L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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17 februari 1917
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s.n. 1917, 17 Februari. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 02 februari 2023, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/bz6154fs8p/
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3«nie Annee "N°.Si7 S cents Samedi 17 février 1917 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force, •Journal Quotidien du matin paraissant en Hollande Belge est notre nom ie Famille. Toutes les lettres doivent être adressées nu bureau de rédaction: „ „ N. 35. VOORBURGWAL 334-24O, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef; Gustave Jaspaers. _ PJ, , „, . C Charles Bernard, Charles lierbleî, Comité de Rédaction: î„ , „ ,, „ , , ( René Chambry, Emile Palnparé. Pour les annonces, abonnements et vent* au numéro, s'adresser à l'Administration du journal:N.Z.Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements! Hollandefl.l.SOparmois. Etranger R. 2.00 par mois Annonces) 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Autour lie l'International! rv, L'Internationale avec .ou sans les Allemands.-Scheiifsmonn ou Bernstoln? n„ ,,0 T,ellfc qu'avoir le plus grand res-"0Ur l'attitude d'un Vandervelde, „ t ni lis de Brouckère, qui furent de loyaux serviteurs de la patrie, d'infatigables défenseurs. !»«• la plume ou par 1 epee. rfL Belgique martyrisée, mais qui ne veu-fenJ point désespérer de l'Internationale. Tlle fut l'idéal de leur jeunesse, de toute une génération. Ils lui consacrèrent le meilleur Se leurs forces et c'est dans là mesure ou il. ont trahi cet idéal que les socialistes alle-leur paraissent hautement coupables devant le socialisme et l'humanité. Peut-être les socialistes de la génération sacrifiée qui meurt aujourd'hui sur les champs de bataille, qui dépérit dans les camps de prisonniers en Allemagne a-t-elle perdu la foi dans cet idéal d'ime fraternité réconciliant le peuplo allemand avec les peuples du monde civilisé. La. haine qui éclatait dans_ les propos de malheureux déportés belges, évadés d'Allemagne et que j'ai rencontresi «récemment, me paraissait un sentiment infiniment naturel et respectable. Mais encore un coup, on ne peut en vouloir à des patriotes comme VandeTvelde et de Brouckère de rester fidèles à l'idéal do toute leur vie, même s'il a reçu de terribles coups de la réalité. On peut leur en vouloir d'autant moins que, dès à présent, ils ne se font pas faute de dénoncer la trahison avérée d'un Scheidemann oi d'un Siidelcum. N'espérons pas voir de si tôt les socialistes hollandais, suisses ou norvégiens en faire autant. Ils se refusent a examiner la question des responsabilités dans cçtte guerre, obnubilés qu'ils sont par l'espoir de voir bientôt, sur les bords de 1 Am-stel ou au pied du Mont-Blanc, Gustave Hervé tomber dans les bras de Scheidemann, eu versant de douces larmes de joie. ^ paraît que, pendant quelques annees tout au moins, une Internationale sans les Alle^AiwU et les Autrichiens n'est pas possible, pas'co'ncevable. (Il va sans dire que noua applaudissons de toutes nos forces a une union dés peuplés, des prolétariats qui, dans cette guerre, luttèrent pour la cause de la Liberté et de ceux, comme les Espagnols, qui leur donnèrent tbute leur sympathie), lion ! Pas d'Internationale sans les socialistes allemands? Oui, mais quels socialistes allemands: le parti de Scheidemann et de Siidekum qui est. t-oujours majorité, ou bien celui de Haase,' Bernstein, Ledebour, Rosa Luxembourg et Kautsky, qui, sans aller aussi loin que Liebknecht, Riïhle et le pe Snartacus, se rend compte sur le tard de la criminelle folie qui a incité l'Allemagne à déchaîner cette guerre et de la passivité coupable ou de l'ivresse impérialiste dont firent preuve les socialistes allemands en soutenant le gouvernement et le kaiser.^ La scission peut être maintenant considérée comme «11 fait accompli. Or. quand la sozial-demo-kratio envoit des délégués à La Haye, au B. S. I., ils s'appellent Ebert et Scheidemann.* * * Prenons conseil de la classe ouvrière. L'un de ses militants les plus autorisés en Angleterre, W. A. Applet-on, secrétaire de la Fédération Générale des Trade-TJnions, déclarait récemment au New-York \V orul: . J1 y a, parmi le parti ouvrier britannique, des hommes qui ont été en rapport avec le parti vo(ivrier allemand, mais je ne vois pas comment il leur serait encore possible de reprendre contact avec les Allemande; cela peut se faire, mais cela me paraît à moi tout à fait improbable. Je sais, par la connaissance personnelle que j'ai de la Grande-Bretagne et par le contact que je garde avec les travailleurs britanniques, que ceux qui excusent les atrocités de 1 Allemagne ne sont point nombreux et qu ils 119 représentent que 1 infime minorité de l'opinion des travailleurs en ce pays. J'ai vu le sens inné do la justice et du droit qui caractérise même le plus inculte des ouvriers de Grande-Bretagne et je sais que ni aujourd'hui, ni demain, ils ne toléreront aucune association avec la classe ouvricie allemande, à • moins que le mouvement ouvrier allemand ne répudie immédiatement et par ia force les actes lâches du gouvernement allemand. „Un peuple ne peut pas rejeter entièrement toute responsabilité pour les crimes de Bon gouvernement. Même dans un pays tel que l'Allemagne, où' les institutions libérales eont encore dans l'enfance, l'opinion publique pouvait s'entremettre puissamment, si elle le voulait. Et», à moins que le parti socialiste-démocrate n'adopte une attitude définie, et efficac^, je ne vois point la possibilité d'une reprise de relations de travailleurs appartenant à dçs communautés civilisées avec des ouvriers allemands — je parle de ma génération." D'autre part, un socialiste wallon, membre de la Fédération de Seraing, écrivait récemment à 1',indépendance Belge" : ,,Nous lisons daus la réponse citée: ,,Les travailleurs vont-ils se séparer au moment où les voix les plus autorisées annoncent que les nations vont se réunir?" Nous lisons bien „ Vont-ils se séparer?"... Mais ils le sont, citoyens, séparés ! Quoi, vous pensez qu'ils sa fusillent les uns les autres, puis, après la bataille, que les survivants conservent dans leurs coeurs des. sentiments fraternels?.... V*m jj'avea donc jma lu les centaines de I documents allemands trouvés sur les pri . sonniers et les cadavres, publiés par le | autorités françaises? Vous n'avez peut-êtr jamais assisté à l'agonie d'un de nos piot tes ,,pris par le gaz?...." Vous oubliez saai doute Visé, Dinant, Termonde, Andenne?.. Savez-vous que déjà dès la bataille d Liège les brancardiers ,,en terraient" no soldats ,,prisonniers", étranglés dans le champs?... Si les Allemands ont prémédit ces meurtres, il n'est pas permis d'oublié qu'ils ont trouvé le peuple allemand pou les réaliser froidement." Et là-dessus, nous n'écrivons pas plu avant. Louis Piérard, P.S. L'autre Internationale:— La presS' allemande publie une intéressante informa tion touchant une conférence international de parlementaires catholiques qui se serai tenue ou va se tenir à Zurich. La ,,Ger mania", l'organe du Centre allemand, di qu'à cette conférence^, qui s'est ouverte lun di, assistaient des politiciens venus d'Aile magne, d'Autriche-Hongrie, de Hollande de Suisse, de Belgique et de Pologne L'Allemagne était représentée par les dé putés Spahn et Erzberger, le herr justizra-Dr. Porch, président de la fraction catho lique au Landtag de Pruçse, et Held, pré sident du-groupe au Landtag bavarois. Le: délibérations sont secrètes. On nous dit seu lement que d'importantes questions d'ur caractère mondial y sont débattues. Oi aimerait connaître, s'il y en eut vraiment les noms des délégués belges à cette réu nion. Qu'on ne nous serve point de sub tils distinguos: nous tenons en suspicioi tout autant, en ce moment, une actioi d'une Internationale catholique, qui a soi siège à Rome ou à Zurich, que celle d'uu< Internationale Socialiste ou financière. L. P. ■■>!» ■ O ■ fcBB l L'effort le l'Hlemagne. . Il n'est pas douteux que l'Allemagne prépare un dernier et vigoureux effort. Sei propositions de paix avaient .pour but df lui procurer un certain répit pendant loque elle aurait poursuivi ses armements et se: préparatifs. Actuellement, elle a passé des commande; très importantes en. Suisse pour accroîtr< sa production en munitions. Le ,,Journal' assurait dernièrement qu'un grand nombn de fabriques, occupant plus de 4000 ouvriers travaillent pour le compte du gouvernemenl allemand. C'est le capitaine Schmitz at tadlué à l'ambassade d'Allemagne à Berne qui organise la distribution des travaux secondé par r,,Al-lgemeine Electricitatt: Gesellschaft", qui opère elle-même sous 1c couvert d'une Société suisse d'appareillage électrique, la Scciété ,,Prothos'' GetU Société, qui manifeste depuis trois moi? un renouveau d activité tout à fait disproportionné avec se® antécédents, fait notam ment édifier à Alstatten, près de Zurich, uao importante nsinè uniquement destiné* à la fabrication de fusées et de grenades pour l'autorité militaire allemande. Une seule maison de Schaffouse a livré à l'Allemagne trois cents moteurs pour sous-mariijs, Le gouvernement allemand se propose dx diriger ver3 ces usines ses propres sujets résidant en Suisse, conformément à un paragraphe spécial de laT loi sur le servie* militaire obligatoire. Bisertffiis allemands et internés |13!PS. Le correspondant de Hollande de la ,,Croix' do Paris écrit : ,,Une grande partie des déserteurs allemands sont un grand ennemi pour nous, surtout poui les habitants do la campagne. Les vols qu'ils commettent, avec ou sans effraction, sont innombrables. On les sait mémo coupables d'assassinats. Emus par leur aspect famélique, pa: leurs récits de misère sans fin, de maladies oi do blessures, les campagnards leur donnent l'hospitalité, leur procurent du travail ou leui fournissent do l'argent. Et beaucoup, au lier de travailler honnêtement. Vagabondent e vivent do rapine. Nombre d'entre eux portonl la croix de fer ; il y en à même avec deux déco rations gagnées à guerroyer... pour lo roi di Prusse. ,,Les pauvres Belges se comportent beaucoup mieux. Aussi sont-ils demandés de partout poui fournir un travail rémunérateur quelconque naturellement surtout dans les usines, pédalant à leur usine dans leur uniforme- «à larges bandes rouges, ils font un effet pittoresque sous notre ciel souvent gris et presque toujours nuageux Ils fraternisent peu avec nos habitants. Dans leurs heures de loisir, on les voit à deux ou troi: flâner dans les rues, aller au marche ou ai; magasin. Ils ont l'air doux et paisible. Rare ment sont-ils bruyants, et ils s'arrêtent au: devantures des magasins où il y a les dernier": nouvelles do la guerre. Jamais je n'ai entendu qu'on leur adressât un mot on une apostrophe désagréable." , ' ' $ — Il y a un m 17 février 1916: Le ministère de la guerre en Angleterre reçoit un télégramme annonçant la conquête totale du Cameroun. Zimmerman, le commandant des troupe* allemandes, a ■passé m Guinée espagnole. En Belgique. s Les ouvriers de la discorde S Les informations de Wolff sont toujours S d'une honnêteté si scrupuleuse que, pour ne pas r verser dans l'erreur, le bon bureau boche', four-c nit des chiffres qui sont souvent en dessous de la réalité. Ainsi, un de ces dimanches de gel, les aktivistes s'étaient réunis à Bruxelles, 3 comme nous l'ayons écrit. Wolff câbla qu'ils étaient deux cents. Erreur îLes aktivistes ont fait l'appel, comme à l'armée. Ils ont procédé au : ,,JN umérotezrvous". Or, ils étaient deux cent vingc-cinq. Deux cent vingt-cinq, tous leaders ou représentants des organisations flamingantes du Vlaamsche Land. On n'évoque point, sans un sourire amusé, le groupement do ces représentants des aktivistes de "Wolverthem ou de JNevele, frères Van Roy coiffés du haut de. forme dominical, Antoine à la barbe fauve, et ce métèque hollando-anversois et tous les autres, pressés contre les. barreaux de la cage, — pardon contre les murs de la salle de réunion —, dans les accoutrements que l'on devine, ils en ont des têtes... disait un Ketje, en les regardant défiler. Et le titi disait vrai. La plupart de ces gens portent les stigmates de la méchanceté froide ou de l'ayeugle sottise. Paysans parvenus à une petite situation, crétins envieux, hommes intelligents qu'un désir inconsidéré d'honneurs a poussé dans la voie du déshonneur, illuminés dont la place est dans un sanatorium, on les reconnaîtrait entre cent mille. Or il ne faut pas perdre de vue que toute cette bande hurlante, a l'appui du gouvernement allemand. Àsinus asinum fricat, disaient les Latins. Le proverbe est resté-saisissant de vérité. Après les inévitable^ échanges de vues entre compères poursuivait le même but, les ,,225" décidèrent de rédiger uno motion d'ordre à laquelle ils se rallièrent unanimement. Cette motion s'énonce en cinq points que voici: lo. ils s'opposent à l'impérialisme du Havre qui prétend annexer le Luxembourg et une partie du territoire hollandais et laisser plutôt le -règlement do la situation internationale à la force des armes. 2o. ils sb déclarent intimement convaincus que toutes les ordonnances concernant la question dos langues élaborées par l'occupant sont parfaitement légales et conformes à l'article' 43 do 5 la Convention do La Haye sur les usages de la 1 guerre sur terre. 3o. ils décrètent que dorénavant des mesures i encore plus énergiques doivent être prises : division des ministères et des administrations en , départements -flamands et wallons, eto. 4o. ils veulent notifier les exigences des Flamands à toutes les 'puissances belligérantes et neutres. > 56. ils décident de faire les démarches nécessaires pour que la Flandre soit représentée à !a conférence de la paix. En Hollande, on dirait ,,Ze zéggen wat". Car la lecturo de ce document, du plus haut comique on l'avouera, ne peut s'achever que dans un éclat de rire. De quoi ces individus se mêlent-ils? Pour défendre la Flandre, c'est an front qu'ils devraient se trouver, car c'est 5 la Flandre que l'ennemi allemand veut achever de conquérir. Oh! non point par son esprit, sa ; Kultur, mais par la force de ses canons. Distinguons.Les deux cent vingt-cinq aktivistes sont autant de renégats. Il ne faut dono voir dans leurs décisions qu'une manifestation de» cette ' lèpre aktiviste qui dévore quelques esprits 1 chagrins. Cependant, on aurait tort, au Havre ou ailleurs, de négliger -les aboiements de ces roquets. La caravane passe? Soit. Mais qu'elle ( leur décoche d'abord un grand coup de pied quelque part. A ces manifestations intempestives, il faut uno réponse. Cette réponse se doit d'être courte ; des sanctions à prendre contre tous les vendus,, tous les renégats, tous les Mark de Salm et tous les Hcnderickx. Nous n'allons (pas xetohnber dans des discussions pour savoir si Henderickx est. un brave homme qui aime bien sa mère ou si Augusteyns est un bon employé duquel-lo bureau de bienfaisance s'est toujours loué. Un énorme coup de balai, s'il vous pla-ît. Et que les écuries soient, une fois pour toutes, nettoyées. Le meilleur moyen, radical et. peu coûteux — à part les condamnations à des peines de prison —, le meilleur moyen sera de jeter tout ce joli monde turbulent et brouillon hors de Belgique. L'Allemagne leur sera peut-être ouverte (peut-être, car les Allemands se servent des renégats, mais les méprisent) et ils trouveront sûrement aux frontières do Hollande lo poète-gorille de Bus-si.nî, accompagné de quelques réfractaires belges, qui les accueilleront cordialement et leur feront ouvrir des crédits par certains ennemis de notre pays. Mais l'âge d'or ne durera pas lougtemps et ces afrfflSnés d'argent et de gloire chercheront bientôt querelle à toute la Hollande, jusqu'au jour où les derniers des Mohicans pro-boches et pro-aktivistes, ayant assez souffert d'avoir voulu les connaître, les rejetteront loin d'eux comme des êtres malfaisants. Et l'heure viendra où ils /comprendront — enfin! — pourquoi nous avons dû, nous Belges, nous défendre contre leurs manifestations. La question est nette. Elle ne se présent** que sous une seule forme. Les individus assez vils pour réclamer la séparation du pays, au moment où, pour l'unité et l'indépendance de celui-ci, des centaines des nôtres sont tombés, au moment où l'Allemagne, après avoir brûlé, massaoro, pillé, réquisitionné, déporte des mil-5 liera d'ouvriers wallons et flamands, doivent être châtiés. S'ils évitaient le châtiment, il . n'y aurait plus de justice et nos morts ne dormiraient plus tranquilles. Les preuves? Ellr-s j abondent. Forts d'être protégés par les baïonnettes allemandes, tous ces salariés de l'Etat ou de communes belges se flattent d'attaquer lo gôiiyerRoment belge, ..les fuyards rhj Havre comme ils disent". Us ne se cachent pas, ils no craignent pas que leujs noms soient ron nus. Au contraire. Dans leur fors intérieur, i!* sont fl- cette conv'ction que l'Allemagne sera victorieuse et ils ne désirent rien tant que la victoire de nos ennemis. Que leur importe qu'on le-s nnrrr.i«se an TTovre? C'est no'irnuoi notïs. disons que le réveil sera pénible de ces pan-{tins médiocres qui ne représentent rien qu'eux- mêmes — et très, mal — et qui sauront, ui jour, qu'on n'insulte pas en vain un pays qu souffre et qui serait mort depuis des mois s l'invincible source du patriotisme ne continuait de fendre ld 6ol rocailleux et d'épandrt son eau miraculeuse dans nos campagnes poui rafraîchir ceux qui, parfois, se laissent aller à un moment de faiblesse ou de découragement. Les Aktivistes — avant la guerre — n'ont ét< que trop favorisés. De là, leur morgue. La Flandre au lion, sam doute. Mais ces gens-là ne sont que des roquets A. Bruxelles Les Boches — il faut leur rendre justice — ne manquent aucune inconvenance. Ils on toujours suivi la politique du pied dans h plat. A présent qu'ils ont tout à perdre dan une guerre aveo l'Amérique et rien à gagner leur goujaterie no connaît plus de retenue Ils viennent, ici même, d'obliger M. Branc WMtlock, ministre des Etats-Unis, à retire le drapeau étoile qui flottait au balcon de i; légation. On se demande à quels mobiles obéissent le Boehes. Quo peuvent-ils retirer d'une telli grossièreté? S'imaginent-ils qu'en privan . M'. Whitloek do son automobile, pour ci j ter un autre exemple, ils vont gagner I< ! guerre? Mais la mentalité allemande n'es pas celle des autres peuples. Les sauvages di centre africain ne se plairaient pas à des ma noeuvres aussi enfantines et aussi grossières Cette satisfaction de se dire qu'ils sont le maîtres — et do le prouver — peso peu lourt dans le plateau de la balance. Ce n'est mêm pas uno injure envers l'Amérique. C'est uni mesquinerie, une stupidité, une de ces millr manifestations à quoi l'esprit allemand s< distinguo. Ces gens ont-ils jamais conm l'esprit de chevalerie? Ils vivaient encor dans des forêts, en hommes sauvages, lorsqu Français et Belges connaissaient les bienfait d'une brillante civilisation. Voudraient-ils aujourd'hui, nous faire la loi? Les cercles of ficiels de Washington ont très mal pris l'or dre de von Bissing à Brand Whitloek. Et o n'est pas la dernière sommation du vieux ma ladroit qui améliorera les rapports entre le deux- gouvernements. * * * * Les victimes du froid ne so comptent plus Quantité de personnes ont dû s'aliter. D'autre ont été victimes do contestions cérébrales. Te f.ut le cas pour M. E. r., rentier, âgé do 5' ans, domicilié Boulevard Léopold II. En pas sant rue Ste Catherine, il s'affaissa. Des pas sants le transportèrent dans une pharmacie mais tous les soins pour lo ramener à la vi< furent infructueux. Uno vieille femme, habi tant rue Geffart, et qui n'avait plus en do fei chez elle depuis quelques jours, est tombéi chaussée de Wavre. Grâce à des soins empres sés an a pu la ramener à la vie. La plupart de nos compatriotes sont ma' nourris. Dès lors, l'organisme ne peut, plus st défendre avec énergie contre la température glaciale dont nous souffrons actuellement el les décès deviennent do plus en plus fréquents * * » La Cour de cassation vient de rendre un intéressant arrêt qui tranche définitivement uno epiestion longtemps controversée et à laquelle les circonstances donnent un caractère d'actualité. Un arrêté de 1823 soumet à l'obligation d'une autorisation administrative préalable les <x>l-lectes à faire à domicile par des particuliers ,,pour adoucir des calamités ou <les malheurs". Dans le courant de novembre 1914, un prêtre de l'agglomération bruxelloise fit collecter à domicile pour une institution à laquelle il prétendait n'attribuer qu'un but 6ocial ou religieux. Divers arrêts intervenus depuis furent soumis à la juridiction elo la Cour de cassation, | qui vient de trancher la controverse en déci-| <lan*. ejiio les termes de l'arrêté du 22 soptem-i !-rc 18j?3 relatif aux e-ollectes à domiçilo visent toutes les oollectes faites dans un but de charité, qu'ils ombrassent aussi bien celles qui tendent au soulagement des infortunes permanentes que celles qui sont faites à la suite de calamités ou de malheurs aœidentels et imprévus. En l'espèce, bien qu'on ne prétendit attri-1 buer à l'oeuvre bénéficiaire qu'un but social 1 ou religieux, celui-ci était avant tout ,,charitable". Cette appréciation du caractère ele ; l'oeuvre est souveraine; dès lors, les oollcctos ' incriminées no pouvaient être faites sans une autorisation de l'autorité compétente. I 11 résulte dono de l'arrêt de la Cour ele cas-' sation que l'arrêté de J.823 soumet à l'obligation d'une autorisation préalable les collectes ; à faire à domicile par des particuliers, ,,toutes les collectes faites dans un but de charité, aussi bien celles qui sont faites dans le but de soulager des infortunes permanentes que e^el les qui sont provoquées par des calamités ou des malheurs accidentels et imprévus". A Anvers j L'autorité bocho a décidé que tout le cuivr< se trouvant dans les maisons particulières d< la ville d'Anvers et de ses faubourgs devait êtr€ livré à partir du 12 février. Mais ce n'est pa: seulement au cuivre que les réquisitionne un s'attaquent. Ils ont étendu la mesure aus objets en étaîn, en nickel, en bronze, etc...qu: se trouvent dans les maisons. C'est aux bureau: do police des différentes sections que les objet; devront être apportés. Chaque] habitant a reçi : l'ordre do livrer les objets désignés par l'enne mi. Il devra répondro h l'appel de son nom à jour et à date fixes. Au cas où les habitants voudraient apporte] volontairement, sans contrainte, les objetf ■ u'ils possèdent, les objets suivants ne devronl •às être remis aux autorités: 1. appareils d'éclairage, 2. poignées do fenêtres, 3. poi inées de portes, 4'. tous les obiets faisant parie des installations ele gaz, d'eau, d'électricité eïc chauffage, o. objets de luxe en cuivre, bronze, etc., 6. . les installations de salies d< bains, 7. tous les objets, dont la quantité de métal réquisitionné n'équivaut pas au quarl du poids total ou qui sont alliés à un autre , métal ou gui recouvrent un autre métal; y 8. Tous les objets en nouvel argent, i alfenid, argent doré, etc. Evidemment, des peines de prison et des amande* pou qui refusent de se soumettre aux ordoni Los peines varient e ^re 2 années de pri 20,000 marks d'amende. Les délinquants ! jugés par un tribunal militaire. 1 C'est le_voï officiel dans toute sa 6ple A Lierre Un oombat a eu lieu au cours d'u - ces nuits entre des voleurs qui essa do pénétrer dans le moulin des frère: , Hoof — où est moulu le grain clu coin secours — et le veilleur de nuit K Celui-ci mit les voleurs en fuite poursuivit avenue de la Station. L'r malfaiteurs porta un coup de cout Kennis, qui, blessé et malmené, doit j - le lit. On est sur les fcraoes des bandi b # # * ^ Nous devons compléter l'information < lundi dernier au sujet des embusepiés ' trouvent à l'abri des obus et des shn ' dans les bureaux des différentes admi r tions allemandes. Ainsi que nous l'avo t ce sont ou fils à papa ou des papas tout qui ont versé de» sommes variant entre g cinej et cinquante mille marks pour ex;cuj 5 1 positions favorisées. Moyennant le versem ce» sommes, l'autorito militaire boche engagée à ne pa6 exposer la vie de ces rie Mais un engagement boche (nous savon j bien ce que cela vaut) n'est pas éternel, t toujours suivant les circonstances qu . tient. Et voilà qu'il arrive... ce qui dev: river. A la suite de la pénurie du. matér . main en Allemagne, ces messieurs on [ avis, qu'ils doivent se préparer à partir J 3 front et cela au premier signal. De la > brouhaha, protestations, vociférations : meute. Un de ne>s amis, qui a affror î dangers du fil élcctrisé, nous raconte av< i tendu jurer un des supérieurs (colonel d 5 busqués) comme seuls peuvent le faire d< 3 valiers do haute KuHur. s Réjouissons-nous d'apprendre ces che>s< , nour, montrent e>orabien notre ennemi e: - abois. 3 A Matines Les journaux français reçoivent la n< de Romo que, dans les milieux du Vatic est assez surpris de recevoir peu de no s du carelinal Mercier. On a l'impressic [ aucune communication n'étant parveni 5 puis assez longtemps — que le vaillant . j est de nouveau victime des agissements . ! taux de nos ennemis et qu'il no peut librement correspondre. A Bruges Trois explosions ont mis la ville en éi des jours derniers. Elles se produisiren suite d'une attaque aérienne anglaise hors de la ville. Les voies ferrées fure i truites et un bâtiment occupé par les a 6t. Michel fut endommagé. La deuxième attaque de Ta semaine, contre le port, causa de graves domm trois torpilleurs allemands et au steamer chester" que les pirates capturèrent de ment et amenèrent à Zcebrugge. Le troisième raid fit sentir ses effets Lissewegho et Zeebrugge où se trouve un tier couvert pour sous-marins. On ignore due des dégâts. • • ■ L'administration cojnmunale s'est occu] sort des cygnes qui souffraient eruclleme froid. Elle leur a réservé un petit étang glace est enlevée, de façon à ce que le cygncs ele Bruges ne périssent pas. A Tournai Nous n'avons plus de charbon. Et le est toujours très vif. Journellement on çoit de pauvres hère3 qui s'en vont p rues, un sceau à la main, dans l'espoi découvrir un marchand qui pourrait leu dre quelques kilos du précieux combi Et, quand l'un d'eux a découvert la boi il rentre chez lui en pressant le pas. C'e fête. Autour du feu qui crépite, la fam rassemble et se chauffe. C'est si rare e pauvres gens puissent avoir un peu de fc • eux. Et la situation, malheureusement, pire. Nous avons des mines de- charbon les Boches empêchèrent jusqu'ici le trai Or, voici que le gel a fermé les canau: provisions do charbon, déjà réduites, o vite enlevées. Tournai se trouve donc combustible • • • * On nous annonce la mort de M. Jules I André, industriel et agent consulairo do P décédé dans sa 64e année, après une maladie. Lo défunt était officier de l'Ordre de 1 ronne, chevalier de l'Ordre do Léopold el Légion d'honneur. Dans les Flandr ; ! A Wachtebeke les habitants atten 1 avec impatience un arrivage de clin Enfin, ils apprennent q-u'un bateau, cha 50.000 kilos de combustibles, est ar i Terdonck, mais qu'il ne peut avancer pai l de la glace. Les habitants de Wachtebok< dent de se rendre à pieel à Terelonck d ramènent à gros frais et au prix de g rlifficultés les provisions nécessaires à com • le froid vif qui régnait à l'intérieur de : : habitations. . , Or, lorsque le dernier kilo de charbe été rentré dans les caves, les bons Boches des rires féroces, s'irruèrent dans tout maisons et réquisitionnèrent d'office 1 , cieux combustible. • • • > A Ertevelele. mardi 13 février, tous le vaux des villages des environs durent êti , duits afin que Messieurs les Boches pi faire leur choix ! j .îpaca,I Pays Wallon d y a ! r ceux ' ,iUs" réquisitionnent les derniers chevaux, lances. On ,,les" voit circuler dans la province de son et Liège, une liste à. la main, faisant des en-seront quêtes, examinant les meilleures bêtes. La cjua-lito semble peu leur importer^ Ils prennent ce îdeurî qu'ils trouvent, vieilles biques et canassons. Si ceux-ci ne sont pas antes à trainer des ea,nons, le Boche affamé les mangera. JSn échange l'honnête 'Allemagne délivre des bon9 de réquisition contre du papier-monnaie. Et ne do les animaux spnt payés à un prix dérisoire, — paient bien entendu. ; Yan 1 1 ■ — ■ rt la Liberté les Mer;. n des "arder Sénat, le président Wilson a parlé de ,,'Liberté des Mers"; on pourrait se demander ce qu' il entend par là: sans doute, cela lonnée nô VJSe Pas ^ns:iS0 mer en temps de qui se Paix PuiS(lue> grâce à la vigilance de l'An-Lpnells gleterre, il n'était plus question de piraterie aistra- depuis bien des années; elle n'a recommencé ns dit . que le jour où l'Allemagne a coulé des navires court, de passagers et de commerce, comme au vingt- temps du capitaine Ividd ; il s'-agit donc bien >er ces 5jLiberté des mers" en temps de guerre, entde Personne ne peut dire que l'Angleterre hards a^us® en temPs Paix sa puis ance s trop mai"itime afin de s'assurer des profits égOiS-C'est tes» n'est-il pas vrai qu-3 chaque nation, on le grande et petite, a joui librement de la lit ar- haute mer? el hu- i Le comte Bernstorff, lorsqu'il supplia les t reçu ! Etats-Unis de faire en sorte que jamais plus •oui- le ; ia jy;er (ju Nord ne devienne eau tributaire, ^ l I emP*0^e ^e3 termes qui n'ont pas de sens, té les i car l'-A-^emagne n'avait bien sûr aucune >ir en- ^ raison se plaindre avant la guerre; son 2s em- ' commerce maritime progressait à pas de >s che- géant et ses grandes entreprises de transport, de passagers, telles la ,,Hamburg s, qui Amerika" et la „Norddeutscher Lloyd", >t aux étaient très florissantes. Il n'est sans doute pas vraisemblable que l'Angleterre, qui ouvrait ses ports à tous les étrangers sans exiger de péage ni de taxe, eût fait quoi que ce soit pour entraver la libre mvollo navigation. an, on La vérité, la. voici: pour l'Angleterre, la ivelles force défensive sur mer est une question si n — vitale que jamais elle n'aurait été disposée à e ,ye~ s'en servir dans un but agressif, •^bru- es^ généralement admis* qu'une puis- plus sance a fois forte sur mer et sur terre constituerait une menace sérieuse contre les autres notions; quel est donc l'Etat neutre qui, après l'expérience de cette guerre, voudrait voir la suprématie des mers appartenir aux Centraux? aoi un ipant qU0 l'Angleterre a la suprématie, il sn de- n'y a aucun danger pour les x autres pays, at dé- car n'a Pas besoin d'avoir des armées Boches de terre et du reste ne saurait pas assumer les charges qu'entraînerait pour elle le tentée maintien de sa flotte en même temps qu'une i-ges à puissante armée; elle n'a, on peut bien le j,Col- ^ire franchement, jamais abusé de sa puis-mierc" sance; elle s'en est servi avec équité vis-à-entre v^3 c^acune des autres nations. chan- Evidemment, tous les gens oui parlent de l'éten- liberté des mers visent l'état de guerre et ils voudraient qu'on laisse toute liberté aux particuliers alin!qu'ils puissent continuer leur >ée du navigation comme en temps de paix, ce qui sent du rai£ enlever à la puissance maritime toute ox} yil sen efficacité; elle serait alors illusoire, car J<) 13 nous verrions l'Allemagne importer et exporter au moins autant qu'avant la guerre. Il n'est pas' étonnant que l'Allemagne désire priver la flotte de son arme principale, alors qu'elle voudrait laisser aux armées froid de terre tous les avantages dont elles peuvent aper- profiter; cela parce que sa marine est faible ar les et son armée très forte. r .de La chute de Napoléon, ce sont les An-: J??' glais sur mer qui l'ont amenée et, comme kV e" alors, c'est la puissance maritime qui va st une sauver l'Europo maintenant. illo se M. Balfour, lorsqu'il était encore premier ue les ministre de la marine, dit un jour quo u chez paralyser l'efficacité de la marine, tout en em- laissant se développer librement les armées , mais (j0 terre, serait sans aucun doute commettre îsport. pjug grande bêtise qui puisse se conce- ^ voir en droit interLational; ce s rait porter nt ete , ., . r au genre humain un coup terrible. M Balfour a montré alors les CDnséquen-ses qui découleraient imméd at m^nt de ce lossut- fait; la floite, dit-il, resterait indispensable, rancc, mais son efficacité eu temps de guerre ne courto gerait piug qae relative et ceux qui gagne-~ j raient au ohange seraient natur llement ceux 1 de°la (lu^ on^ ^or^es artïlées — les Centraux dans l'occurrence; toute entrave apportéejau commerce serait défendue mais une invasion par mer serait permise ; cela ne diminuerait pas ©3 également l'efficacité des flottes mais port -, . rait directement atteinte aux pays non mili-rbons taire3> que la Grande-Bretagne et l'Ame- rgé <le n(ine* . i . rivé à De plus, qui oserait jamais garantir qu uue • suite nation comme l'Allemagne, qui croit à la > déci- nécessité du militarisme à outrance et pour où ils qui tous les moyens sont bons, s;en tiendrait randes ;t S88 conventions par rapport à la liberté battre c^u commerce de ses ennemis ? Je suis bien leurs persuadé que, selon son habitude, elle traient tera^ ^a convention éventuelle comme un avec chiffon de papier et qu'elle s'efforcerait à es les anéantir le commerce de ceux qui mainte-e pré- nant ont réduit sa marine à l'impuissance Il n'y a pas à s'inquiéter, jamais ^Angleterre, comme île, ne trahira ses propi s s che- intérêts, pas plus que ceux des autres natio^ h e con- en permettant qu'on enlèvo à la flotte s> n ussenr arrn^ la £orte, le droit d-e faire ua „Blocus'^

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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