La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1915, 26 April. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 13 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/5d8nc5tn8w/
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Lundi 26 Avril 1915 N° 169 Lundi 26 Avril 1915 LA BELGIQUE ADMINISTRATION ET RÉDACTION Uf Elue &2oiil«giie-iîe-®5oii» î». QM&UX.Et<ï-JESI Bureaux : de 10 à 17 heures JOS. MORESSÉE, Directeur. JOURNAL QUOTIDIEN LE NUMÉRO : 10 CENTIMES t La petite Hgno. î : C . î : 5 r.fr. 0.40 i Réclame avant les annoncos 1.00 ANNONCES Corps du journal ........ i 4.OC) I Faits divers . . . . . 3.00 J Nécrologio , . . j 2.00 LA GUERRE 266m* jauP g'jerf© « Surpris par une attaque soudaine, au cours de laquelle les Allemands ont usé à profusion de bombes asphyxiantes, cous avons été forcés à la retraite au nord d'Ypres. Des contre-attaques ap puyées par les troupes anglaises et belges nous ont permis de regagner du terrain, de telle sorte que cette surprise n'a pas eu de graves conséquences. >• Telle est, résumée d'après les communiqués de Paris du 23, la version française qui nous est parvenue hier en dernière He"3M (lES"faits de guerre brus ousmeat survenus dans le secteur nord-est d'Ypres. Celte version est confirmée, dans son allure générale, par le rapport du 23 du maréchal French, qui l<u; aussi' attribue surtout la retraite des Français au désarroi caufé .par les gaz asphyxiants des projectiles, et constate que cette retraite a eu pour conséquence de forcer les Anglais à se replier à leur tour. Quant aux Allemands, leur dépêche du 24 amplifie leur succès de l'avant-veille, affirme l'échec des contre-offensives dirigées contre eux, et signale qu'une attaque de nuit leur a permis d'occuper Lizeme, hameau situé au sud-ouest de Stcen-8tra<*e"à""nW~ kilomètre environ de la rive ouest du canal de l'Yscr à Ypres. Outre cette indication géographique, nous avons à tenir compte de celle fournie par le rapport du maréchal French, qui fixe comme terminiîs de la retraite des Français les environs _de Boesinghe, commune que nos lecteurs trouveront sur notre carte d'hier à 5 i/2 kilomètres au nord-ouest d'Ypres. C'est à. i'çst d&-Bœski^he et à proximité de Pil-kem'Au'ont été effectuées les con tre-attaq^ues que le communiqué de Berlin situe au nord d'Ypres et à l'est de route d'Ypres. à Bi^hoote. Ce document "signale une autre contre-attaque sur Saint-Julien oe hameau est à 5 kilomètres au nord-est d'Ypres sur la route de Poelcapelle. Ces indications confirment dans l'ensemble celles que nous donnions hier au sujet de la modification du front de bataille, qui, par l'est, contourne Ypres du nord au sud. Elles font au surplus clairement apparaître que les Allemands n'ont pas renoncé à tenter l'occupation d'Ypres, dont la possession le-ir fournirait, pour leurs opérations sur 1 Yser, un point d'appui comparativement plus avantageux epe celui qu'ils se sont assuré le 11 novembre en s emparant de Dixmude. Le but qu'ils visent ne sera pas facile à atteindre. Les Alliés ont eu, depuis six mois, le loisir de renforcer leurs effectifs et de se fortifier à outrance dans la région menacée, qui est d'une évidente importance stratégique. Ils vont certainement s'efforcer de dégager Ypres do l'étreinte devenue inquiétante de leur adversaire. Un rapide cour d'oeil jeté sur la carte fait du peste apparaître la nécessité d'un gros effort. Déjà à Saint-Eloi, à 4 kilomètres au sud d'Ypres, la'pres-sion exercée par les Allemands sur 'es positions des Anglais a amené ces derniers à essayer d'entraver leur action sur Saint-Eloi, en attaquant à l'est dans la. direction de Zwarteleen. Il3~Sî£nnent — ils sont sur ce point contredits ~j>ar Berlin — s'y être emparés d'une colline constituant une position avantageuse. Quoiqu'il en soit, les troupes allemandes se sont jusqu'ici maintenues à une distance de 4 à 5 kilomètres au sud et au sud-est dYpres. Or, après en avoir été tenues éloignées à 8 kilomètres sur la ligne Bixschcote-Langemarck, elles sont brusquement arrivées à s'en rapprocher à peu près à 5 kilomètres au nord et au nord-est. Il va de soi que si les Alliés les laissaient s'installer définitivement à pareille proximité de la place, celle-ci risquerait d'être rendue pour eux intenable. Elle le risquerait d'autant plus, qu'en même temps qu'ils se rapprochaient d'Ypres su nord les Allemands ont réussi à s'avancer, comme il est dit plus haut, à un kilomètre au delà du canal, dans l'intention évidente de continuer leur encerclement vers l'ouest. Le soin qui s'impose de contrecarrer san" retard le mouvement entrepris dans ce sens incombe principalement à l'armée belge, qui forme l'aile gauche des troupes alliées engagées dans le secteur nord-est d'Ypres. Les Français font face à l'adversaire au centre, entre Boesinghe et Pilkem, tandis que les Anglais s'alignent surtout vers l'est à partir de la route d'Ypres 5 Poelcapellc. On sait que ce sont enx aussi qui conduisent les opérations au sud et au sud-est d'Ypres, ville dont le rayon paraît destiné à voir se dérouler pendant les jours qui vont suivre des opérations capables de retenir ara plus haut point l'attention. C'est d'autant plus vraisemblable qu'aussi bien à l'est qu'à l'ouest aucune autre section du front n'e^t en ce moment mise en évidence dans les communiqués officiels. SUR MER Londres, 24 avril : I/O i Daily Express » annonce que la suspension du trafic majiUrqg.Aatre la Hollande et l'Angleterre s'est; faite par ordre du gouvernement anglais. Aucun va4 p^ur dé passagers ou de marchandises des lignes hoi-l l&ado-an glaises ne peut entrer dans les ports anglais.». Le service Po^iLest; assuré par les. vapsura. du go\x-l ▼erneiaent. Amsterdam, 24 avril: Le directeur géuéral du service des postes fait Bavoir que, par suit*, de Ta suspension provisoire du servico a>f« vapeurs de la ligne Zeeland de Fier-Dingue, la poste sw>ra expédiée en Anglererre, à partir du ib avril, tous k<a deux jours, par vappur allant de Hœck van HoJ-Ecud à Ffarwich, et oe, pour autant que ecLa «oit possible. D'autre moyens d'expédition seront également otiîiséa à l'pQcaaion. , - Stockholm, 24 avril : ^ D après le s dernières nouvelles reçnes, le vap®ur finlandais i }■ raak que l'on disait échoué à proximité iio la FinJande,a été en réalité torpille par un sous-marin aiîeçiand. Le navire a immédiatement coulé, mais son équipage a été sauvé. Vraisemblablement, iJ u été tor-$Jié de grand matin. Les dépêches disant, que lo Fraak f été détruit à proximité de ta Fiel an de, on en conclut Jîi© le vapear a été torpillé près des lies Aland. ? Le t raak était parti de Stockholm* dans la nuit de p*udi à vendredi et il avait pansé près du phare do. soderarm vendredi v«rs 4 heures; ï] devait arriver le Msir à Aabo. Sa cargaison comprenait principalement s*» baiies de coton. Le steamer était commandé par le papitame Sahc-lstrom et avait à bord un équipage d'une loîszaine de Finlandais. Le vapeur appartenait à une société finlandaise, ré cemment fondée par de3 capitalistes français et russes Tou3 les vapeurs à l'ancre à Stockohlm ont reç l'ordre do ne pas quitter provisoirement le port. Londres, 23 avril : Lo chalutier à vapeur de Grimsby, St-Lawrence. : été torpillé par un sous-marin allemand. Deux matelot se sont noyés; les fvept autres ont étéaperçus et sauvé par un vapeur qui les a amenés à Grimsby. Copenhague, 23 avril : Le vapeur Aimam de la société Est-Viatique danoise qui avait été amené h Hull, a été relâché. Il a été étn bli que sa cargaison n'était pa3 destinée à l'Allemagne ainsi que le soupçonnaient les Anglais. Londres, 24 avril : Le steamer norvégien Mexicano, faisant route, d'Amé rique à Stavànger, et le steamer suédois Pacific, ve nanfc de San Francisco à Stockholm, ont été arrêtés pa des navires anglais et conduits dans des porta britan niques. Copenhague, 24 avril : Le capitaine du vapeur Nidaros a télégraphié an: Sociétés de navigation réunies de Copenhague, qu'ui vapeur charge de produits agricoles, -iaiflant rout) d'Âarhus^ k"Grimsby, a été amené hiecr h, Xist^&ïirSylb vj Le soiis-marbiy roi de la mei^ Quelques jours avant le début de la Grande Guerre: Fred Mael publiait dans le « Gaulois du Dimanche i le curieux article qu'on va lire. Anticipation î Peut être que oui. Réalité 1 Peut-être que non. Attendons U ôuite, à défaut de no pouvoir escompter la fin. Voi<£ donc cet article : En un article retentissant récemment para, un dej anciens grands chefs de la marine anglaise, l'amiral Sir Percy Scott, proclamait l'avènement définitif du |ous-marin et la déchéance du bâtiment de ligne : qreaduought ou super-dreadnought. Il déclarait de la façon la plus positive que les puissants cuirassés ne pourront plus servir de rien dans \s guerre moderne, et qu'ils seront détruits presque aussitôt par leurs adversaires pygmées. Il conseille donc Se n'en plus construire et de consacrer dorénavant les budgets de la marine à la création de nombreuses flot-|ilies de submersibles et d'avions complémentaires. Tous les marins du monde ee sont récriés. Les compétences les plus autorisées ont riposté que l'arme aous^ marine était loin d'être encore au point. Excellente pour la défense de3 côtes ou pour la luttç en mers ptroites, comme la Manche ou la Méditerranée, elle nt saurait prétendre à la maîtrise de la mer. La marine française, qui possède à l'heure actuelle l§s plus puissants eubmersiblesj — les croiseurs sous Gaarins, comme on les appelle volontiers, — bâtiments f /in fort tonnage construits pour suivre en surface les scadres, par tous les temps, est la première à reconnaître que le sous-marin de maintenant no saurait être £a'un auxiliaire... mais un auxiliaire efficace. Nous avons en France acquis le droit, à noa dépens, •fe parler plus haut que les autres de ces questions de petits bâtiments. Nou3 fûmes lea premiers à. succomber à la manie de [a ;« poussière navale ». On s'imaginait, chez nous, |u'il suffisait de posséder quantité de torpilleurs polir s'avoir rien à craindre de3 escadres ennemies. On crut lue la défénse m'ôbiîe jouerait un rôle prépondérant Sans la guerre maritime future. On sacrifia les gros îâtiments aux petits. Nous reconnûmes notre erreur un peu tard. Notre îlotte, qui avait toujours occupé lo second rang, était iornbée au quatrième. La réaction se produisit et nous sommes revenus naintenant à une sage politique maritime. Si nous avons construit des sou3-marins défensifs au faible rayon d'action, nous sommes les premiers à !,voir des Bous-marine d'escadre, véritables bâtiments îe combat, ce qui se fait de plus terrible en fait d'engins de guerre sous-marine. Mr*js no3 officiers reconnaissent, eux qui ont une pratique journalière du submersible, que ce très bel tngin C3t encore loin d'être en état de remplacer définitivement les cuirassés. La vitesse de3 sous-marine, en plongée, est e.n effet rès inférieure à celle des bâtiment3 de ligne. Une di-fision de submersibles ne peut imposer le combat lors-|ue la flotte ennemie dispose d un espace suffisant >our se mouvoir. Elle a-rrivera parfaitement à effectuer un barrage, à empêcher, par exemple, une flotte pnemie de franchir un bras de mer, comme le Paa de i-aJais, à la condition que le temps &oit favorable, ^ais, ei elle peut torpiller quelques bâtiments au pas ^ge, il lui est difficile d'organiser une poursuite effi-ace.'Dans une mer ouverte, une flottille de submersibles, £duite à elle-même, dispose de moins do chances en» èrc. Il lui est impossible de se renseigner à elle seule sur I position de l'ennemi. Elle ne le rencontrerait que far haeard... Il faut donc qu'elle soit renseignée au bernent, par un convoyeur; que ce convoyeur soit ar-ïé, protégé, a-ssez puissant pour faire face à une au-ipe eeoadre, etc. On en revient donc obligatoirement h ï conception actuelle de l'escadrille .de eou^-marins ccompagnant l'escadre. Le« grands bâtiments ont en-tire de beaux jours devant eux, quoi qu'en dise Sir ^ercy Scott. Mais on peut imaginer qu'en un temps lus ou moins proche, il. existera des navires soua-ma-ifis suffisamment puissants et rapide3 pour rendro ia tjo des escadres difficile. gFixons, en attendant, pour nos lect-eurs, la physiono ^io de la vio en sous-marin, telle qu'elle existe de nos 511 rs en France. ; Si plus d'un « terrien » eut parfois l'occasion de se ëmiliariser avec nos grandes unités de ligne, voire ieme avec nos torpilleurs, les sous-marins, pour la fupart des gens, oe sont toujours entourés de mystère, t ceux-là sont rares, en dehors des habitants dea portn Militaires, qui ont eu l'occasion do voir de près un submersible.:Uno innovation intéressante vient d'avoir lieu, à ce pint de vue. Pour la première fois, une division d.-ïus-marins 3'est rendue officiellement en visite dan» h port étranger. Nos officiera et noa marins des sub-iersibles ont été accueillis avec cordialité inoubliable &r nos amis les Anglais. Nous avons donné l'exemple, s autres marines noua imiteront-elles? ;En tout cas, oe simple fait indique le plus nettement n monde qu«e nous sommes eûrs de nos submersibles, eî ne nous possédons bien cette arme puisque nous ne 'aignons nullement de la montrer. L'occasion de voir des sous-marins se présente dans Pas do Calais. Les voyageurs qui vont à Douvres pourraient bien •uvent, s'ils y prêtaient attention, s'apercevoir de la résence d'un sous-marin. Parfois, lorsque, penché au-dessus du couronnement, i regarde -le sillage, on peut voir un objet brillant ?nt on s'explique mal la nature. Cela ressemble un risme de verre couronné d'une eaiotte de métal: «eja ! meut, monte ou d«scend au bout d'une tige. Cln ourrait croire que c'est là quelque appât fixé par tes atelots à l'arrière, afin de prendre les gros poissons. Mais non, l'objet ne suit pas le bateau à la re?ndr-ie. Comme s i.l devinait, la p«naée d-p l'observateur,; il ï.sse de bâbord à tribord, puis brusquement il dis»à-tit.:Cet objet brillant est tout limplement un « péris jpe », ce prisme au bout d'une tige qui permet iinmes enfermés dans les fisses du squale d'acier Se ptempler la surface de la mer. parfois aussi, c'est une sorte de bouée surmontée Un paratonnerre qui apparaît aux regards. Les pte-fes vogues sautent par dessus. C'est ie kiosque qtoj à^rge, le submersible naviguant par affleurement. F Lss passagers qui, aux environs de Calais, ont pu t-5oir un acua-marin remonter à la surface, n'oublient ;|aa la sensation qu'ils éprouvent. Soudain une'masse ; frise fusiforme jaillit horo de l'eau. Là ou rien ne se pouvait tout à l'heure, flotte un long torpilleur g/13 aux yeux des profanée, ne oe distingue en rien 4e ife cousins de surface. Un capot s'ouvre, des hommes ; .artent par le trou et s'accoudent aux bastingages, fis gardent s'éloigner le paquebot dont les voyageurs 3 i-œj acclament. |Si la vie dc3 équipages à bord de nos sous-marin3 nfujours dure, elle l'est de façon différente, suivait fme le bâtiment appartient h la défense mobile ouï à (fescadre d'évolutions. 5 La vie des matelots à bord des submersibles des côtés, elles de 1a Manche par exemple, se passe en exercises incessants; ce ne sont que sorties, contre-sorties à tou-Jte heure du jour et de la nuit. Un ordre arrive, on |Appareille. Il s'agit d'empêcher le passage de tel ou - |i:el bâtiment. A cet ef:eiv le va-et-vient dc3 paquebots sb très utile. Les sous-rnarins. ont des thème3 au cours - ; desquels les steamers servent de cibles sans 1e savoir. Ces exercices sont ^d'ailleurs dangereux. Une collision ■ peut se produire, ainsi que cela fut prouvé par line J catastrophe récente. Si la journée est terriblement ^a-'j tigante, on a, en général, à bord des eou3-marins iô-J tiers, 1a possibilité cPêtre à terre le soir, sauf en "èas | mianceuvres compliquées, qui obligent à rester jjhi-f sieurs jours en mer. On navigue beaucoup en imnfèr-f sion. On eort et on rentre sous l'eau. Quand il fait beau, le mal n'esfc pas grand, niais par grosse mer, le sous-marin est intenable. On a bien la ressource de plonger sous la couche agitée, mais alors impossible de se diriger. - A bord des submersibles de plus grand tonnage, obligés de rester des jours et des jours à la mer, l'habitabilité est encore moins grande que sur les torpilleurs de haute mer. L'espace est infiniment restreint, car la machinerie est plus développée. Le commandant habite avec son second une réduction de carré. Tout l'espace est utilisé. Les profanes se rendront assez Uîen compte de l'aménagement en visitant l'intérieur de^es l roulottes qui sont exposées au Salon de l'Automobile. •; A part cela, on vit, en somme, corrupe à bord d'un $6r- - pilleur, avec cette différence que l'on n'a pas besoin de procéder au lavage du pont. Les équipages des sqtiis-marins sont particulièrement gais. Ils passent pour ' êtrç les gens les plus joyeux de la flotte. On pourrait croire que les immersions répétées poussent à la. mélancolie. Il n'en est rien. Les hommes, leur temps de service fini, rengagent volontiers. lîa ne pensent pas au danger eonstant èf l'accident récent du Gustave-Zédé où le feu éclata à bord pendant une plongée,' montre bien îeur admirable discipline. - - DÉPÊCHES DIVERSES Londres, 24 avril : En réponse à une demande concernant les exigences japonaises sur la question des concessions de chemina de fer en Chine, lord Edward Grey a déclaré que l'Angleterre avait fait connaître au gouvernement japonais; lea concessions déjà accordées à des sujets anglais. Nouô' sommes convainTnis,-a-trd dit, que le Japon respectera droits déjà acquia. Je n'ai pas reçu jusqu'à présent de réclamations de concessionnaires anglais et, à propos de leurs conoessiona, j_'ai pria d's mesures qui sont de nature à éviter un préjudice a'ùx lignes a-igiaises si des concessions nouvelles étaient éventuellement accordées au J apon. » * » Washington, 24 avril : La situation troublée en Extrême-Orient a engagé le gouvernement des Etats-Unis à prendre des mesures militaires étendues dans ses possessiona. D'après des nouvelles de source autorisée, les troupes des Etats-Unis aux îles Philippines ont été sensiblement renforcées cea derniers temps. D'autres envois de troupes sont imminents. En conséquence, le département de la guerre a réquisitionné des vaneurs qui font le service entre San-Francisco et Marseil/e. Il y a, par suite, une certaine perturbation dans 1e trafic. A la demande des maisons de commerce intéressées, M. Garrison, secrétaire du War-Office, a autorisé, d'accord avec M. Har-rington, gouveineur des Philippines, qu'au retour les j navires réquisitionnés transporteraient dea marohan-dihc8.# * * Lisbonne, 23 avril r Les municipalités de Lisbonne et de Porto ont été dissoutes et remplacées par deà comités administratifs. Le oalme n'a pas été troublé. # " * Londr&s, 24 avril : A la Chambre des communes M. Lloyd Georges, interpellé, a déclaré qu'il n'était pas encore à même de faire une déclaration concernant les intentions du gouvernement relativement aux prochaines élections générales.* * * Nancy, 24 avril : Le 22 avril, de grand matin, plusieurs taubea ont survolé Lunéville. Le3 habitants ont été éveillés par les explosions des bombes. On a constaté que celles-ci étaient tombées en quatorze endroits. ■9 # * Londres, 23 avril : A îa Bourse de Londrea, on parie sur la fin do la guerre. On parie un contre trois que la guerre sera terminée avant le 31 mai, un contre deux avant le 31 juillet; un contre un avant le 30 septembre; deux contre un avant La Noël; cinq contre un avant le 15 mars 19)6. On parie aussi un contre un que les Allemands ne prendront pas Varsovie; deux contre un qu'ils n'atteindront pas Calais; vingt-cinq contre un qu'ils n'arriveront pas à Paris. Des déclarations de lord Kitchener et du bruit que lé R.oi et la Reine rendront visite à leurs amis avant la fin de î'été, on conclut que la guerre sera terminée avant cette époque. • * * Le Caire, 24 avril : Sir Hamilton, le commandant du corps expédition-aaLre des Dardanelles, vient d'arriver au Caire. w • « New-York, 85 arril : Un consortium de basques américaines a pris ferons 10 minions de dollars de Bona du Trésor de l'Empire aï]çmandv ' remboursables en 9 raoia. Cette op^rati'sn renforcera, le Eolde créditeur allemand aux Etats-Uni^. Alsrésiras, 23 avril : L'entré^ de Gibraltar c«t strictement interdite à tout© personne civile, même aux bu jets anglais. # * • Athènes, 24 avril : , L« bombardement des positions turques sur la presqu'île de Gain poli continue sans in terruption. Le« Alliés exercent une surveillance constante dana ce golfe de Smyrne : quelque# unités turques ee ta-ou- vant toujours dreea le port. »9 • Sofia, 24 avril : Ou mande de Niseh que-, le 19 avril, 700 Albanais ont forcé la frontière «ôrbe près de Tacbefosaani, à proximité d'Oebrida. • B « Luxembourg^ 62 avril : P<var satisfaire à la d<*m an de toujours croisante d?» charlx*n, Les charbonnages kxirains ont lJorïire de wjiikxr d#s manièi*» plus intensive. « *" • Copenhague, 23 avril : Le ministère de l'intérieur danois a décrété im recensement général du chepteJ nationei, afin lie pouvoir déterminer quelle est e.x&cteaiOiit la quantité tL fourrage à assurer. COMMUNIQUÉS OFFICIELS f ; — r——i Csmmiiniqiiés allemanSs Berlin, 25 avril (Officiel de ce midi) i Théâtre de la guerre à l'Ouest. "~ Nous avons obtenu de nouveaux succès près d'Ypres. Le terrain conquis le 23 avril au nord d' Vpreg a été de nouveau défendu hier efficacement contre cîes attaques ennemies. Nous avons continué notre offensive à l'ouest, en enlevant la ferme Soiaert, au sud-ouest de Saint-Julien, ainsi que les hameaux de St-Julien et de Kerssclaere, et nous avons avancé victorieusement dans la direction du hameau de Grafenstafel. Au cours des combats, cmyo^^XK) Anglais ont été faits prisonnière et nous avons pris pfttsieurs mitrailleuses. Une'"con'tre-attaque anglaise effectuée sur notre position à l'ouest de Saint-Julien a été repoussée oe matin avejjâé très, fortes pertes pour l'ennemi. A l'ouest, de Wieî, une tentative d'attaque des Anglais a éte' immcaiatêmgpt arrêtée.Dans l'Argonne, nous avons repoussé l'at,taque de deux bataU]<«i!ir Ti:53îç;uS^î!t.nord du Four .de Paris.. Sur lps^Hauts de Meujg^/au siid-ouest de Com-bres. .les Ffara^ris-«fïH!Sfuyé une forte défaite.Nous y a^bns pris l'offensive et nous avons pris d'assaut plusieurs lignes françaises situées l'une derrière l'Autre. Nuitamment les Français ont essayé, à diverses repi fees; (Js~?eprëirdre"'të Ktrâin' "perd-t, ma;is eurs attaques ont échoué avec de fortes pertes. A la suite de ces coTObats._£iLaffickjst 1 ,l>00 hommes *t 17 canons sont tomOCs entre nos'maïns. Kritre !a lîT-ti'-n'iT "Ta MosëTIe, if n'y a eu d'en7' gagements q-u'en certains points de notre front au sud. Ces engagements se poursuivent près .Dans le bois Le Trêtre, une attaque nocturne française a échoué. Bjins les Vosges, un épais brouillard a de nouveau enrayé l'activité. Théâtre de la guerre à ffiS. La situation dans l'Est est inchangée. Deux faibles attaques russes à l'ouest de Ciecha-now ont été repoussées. En réponse au jet de bombes des aviateurs russes sur la ville ouverte de Neidenburg, nous avons de nouveau lancé 20 bombes sur le croisement des lignes ferrées à Bialystok. « * • Vienne, 25 avril (Communiqué officiel d'hier) : Violent com.bat d'artillerie dans les Carpathes. Dans le secteur du défilé d'Usçok, les Riçsejà. ont entrepris pendant toute la journée des attaques iso-lées qui ont A/ rcmtes repc«issées. I^e long de la route de Turl<a et à l'ouest de celle-ci, nous avens de nouveau fait échouer plusieurs attaques de nuit *"t avons infligé de grosses pertes à l'ennemi. A part cela, rien de nouveau. Voir la suite en 3* page sons la rnbrique c Allichcs, arrêtés et avis allemands » • ConiEimniqisés dss srméss slliéss Pétrograd, 23 avril (Communiqué officiel du g7and itat-major général) : Dans la direction de Lutovvski, nous avons fait des progrès : nous nous sommese mparés d'une partie des tranchées ennemies. Sur la hauteur 1,001, au nord-est de Lubnia, nous avoss fait prisonniers plus de 200 soldats. Nous avons pris également 2 mitrailleuses. Dans 1a nuit du 22, l'ennemi a passé à l'offensive sut le^ front Lubni-Bucovvetz-Stanki ; son attaque a échoué. Sur tout le reste du front, faible feu d'artillerie. En certains endroits, nos positions ont été bombardées par des canons de gros calibre. En résumé, rien d'essentiel ne s'est passé dans le courant de la journée, et la situation reste, en somme, inchangée. (!>-«. LES FAITS DU JOUR ; ljg jnowraw-e uojmn-aai-8 <ao ta. gxnaraie e» auBOrseé^^'or-^he^ferîrsy^phomqu^-org'afl^.par ooldxyte bakrœW pnrniéii à à kt eairee pie biecifai-sanoe qui a.-été d'oniuée sannedi diemifâr à Br*éda o-u bénéfice d-es réfugi«Âs baltes. ? L'orcheetre &ymphondq.u.e dee prioooTind'erG belges est «ompo&é de 15 artistes, tous lauréats des conservatoires <k> Belgique. VLey<lo, 260 réfugiés belles ont trouvé aerfle dans utmo faMrique où le travail était provisoirement suspendu. Orbbe ufine se rero-ettajut en marche Le 16 mai prochain, 14 comité local de eceours aux réfugiés a <Î!enian>clé au »iuveraement de prendre les mesures nécessaires pour Jque les réfugiés Rodesn-t reouieillis dans k» caïups. Au moyen de« souscriptions roeu-eiilîi^« parmi ces lieo teurs, I' i Evening Standard », de Londres, a envoyé aux sioldajts anglais quii «e trouvent au front, 65,000 boîtes de Lait compensé, de_ café et d<e oaeao. Le journal londonien ouvre une nouvelle souscription dont Le produit servira à envoyer Itee .mêmes dena^éies avlim^aifaaires aux eoldate aaigikiis pm-oamiere en Allemiv gne et en HoiLan>de. \jo gonv^miemGnt htxHaffwi'a.ie vieanfc dîe répondre au comité qui s'occupe dee •réfugiés .b<?î*g?:,8. à ' Md-ddelbourg q« il regrette de^ne pouvoir autoriser le séjour dans o^tte ville des réfugiés secourus officiellement, 1rs autorités militaires jugeant leur départ nécessaire. FÀo ooduséqu-ences phifiieniirs &^ntainifo die réfugiés d»e>-vront isoue peu quitter Middielbouirg et ee rabdront an eajnp d'Udkïii. \jg eé-lèbro ez-p3o7?ï!t-emn" Frdî h joff Nancen va, ae resMre à New-York. ^ but d-e so.ri voya^ nVst p«fl" rn^nt déterminé, irnai® on a de bonnes raisocis dfâ ero-ifce qu© M. Na-nseai va. ee joindre à an oertaiin. oomibi^ c® personnalités, sujets de nations neutres" qiîT p7?paré^\ en A^éj-rqiïe riinG ^én**rgique^'propagantie en • f»'vî?u.r de>-U paix, ©t qui espèrent être soutenus par le Président I/Aasc^âation Ruiédoi^e pvur la défense du pays vw>nt de mettre h la disposition du gouvennement 5^0,000 eou-ronnsa qui doivent servir à l'achat de 5 hydro-avions. En Norvège, Fexportation de la. viande ot du br-d a été défendue, Fexpoi'tation' boîbr-s de» vdatnd^ conservé-e rwetsdt autorisée. Dana œs dîynie-rs tf>mp6, une quantité tellement énorme de viandes consorvees «at sortie du paya cjue le gouvernement examine la question, de mettre fin h, cette exportation. PETITE GAZETTE Les bons de réquisitions* L'imagination fertile dic-s pêcheurs en eau troublte trouve tous ke jours matière à ^'exercer. Kalbiles à exploiter la crédulité <ks gens, ils répandWit en oe mo| ment le bruit que Icg eai-s©cû pjubiiqiiiseï ou des oai^es ds» l'intendance, qui effectuent le paiemenit d.ee bons -di^. réquisition, opèrent des retenues piue .ou moins iontes; eur le in,on.tan.t de ces "bene. Puis, î'ailsarmie ainsi répsvn-, •due, des individuG se présentent chez ke déte-ntciun^.-de bons : ils leur font un tableau poussé au noir de- leur ! situation et g'offrent à optérer l'encaissement «fâs piré>-cieux pa-picirs, affirmant souvent que leur connaissance; •de ,1a -langue allemande apdiania^a toute g les -difficultés. Il est utile, dans l'intérêt général, de remettre le^ choyés au point. Affirmons, tout d'abord, que pour v faire payer il n'est besoin de connaître l'aJleur^nd, toutes les adininistrations allemandes ôea interp-rètea sont à la disposition du public, et par suite un inrter-îïiédiairo es.1T parfaitemenfc inutile. En ouîire, les bons sont remboursés, pnur:..aùii«aut. qii.~v piiien-;ont soit autorisé, saas aucune retenue. Donc, en réalité, ceux qui cherchent à acheter dea bons de^ réquisition à vil prix sont de simples filous, dont il faut signaler les agissements au Parquet. Quiétude, ApreG souper, bien lesté, le câgare aiu bec, M. Be.ulk> mane va faiTOea petite promeiuade quotidienne. Pendain/tî que son épouce « repave la vaisseile »? il flâne eur lea bouîiev&rde, inspecte les étalage©, gém-it eurr Le prix di a yictfuiaill.es, puis repiart, Le ne.z au vent, vecris le café o^-»! a. coutume d'absorber, tous lec. soiaiâ, unie gueule sucrée.Sur son chemin des femmes et des enfants l'accostant. On lui présente des souvenirs die La ba.ta.ille d>e r Yser, d.es listee de blessée et die piriecnniiors, de^ flouire, breloqui s symboliqueis, dee jourmaux, des birxx;hu-res. M. Be-ulemane ne e'arrête pa.s à regarder lee minea ramcliques de L'a pauvre horde qui asiuaille 3e promeneur; il ne voit pa^s ce qui est écrit dans os3 yeux caves-et cernés, dans oee visages tirés, diaas ces habita fatigués et hai'llonn-eux.^ Il ne pense pas non pîue à La guerre, bien que les objets que les camelots annoncent à. grandis cris l'évoquent en son cerveau brumeux. M. Beuîema-nSj d'un bref coup de téte, décourage les solliciteurs et, si l'un d'eux insiste, il Lui décoche un : ' «< Allez travailler, s'pèce de fainéant ! » bien senti. Après quoi, tout fuira an t d" indignation, il paisjse et va s installer à son café devant une gueuze mousseuse. Comme il s'y trouve bien ! Ee^airdez-le : i3 ne Et pas, il nie pense à. rien. Il ne voit même pas Les figures terreuses des gosses affamés qui aplalies-mt leur petit nez eur les vitres froides et dont les yeux mendiient une < harité. Rie-u ne trouble la. quiétude de cet épais boua'geois, rien ne r'intéiv-srse oi co_ n' e*t He volutes bleuâtres qui s'échappent de ®on cigare et qu'il suit ds& yeux jusqu'au plafond. M. Beulemans, calé sur la banquette), devant sa gueuze siucrée, somnole, -digère et s'empâte... Pour lez « petits patrons ». Le secrétaire général de 1JAssociation Nationale dies Commerçaaifts cous écrit : — !« La Belgique « se faisait dernièrement l'écho d)ea doléances des pe-tito patrons, regrettant -de ce qu^il n'existât pas à Bruxelles, voire mêuie en Belgique, un organisme qui prenne leur défense et s'entremette auprès -des pouvoirs publics en vue die la sauvegarde dla leurs intérêts. Nous nous .permettons die vous faire remarquer — et nous serions heureux de voir paraître ot s quelquies lignes dans votre honorable journal — qu.-'il <?est constitué à Bruxelles, «n date du 1*5 avrdil courant, au cours de l'assemblée générale convoquée à cet effet, une Ais&o-ciation Nationale des Commerçants. Le but de l'organisme nouveau est, en ordre primor-cîial, de prendre la_défense des détaillanits, qui formant : le facteur le plus important de notre commerce national. Dès à présent, le Conseil di'adlminisffratiou de 8'Association Nationale des Commerçants organise des eer-™**( ^^tinés à améliorer les rapporta commerciaux à l'intérieur du pays et avec l'étranger. Il publiera e>cv\i& peu un organe de propagande commerciale, qui traitera toutes questions commerciales ou de jurisprudence de nature à intéresser les commerçants. Plusieurs avocats-consei's o.nt été adjointe» au conteil. Ils éviteront, pour autant cjue faine se peut, l'intervention de la justice -dana les affaires des_ petits commerçants et s'efforceront de liquider à l'amiable toutei3 questions litigieuses. Il est créé également un cabinet de consultations commerciales, qui se inct à l'entière disposition des membres pour tous renseignemenits pouvant les intéresser, pour les aider et Leur créer des débouché® nouveaux, une bibliothèque commerciale est également créée. Uns séirie de conférences commerciales a été organisée et', dè« le mois prochain, une haute personnalité du monde commercial y traitera d'une question de la plus grande actualité.L'Association Nationale deB Commerçants, qui est constituée en dehors do toute idée politique, compte dès à présent un nombre imposant de membres. Elle no fait aucune distinction et aceueililp dans son fy=ân tou« les commerçants, .réservant cependant sa plus grandie sollicitude aux petits comimerçaints ou détaillants, moins armés cjue les industriels, par exemple pour la lutte commerciale d'aujourd'hui et surtout celle de demain.La cotisation annuelle est fixée provisoirement à 2 franep.Toutes demandes de renseignements, demanda d"inscription, etc., sent reçues» au local du secrétariat général, 40. rue de la Fourche. D^« à prévint, ^Association Nationale de9 Commerçants témoigne d-uràé grande activité et des mesures ont été prisos immédiatement pour le plus grand bien de la, d^ten^e d^s Lnterêta de tous les commerçants et pour la prospérité de notre commerce nation al. La cuisine en temps de guerre. Dans les armées, disait Napoléon, il faut commencer par le ventre. Cette formule piquante, traduite eu langue ordinaire,-signifie qu'on n est pas bon à grarklr-chose quand on nJa rien mangé et elle est applicable aux civils aussi bien qu'aux militaires, mais les premïera ont l'avantage de pouvoir déployer une certaine ingéniosité dans leur cuisine mal pourvue. A ce point de vue, la guerre a révélé à beaucoup de Bruxellois bien des choses qu'ils ignoraient. Ainsi lea œufs ont été payés, à un moment donné, 28 centimes la pièce; pas moyen de s'offrir cevte nourriture da grand luxe. On a découvert alors Ijpuf conservé qui coûtait 13 centimes et était, ma foi, $rt bon • il ne faisait mauvaise- figure que bous la forme d^ l'œuf à la coque, de l'œuf sur le plat ou de l'œuf d-n\ Mais, en omelette et dans les sauces, pas de différence avec l'œuf frais. Il y a 45 ans, à l'Ecole militaire, on donnait parfois comme souper, aux malheureux élèves affamés, deux œufs à la. coque, mais tellement mûrs, qu'on y mettait de la moutarde. Même avec l'addition de ce condiment, c'était horrible. Quand il n'a rien à &e mettre scus la d&nt. on ne se figure pas ce que l'homme est capable d'avaler. Mais l'œijf conservé est réellement une conquête ce la guerre; il est très estimable. Il y a aussi les potages: }a ménagères soucieuse de maintenir le mari d humeur traitahle, a dépLové dans le domaine des potages un osprit inventif qu>il faut admirer. Cet hiver, on fa,i-sait un potage pour quatre jours, mais, chaque matin, madame ajoutait quelque chose pour changer le goût, un peu de blé vert, une petite boîte de purée de tomates, du eel, du céWi, etc. Et la bonne, pleine de zèle, servait chaud, oe qu'on-n'a jamais pu obtenir en temps de paix. Les poules ont joué un rôle considérable. A la criée, elles ont été d'un bon marché extrême; on avait deux poules pour 3 francs et non pas des matrones poules rendues coriaces par de nombreuses maternités ; dea poules fauché»^ à la fleur de l'âge, oaroe qu'on orai-gnait de ne pouvoir les nourrir, dodues, fraîches et en

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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