La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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12 oktober 1917
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s.n. 1917, 12 Oktober. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 06 december 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/4f1mg7h44f/
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Vendredi 12 Octobre !9I7 JOURNAL QUOTIDIEN — JLo Numéro : 15 Centimes 4* Année. N" 1046 PRIX OES ABONNEMENTS 3 mois foctob., novomb., décemh.), tr. 11.40; 2 mois <oct.. nov.), T. 7.60; 1 mois (oct.). tr. 3.30. L*o demandes l'abonnement sont, reçus* ixclusi vcmêni pa> les Sureaux et les facteurs des postes. — Le> réclamations oonccnanl les abonnements doivent ttri adressée* inclusivement aux bureaux de poste. ADHîNISIRATIÛN ET RBAGTlOfl. Sî, fiSontaijoc-aux-Sîorbcs-Poiagôros, Bruxelles. LA BELGIQUE PRIX DES ANNONCES Petites annonces, la ligne, ir. 0.75. — Réclame* avant les annonces, la ligne, ir. 1.75.— Corps du journal, la ligne, Ir. 7.50.— Faits divers, la ligne, lr. 5.00. — Nécrologie, la ligne, ir. 3.5C. — Coin des Eleveurs, la ligne, lr. i .50. Bureaux de 9 à 17 heures. Direction ei Administration : JS if w Vi? "-res JOS. MORESSÉE, DIRECTEUR L6 GUERRE 1,166° Jour de guerre Nous a vol a fait erreur eu attribuant hier aux Anglais les progrès réalises par l'aile gaucho des Alliés entre Draaibank et Poel-càpèlle. En réalité, ce sont les Français, qui n/étaient plus intervenus en Flandre depuis la grandie bataille du 31 juillet, qui, sur 2 1/2 kilomètres de iront, ont avança ieurs lignes de 1,500 à 2,<X>0 mètres en profondeur. Les villages do Saint-Jean, Mangeluere et Veldlioek sont tombas outre leurs m ad ns, de telle sorto qu a 1 heure actuelle ils touchent à la lisière sud-ouei?t du bois d'Houfchulst. Tandis que les Français donnaient ainsi de l'an- à l'aile gauche dès Anglais, ceux-ci se sont épuises en vains et meurtriers efforts pour gagner du terrain entre Vocl-capelle et Glieluvelt. Leurs attaqn'os répétées leur ont valu dé-ci de-là quelques progrès, niais le ton des communiqués de Londres et de Berlin montre qu'en tout état do cause ces progrès sont très strictement limites. — •& — La guerre sous-marine Londres, 10 octobre : On mande de Sidney au ,,Daily; MHil" : — Maquillé en navire norvégien,, le „Secpdkv', qui jauge 4,000 tonnes, a quitté un port allemand le pont couvent dune quantité de bois. Uin torpilleur anglais a arrêté le navire eti, trouvant ses connaissements en règle, lui a permis de continuer sa route. Dans l'océan Pacifique, le bois a été jeté par-dessus bord, et le „Seeadier" a commencé ses opérations. Son équipago pretend qu'il a réussi très rapidement à corner des navires et des cargaisons représentant une valeur de 150 millions do mark. Le „Seeadler" a même eu l'audace d'approcher des côtes australiennes au large desquelles il a capturé um navire charbonnier qui se rendait à Honolulu. Après huit mois d'activité, il devint nécessaire de réparer le navire:, et le capitaine réussit à le mettre à la côte sur- la petite ile de Mopea. ■ Les travaux étaient déjà fore avances, lorsqu'une temple a en-lisô le „Se3adler'; au point qu'il est devenu impossible de le renflouer. * i * * •Brest, 10 octobre : Du' collaborateur maritime de la ,,Dépêche do Brest" : — Il faut so garder de parler prématurément d'un fiasco des sous-inairins allemands. La lista officielle des pertes de la «maine écoulée est la plus forte connue uepuis um" an ; les Allemands ont coulé ept navires français jaugeant plus de 1,600 tonnes C'est là un chiffre très élevé, o* il apparaît plus important encore si ou le met en regiU'd des pertes de la marine marchande britannique qui, pour la même semaine, se sont élevées à treize navires jaugeant plus de 1,000 tonnes. La flotte marchaïK.Q de nos alliés étant dix fois plus forte que la nôtre, on voit immédiatement quelle disproportion existe onffpnos pertes et les leurs. Gardons-nous doÂe de faire croire au publie que la guerre des sous-marins ne donne pas de résultats sérieux.misr jlmjsjriQ, US! Washington, 10 octobre : Le ministre de la marine a exprimé té-legraphiquement à l'Amirauté italienne ses regrets do ce qu'un navire de patrouille américain ait bombardé un sous-marin italien, tuant un officier et un matelot. Il fait toutefois ressortir que le commandant du sous-marin a commis une faute en ne répondant pas aux signaux du navire américain.Les événements de Russie Pétrograd, 10 octobre : M. Ivolovalof, ministre du commerce et de l'industrie, a été nommé vico-préstident du Conseil des ministres. * * ♦ Pétrograd, 11 octobre : Le nouveau gouvernement vient de publier la déclaration suivame : — A la suite du mouvement de Kornilof, ie nouveaux troubles ont éclaté à l'intérieur du pays provoquant un. mouvement subversif qui menace l'existence de la République. Tandis qu'un vent d'anarchie souiflo ainsi à travers le pays, la pression qu'exerce l'ennemi du dehors va croissant. Les éléments contre-révoluifciormaàres relèvent la tête, caressant l'espoir que la crise et les malheurs de la patrie favoriseront loun projet G)1 étrangler les libertés populaires. Une lourde responsabilité devant l'Histoire pèse sur le gouvernement provisoire à qui -.incombe le devoir de diriger le char de l'État jusqu'au moment où sera réunie l'Assemblée constituante : c© qui l'aide à la porter, c'est la profonde conviction qu'il a do voir que les représentants de toutes! les classes : de la nation, animas du désir unanime de i sauver la Patrie et de sauvegarder Jes conquêtes de la Révolution, comprendront le devoir qu'ils ont de soutenir le gouvernement jusqu'à la réunion de l'Assemblée constituante _ dont il importe, à son avis, que la convocation ne soit pas retardé© d'un seul jour et h laquelle est réservée la solution définitive des gravés questions dont dépend la prospérité ce la nation.Le? gouvernement, convaincu que seule la paix générale permettra au pays de développer toutes se» ressources, adoptera la politique étrangère que commande l'esprit des principes démocratiques exprimés par les fils russes do la Révolution et s'emploiera à la. conclusion d'une paix générale, exclusive! de touite violence. Pour marquer son accord, parfait avec les Alliée, il se fera représenter à la, très prochaine conférence qu'ils vont tenir, en dehors de ses délégués habituels, par un a personnalité qui jouit de la confiance particulière des organisations démocmtii-ques. Il est résolu à mettre tout en œuvre dans l'intérêt de la cause commune : toutefois, il entend s'opposer énergiquoment à toute visée (Je conquête et à toute ten.tativo qui serait faite d'englober dans la Russio une partie quelconque du territoire d'un autre pays. Le gouvernement déploiera tous les efforts dont il est capable pour refouler l'ennemi hors de la Russie. Eû ce-qui concerne le rétablissement do la discipline dans l'armée, il s'inspirera des seuils principes capables do donner des résultats satisfaisants, à savoir le5 principes^ démocratiques tels qu'ils ont été proclamés au nom du gouvernement dans l'ordre du jour du commandant en chef de l'armée. Une sélection minutijeuse sera faite, pour l'attribution dos ; oommandje-ments, Qarmi leg chefs donjt les; oapjaoitéfc. techniques sont à Jja hauteur elfes exiigoaces do la guerre moderne et dont l'acEhésion aux principes républicains est notoire. P"a collaboration étroite des commandants avec les fédérations militaires et inaritimcsi, aussi bien sur le front qu'à Farrière, constituera comme précédemment l'une des bases1 de la réorganisation de l'armée : ces mesua-fs rétabliront la discipline sans laquelle il n' est pas d'armée forte.'' La déclaration expose £n détail La programme militaire et civil du gouvernement : réduction' des effectifs à l'arrièr® du front par l'envoi en congé dés classes les plus anciennes; fixation de prix matxima pour les denrées de première nécessité; réglementation dea rapports entre le travail et le capital; répartition équitable des vivres; mesures à prendre en vue du contrôle de la production industrielle; creatîorj de bourses du travail et de conseils de prud'hommes; j préparation d'une démobilisation économique j organisée par échelons successifs pour évi- j ter l'interruption du travail. Un ce qui concerne la que*ion agraire, 1e gouvernement pense que les droite respectifs des propriétaires fonciers et des pîiysans peuvent être réglés par des commissions agricoles qui rechercheront en outre dans quclles conditions d'exploitation du sol pourrait lui assurer une plus grande fertilité. Dans le domaine financier, le gouverne- ; ment projette un impôt sur les successions, un impôt progressif sur les bénéfices, un impô't sur les articles de luxe,, un impôt particulier sur les immeubles, une augmentation de tous! les impôts indirects, l'cta- 1 blissement de plusieurs monopoles: il est résolu à inaugurer Te régime cle la plus stricte économie dans toutes les dépenses de l'Etat. Le gouvernement continuera à développer les institutions démocratiques pan l'Intermédiaire des administrations locales, auq|ueUes il oetroira l'autonomie sous la contrôle de commissaires du gouvernement. Lej gouvernement accordera à toutes les nationalités le droit de décider da leur avenir sur les bases que l'Assemblé^ constituante fixera i avec l'aide d'un comité spécial. II sait fort j bien que tous ces problèmes, il ne pourra ; pas les résoudre dans le court laps de i temps qui nous sépare encore de La réu- i nion do l'Assemblée constituante, mais il n; hésitera pas à entreprendre de les résoudre s'il est assuré de pouvoir compter sur la collaboration unanime de la nation. Dans ce but, et en vue * de créer d'étroits liens entre le pouvoir responsable et la nation, il se propose de publier prochainement le statut du Conseil provisoire qui représentera la Riôpubliquc jusqu'à la réunion de l'Assernbl e constituante et dans lequel seront représentées toutes les classes ce la population. La déclaration se termine par un appel à la nation, qu'elle conjure de se grouper, étroitement autour du. gouvernement efc de collaborer avec lui à la réalisation de ces problèmes fondamentaux : la défense du territoire, le rétablissement de'l'ordre et la convocation de l'Assemblée constituante, * * # Londres, lo octobre : On mande de Pétrograd à l'Agence Router qu'étant dorme l'imminence de la. publication d'un décret gouvernemental donnant satisfaction aux exigences des cheminots, lo Comité exécutif de la Ligue d'-s cheminots a décidé mercredi de reprendre le travail. * y» Pétrograd, 9 octobre : La nuit du 6 octobre, lo Théâtre Pana-jef, situé au quai de 1 Amirauté, a été détruit par un incendie. DepuisJ lo début de la guerre, il servait de bureau principal à La poste de campagne. DEPECHES DIVERSES Paris, 10 octobre : La Chambre a continué hier la discussion de l'interpellation sur le ravitaillement. M. Tissier reproche au gouvernement son attitude à l'égard de l'agriculture, qu'elle laisse manquer de machines, de main-d'œuvre et d'engrais : la guerre ces sous, marins empêfchant l'importation du nitrato do soude, il y a longtemps qu on devrait en fabriquer en Franco. M. David, ministre do l'agriculture, répond que le ministre des munitions fera le noeessaire pour pourvoir l'agriculture du nitrate dont elle a besoin. M. Long, ministre die 1 alimentation, dit qu'il s'agit avant tout de tenir .jusqu'à l'en-treo dans la circulation des céréales do la nouvelle récolte. Los importations néicas-saires se heurtent à do graves difficultés, mais on peut beaucoup attendue de l'effort de l'organisme commun que les Alliés ont constitué et chargâ des achats ce ces transports : dès maintenant il cherche à équilibrer les sacrifices à faire par chacun sur 1e terrain économique aussi bien que dans le domasne militaire, car il est bien évident que la France, qui a tant faia djéjà no doit pas être soumise désormais - à de pires épreuves économiques. M. Ferry faisant observer qu'il serait dangereux de subordonner la solution do cette grave question aux décisions du quartier • général, le ministre répond1 que le gouvernement est du même avis et de nouveau s'engage à tout faire pour aboutir, mais il repète, en terminant, que ia victoire n'est possible qu;à la condition que le peuplo concentre toute sa force de volonté. « * * Paris, LO octobre : Les autorités militaires ont décidé de ne plus accorder de congé aux officiers et aux soldats qui désirent be rendre en Suisse ou en Espagne. _0n ignore quelles sont les raisons qui motivent cette mesure. * ? $ Berlin, 11 octobro : On mande de Genève au ,,J3erliner Lo-kal Anzeiger" : — Le Congrès socialiste de iBord^awx ayant voté un ordre du' jour demandant que quelques socialistes fassent partie du gouvernement, on a l'impression que MM. Thomas et Oompère-Morel deviendront mine stres. £ * * Paris, 3.0 octobre : De l'Agence lia vas : Duval a été entendu mardi matin par le capitaine Boucha,rdon : il ept inculpa de relations commerciales avec l'ennemi. Il reconnaît avoir approuvé la liquidation de la. société de San Stefano, mais se défend d'avoir en cette affaire représenté de quelque manière qiie ce soit les intérêts allemand.Le capitaine Bouohardon a interrogé ensuite le capitaine-aviateur Duirei], député do la Mayenne, qui avait manifesté lo désir de lui communiquer certains renseignements relatifs à l'affaire Bolo Pacha. L'interrogatoire de M. Léon Daudet a commencé l'après-midi et sera continué mercredi. Bolo Pacha sera ex ara in.} par une commission médicale, qui cli'cidera s'il est possible do le transporter à ia prison^ de la Santé, On annonce que de nouveaux documents réunis concernant l'affaire Bolo par les soins du gouvernement américain sont en route pour Paris s; photographie#, chèques, banknotes, etc. Paris, 9 octobre : Los journaux annoncent que les lithographes se mettront eni grève mardi à midi. Lyon, 101 octobre : Le ,,Nouvelliste" annonce qu'un incendie a éclaté dans les entrepôts de Dôle. Le feu, activé par l'ouragan, a pris une grande exfcsneion. On estime qui'à l'heure actuei 1®, les flammes ont causé pour plusieurs millions de francs de dégâts. Toutes les réserves de farine et la plus grandie partie des vivres destinés aux populations des environs sont détruites. » « * Berlin, 10 octobre : La Commission des doyens a décidé aujourd'hui d?ajourner le Reiohstag au 5 décembre. La session actuelle sera sans doute olose jeudi. ♦ * ♦ Munich, 11 octobre : Le comte Hertling, président du Conseil des ministres, a fait mercredi soir la déclaration suivante à la Commission principale de la Chambre des députés : — Notre situation militaire est excellente. Nos ennemis compfcgnl chez nous sur une scission : ils commettent en cela une erreur dont nous devons les convaincre, mais le sctul fait qu'iils affirment cet espoir doit nous mettre en garde et nous retenir de trop parler do paix. La paix que nous vouions est une paix qui assure l'intégrité de l'Allemagne et son libre développement. Je suis d'avis que l'incorporation dSo l'Alsace dans l'Allemagne du sud et celle de Lu Lorraine êkuis la Prusse oonstr.trieraient une solution logique, mais de là à dire, commo certains journaux en ont» lancé la nouvelle, que la décision ea était d'ores cft déjà prise, il y a place pour une inexactitude : le caractère fédératif de l'Empire doit être sauvegardé. Il ne faut pas davantage accorder créance à certaines assortions qui ne sont que le refleï des désidérata die quelque i groupes isolés. Enfin, aucune sorte do prome-.;Q n'a été faite ni aucujn engagement pris ea ce qui concerne la Belgique, même vis^uvis du Vatican- avant que nous en prenions un, il faudra que nous ayons obtenu les garanties politiques et économiques qui nous sont nécessaires. Après la note du Pape et lo discours du eoanùe Czer-nin, nos ennemis seront bien obligés do faire -connaître en dSéitail le programme do leurs conditions de paôx : peut-être révé-lera-t-il — c'est même forî vraisemblable — qu/en ce qui concerne l'Alsace-Lorraine un traité SiCcret a été conclu entre l'Angleterre et la France. * * * Vienne, 10 octobro : M. von Kiihlmann, secrétaire d'Etat allemand des affaires étrangères, est arrivé ce matin à Vienne; il a poursuivi son voyage l'après-midi. * * * Milan, 10 octobre : Lo ,,Corriere dlella Sera" apprend de Rome que la Conférence des Alliés, qui devait se réunir dans la première moitié d'octobre, a <sté remise et aura probablement lieu en novembre. * * ■* Rome, lo octobre : Le „Messagero" annonce que la démis-"sôon de M. Canepa a été acceptée. Son portefeuille a été confié au général ALfe-rieri. ' ♦ ♦ * Lugano, 10 octobre : Le tribunal militaire de Rome a condamné irois personnes à la peine capitale et deux autres aux travaux forcés à perpétuité. Elles ont été reconnues coupables d'avoir allumé un incendie dans lo por» de Gênes et dans la poudrerie de Ce îgio. * Milan, 9 octobre : Le Congrès du parti socialiste se tiendra du 1er au 4 novembre à Rome. M. Laz-zan, secrétairo-général, a déclaré qu'en présence do la gravité de la situation que traverse le pays, le Congrès revêtait une importance toute particulière et a insisté pour que toutes les sections se fassent représenter. Il faut, dit M. Lazzari, que le jrolô-tariat s'unisse pour exiger la paix et la liberté.» * * Paris, 10 octobre : On mande de Londres au ,,Petit Parisien" : —i Le gouvernement s prescrit une en-ciué'te approfondie sur Porigir.o et l'étendue de la propagande faite en Angleterre en faveur de la paix. Defc mesure» très sévères seront prises contre ceux qui seront convaincus d'entretenir des relations avec des agents pacifistes de pays neutres ou d'Etats belligérant». •.* * Londres, il octobre : Un meeting pacifiste tenu dans une chapelle non conformiste a été dispersé par une _ force compacte composée en grande partie de femmes. La foule pénétra dans le local et tentas ce mettre le feu à la chapelle. Les orateurs pacifistes furent molestés en dépit de l'intervention énergique de la police. » * * Loncres, 10 octobre : Le ministère dés munitions annonce qu'une explosion s'est produite ie 2 octobro dans une fabrique de munitions- établie dans le nord de l'Angleterre. Deux hommes ont été tués et deux blessés. * ♦ * Copenhague, 11 octobre : D'après le „Tidens Tegn-'', le gouvernement anglais vient de dénoncer la convention commerciale qu'il avait passée avec les importateurs norvégiens de produits coloniaux. L'Angiet&rre dénonce ainsi le troisième accord commercial; il est probable qu'elle dénoncera tous les accords de l'espèce.Comment on se bat en Flandre Le correspondant du „Daily Chroniicle"} A. Gibbs, décrit cumme sujit les combats qui se déroulent en Flandre, au front V preis-Me n in : — En mettant à profit les différentes méthodes de combat dont la tactique nous a été inspire par la souffrance de nos hommes lors de batailles ant-rièures, nous sommes parvenus à nous maintenir dans des positions où l'adversaire a mis on jeu toute sa puissance et sa stratégie militaire pour nous d loger. La tactique allemande sur ces points témoignait d'une grande ingéniosité. L'ennemi n'a pas hésité à melire en ligne toutes ses réserves et son artillerie pour nous écraser. C est à partir de fia juillet que nous avons eu à surmonter les énormes : i.ficultés quo nous opposait e nouveau système de d fense de l'ennemi et que nous avons pu nous, rendre compte cia Inefficacité die cetie d'-fense. Abandonnant lus anciennes tranchées, qui n'étaient plus ca-pabïes de résister à notre feu roulant, il a réédifié sa première ligne de défense de telle manière qu'c&le ne forme plus un tout oompapt^ mais c$ojnpo«e d'un grand nom bre de blockhouses, de redoutes construites en béion, dispersées de telle manière qu elles se protègent l'une l'autre par un feu d enfilade, et bâtiOs si solidement-, qu'il faut un obus de nos canons de gros calibre pour les détruire. Or, il est très di»'ficite de pointer juste pour toucher en plein une de cetj maisonnettes en béton, qui selon leur grandeur abritent de dix à vingt et de cinquante à soixante hommes. Les petites garnisons se composent généralement de compagnies de mitrailleuses et de broupss d'élite placées aux avant-postes. Il leur fiait facile de se. mer la mort et la destruction dans les rangs des premiers assaillants, qui réussirent à passer à travers la ligne des fortins, mais étaient trop é'puisés pour résister efficacement à leur feu destructeur. Detrrièro cette ligne de défense se tenaient les „sloss-truppen" do la réserve, spécialement dressées à la contre-a.ttaque, et qui, au moment psychologique, ee mettaient en marche contre nos troupes épuisées et dont les rangs avaient été singulièrement éolaircis par les assauts. Ces blockhouses semblaient à. nos soldats des engins terribles de destruction., et ceux qui avaient assisté à leur attaque convenaient hardiment que c'était une pas.>e difficile que de franchir cjebte ligne de défense. Cependant, notre tactique en a eu raison. Lors de notre dernier combat, le ciel so tourna une fo s de plus oontre noua. Après quelques jours de beau temps, au moment où l'attaque allait sa déclancher, la pluie fine qui tombait depuis la nuit s'est transformée en averse. Ce ne fut pas sans angoisse que nous songeâmes à nos vaillantes troupes qui se tenaient dans la région boi-s^e transformée en entonnoirs et en mars. Le pays tout entier ressemblait à un vaste mari-cage. Ils étaient là, dans l'eau et la boue, attendant depuis des neures le signal de l'attaque, le moment précis où ils suivraient le feu de barrage pour avancer sur le terrain. Un brouillard intense s© lève du sol, et nos avions, volant à cinquante ou soixante mitres de hauteur, ne parviennent pas à repérer le tir de notre artillerie- Un panache de fumée plane au-dessus du champ ae bataille et il est impossible aux observateurs des supputer même 1 endroit où se tiennent les batteries do l'adversaire. Après toutefois que nos troupes eurent marché résolument de l'avant, le ciel s'éclairc.t quelque peu et un rayon de soleil p/rco les nues. Je regarde en l'air et je vois dans le ciel biCtr des centaines de moucherons volant très haut. Ce sont nos aviateurs qui vont reconnaître les positions ennemies. Les canons de défense les assaillent de leurs grenades, et bientôt l'horizon est barre par, un nuage do flocons blancs. L action do notre artillerie lourde ressemble à un titanesque ma r toauupilon qui sans cesse frapperait le sol qui tremble, suivi du sifflement aigu des gro» obus dirigée sur les blockhouses et qui, par leur feu de barrage, doivent former un rideau do mitraille et do fer entre les fortins et nos troupes marchant à l'attaque. Non loin do nous s'étendent les bois où se déroula la bataille antérieure, tels ceux do la hauteur de Wytschaete et do Messines. Des arbres, il ue reste rien que par-ci par-là un tronc dénudé, bris.5! par le milieu, abattu comme par une hache de géant, et, dans le brouillard qui se lève à nouveau ces troncs prennent des allures fantomatiques et semblent des putences agitant leurs bras dans la pénombre. Entretemps, la bataille fiât rage et la pluie se remet à tomber..."' PETITES NOUVELLES CEUX QUI PBOFITENO.' DE LA GUERRE. Un exemple frappant d*3 b .nvfi ©3 que d aucuns retirent directement de la guerre est donm'j par 10 pol'Tni9te français GufftaTO Téry, dai.a lo* Journal parisien < L'Œurrc >, Il s'agit de la Sooi-'.tô, des moteurs Gnoaio et Ithôae, tahrioants du cé-lùbro moteur pour aéroplane?. Depuis ie ccf.n-aj.cn-eeveut de la guerr# cetle sociét; a non seulement pu rembourser intégralement &on capital sooia.1, e'tleranl à 1,475,000 franes, mni» elle a aussi trouvé moyen cfo se créer diverses r-eerves d'un ^ import totw de 42,420,500 frc-ii^s. c® qui ne l'a paa ©mpôcly'e d'aecnwer un bénéfice j et de 14,3(X) 000 francs, qui a pprmis de distribuer aux actionnaires un dividende de 300 p. e.; un sol.lo béni fi iaire de 2,300,000 francs a (t> re-po,rtô à nouveau. Ce:te soci-té a donc réalis-, jusqu'ici, grâce à la guerre, un bénéfice do GO millions de franca, soit quarante fois son capital Social. LA VIE QUOTIDIENNE A LOCHES. Nous avons (K menti à son heure le bruit quî courait chez nous d'ulîja prochain^ augmentation des tarifs d'os tramvrays. Les Londonieiis sont log's à une autre enseigne. Par suit» des prix excessifs «Ucirtfs par lc3 huile» de graissage, k> ecrvice dos omnibus londonien® g'eat vu contraint de majorer «es tarifs da 30 p. e. D)® son côté, le eca-vieo' pulïic de* autofocre», ou ce qui ea reste» no peut plus fonctionner aujx anciens) prix : on annonce qu'{\ partir du 1er janvier, ses tarifs seront augmente de 50 p. c, Par suite de la p. nurie des moyene de locomotion, lo suiWway ou ny^ro est Qiwihi par dcc maase=» de voyagoirra o(ui vont croissant do jour en jour. La direction des tubs est dans rimçwgaiibilité de caïualiaer cette multitude qui, ùl certaines heures du jour, encoffnbro les abords des gare^ et dont le3 trains surcharges ne parviennent à transporter qu'un© partie. Oiu a essayé d y remédier «ni aiugimentanî l03# pris des ticketa do 25 puia de 50 p. c , mais vaiiiieanent. 11 faudra trouver, aulre chose pour endiguer le flot montant. UNE < ESPECE > BIEN PAB/KOULIERE. Si nous en croyons la < Pall Yoll Giftiiette >, les tribunaur am^xicaiLS ont à. r-Vjudie en f© moment un point d© driât qui «ort quelque peu do la banalité. Voici ]es faits : Lors de sa croisière, lo vais-eeau allemand < Eraden > surprit un navirq d© commerce anglais et donna l'ordre à 1 équipage d* prendre place dans bs canota, avant que la navire fut coul.\ Cependant, la femmç du ef-pi. taiio anglais, so trouvait dtwia uno sitiutibn Tessajnto, so _ fit conduire t* boisl c'a 1' < F,m. den > et supplia lo capitaino Millllcr d'ôparguor le navire.Celui-ci y con^nHt i la fin. et ncmlt h la fomm© du capitaine un© attesta4iort cCribô par laquelle il faisait don du navire à {emfai.t attendu. Le navire anglais, liixV datns <& condi-tions, gagna la oùto américaine, «t le gos-~o ayant, en<rCLtûn«pa, fait con entréo dans ie monde, son ptTe s est présenté en. son nom devant les auu torites pour exiger la d'ilrranc© dRî < logp >. Les propriétaires légitimes rouspètent devant cos cxjgonccs, cela va sans dire, et. l'affaire est introduite devant lee triUmaux de 1.Union. Les juges auront deux questions principales à r'sau-dre : d'abord à savoir si Je capitaine de V < Envlen > se trouvait bien étro à ce moment '0 h'gitimo propriétaire du navire dont il fit, don a 1 enfant ; cmsuife, si 1Q leg» fait à «un enfant ueja encore n6 doit itre oc.'sid^ri conur.e valable aux tormes do la loi. ^ L'IIOWiE LE PLU6 RICHE DE L'ANCLETERIiE. Le ; 2: s riche ici^o-yen de l'Anglcfi?!-e n'esft plu^ 1 iment un griand propri'taire ifoneier ou un marchand, mais — signa d«3 ten;p3 ! — un nrni. t-i r. sir John Ell^rman. I.a fortui.e de ce Cr 'sas- e t '.valué© à environ 900 millions de ira nés ! M.. Lll-enmian, qjui n 'a ,qi.'e 56 ans, s© trouve à la i <o des ligjncs de navigation EiIqt-man, Ilall, City, Bucknall et plu;-ieurs autres; 11 pos&'.do un hôtel dans le "\Yfc5t-End_ une ao:r.p. lueui:-;o villa à Easthourn© un ohâtoaui sei^n^u. tial ©n Eccxîoc. Afï- EUerman a Texcellejallo liabi-,udo (L'aohet;-r de nombreux tableaux d© ma ires rivants, ©stmiant non e^iiia raisjon q.u« les Dlyickj ©t les Rembrandt trouve^ tro» 203 amftt<0ur3,., ^ — COIVIMUNIQUËS OFFICIELS Communiqués des Puissances Cootraies. Berlin, 11 octobre. — Officiel da ce midi : Théâtre de la guerre à l'Ouest. Armées du fcld-maréclial prince héritier lîupprefiht de Ba.vière : Eu Flandre, dans le secteur de bataille et entre 1 ûtang de lilankaert et Poelcapelie, ie duel d'artillerie est devenu très violent l'après-midi. Près de Draaibank, les Français ont de Louveau pri*> 1 offensive sans oljtenir le moindre résultat. Sur les champs de bataille à l'est d'Ypres, l'intensité do la canonnade a varié. Les Anglais n'ont pas prononcé d'attaque. Au cours d'un combat aériGn qui s'est livré le soir au-dessus de la ligne Zonne-beko- Zandvoorde et dans lequel 80 avions environ ont été engages, 3 apjxireils ennemis ont été descendu». Armtes du prince héritier allemand : Sur la rive orientale de la Meuse, après une e.ficace préparation d'artillerie, des» l-a-taillons du Bas-Khin et de la Westphalie ont arrax&é aux Français, par un énergique assaut, un important terrain situé dans du bois de Chaume. L/ennemi a prononcé quatre énergiques contre-attaques; élites ont toutes échoué et lui ont coûte dû fortes pertes. Plus d'une centaine da prisonniers et quelques mitrailleuses sbnt tombés entre nos mains. Au sud-ouest de Beaumont et prta de Be-zonvaux, quelQues attaques ont ô&ô couron. nées d'un plein succ,'.s et nous ont permis de pénétre^ dans les' lignes françaises. Théâtre de la guerre à l'Est. Le feu de diversion, violent sur plusieurs points du front, a augmenté d'intensité par intermittences dan» la plaine do la llouma-nie et près de Brada, ville qui a étié bombardée par les Eusses. A titre da représailles, nos bat telles ont pris sou» leur fe^ la ville de Galatz ot y ont provoqué dos incendies. Front macédonien. Grande activité de l'artillerie dama la plaine qui s'étend entre le lac d'Ochrida e® celui de Prespa, dans la boucle de la Czerna et entre le Vardar et le lao de Doiran. i i 1 Des détachements de reconnaissance ennemis ont pris l'offensive à plusieurs reprises; ils ont étù mis en fuite. ♦ » Berlin, 11 octobre. — Officiel d'hier soir : En Flandre, activité d'intensité variable do l'artillerie. Près du bois de Chaume, combats d infanterie locaux et termines a notre avantage. Dans l'Est, rien d'important.Berlin1, 10 octobre. — Officiel : Dans toutes les régions de la Méditerranée, nos sous-marins ont encore infligé de lourdes pertes à la navigation ennemie. En dépit de la forte réduction quia déjà subie le trafic maritime, nous avons coulé 12 vapeurs et 33 voiliers, reprv sautant un jaugeage total de plus de 40,000 tonnes. Dans le nombre, il y avait deux transports, ayant probablement l'un et l'autre des trompes à bord; puis le vapeur anglais ,,Gibraltar" (3,803 t.), eu route vers le midi de la France avec une cargaison de 5,000 tonnes de blé, et le Yapour ,,A1-kyon" (2,4(>4 t.), allant en Italie avec une cargaison de 3,500 tonnes de charbon. * * i Berlin 11 octobre. — Officiel ï En septembre, nos ennemis ont perdu suite front allemand 22 ballon» captifs et 374 avion», dont 167 sont toanb-s à l'arrière de nos lignes; il a été constaté que les autres sont tombés au delà des positions ennemies. Nous avons perdu, au cours de combats.aériens, 82 avions et 5 ballons cap. tifs. *** Vienne, 11 octobre. — Officiel d'hier s Pas d'événements particuliers nu|lle part. » • * Sofia, 10 octobre. — Officiel : Sur le front en Mao&Ioine, ouragans de feu au nord de Bitolia. Canonnade un peu plus violente dans la boude de la Czerna et à l'ouest du Vardar- Au sud de la ville d3 Doiran, l'ennemi a déclanchô une violente canonnade lo 8 octobre; elle s'est poursuivie la nuit et continuait encore le 9 oc. obre au matin. Après un feu roulant de longue durée, l infa,r_terie ennemie a attaqué nos positions sur doux points; son attaque a été brisia par le feu de notre artillerie et par les fusillades de notre infanterie. Un petit nombre seulement ua sijldiits ennemis ont réussi à prendre pied momentanément dans une de nos tranchée» avar_cces, ils ont été complètement exterminés au cours d'un violent corpfe à ©orps Les pertes de l'ennemi sont généralement assez lourdes, tandis que les nôtres sont extrêmement minimes.Sur le front en .Roumanie, faible canonnade; elle a qp pru plus violente à l'ouest de Tulc^a. Beilin, 10 octobro. — Officieux : Le 9 ectebre, avec la participation d© divi-sioCs françaises, les Anglais, mettant eu ligne leurs niasses do matériel eu hommes, leur artillerie et leurs engina d attaque, ont essayé d'amener sur le front en Flandre la décision qu© la < victoire > du -4 octobre, dont ils &e vantent n'avait pu leur donner. Celte nouvelle a{tique, diri. g.'e contre nos solides positions, met à niant l'affirmation d© nos enniemis que l'armé© britam-i.ique est à mCmio d'engager, quanû eUlo le veut, la guerre de manœuvres en Flandre contre l'armés, allemakJiie. i\[pxèe uno canonnade destructif qui a duré des journées, I'ennomi a d'olanché un très vio'c; t feu roulant le 0 octobre au matin. Wrs 7 heuro^ du matin, les masses compactes an^laiseb et françaises, < oh^lonnï.'es en cotonines profonde», ont pris l'offensive contre nos lignes, sur io front de près de 20 Uilomélrcf» compris sr.tro Bixscboole et Ghcluvelt. ]man'diaten:©:it lea (paisses cclo'.i'ies di'ati'ÂWiue ennomfcs ont éti prises sous notro feu do&truct-ur de barrage et do défense, qui a creusé, d© larges sillons sanglants dans les rangs do3 assaillants, tandis ou© sur d'iiuiomlbrablcs pciinta nos mitrailleuse, décimaient les colonnes d'assohit. Sous !n pr .toctionl d'une action d'ai'tillerie tirés violent© et ininterrompue, l'ennemi, sans s© soucier de b^s pertes a envoyé'_ sans relâche do nouvelles réserves au feu. A ijiff rentes reprises. Sans manager leurs hommes les chefs militâmes anglaja cmt lancé ie'iivs tnoupea jusque six fois à certailnsi endroits i l'assaut de "os positions. L© combat aclianné a nontinué toutj la journé© et a sévi juSqv.© tard dans la nuit- _ Glrâc© à, d'inipétuei^cs contr":-attfu. ques et par d'opiniâtres corps-à-coi-p3, les masses onnemies lanc'cs à l'assaut ont ét : nettement re-poues'cS dans lo sect0T.j- compris entre Poecapi. |,olle et le sud de Glieluvelt. Au cours des vrJii j? atta t: cs " qiu'il a rcfnouviclles sur o© front te 1S 'kilon.Kli.es, ii'eunemi a ®uhi d» très fortes pcrS.s sangiantes. Entr©- Elraaibanùv et Poe-.]cappella seulement, au prix de fownidables sacrifices les troupes d'assaut cnnen.'ieS. supérieures m nombre, ont gagné» du terrain sur une profondeur d'environ 1,500 mètre©, dans le champ t entonnoirs bouleversé par le Cou roulant. A cet endroit, une contrc-atlaqu©, Lmnv'diatement d/'dan-dj.-'e. a empêché l'ennemi d'élargir son Buocès tnlti'ajlw La nutit éta.it déjà avianct'e loTSqrp 1© le feu do l'ennemi a légèrement diminué d'inten-îiti ;i p[ub ua tria énergique fou destructeur s'est lo noweau abattu «ux touta la zone dû combat La nouvelle et grande bataille livr e par d« masses anglaises et françaises s est do nouveau temuinéo par un coaupht échec,, et de in-tm©' que lors des neuf graii'jdes journi'e3 d© combat livr es déjà sur le front en Flanda-', il a d>'moji.tré une fois de plus que la plus forte miao en lig|ae e' la plue grande sup-ric-rit en hommes et en matériel ne peuvent rien contre la force do r'e!stanco d© I'Iktoïc.'Oo aroi'o alleu mando^ de Flandre. Les d©ux offensives u . eut es par 1 ennemi sur le front en Flandre ne lui ont donnï lo moindre résultat stratégique, l^v tactique d'<puisememt suivie par l'Entente r.tfèlnt plus c'airement lea Anglais et les 1-ramefiis que les A llemandô. , Je front de l'Aisne, le tr.és violont feu di© 1 artïllerie eranemï© a ét)3 dirigi; le soir oooito nos positions ifciljJies depuis La i^otte Jus-. : au fort ifftimaison ; il a été suivi d'un© for;© atta 'Ug dirigé-© par plusieurs Compagnies françaises ©,-nûpQ nos lignes. L'emiiemi, qui a subi des i.ertçs sanglai.tes, a été nettement repou^«j, ©:i, grande parti© so.us le feu de nos mitrailleuses « par nos jets de glrenndes â main, et à. certains ©n. (îroit3 par d©s contre-attaques. En A'rtc'doine, une attaque partfell© angiaise dirigée, après une violente préparation d'artillerie' contre les positions bulgare» éiabliefi au sud <U l/oiran, a échoué — O — Communiqués des armées aiiiéea Paris, 10 octobro. — Officiai d» 3 h. : . , Belgique, accentuaa't notre proj^rc-s-sioa a 1 est de Draaibank, nous nous sommes einparea de la ferme Papogoed et avons fait une quarantaine do prisonniers. Sur notie nouveau front, simples action» de patrouiller ennemies. An nord de l'Aisne, l'artillerie ennemie a, montré une particuUôre acti^ité dans la région de Laffaux. Nous avons eu-c-.ité aveo succès un coup de main au nord-ouesti de la terme Colombe. Sur la rive droite de la Meuse, dans la région du bois de Chaume, activité des deux artilleries sans action d'infanterie. llien à signaler sur lo reste du front. » T» * * Fans, 10 octobre. — Officiel de 11 heures : Eu Belgique, aucune action d infanterie. Nos troupes organisent les positions conquises. Le nombre des prisonniers faits patf elles depuis hietr matin dépasse quatre oents. Activité des deuoe artilleries sur le front au nord de l'Aisne. Sur la rive droite de la Meuse, à, la suite d'un intense bombardement, l'ennemi a lanoé une forte attaque sur nos posit.ons au nord du bois de Chaume. Au cours du combat, dont la violence s'est mainteaiu© pendant toute ia journée, l'ennemî a réussi en quelques pointe à prendre pied dans les éléments avancés de notre première ligne. X-es feus de notre artillerie lui ont interdit tjute progression.Pcien à signaler sur le reste du front. Londres, 10 octobre.*— Officiel : L ennemi a prononcé nier plusieurs ooff-tre-attaqiies dans les environs du chemin cio fer Ypres-Staden; elles ont été toutes re-î>ouss-a?. Au sud de la voie ferrée, sur ua front d'environ 2,000 mètres, nos tr >Upea avancées ont été refoulées sur une ooui'tg distance. I>'autres contre-attaques j>i*ononc es par l'ennemi au oours dos oomba^s livras hier au nord do Broodseinde ont été r&-pou^s es; lejs Allemands ont subi des pertes. Nous avons prononcé quelques attaques fructueuses au sud de la Scarpe- Aujourd'hui encore, la pluie est tombée en abondance. Rome, 10 octobre* — Officiel : Hier, violent duel d'artillerie entre l'Adige et la Brenta, ainsi que sur le haut plateau de Bainsizza. A l'est de Gorz, grande activité de» détachements de reconnaissance. Nous avons capturé une patrouille autrichienne. Sur lo Karst, le 8 au soir, un de;tacher ment d'assaut ennemi a tenté, par dss atta-ques successives préparées par d'énergiques feux concentriques, de gagner du terrain; dans le sœteur de Costanjevica. Des eom> bats acharnés sa sont engagés. Nos positions sont restées nettement entre nos mains; les Autrichiens ont été forcés de se retirer efc ont subf àe<s pertes. Hier soir, l'ennemi a déclanché un violent feu destructeur, oui semblait préparer une attaque, entre la Wippacli efc Costane-vica. Grâce à l'intervention de notre artillerie, il a été rapidement enrayé. JjOs détachements ennemis, qui ont ensuite attaqué nos positions établies dans ce secteur, ont été repoussés d'une manière sanglante. * * * Pétrograd, 10 octobre. — Officiel : L'artillerie lourde allemande a bombardé mos positions avancées établies dans les environs du village de Skoul. Dans le sectour situé au sud de la route conduisant à Pskof, plusieurs batteries ennemies ont été actives; elles ont surtout bombardé > nos positions établies a,u sudi-est de Spétali, sur lesquelles elles ont lancé 1,200_ projectiles environ. Aujourd'hui à midi, onzo bateaux à moteur ennemis sont arrivés dans le golfe de Riga, au nord-ouest du lac de Lilastj, vis-à-vis de Nabage; ils ont été pris sous le feu de notre artillerie. Sur lo front à l'ouest, canonnades et fusillades, plus violentes dans la région située au nord du lao do Miadziol. Sur le front au sud-ouest et sur le front en Roumanie, fusillades. Dépêches Diverses Amsterdam, 10 octobre : Les délMirdeurs ocoupés a,ui déohargement de -bateauK chargés de pommes de terre destinées à la capitale ont abandonné le travail, do sorte que La Iiayo se trouva temporairement sans pommes d'e terre. * * * Stockholm,. 10 octobro : Après avoir délibéré ce matin aveo les présidents des deux Chambres, le Roi s'ess entretenu l'après-midi avec le proie- tour Eden, chef du parti progressiste. ♦ ♦ Stockholm, 11 octobro : Le Roi a chargé M. Widen, président de ta seconde Chambre, de la constitution du Cabinet. M. Widen appartient nu parti Iîbè-lal modéré. « Londres, 9 octobic : On mande de Pékin à l'Agence Reuter t Un dccret du 30 septembre convoque un Conseil national, chargé d'élaborer ia loi électorale pour lai constitution du nouveau Palien:Ont qui sera convoqué le pîun vite possible. « ... * * Shanghai, 10 octobro : Une grande inondation vient de dévaâtëfc lo nord de la Chine, transformant en un lac immense un territoire de plus de 30,000 kilomètres carrés. Los voies de oommunioation verra Pékin sont devenues! impraticables au point qu'il deviendra sans doute nécessaire de transférer la capitale d&ms une autre ville.

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