L'écho de Sambre et Meuse

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s.n. 1918, 18 Juli. L'écho de Sambre et Meuse. Geraadpleegd op 24 februari 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/cv4bn9z64p/
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PRIX DES ANNONCES : Annnonces, la ligne, fr. 0.50; — Ann. linanc. (avis d'ass. de soc.), la ligne, fr. 1.00; — Nécrologie, la ligne, fr. 1.00; — Faits divers (fin)-, la ligne, fr. 1.25; — Faits divers (corps), la ligne, fr. 1.50; — Chron. locale, la ligne, fr. 2.00; — Réparations judiciaires, la ligne, fr. 2.00. Administration et Rédaction : 37-39, rue Fossés-Fleuris, Namur Bureaux de il à 1 h. et de 3 à S h. Les articles n'engagent que leurs auteurs. — Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus. L'Echo de Sambre & Meuse PRIX DES ABONNEMENTS : 1 mois, fr. 2.50 — 3 mois, fr. 7.50 Les demandes d'abonnement sont reçues exclusivement par les bureaux et les facteurs des postes. Les réclamations concernant les abonnements doivent être adressées exclusivement aux bureaux de poste. J.-B. COUARD, Directeur-propriétaire La « Tribune Libre » est largement ouverte à tous. La Séparation... Allemande (Demième article) La Séparation... Allemande (Deuxiièrae article) On donne comme argument fatal que si la Séparation est bonne en soi, utile pour tout le monde et reconnue plus que jamais nécessaire pour la Wallonie, la Séparation actuelle est le fait des Allemands et qu'il convient, par conséquent, de la considérer provisoirement comme nulle et non avenue. Je pourrais d'abord demander à ceux qui tiennent ce raisonnement, s'ils étaient, ayant la guerre, partisans de la Séparation. Si, désormais, ils l'approuvent pour plus tard, n'est-ce pas tout simplement parce que, depuis qu'elle est décrétée, ils ont été forcés d'y réfléchir une fois, qui est la bonne ? Je vous livre cette petite réflexion pour ce qu'elle vaut. Vous êtes aussi malin que moi pour voir si elle est juste. J'ai du reste hâte de vous dire que la Séparation a beau nous venir des Allemands : Séparatiste avant la guerre, je le suis encore à présent, et je ne parviens pas à comprendre pourquoi j'ai tort quand c'est l'ennemi qui me donne raison. Pour ce qui est des scrupules d'ordre patriotique, je les respecte infiniment quand ils se justifient. Mais j'estime que. dans le cas présent, ils n'ont de fondement qu'en apparence. Noire patriotisme à tous, évidemment, nous porte à désirer, pour l'avenir, une Wallonie plus libre dans une Belgique plus indépendante que jamais. Et bien, examinons un peu froidement si cela est compromis. Certes, les Allemands, en décrétant la Séparation, ont songé avant tout aux Flamands, tls ont voulu libérer ces frères de race de l'influence wallonne. Mais ce qu'on ne voit pas ou qu'on ne peut pas voir, c'est qu'en libérant les Flamands, ils libèrent du môme coup les Wallons. Il ne manque pourtant pas de bonnes gens pour prétendre qu'en décrétant la Séparation on a voulu nous jouer un sale tour. La meilleure preuve que les Allemands n'en veulent pas à la Wallonie, c'est qu'ils y tolèrent un mouvement parallèle à celui de la Flandre. Or, le mouvement wallon a, naturellement, pour premier but d'écarter de chez nous la domination flamande, comme le mouvement flamand a pour but d'empêcher, en Flandre, la domination wallonne. Mais le mouvement wallon a un second objectif, tout aussi naturel que le premier, et bien plus positif. C'est de nous orienter de plus belle, et sans entrave, cette fois, vers la culture française, purement et simplement. Les Allemands ont des yeux et des oreilles. Ils savent parfaitement que nous aimons pardessus tout la noble langue française, et que la France, héritière de la grâce antique et consécratrice de tous les plus hauts génies de l'humanité, que la France sera toujours notre Educatrice bien-aimée, celle qui nous a appris, dès nos jeunes années, à aimer la liberté, à communier avec la civilisation universelle, à nous pénétrer des plus belles pensées, à nous animer de toutes les ardeurs qui ont, au cours des siècles, enthousiasmé l'humanité. Ils savent tout cela et laissent faire les Wallons. S'ils n'approuvaient pas les Wallons de tenir à leur civilisation traditionnelle, d'aimer les sources de leur culture, de ne vouloir à l'avenir boire la vie intellectuelle qu'à ces mêmes sources, pour eux seules fécondes, s'ils n approuvaient pas les Wallons d'avoir ces sentiments, ce désir et cette volonté,— s'ils n'approuvaient, pas les Wallons, ou si ça les gênait que les Wallons pensent et parlent ainsi pendant l'occupation, ils auraient bien vite fait de leur clouer le bec! Or, ils ne leur clouent pas le bec du tout. Je constate, et pour cause, que sur ces questions-là, on laisse dire aux Wallons (comme aux Flamands) ce qu'ils pensent, exactement comme ils le pensent. Alors quoi ? Si la Séparation « allemande » est favorable aux Flamands, il est impossible de démontrer qu'elle est dirigée contre les Wallons.11 est impossible de le démontrer, parce que cela n'est'pas ! Et la preuve dernière et définitive, c'est que les Allemands admettent parfaitement que quelques hommes — dont personne n'a osé contester le patriotisme, l'indépendance et le désintéressement — assument la tâche d'inviter leurs concitoyens à tirer de la situation, le plus tôt et le plus largement possible, dans l'intérêt collectif de la Wallonie, tous les avantages qu'elle comporte. Ce qui assurait la force morale de la Belgique, e'est précisément le fait de participer, d'une part, à la civilisation germanique, d'autre part, à celle de la France. La Séparation a beau être établie par les Allemands.En rendant toute tentative d'unification désormais impossible, et en favorisant au contraire l'union de deux races, elle empêche les deux influences civilisatrices de se contrarier, se combattre et se diminuer. Elle assure, dans le cadre d'un même Etat, plus de liberté et de force à l'une et à l'autre. Elle harmonise des choses dont on voulait, avant la guerre, faire le mélange le plus ridicule et le plus intolérable. Elle dit aux Wallons, aux Flamands : Vous vouliez être maîtres l'un de l'autre. Ça ne pouvait que vous rendre malheureux tous les deux et vous empêcher de faire ensemble longtemps encore bonne figure dans le monde. Soyez donc maîtres chacun chez vous. De celte façon, vous ne vous gênerez plus l'un l'autre. Il vous sera'd'autant plus facile de vous entendre pour traiter ves affaires communes. La Séparation, c'est cela. Trouvez-vous que c'est si mal, et qu'en la décrétant, on a commis une si vilaine action? Henri de DINANT. Vienne, 14 juillet. — M. Burian a dit, à propos de l'accord avec l'Allemagne : — L'expérience que nous avons faite de commun accord pendant la longue période qu'a duré notre alliance nous engage à étendre celle-ci dans l'esprit de l'ancien traité. Pour qu'il apporte une solution satisfaisante de toutes les questions qu'a fait naître la guerre, il faut que ce nouveau traité d'alliance s'adapte aux nombreuses modifications intervenues dans nos relations économiques, militaires et autres. Les négociations sont guidées par le principe suprême de la souveraineté, de l'égalité et de l'indépendance complète des puissances contractantes. Enfin, il ne faut pas que notre alliance puisse constituer, pas plus dans l'avenir que dans le passé, une menace pour n'importe qui. » La Guerre sur Mer Copenhague, 15 juillet. — Le ministère des affaires étrangères annonce que le voilier suédois «Guill-fax » a été coulé à proximité des îles Féroé. L'équipage a été débarqué à Thorshaven. Berlin, 15 juillet.— D'après l'Agence Havas, un député français a fait à la Chambre les déclarations suivantes : — Depuis le 1er janvier 1918, l'Angleterre a remis en service une moyenne de 550,000 tonnes par semaine, ce qui, pour les 4 premiers mois, fait environ 8 millions de tonnes. Sur les chantiers français, il a été réparé en janvier 151,125 tonnes, en février 245,000, en mars, 250,000, en avril, 261,000 tonnes. De cette manière, l'action des sous-marins se trouve sensiblement annihilée, disait-il. On sait qu'un grand nombre de navires touchés par des torpilles ne coulent pas et sont pris à la remorque pour être ramenés dans les ports. Les chiffres fournis par l'Agence Havas permettent de se faire une opinion quant au nombre des navires touchés de la sorte et démontrent combien le peuple allfcmprifî ^ tromop rrupnrl il c,î»Yv»o*ir»~ lo sous-mai ino n'aboutit pas à des résultats. En effet, si l'on additionne les chiffres donnés plus haut et les pertes avouées par l'Amirauté anglaise, on trouve que la perte moyenne par mois, de janvier à avril 1918, comporte 361,1)52 tonnes brut. Los réparations sur les chantiers anglais se chiffrent par 2.200,000 tonnes mensuellement et sur les chantiers français par 226,900 tonnes par mois. Les pertes totales par mois atteignent donc 2.788,152 tonnes. L'Allemagne a le droit de se montrer satisfaite île ce résultat. EN RUSSIE. Zurich, 15 juillet. — La « Neue [Correspondent » annonce que l'état de guerre a été proclamé le long de la plus grande partie de la ligne de chemin de fer de Mourmane. La garde finlandaise a pris l'offensive contre cette ligne dans la direction de Kandalask et Kem. On prétend qu'elle a atteint déjà un point situé à 80 km. seulement de la voie ferrée. Londres, 16 juillet. — Du « Morning Post » : Sur la côte de Mourmane, les troupes britanniques ont été renforcées de 1,500 hommes, accompagnés de canons. Les troupes bolchevistes occupent de nouveau Arkhangel. » Moscou, 15 juillet. — Les journaux annoncent que les troupes du Soviet ont occupé Sysran et Buguly; elles avancent vers'Slawropol. Le secteur de Nicolaief est aussi au pouvoir des troupes gouvernementales. Sur le front Tscheljabinsk-Jekaterinenburg, les troupes tchèques seraient mécontentes de leur chef. On mande de Sibérie que les négociations entre le gouvernement sibérien et le Japon traînent en longueur par suite des conditions draconiennes auxquelles le Japon subordonne son aide. La séance du Congrès panrusse des Soviets a été ouverte le 9 juillet par M, Trotzki, qui a exposé les mesures prises pour réprimer la révolte des socialistes révolutionnaires de gauche. 11 a affirmé que pas un paysan, un ouvrier ou un soldat intelligent ne désire recommencer la guerre avec l'Allemagne. La Haye, 15 juillet.— On confirme de Charbine que le général Horwat a constitué un gouvernement provisoire en Sibérie. Il préside le cabinet. Moscou, 16 juillet, — Les troupes tchèques-slovaques ont réussi, malgré la très violente résistance de la Garde Rouge, à s'emparer de Kazan. Cet important point de jonction de voies ferrées et fluviales rend les Tchèques-Slovaques maîtres des gouvernements situés sur le Volga moyen. Moscou, 16 juillet. — En présence delà situation créée par le mouvement contre-révolutionnaire, le fouvernement a convoqué les délégués de tous les oviets en séance extraordinaire à Moscou pour y discuter les derniers événements et prendre les mesures déeisives qui s'imposent. Dès à présent, le geuvernement a pris toutes les dispositions pour prévenir un nouveau coup d'Etat que les socialistes-révolutionnaires pourraient être tentés d'exériiter le jour où se réunira la Congrès des soviet». Pétrograd, 15 juillet. — La « Novaja Chisn » déclare que la semaine dernière on a arrêté 800 révolutionnaires-socialistes et que 500 de leurs organisations ont été dissoutes. Parmi les personnes arrêtées, figurent tous les chefs de ce parti «t quelques cadets. Stockholm, 16 juillet. — M. Gawrowski, un des chefs socialistes-révelutionnaires russes,arrivé avant-hier à Stockholm, a loyalement exposé l'attitude de son parti vis-à-vis de l'Entente. — Nous considérons, a-t-il dit textuellement, l'intervention de l'Entente en Russie comme inévitable. Notre parti a décidé d'accepter l'aide des Alliés, de collaborer par tous les moyens au rétablissement du front à l'Est et d'expulser les Allemands de Russie. » COMMUNIQUÉS OFFICIELS « L'Echo de Sambre et Meuse » publie le communiqué officiel allemand de midi et le dernier communiqué français, douze heures avant les autres journaux Communiqués des Puissances Centrales Berlin, 17 juillet. Théâtre de la guerre à l'Ouest. Groupe d'armées du Kronprinz Bupprecht Dans la soirée, l'activité combative a repris. Au Sud-Ouest d'Ypres, des poussées de reconnaissance nous ont valu des prisonniers.Au Sud-Est d'Hébuterne, l'adversaire a réitéré son attaque sans obtenir aucun résultat.Groupe d'armées du Kronprinz impérial Près de la gorge de Savière ainsi qu'à l'Est de Château-Thierry, engagements locaux.Au Sud-Ouest de Courtemont, nous avons avancé notre ligne jusqu'au secteur de Sur-melin.L'ennemi a dirigé avec des forces puissantes des contre-attaques violentes sur notre front au Sud de la Marne. Ses charges se sont écroulées avec les pertes les plus lourdes devant nos lignes, en partie après un combat acharné. Sur la rive septentrionale de la Marne, nous avons élargi nos succès de la première journée d'attaque. Après aveir refoulé des contre-attaques françaises,nous avons talonné l'ennemi j usque sur les hauteurs au Nord de Vauieuil et avons traversé en combattant les forêts du roi et de Bodemat. De part et d'autre de l'Ardre, nous avons rejeté l'ennemi sur le massif de Beims depuis Nanteuil jusqu'au Nord de Nouroy. A l'Est de Béims, la situation est sans changement. Nous avons dirigé un feu violent sur les lignes adverses et avons amélioré nos positions sur la Suippes ainsi que sur la Bomer-strasse.Au Nord-Ouest de Massiges, nous avons pris plusieurs hauteurs fortifiées. Le nombre des prisonniers s'est augmenté à plus de 18,000. Au-dessus du champ de bataille, nous avons abattu hier de nouveau 36 avions et 2 ballons captifs ennemis. Le lieutenant Menkhoffa remporté ses 37° et 38* victoires aériennes, le lieutenant Loe-wenhardt sa 37", le lieutenant Loenzen sa 26e, le lieutenant Bolle sa 22e et le sergent-major Thom sa 21s. * « Vienne, 16 juillet. — Officiel de ce midi. Dans le secteur du Stelvio, au Nord du col de Tonale, en Judicarie et sur le haut plateau d'Asiago, le duel d'artillerie est devenu particulièrement violent. Dans le secteur du mont Pertica et dans celui du monte Solarolo, après une violente préparation d'artillerie exécutée' par à-coups, les Italiens ont prononcé 4 formidables assauts ; ils ont été repoussés par les vaillantes troupes de la 35® division, en partie par leur feu et en partie par des corps à corps. Les pertes sanglantes de l'ennemi sont extraordi-nairement élevées. Rien d'important à signaler sur le front en Albanie.* Sofia, 14 juillet. — Officiel. Sur le front en Macédoine, à l'Ouest du lac d'Ochrida, notre feu a dispersé des détachements de reconnaissance ennemis. Dans la boucle de la Czerna, notre artillerie a répondu à de courtes attaques «tes batteries ennemies et a incendié deux dépôts de munitions. A l'Est de la Czerna et au Sud d'Huma, canonnade réciproque plus violente par intermittence. A l'Ouest du Vardar, notre artillerie a incendié un important dépôt de munitions ennemi. —«o»— Berlin, 15 juillet. — Officieux. Au Nord-Ouest du lac de Zillebeke et à l'Ouest du village de Kemmel, nous avons repoussé hier des attaques de patrouilles ennemies et fait des prisonniers.Depuis Meteren jusqu'au canal de La Bassée, la canonnade est devenue plus violente; elle a aussi continué toute la nuit. Opérations plus actives dans le secteur Voormezele-Kemmel. Notre canonnade a provoqué des incendies dans les aciéries de Berquin. Une importante patrouille ennemie, qui attaquait au Sud-Ouest de Bucquoy, a été repoussée. AuS ud de l'Aisne, canonnades plus violentes. Dans le secteur situé au Sud de Saint-Pierre-Aigle et dans la région de Savières, les opérations sont devenues plus actives; nous y avons fait des prisonniers.Nous avons «le nouveau pris hier la ville de Com-piègne sous notre feu. Communiqués des Puissances Alliées Paris, 16 juillet (3 h.) La bataille a continué vers la fin de l'après-midi et dans la soirée d'hier avec une violence redoublée entre Château-Thierry et Beims. L'ennemi accentuant ses efforts pour élargir ses avantages a lancé de violentes attaques.Le combat a été particulièrement acharné au Sud de la Marne et dans la région de Chatillon. Les troupes franco-américaines DERNIÈRES DÉPÊCHES Dépêches de l'Agence Wolff. (Service particulier du journal). Berlin, 17 juillet (officiel). — Dans l'extrémité occidentale de la Manche, nos sous-marins ont anéanti 3 vapeurs et 1 voilier jaugeant en tout plus de 31,000 tonnes brut. Au nombre des navires c«ulés se trouvait le transport de troupes américain « Cincinati » (16,339 tonnes brut), qui a été détruit au milieu d un grand convoi puissamment protégé. ont magnifiquement résisté à l'ennemi et contre-attaqué à plusieurs reprises avec vigueur.Au Sud de la Marne, les Allemands n'ont pas dépasser la ligne Saint-Agnan, la Chapelle Monthadan, lizière Sud de la forêt de fciou-quigny.Nous avons fait dans cette région un millier de prisonniers. Nous tenons Mareuil-le-Port. Au Nord de la Marne, nous avons maintenu l'ennemi aux abords Sud deChatilesnaux lisières Sud-Est du bois de Bademat. Aucun changement appréciable sur le reste de la ligne. L'ennemi n'a fait aucune tentative au cours de la nuit.* Sur le front, à l'Est de Beims, les Allemands épuisés par les essais infructueux tentés par eux dans la journée d'hier n'ont pas dépassé, dans la zone française de couverture, la ligne jalonnée par Prunay, les lisières Sud des bois au Nord de la chaussée Bomaine jusqu'à Suippe, la région au Nord de Souain et de Perthes-les-Hurlus. La position française de combat n'a été entamée nulle part. Aux dires des prisonniers les pertes subies par les Allemands dans la première journée de bataille ont été extrêmement élevées. * Paris, 16 juillet (11 h.). Dans la journée du 16, les Allemands, qui n'ont pu reprendre leur attaque générale brisée par nous la veille, ont fait de violents efforts pour accroître leurs succès locaux. Ce matin et dans l'après-midi, la bataille a été particulièrement acharnée au Sud de la Marne. Des forces allemandes ont tenté de remonter le cours de la rivière. Nos troupes ont ralenti la poussée des Allemands par une défense pied à pied et l'ont maintenu sur la ligne Oeuilly-Leuvrigny. De notre côté, nous avons contre-attaqué les Allemands sur le front Saint-Agnan-Chapelle-Mont Sodon. Nos troupes ont enlevé les deux localités et ont reporte leur ligne sur les hauteurs qui dominent la vallée de la Marne dans la région de la Bourdonnerie et de Ilos-Milon. Entre la Marne et Beims, les troupes franco italiennes ont repoussé plusieurs tentatives des Allemands et conservé leurs positions.A l'Est de Beims. les Allemands ont recommencé ce matin de violentes préparations d'artillerie qui ont été suivies d'attaques en plusieurs points du front Une puissante tentative en direction de Beaumont-sur-Vesle n'a pu réussir a déboucher de Prunay. Dans le secteur de la Suippe, deux attaques menées à l'Ouest de la rivière ont échoué sous nos feux. La lutte a été non moins vive dans les régions au Nord de Crosnes et à l'Est de Ta-hure où les Allemands ont également attaqué.Partout leurs efforts ont été vains et leurs troupes d'assaut repoussées avec de lourdes pertes. 11 se confirme d'après les ordres trouvés sur les prisonniers que l'attaque sur le front de Champagne, menée par 15 divisions de première ligne et 10 divisions de soutien, cherchait à réaliser une progression de 20 kilomètres le premier jour et à atteindre la Marne, face à droite. » * Londres, 15 juillet. — Officiel. L'opération que nos troupes ont exécutée le matin du 14 dans le secteur du bois de Dikkebusch, sur un front de 1,800 mètres, a été couronnée d'un plein succès. Nous avons atteint tous nos objectifs et fait 328 prisonniers; en outrer nous avons pris un certain nombre de mitrailleuses et d'autre matériel de guerre. Nos pertes ont été minimes. Au Sud de Villers-Bretonneux, nous avons amélioré nos positions et fait quelques prisonniers. Une attaque exécutée dans les environs de l'Ailette nous a aussi permis de faire des prisonniers. » * Rome, 15 juillet. — Officiel. Sur le haut plateau d'Asiago, des détachements français ont exécuté deux coups de main dans les lignes ennemies établies près de Bertigo et de Zoc-chi, tandis que des troupes italiennes pénétraient dans les positions autrichiennes situées au Nord du monte di Valbella et faisaient quelques prisonniers. L'ennemi a répondu à ces opérations par une énergique canonnade, à laquelle nos batteries ont efficacement riposté. Nos aviateurs et ceux de nos alliés ont mitraillé les troupes autrichiennes en mouvement à l'arrière de leurs lignes. Entre les versants méridionaux du Sasso Rosso et la vallée de la Brenta, activité des détachements de reconnaissance ennemis, qui ont été accueillis par le feu efficace de nos avant-postes. Nous avons enrayé une nouvelle attaque tentée par les Autrichiens près du Cornone. L'artillerie a été plus active le jour et la nuit au Nord du Grappa et dans le secteur du Montelio. Six avions ennemis ont été descendus. DÉPÈCHES DIVERSES Athènes, 14 juillet. — Pour prévenir des mutineries parmi les troupes et en écarter tous les éléments réactionnaires, les ministres ont décidé de procéder à une épuration complète de la population civile et d'en expédier tous les éléments suspéets et indésirables dans les lies. Amsterdam, 15 juillet. — Le «Telegraaf» annonce que des mesures ont été prises pour le transport de 7000 tonnes de charbon d'Allemagne en Hollande. Du 15 au 24 courant, tous les jours, environ 700 tonnes (70 wagons) seront envoyés à Amsterdam et à Rotterdam, viâ Emmericb. Londres, 1S juillet. — Du « Daily Mail » : — Lord Lansdowne a voulu parler vendredi de la paix aux paysans. Il a été siffié et forcé d'interrompre son discours après une courte entrée en matière. » Amsterdam, 15 juillet. — On mande de La Haye à F « Algemeen Handelsblad » que le ministre des affaires étrangères a déclaré terminés hier soir les travaux de la Conférence anglo-allemande relative aux prisonniers de guerre. REVUE DE LA PRESSE L'Union sacrée entre Belges à l'étranger continue à faire l'admiration du monde. La« Nation Belge»,de Paris,cette fois encore est aux prises avec M. Camille Huysmans. Oyez cet échafige de vues courtois : — Les soucis internationalistes n'ont pas encore rendu M. Camille Huysmans complètement indifférent à la politique intérieure belge. Dans le dernier numéro du « Droit des Peuples », le secrétaire du Bureau socialiste international publie une encyclique où il distribue le blâmé et l'éloge avec son assurance coutumière. Un coup de férule à M de Broqueville, « qui subit assez facilement l'impression d'un mauvais comme d'un bon entourage ». Un bon point à M. Renkin, « qui est au fond de son âme et tout proconsul qu'il est, un démocrate catholique et non clérical ». Un avertissement à M. Mercier, « qui s* mettra à la tête de la conservation sociale traditionnelle et qui nous cuisinera de la réaction avec de beaux discours ». Une semonce aux libéraux « bornés et méchants, exploiteurs de la guerre comme ils ont été exploiteurs de la paix. » Le magister a l'humeur vinaigrée. Tout le monde a son paquet. Mais ce qui est à retenir, c'est que Mgr Mercier sera après la guerre le chef du mouvement conservateur et réactionnel. Nos démocrates chrétiens officiels le savent-ils ? Est-ce pour cela qu'ils n'osent marcher ? Ils ont bien tort d'avoir peur. Les jésuites, plus malins qu'eux et plus forts que tous les cardinaux du monde, préparent un petit mouvement de rien du tout qui étonnera beaucoup de gens ! * * * «Le Bruxellois» annonce que la petite bourgeoisie de l'agglomération veut s'organiser : Une société coopérative de la petite bourgeoisie est en voie de formation. Elle tend à grouper les employés, les petits rentiers,les petits commerçants, en un mot toute la classe moyenne la plus atteinte par les événements actuels, dans le but de remédier, par des achats effectués en commun, à la hausse incessante du prix des denrées. Les consommateurs isolés sont livrés sans merci aux producteurs et aux trafiquants. Une action commune s'impose. Le comité provisoire a déjà reçu de nombreuses adhésions et le succès de la nouvelle coopérative semble dès à présent assuré. En Wallonie, les défenseurs de la petite bourgedisie vont patriotiquement s'empresser de ne pas imiter cet exemple. 11 sera encore temps après la guerre de s'occuper de la petite bourgeoisie, et du peuple, et de tous les intérêts vitaux du pays. La présence de l'occupant, qui n'empêche personne de soigner ses intérêts propres, ne permet évidemment pas de s'occuper des intérêts collectifs de la population. Telle est la théorie qui règne parmi nos députés, nos sénateurs et tous ceux à qui nous avions, avant la guerre, délégué nos pouvoirs. Le jour où l'on se rendra compte de cette espèce de trahison, il y aura du chambard ! * * * L'« OEuvre », de Paris, publie très sérieusement la découverte suivante : « Le docteur Georges Usher, dont les filles étaient amies intimes des filles de Hindenburg, a informé le Sénat américain que l'Allemagne a falsifié les statistiques du recensement pendant les 20 années qui ont précédé la guerre, donnant à croire au monde entier que le chiffre de sa population était de 68 millions d'habitants en 1914, alors que le chiffre réel était de 90 millions. Or, déjà, en 1914, un journaliste français, M. A.-O. de Beaumont, publiait un ouvrage où l'on lisait ces lignes : Les Allemands, donc leurs armées, sont beaucoup plus nombreux qu'on ne le croit généralement. Par ordre supérieur, lors des divers recensements des habitants de l'Empire, le gouvernement impérial a trompé l'univers sur le chiffre de la population, déclaré moins grand que ce qu'il était en réalité. A cours d'un voyage en Allemagne, nous étions surpris fréquemment de constater, avec l'apparence du double ou du triple, des localité portées officiellement comme possédant un chiffre bien inférieur d'habitants. Qu'on ne s'étonne donc point que nos soldats voient toujours s'élever contre eux de nouvelles cohortes, alors qu'ils pensaient avoir tout exterminé par leurs coupes sombres dans les rangs de ces légions innombrables. » On se moqua de M. de Beaumont. Aujourd'hui, son avertissement est pris au sérieux (un peu tardivement), alors qu'il est cautionné par une signature américaine. Nul n'est prophète en son pays. » Là-dessus, la Gazette des Ardennes, contrainte par on ne sait quelle force immanente à reproduire cette sensationnelle information, n'a rien de mieux à faire que d'entrer dans la voie des aveux : Le « docteur » Usher n'a pas tout dit : Les Allemands ont également caché au monde entier la vraie surface de leur pays. En réalité le territoire de l'Allemagne est plus vaste que celui des Etats-Unis; mais « pour préparer la guerre », ils ont tout simplement truqué les cartes géographiques. Et voilà encore une raison pourquoi les fameuses * dernières réserves » ne sont pas encore épuisées — en dépit des assurances du général Cherfils, de MM. Barrés, Hervé, etc. Cette fois, nous avons la vérité tout entière. Il a fallu du temps, mais nous l'avons. Ah ! combien il est regrettable de constater qu'un grand pays comme l'Allemagne s'abaisse à employer des trucs pareils pour tromper ses ennemis ! Jean CIzette. 4me année — IV 165 J01FML QU0T1D1ËN — Le IV0 : ÎO centms Jeudi 18 Juillet 191ë

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