q un trawler hollandais ramène 1 a Ymuiden dès hommes d'équipage dé f leur croiseur "Elbing" ! Aussitôt, avec a des précautions oratoires un nouveau f communiqué annonce au public la nou- i Velle le 1' "Elbing" a été également 1 $erdu. Croirons-nous bénévolement qu'il r "y a pas eu d'autres manquants à l'ap- i N dans une flotte triomphante, qui a t j11' dans la nuit devant les escadres de « 'amiral Jellicos? * t I Les Zeppetins. () Il en a été ainsi tout le long de cette a cette guerre interminable. Combien de q fois Ja perte d'un Zeppelin fut-elle ad- n mise par l'état-major allemand ? Lors- c que, sous 2>eine de perdre tout crédit a auprès des neutres, il ne pouvait pas le I déguiser, ou lorsqu'il y a trouvé matière L à dissertations sentimentales. II a mentionné le naufrage du croiseur aérien t-tombé dans l'estuaire de la Tamise et la d destruction du Zeppelin descendu par un a obus incendiaire à Verdun. Quel moyen d de le dissimuler quand tous les journaux e illustrés donnent la reproduction photo- r graphique des carcasses monstrueuses de L leurs épaves ? Quand un patron de barque e ■de pêche rapporte en Angleterre qu'il n avait rencontré dans la mer du Nord un t Zeppelin flottant sur les eaux, avec tous L les aéronautes accrochés à ses flancs, im- é plorant vainement son secours, qu'il les p avait abandonnés à leur affreux sort, le e fait fut annoncé avec grand tintamarre : d il. s'agissait de réveiller la haine du 1 Royaume-Uni, et l'on pensait que le d monde s'apitoyerait sur le destin de ces s, nobles guerriers, qui ' venaient de f tuer en Angleterre des femmes n et dps enfants, qui avaient jeté n ■des bombes «nr des bateaux de pêche sans s'inquiéter du salut de l'équipage, et qu'un marin anglais méfiant n'avait pas osé secourir. On espérait effacer l'impression de révolte causée par l'exécution de la nurse Edith Cavell qui, après avoir soigné des blessés allemands, n'avait pas trouvé grâce devant ses ennemis, et on voulut exploiter la nouvelle. Les autres naufrage-- de Zeppelins ont été oubliés avec le plus grand soin: on n'avait aucun intérêt à les faire connaître.Les sous-marins. La même réticence s'est manifestée pour les sous-marins. La marine anglaise en fit des hécatombes mystérieuses, et ce n'est que les rares'fois où l'Amirauté annonça la capture d'un équipage de pirates que les autorités navales allemandes en firent part au public. La discrétion britannique fit douter longtemps de la réalité de ces exécutions de sous-marins, et quand M. Balfour, au Parlement, fit allusion au châtiment sévère que ces ennemis des navires marchands avaient encouru, nous fûmes fixés sur l'étendue des pertes infligées à l'ennemi par la fureur subite et comique de la presse d'Outre-Rhin, sommant le ministre britannique de révéler le; moyen qui lu; avait permis de maintenir au fond de l'eau les bateaux qui n'en émergeaient que ptmr s'illustrer par des attentats de droit commun. L'Amirauté allemande n'avait jamais fait mention des vides constatés dans le rang de ses escadres sous-marines.Il serait donc insensé de s'en tenir aux révélations allemandes, qui ne sont que des trompe-l'oeil, ou dis reconnaissances de faits qu'il n'est pas possible de masquer plus longtemps. Pertes allemandes. La liste officielle des: pertes subies par l'armée allemande est un autre exemple de mystification coi.vinue. Après la grande campagne de Pologne et l'offensive française en Champagne, l'attention des experts militaires et aes statisticiens se porta avec insistance sur l'énormité de pertes allemandes, l'importance des réserves dont l'ennemi pouvait disposer, et la durée probable de sa résistance. Aussitôt Berlin se mit en devoir de nous éclairer. Le chancelier se fit poser une question qui lui permit d'affirmer que les ressources de l'empire en hommes étaient inépuisables. Nous sûmes bientôt que la science allemande accomplissait des miracles: 85 p.c. des blessés avaient rejoint le front et, actuellement, la proportion des guéris, aptes au service, atteignait même 89 p.c. On parle parfois de débâcles formidables dans les cours de la Bourse, maÎ3 rien ne peut être comparé à la baisse soudaine des pertes mensuelles allemandes : elles atteignaient une moyenne de 150,000, elles ne descendaient jamais au-dessous de 100,000 et parfois elles dépassaient 200,000, toujours d'après les listes officielles. Novembre 1915 avait encore donné 190,862, mais décembre 1915 ne donne plus que 66,435 et en janvier 1916, nous arrivons à peine au total de 36,000 ! Les mois correspondants de l'année précédente avaient donné 201,952 et 163,801. C'est un prodige nouveau du génie allemand d'immuniser ses armées contre un ennemi dont le nombre et les moyens dJaction ont augmenté dans une proportion inouïe: par enchantement, en un mois, les pertes tombent à un tiers et même à un cinquième du chiffre reconnu a n ter ie u reine n t. Pays de mensonge. II ne sort donc de l'officine berlinoise que des informations truquées. La science allemande s'y connaît en matière de sophistication. N'y prêtons donc qu'une attention sceptique, et ne croyons pas que de la rencontre de la flotte britannique avec le gros de l'escadre du Kaiser celle-ci soit sortie avec les pertes légères annoncées au communiqué officiel. L' "Elbing" -est 1a. pierre de touche de la sincérité germanique. Le chancelier a pu affirmer au Reichs-tag que les avions français avaient jeté des bombes sur Nuremberg et sur Wesel avant la déclaration cîe guerre : tous les députés savaient que le fait était faux, et aucun n'a protesté. Depuis vingt-deux mois, la presse répète tous les jours que la guerre a été imposée à l'Allemagne, et cependant il. y a quelques centaines de mille Allemands qui savaient au moins trois mois à l'avance qu'ils allaient faire la guerre. En ce pays, le mensonge est élevé à la hauteur d'une institution. Depuis que la mauvaise foi des Frédéric II et des Bismarck est devenue un sujet d'admiration sans bornes, la duplicité et l'hypocrisie sont des parties essentielles de la "realpolitik." Les Allemands non seulement tolèrent, mais ils savourent la fausseté On/lisait autrefois "la foi punique," nous dirons désormais "foi germanique. ' ' FERD. VAN DE VORST. LES BELGES EN FRANCE. Une fête franco-belge à Woignarue. Le cantonnement belge de Woignarue a a donné, au bénéfice de la Croix-Rouge, j< une matinée artistique qui fera époque a dans les annales du Yimeu. La salle Deloizon était trop petite f< pour contenir les nombreux spectateurs o: qu'avait attirés, même de loin, la double c< occasion de communier avec l'âme de nos tf braves Alliés et de donner aux héroïques p blessés un témoigiiage de sollicitude, ci Mais la place du village et le ciel déii- u cieusement pur élargissaient le parterre s< et les frises. Le programme comportait c< les genres les plus divers, fondus en une 1' synthèse de bons tons et de belle liu- d< tneur. Les interprètes, que nous félicite- c< rons en bloc et anonymement, comme je dans les communiqués, ont fait preuve le d'un talent inné, vraiment remarquable, L et bien caractéristique de cette nation d< délite. C'est un rare plaisir de voir O sous un jour si aimable de si admirables cl soldats. Quelle jolie halte entre deux 1' batailles et que de civilisation contre cl tant de barberie ! Dans une délica,^ n- allocution, l'aumônier de la division a ai adressé à l'auditoire des remerciements B qui doivent aller tout entiers aux orga- " nisateurs et aux exécutants de cette m matinée. Nous' n'oublierons jamais la fr patriotique joie qu'ils nous ont causée, ni Et quant au geste qui leur a servi de le thème, n'est-il pas le leur plus que le m nôtre, puisqu'ils ont pensé a nous rap- c< peler leurs frères? le A l'armée belge.* Ainsi vous aviez tout : la paix ©t l'abondance-Le bonheur éclairait jusqu'à vos puits miniers. L'art ornait votre vie. Aux kermesses. Téniers ., De son joyeux pinceau conduisait votre danse. pi La bonté dams les coeurs; le blé dans le greniers. , Sur vos cha-mps mesurés, la belle Indépendance 1 A vos jeunes drapeaux ouvrait un ciel immense. pi Et ce £-ie! voub rendait ce une vous lui donniez. v: Maintenant, qu'ayez vous?—Votre clière patrie Par d'infâme» soudards e9t souillée et meurtrie., (j' De tombeaux innocents v6s sillons sent couverts.. Mais il vous reste l'air le plus pur qu on respire, gç Votre héroïsme atteint aux splendeurs du martyre. Et votre âme sublime a conquis l'univers. ALFRED THEULOT. l'< Onival-sur-Mer, mai 1916. * Sonnet dit à la matinée artistique de Woignarue. ^ Un coin de repos. « " Ligugé "—c'est le nom d'un petit B bourg, situé dans le Poitou, cette' belle n< partie de la France où la nature a accu- pl mulé des sites qui nous donnent l'illu- di sion de certaines parties de notre chère é< patrie (l'Entre Sambre-et-Meuse). al A 500 mètres de la gare, l'abbaye, l'i datant du IVe : iècle; restaurée au XVle, a été transformée en hôpital pour le nos convalescents, où ils a iennent se tr reposer des dures journées passées (a là-bas sur notre coin du sol natal, qu'ils dt ont disputé journellement aux barbares, ai Les soldats convalescents y sont in- oi stallés de la façon la plus confortable, ét dans des chambres bien aérées et très n< propres.L"n vaste réfectoire décoré artis- ti tiqùement (le portrait de notre Souverain pi s'y détache avec en-dessous l'inscription des deux phrases prononcées au par- a1 lement le 4 août 1914 et qui le rendront rc immortel) où les soldats comme dans c< une grande famille prennent leur repas p' (très substantiel et toujours amélioré) ni en commun. Les dirigeants (médecin-principal Desbonnet Georges et le capi- sf taine commandant Simon) donnent leurs 171 soins en véritables chefs de f'amille et d; avec la plus grande mansuétude, aux hi militaires en traitement. On laisse la plus grande liberté, aux soldats poin aller se promener dans les environs si jolis, où la nature a mis tout en œuvre pour chasser de leurs visions les jours sanglants. Une salle de fête a été aménagée complètement ; ont lieu -ici de petites pièces, des concerts, où on entend nos chanteurs amateurs, français et flamands, se surpasser pour faire oublier à nos ch-ers convalescents les heures douloureuses de l'exil; un cinéma donnant deux scènes par semaine a été également installé (tout cela a été aménagé de toutes pièces, sur l'initiative des dirigeants). Bis hebdomadairement le médecin principal, le commandant, ou l'un des officiers adjoints, donnent conférence, traitent tous les sujets : hygiène, discipline, morale. Les services religieux (très suivis) sont donnés avec la plus grande solennité. On y entend tous les dimanches îa voix chaude et pénétrante du directeur de l'H. P. P. Dubonnet déclamer nos chants patriotiques, qui font passer en nos âmes le frisson qui tous nous anime- depuis l'.invasion de notre chère Belgique. Bref, on reforme là des "hommes" qui iront grossir, complètement remis, les rangs de nos frères au front, pour chasser de notre pays l'ennemi exécré. Pour nos blessés convalescents à l'hôpital de Ligugé* merci,aux médecin-principal Desbonanet, Georges, commandant Simon, et à tous ceux qui les secondent. * • * Une heureuse Inspiration. Sur l'initiative du directeur de l'H. P. C. de Ligugé, on vient d'inaugurer dans la jolie -salle de réunion de l'hôpital, une série de conférences avec projections lumineuses, sur nos chères villes belges. On a débuté le 1er juin par 'la cité d'Artevelde—Gand. Le directeur Desbonnet, de sa voie grave et posée, a fait en quelques mots bien sentis l'historique des différentes vues passées sur l'écran. C'est une bonne initiative, car cela remet sous les yeux de nos soldats, nos chères cités où les nôtres vivent en contact avec ces bêtes immondes "les Boches" qui (momentanément) souillent nos belles rues. Cela ne fera que rendre plus âpre le désir de voir au plus tôt notre drapeau flotter victorieusement sur nos édifices en remplacement du drapeau allemand, qui n'est que le symbole de l'ignominie. Pour terminer cette agréable soirée, le directeur Desbonnet, en phrases bien trouvées et vibrantes, fit en raccourci (avec projections) l'historique de la vie de Jeanne d'Arc, l'héroïne française, afin d'expliquer aux soldats que la fête organisée pour le 3 juin en son honneur était un hommage au souvenir de la noble enfant, personnification du patriotisme français et restée la gloire la plus pure de l'histoire de France. Cette fête promet bien, et sera donnée avec la plus grande solennité; elle sera rehaussée par les chants d'un phœur composé de soldats convalescents, formé par et sous la direction du Dr Desbonnet lui-même. Reconnaissance au Dr Desbonnet, qui se dévoue en soignant physiquement et moralement nos glorieux blessés, les distrait et leur inculque l'amour du beau, tout en les instruisant. G. A. FUMIERE, Chevalier de l'Ordre de Léopold. LA VIE DE PARIS. ser reg Paris, le 21 juin. b iel. Est-ce que les murs ont des oreilles? d de On le dirait à écouter tout ce qu'on raconte du Comité secret qu'on devrait e hs- surnommer la session secrète, puis- f: été qu'elle a duré six séances. S'il fallait t. «sel croire tout ce qu'on dit, on pourrait a les reconstituer les débat^, d'ailleurs fort A ix, importants, qui ont eu lieu avec leurs ' ■ux discours et. même leurs principales inter- jue ruptions. Evidemment, il a dû y avoir ne, des exagérations et de grosses inexac- ® de titudes dans ce qu'on a colporté. Quand gi ins on représente un ancien ministre des ^ ire affaires étrangères, qui a eu la plus heu- u est reuse influence sur les destinées dë la S( De- France, comme ayant dû courber la tête II devant les réquisitoires prononcés contre jet lui, on doit, nous induire en erreur. c : et Le ministre en question a développé q Iles la thèse sur l'intervention des Alliés en ji ion Orient, qui est des plus contestables, li , la mais il aurait pu aussi rappeler les f du- inestimables services rendus en face des c er- incontestables fautes balkaniques, fau- c tes qui, du reste, avaient été signalées q et regrettées par les amis du ministre d bien longtemps avant qu'il soit question du Comité secret. Il parait, au surplus, que ce premier essai de discussion à huis-clos a mis une fraction de la représentation parlementaire en appétit, et un député, qui a des accès de franchise fort intéressants, M. Roux-Costadeau, écrit dans la "France",: Que ceci ne soit pas une manifestation passagère accidentelle. Le Comité Secret doit se survivre. Il sera l'oeil de îa nation qui, nuit et jour, surveille, surprend les fautes, retient les faiblesses, excite les énergies. Un contrôle permanent, attentif et sévère, sortira tout armé de ses délibérations. Diable, le Comité secret permanent, c'est un changement de régime. Celui qu'on veut instaurer a peut-être du bon, je n'en sais rien, puisque depuis que 'a liberté de la presse est supprinîée en fait, on ne -peut discuter ni le pour, jii le contre. Mais, enfin, de premier abord, comment s'empêcher de remarquer qu'avec un parlement qui prendrait ses décisions les nias importantes i huis- q 150

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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