La chronique: gazette quotidienne

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02 januari 1914
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s.n. 1914, 02 Januari. La chronique: gazette quotidienne. Geraadpleegd op 15 juni 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/qf8jd4t305/
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Vendredi 2 et «amed! a,janvier 1 !> 1 î. — Edition B CIN# CENTIMES LE NÙMÈRè POUR TOUTE LA BELGIQUE 4Î111 année. — IV" î LA CHRONIQUE BUREAUX B et 7, Galerie du Roi (Passage Saint-Hubert) BRUXELLES GAZETTE QUOTIDIENNE TÉLÉPHONES Administration : N* 7881c Rédaction : N® 1409 a ABONNEMENTS : Bruxelles : 12 francs par an : — 6 francs pour six mois ; — 3 francs pour trois mois. La Province : 15 francs par an; — 7 fr. 50 pour six mois; — 3 fr. 75 pour trois mois. Toufi pays do l'union postale, 30 fr, par an. — Hollande et Grand-Duché de Luxembourg, 20 fr. par an. | FONDATEUR : Victor de la IIESBAYE RÉDACTEUR EN CHEF s Jean d'ARDENNE __ bctOTtww iiiiiiinn wi n ■m^tmwvrriinwrOT ANNONCES : 4« page . 30 cent, la petSle liane. —• Réclames (après les spectacles), 1 fr, la ligne. — Faits-divers (corps), 3 fr. la ligne et faits-divers (fin), 2 Ir. la ligne. — Nécrologies : 2 fr. la ligne. — On ne garantit pas les dates d'insertion. La publicité commerciale est exclusivement reçue à l'Agence-Réclame Godts,2, placo de la Bourse, à Bruxelles. Téléph. A. 3299 La publicité financière, les petites annonces cl les nécrologies sont reçues aux bureaux du journal, S.cl 7. Galerie du Ro{. LE ROI PARLE Notre souverain annonee la révision de la loi coloniale En réponse aux paroles que lui avait adressées, au nom de la Chambre des représentants, M. )e vice-président Nerincx, le Roi a prononcé un. important discours, que nous croyons devoir reproduire presque in extenso : L'année qui finit restera une année mémorable. Une 'heureuse, une patriotique solution a été donnée à «la question militaire. Faisant preuve à .la fois de prévoyance et d'obnéga-4 ion, la nation -s'est imposée de grands sacrifices pour affermir,la puissance de son armée. Dans un enthousiaste élan, inspiré par l'amour du soi natal, île Parlement et le pays, •étroitement unis, conscients d'accomplir un grand devoir, ont édifié la défense de ia patrie sur des bases solides. Ainsi le peuple belge a axfinmé une nouvelle fois sa vo-ionté inébranlable de maintenir l'intégrité de son territ/oire, noble exemple d'-énergie qui nous réjouit et nous inspire confiance dans les destinées du pays. ♦ ** Messieurs, J'ai tenu à vous entretenir aujourd'hui tout spécialement des intérêts de notre colonie. Qu'il me soit permis de vous rappeler tout d'abord <rue ce fut le Parlement lui-même qui exprima jadis le désir de reprendre le Congo; il agissait ainsi en pleine indôpen-dance, pénétré de ses responsabilités, revendiquant en queBque sorte un droit. L'annexion s'est faite et l'opinion, publique a été heureuse d'y 'applaudir. Ayons la certitude, messieurs, que la génération future, qui oublie cependant beaucoup, marquera l'année 1903 'en (lettres d'or dans les .annales du pays. Par un nouvel acte de souveraineté, la Belgique donna une charte à sa -Colonie. Cette charte fut ce qu'elle pouvait être, les lois portant toujours l'empreinte des événements qui les font naître. A la base de notre politique en Afrique, le législateur avait inscrit trois grands principes : non-intervention de la métropole dans les charges financières de la colonie, — séparation entre la fonction administrative et la fonction judiciaire et indépendance absolue tle la magistrature organisée .comme en Belgique, — centralisation do l'action administrative entre les mains du ministre panlemen-tarrement responsable. ■Pendant cinq 'ans, le département des colonies et les autorités locales ont 'appliqué loyalement, conformément h ses prescriptions et dans l'esprit où aile fut conçue, la loi du 18 octobre 1908. Aujourd'hui, d'accord avec mon gouvernement, j'ai pour devoir de dire à la Chambre, à la lumière de l'expérience faite, que des modifications à, la charte s'imposent dans l'intérêt supérieur de la colonie. Mon ministre aura l'honneur de soumettre, en temps utile, i» vos délibérations, un projet île loi qui s'inspirera de la pratique des réa-iités,*«* Comme je l'ai déclaré A différentes reprises, il est indispensable de constituer sur place, à l'exemple de tous les pays colonisateurs, ran gouvernement qui reçoive for-anellement du législateur métropolitain un pouvoir vraiment effectif. La tutelle intensive que 'la métropole fait actuellement peser sur l'administration locale ne peut perdurer. Partout, sur la terre d'Afrique, une auto-j rité autonome et responsable doit être à même de s'affirmer, sous la direction et le contrôle de la souveraineté métropolitaine, En reprenant. le Congo, nous avons assumé des obligations auxquelles nous ne pouvons faillir. Le pays jugera s'il ne doit . }>as ù la colonie, en toute équité, certaines ! <;ompensations en matière de finances, si, d'autre part, il n'agirait pas sagement, dans d'intérêt même de sa souveraineté, en accordant tout au moins l'appui de son crédit à une œuvre grandiose que ses enfants ont fondée dans le sacrifice. Œuvre grandiose, oui, messieurs. Moi qui ai parcouru notre colonie, j'atteste, non sans fierté, qu'elle est digne de notre sollicitude et de notre orgueil; cl je m'incline, pénétré de respect, devant la mémoire de tous ceux qui, avec une héroïque vaillance, avec une foi ardente, une foi qui ennoblit,ont fait d'une contrée barbare et impénétrable un pays tout large ouvert au progrès, qu'administre une nation éclairée,où la charité humaine et l'apostolat, raligieux ont fait rayonner l'aurore de la civilisation. C'est ainsi, messieurs, que la Belgique, paisible et laborieuse, jalouse autant de son hon-. leur que de sa prospérité, a montré et montrera de plus en plus qu'elle mérite bien de l'humanité et qu'elle est digne du respect des puissants du monde. *** .Votre devoir â nous est d'élever notre idéal à Oa hauteur des tâches qui restent h accomplir au Congo. La Chambra, qui a déjà donné tant de témoignages de confiance à ia Couronne, ne manquera pas, j'en ai lu conviction, de porter toute son. attention sur te grave problème que je crois devoir signaler à son examen. Je l'en remercie dès aujourd'hui.Quant à moi, messieurs, j'ai, je le répèk une confiance ferme dans l'a,venir de l'Afrique équatorisle U y a là un pays doté de ressources naturelles inépuisables, un territoire immense admirablement arrosé par de nombreux et impartants cours d'eau, ouvert » toutes les initiatives et à toutes les énergies. Notre industrie et notre commerce, qui se sont si brillamment, affirmés à Gand, sont capables d'organiser et de maner à bien l'exploitation de nos richesses coloniales. Mais notre préoccupation doit être d'intéresser, de plus en plus, à noire colonie, l'élite de nos concitoyens dans toutes les directions, dans les administrations comme dans ies entreprises privées. L'œuvre coloniale est une œuvre de volonté, de réflexion et de désintéressement, qui réclame, à ses débuts surtout, le dévouement et tes sacrifices. LE ROI EXHORTE LE SÉNAT à remplir sa mission LA LOI SCOLAIlt! Dans le discours qu'il a adressé à la dé.pi tation de ia Chambre des Représentants, < que nous reproduisons en lro colonne, le R< a surtout traité la question du régime col< niai. Notre souverain n'a pas fait la moii dre allusion aux discussions irritantes soûl vées par le projet de loi scolaire. La chose s comprend, tant la question est brûlante. Mais il semble que le souverain n'ait p;i gardé la même réserve en présence de 1 délégation du Sénat. En réponse à l'ailoci tion du baron de Favereau, président de 1 Haute Assemblée, le roi Albert a prononc des paroles dont nous croyons devoir soi ligner l'importance. Son1 appel à la sagesse politique des pa. tis, et surtout l'affirmation très nette qu dans un même pays il ne doit y avoir qu des enfants d'une même patrie, rôponder d'une Mçon fnappanto aux préoccupation politiques de l'heure présente. Le Roi compte sur le Sénat pour jouer u rôle utile. Il constate que le constituant réservé une mission importante an Séna et que, par suite, la Haute Assemblée pei donner l'exemple de la modération au mille des conflits. LES PAROLES ROYALES J'ai, avec une joie très vive, entendu votr président rappeler le souvenir de Léopold 11 C'est une pensée patriotique et c'est une œuvr de reconnaissance publique à laquelle je m'as socie de tout cœur que d'élever, a ce grand sou verain, un monument digne de lui, digne de services éclatants qu'il a rendus £i la nation. Le commencement de l'année est pour mo une heureuse occasion de redire au Sénat l'es lime que j'ai pour son dévouement éclairé au; grands intérêts du pays. Voilà quatre-vingts ans, messieurs, que 1: nation pratiqpue le gouvernement parlemen taire, et, pendant cette longue période, la Bel gique a été exceptionnellement heureuse. Sou l'égide d'une Constitution dont l'esprit est s large et si moderne, toutes les opinions ont pi librement s'affirmer sans compromettre 1 fonctionnement régulier de nos institution fondamentales. La vie politique d'un pays engendre d'inévi tables compétitions d'intérêts et de partis. Aj paraissant comme la libre expression du sent: ment public, ces compétitions assurent, aux al faires de la nation, un contrôle nécessaire. Mais il est désirable que la rivalité des pai tis, qui doit, avant tout, créer une saine e loyale émulation pour la sauvegarde du biei public, ne pénètre pas à ce point les esprit que l'ordre et la paix en soient troublés et qui les citoyens de ce pays se trouvent irréducti blement divisés dans des domaines où tou indique qu'ils devraient rester unis. Dans ui pays, il ne doit y avoir que des enfants d'uni même patrie. Craignons de toucher, messieurs dans les controverses des partis, à ce patri moine commun de tempéraments et de lan gages, patrimoine de traditions qui fait k force du peuple belge. C'est la que se trouven déposées les acquisitions profondes de notr race, que l'on doit éviter de heurter ou de coin promettre. Quels que soient les événements que l'aveni nous réserve, j'aime à garder confiance dan la sagesse des partis politiques et dans la verti les principes que les fondateurs de notre indé pendance ont mis à la base de l'existence na :ionale. Le Sénat, auquel le Constituant a entendi réserver une mission importante dans l'exei :ice des pouvoirs, — mission que nous avon pour devoir de maintenir intacte, — peut don ner l'exemple de la pondération dans les idée et de la modération au milieu des conflits. J'ai eu le privilège d'apprécier l'esprit qu anime les membres de cette Haute Assemblée et je suis heureux de leur renouveler ici 1 témoignage de ma profonde sympathie. < IIENUS FAITS, PROPOS flfOO! PARSIFALIANA — Pars if al, Kundry, Am[Qrtas, la lanct le Graal, quelle ménagerie! quel bric-â-brai cl penser qu'un tas de braves gens, hom rabtement, connus sur la place, fonctionna res, journalistes, ébénistes, vont aller à c Pars if al et auront l'air de s'y gargariser a choses suaves, rouleront des yeux blanc, donneront les signes extérieurs d'une vt lupté intime et intense... Puis, ceux qui foi métier d'écrire ne noua feront pas grûc d'un de leurs spasmes grenouUlards, qu'i décriront par le menu... Ah! non, zut! \ préfère à toute Parsifaliana, à la Cène m mée par des acteurs, au Calice singé par Graal, à la basilique byzantine de carlo peint, une grand'messe dans une église g■ lliique avec un curé et des servants..dont peux croire au moi'is qu'ils ont la foi. J\ rencontré trop de puffistes qui revenaiei de Bayreulh; un peu troublé par tant de r cils, foi voulu idter du Wagner. Hélas! l'a fabulation de ses drames, rêves monstruei d'une cervelle en choucroute, m'a toujow découragé. J'avoue que, pa-rfois, noyé dans les omit sonores de sa musique, j'ai subi des impre sions étranges, j'ai senti que quelque clioi de grand, passait... Mais je ne me laisse p( emporter facilement; j'ai trop ri .des apôtri en toc qui montent la garde autour du Graal. El Pars if al, Tristan, les NiebeJungen, donne tout cela pour un syllogisme, un r m an de Voltaire et la Marseillaise jouée pt cinquante musiques ù la fois. Voilà. : j'ai, rêvé de tenir ce simple di cours à un de mes amis que je sais, mais sens bien qu'aujourd'hui, fy risquerai rr vie. Il n'est pas question de rire... El puis, et puis, si ce Pars if al était vr< ment un des sommets du génie humai, N'est-ce pas troublant? N'est-ce pas redout Ole? J'irai voir ParsifaJ plus tqrd. - Bob, , U DOUBLE QUESTION de l'extension du port de Brux- lies et de l'annexion des faubourgs -î Dans le discours qu'il a adressé au Roi, M. li Max, bourgmestre de Bruxelles, a posé, avec M»n tact habituel et dans des termes qui méritent d'être reproduits, cette double question i_ brûlante : ■[ Sire, }] Le conseil communal de Bruxelles vient exprimer ici ses vœux les plus sincères pour le Donheur du Roi et de la famille royale. Ces î_ vœux traduisent les sentiments des concitoyens c de Votre Majesté. Mes collègues des faubourgs y joignent, au nom des populations qu'ils re-s présentent, l'affirmation d'un môme loyalisme a et d'un égal attachement à la dynastie. ! Le port de Bruxelles a é Nul n'ignore combien le Roi, profondément attaché à sa ville natale, se préoccupe de tout ce qui peut contribuer ù son développement et à sa grandeur. « J'aurai toujours la fierté de me proclamer e citoyen de Bruxelles », disait-il le jour môme c uù s'inaugurait son règne. « En entrant dans i la capitale et en saluant sa population, j'ex-s prime un double vœu : c'est d'abord de voir se terminer le plus rapidement possible les travaux qui sont en cours d'exécution et qui doi-vent donner <1 la ville une physionomie digne a d'elle ; c'est aussi d'assister bientôt à l'achève-!, ment du grand port et du canal qui mettront l Bruxelles en communication avec la mer. » u Sur le premier de ces points, l'administration communale a su montrer, par l'activité qu'elle a déployée dans toute la mesure de son pouvoir, combien elle était pénétrée du môme souci que Votre Majesté. B Quant au second souhait que formulait le Roi, nous pourrons assister bientôt à sa com-j plète réalisation. Déjà les bassins et les installations qui forment le port intérieur de Bruxelles sont mis, 3 entièrement à la disposition du commerce. D'autre part, les travaux d'élargissement et . d'approfondissement du canal sont intégrale-1 ment exécutés dans la.section comprise entre ; le port et Willebroeck. Les écluses y sont en service. Au delà de Willebroeck et jusqu'au confluent du nouveau canal et du Rupel à Win-1 tham, les ouvrages essentiels sont accomplis. L'entreprise touche à son terme. Nous en ver-" rons le couronnement dans quelques mois. Et, : dès à présent, nous nous préparons à célébrer 1 avec faste .cet événement heureux dont les l conséquences s'annoncent^si importantes pour l la prospérité de la capitale. 5 Le succès de l'œuvre dépassera, personne n'en doute plus aujourd'hui, les espérances qu'elle avait fait naître naguère. R suffit, pour s'en convaincre, de contempler les usines, les ateliers, les magasins d'approvisionnement qui surgissent le long des rives du canal. Aussi faut-il s'attendre à ce que l'insuffisance du port, dans les proportions et les conditions où il a été conçu et réalisé, fasse reconnaître prochainement la nécessité d'installations complémentaires. La ville et les faubourgs Dans cet ordre d'idées, ce que commande la prévoyance est malheureusement entravé et retardé par l'éternelle question des limites territoriales de Bruxelles et des faubourgs. Le Roi, s'adressant aux mandataires com« îunaux de l'agglomération bruxelloise, a plus d'une fois fait appel à l'esprit d'entente ei d'union qui doit les inspirer dans l'accomplis sement de leur tâche. Les événements démontrent chaque jour combien ces préoccupations' sont, fondées. Le morcellement administratif de la capitale est une source d'inconvénients sans cesse plus gra ' ves et plus nombreux. On aime a proclamer que la Belgique est une terre de bon sens Souhaitons que notre pays se montre digne de cette réputation en , se décidant bientôt à mettre un ternie au régime étonnant qui règle — ou plutôt qui ne 1 règle pas — les relations — ou l'absence de - relations — de la ville de Bruxelles avec les . communes qui l'entourent. La conférence des bourgmestres, animée d'évidente bonne volonté, s'efforce d'introduire 1 ;m peu d'ordre dans le chaos actuel. Mais com- - bien sa tâche est malaisée! Cette conférence, ; expédient imaginé par les intéressés dans l'espoir d'établir entre leurs administrations une certaine unité de vues, n'est qu'un organisme 5 officieux et dépourvu de toute autorité légale. Ses intentions, privées do sanctions effectives, risquent souvent d'échouer devant l'esprit par-i ticulariste qu'entretient la situation hétérogène de l'agglomération bruxelloise divisée en -1 une série de fragments séparés et distincts. Au milieu de cette étrange marqueterie, la capitale proprement dite est étroitement enserrée. Tout projet d'extension de son territoire la met en délicatesse avec l'un ou l'autre de ses voisins, éveille de très compréhensibles I susceptibilités et provoque les plus vives résistances. Faut-il rappeler, à titre d'exemple caractéristique, les réclamations ardentes qui se sont fait entendre lorsque s'est révélée la nécessité d'annexer à Bruxelles quelques-uns des immeubles encadrant le parc Léopold, afin de rendre possible la construction do nouveaux ,) locaux universitaires et de ménager les exten- " sions désirables du musée d'histoire naturelle, '• sans sacrifier ce parc et sans compromettre i- son charme et sa beauté. c q L'annexion nécessaire II Ces protestations s'inspirent de sentiments »- honorables. i/ 11 est inadmissible, cependant, que la capi-c taie du pays demeure enfermée dans l'exiguïté ' de ses limites actuelles. Sa population décroit d'année en année. Le dépeuplement d'une ville e entrave ses progrès et menace son avenir i- L'heure est donc venue d'envisager l'idée d'ur >c « plus grand Bruxelles » et d'en faire une réa lité. Ce n'est pas en mutilant des communes voi sines et en leur arrachant des lambeaux de :c leur sol que l'on doit songer à résoudre le pro ri blême. On ne pourrait procéder ainsi sans bles ser la justice. Les précédents démontrent, d'ail . leurs, avec quelle vigilance les autorités com munales des faubourgs résistent à tout démem /- brement de leurs territoires. a; Mais rien ne s'opposerait à ce que; moyen nant des conditions sauvegardant les amours propres, les intérêts légitimes et les tradition: locales, certaines communes fussent intégrale ment appelées à partager l'existence de Bru xelles et à former avec elle une seule ville constituant une capitale plus vaste, rationnel lenient organisée et vraiment digne d'un pay: 'S dont on vante sans cesse l'esprit de progrès w la richesse et l'admirable essor. ^ Hommage à la Reine j- Madame, tr Je ne serais pas l'interprète fidèle de la pc pulation bruxelloise, au nom de laquelle j'a mission de parler, si j'achevais ce discour sans avoir dit avec quelle ferveur la pensé K publique se tourne vers la Reine, en ce jou ia de l'an où s'expriment tant de souhaits d santé et de joie. Au contact d'un cœur d'élite, les foules ai l?" prennent à aimer la bonté. i? Et. le progrès qui s'accomplit ainsi lentemer q. da,ns l'âme populaire peut être la récompens très pure et très haute d'une Reine qui ne jug pas que la dignité royale lui interdise.de e pencher vers les humbles poi^r soulager lei détresse et pour les consoler de leurs sou franees. Au jour le jour LA POLITIQUE Ce n'est pas seulement le public qui commence ù juger le gouvernement ^clérical,'...c'est également la situation financière... L'étnangeté de notre phrase est voulue, pour traduire celte autre âtpangeté : la façon dont les choses se retournent contre ceux qui ne tiennent pas compte des lois de lu vie. Un gouvernement prodigue ne peut pas plus prospérer qu'un •négociant inconsidéré. Comme la faillite prouve l'erreur d'un commerçant, la dette accrue prouve celle d'un gouvernement. De (à, le mot célébré Faites-imoi de bonne politique, je vous ferai de bonne finance! » La politique cléricale fut bien mauvaise,à en j'uger par ses résultats!... Voyez plutôt. M. Weclvalynck a, montré que — bien entendu d'aiprès les chiffres mêmes du ministre — le projet de loi scolaire; ceux qui sont relatifs aux assurances ouvrières et, aux habitations ouvrières, .représentent une dépense, non prévue,de 20 millions. Il n'y a qu'un boni de 560,000 francs inscrit au budget, Pourl'ob-tenir, il a fallu réduire de 10 à 15 millions ies dépenses exeeptionneliles, et négliger les 20 millions de dépenses nouvelles prévues •pour le cours de l'exercice. Le budget présente 500,000 franc de boni, mais 30 millions do dépenses restent à couvrir!... D'autre part, la dette publique a augmenté de 194 millions en onze mois. Les engagements du trésor atteignent près d'un milliard. Pour les couvrir, il faudra encore émettre. 426 millions de bons du trésor, alors que ceux actuellement émis se chiffrent par 548 millions! Pour le Congo, il faudra emprunter 55 millions. M n'y a pas de disponible pour près d'un demi-milliard! « II .faut consolider te dette flottante en cours,'pour la Beilgique ."548 millions; pour le Congo, 55 millions, soit 003 millions; avec les -4SI millions à émettre pour couvrir les engagements du trésor, l'emprunt, à contracter doit atteindre 1 milliard 114 millions! » La delte publique était de 2 milliards en 1894; en 190i, elle atteignait 3 milliards; en 1914, elle dépassera. 5 milliards; deux milliards en plus en 10 ans! » Les bilans que le gouvernement publiait ohe.que année i* et qu'il vient de supprimer — "permettent de constater que, de 1902 à 1912, la difliérenoe entre les dépenses et, les recôttes a passé de 22 millions à. 54 millions, ce .qui prouve que l'emprunt a servi h, payer per.dàui. çcs années des dépenses improductives dépassant 1 milliard. Pour se tirer d'affaire, le gouvernement u recouru plusieurs fois à l'augmentation des droits sur l'ialcoot. La suppression d'un tarif pour lé transport- des charbons coûte annuellement plus d'un million à l'industrie de la seule agglomération gantoise, comme l'a déclaré le Cercle commercial et industriel de Gand. Quant, & l'autonomie financière des chemins. de far, que le ministre voudrait établir, M. Mechelynck s'est demandé, à juste titre, s'il n'est pas à craindre que, sous l'empire ■de préoccupations politiques, le ca-pilal de premier établissement ne soit exagéré dans le but de juistïfled' une augmentation des tarifs : ii La réforme viendrait frapper de nouveau l'industrie et le commerce, si lourdement grevés par les lois d'impôts de 1913. » On comprend pourquoi les divulgations de M. Buy! sur les bous du trésor exaspèrent tellement la droite, prête à tout pour garder le pouvoir, môme à ruiner le pays. PETITE CHRONIQUE Regards en arrière 3 janvier 1912. — A Beag'hasi, l?airtiilerio italienne se défend avec succès contre l'attaque d'une troupe turco-arabe. Le plus grand Bruxelles. Pas banale du tout la réception du jour de l'an au Palais 1 Cette cérémonie purement protocolaire d'habitude, si grise, si ennuyeuse, a pria un relief inattendu du fait de divers discours qui y ont été prononcés par le Roi, — et par ses visiteurs. M. Max y a parlé du « plus grand Bruxelles », question irritante, s'il en fût, en des termes qui prouvent quo la « solution >» en est toute proche, car le texte de ces allocutions est communiqué au souverain, avant qu'elles ne soient prononcées... Quelle sera-t-elle cette « solution » ? On ne pouvait songer à réaliser le projet, autrefois dévûloppê pa.r l'honorable gouverneur du Bra-bant, M. Beco, et .qui nous eût donné une! « province de Bruxelles », administrée par un 1 préfet. M. Max a déclaré qu'ill suffirait « d'a.p-peler certaines communes à partager intégralement l'existence de Bruxelles et a former avec elle une seule ville ». Cette forinaifle, qui reste dans la moyenne mesure, chère à notre pays, constituera, sans doute, un acheminement vers « un plus grand Bruxelles » encore... Un hiver blanc. L'année 191 ^ est entrée en scène vêtue de blanc. On peut se l'imaginer sous les traits d'aine jolie personne équipée pour se livrer aux joies innocentes des sports d'hiver. Vous voyez cela d'ici, bonnet de fourrure à la cosaque, : chandail collant, gants fourrés d'hermine, guè-1 très hautes et claires, patins énormes, patins i, gigantesques, nommés « skis n en français, en-r fin, des patins dormir debout ! 0 tSavez-vous que cette année de 1914 semble vouloir ertrer en scène avec- des intentions inquiétantes ? Ce sera, une année d'ordre, une an-t nr-e do l'école de nos jeunes littérateurs, qui e tournent tous, comme cliacun sait, au clas-e sicisme.Si vous en doutiez,voyez comme tout a £ d'air de vouloir se' remettre en plajce! Les clameurs guerrières s'apaisent, la « Joconde » est rentrée à Paris, il a fait froid durant la nuit de Noël, on 'entend moins parler de trains •en retard, il a neigé le 1er janvier I Enfin, l'hiver a débuté comme un véritable Hiver. Si cela, continue, il y a lieu d'espérer que nous î^eveiTons,enfin, des printemps fleuris, des étés chauds, des automnes. féconds. Qui sait 1 le froid persistant, nous verrons peut-être des choses plus étonnantes encore : des femmes lïabillées à la rue et au théâtre» habillées tout à fait, des pieds à la tête. Parlementarisme. Nous l'avons entendu dire souvent à des parlementaires avisés : le niveau général du parlementarisme baisse, et son influence aussi. Le ] phénomène est commun à presque tous les ; >ays, — et le développement des organismes ; •iconomiques et sociaux doit n'y être pas étran- < ?er. ; Un petit fait peut servir à illustrer cette vé- ] "ité. I Un grand journal français qui, tous les pre : niers de l'an, consacre plusieurs colonnes à la « •evue politique qui vient de »s'écouler, si- i jnale, — naturellement, — parmi les événe- i nents politiques, le discours de M. Briand à : Saint-Etienne. - • C'est, ajoute le chroniqueur, avec l'accession ; le M. Poincaré à la présidence de la Républi- ] lue, l'événement politique le plus important de < 'année. < Et, si l'on remonte de quelques années dans a politique française, le fait saillant est le dis- ( ?ours de Périgueux, du même M. Briand, puis- i iu'il provoqua le classement (ou, si vous vou- < ez, le tohu-bohu) actuel des partis. i De sorte que les deux discours les plus im- ; sortants prononcés en France depuis plusieurs < innées, l'ont été par un parlementaire, mais en ] lehors du Parlement : et ils ont produit plus ( l'effet que les plus brillantes discussions dont < résonnèrent la Chambre ou le Sénat. C'est, un symptôme. Ce sont les blondes On pouvait iie pas beaucoup aimer la ma- : mère de ce malheureux Fragson. On pouvait n'y pas trouver beaucoup d'art : et les vrais ar- 1 listes n'adorent pas', en général, ces chansons ' le «sdiseur .éQégant», Fragson ou Mayoil, à base ! le sentimentalisme bêlant tempéré die grivoiserie, domt (raffolent les gens du monde et du 1 demi-monde. Un PoJin, un Dranem, beaucoup moins élégants d'a.pparonce, mettent surtout 1 dans leurs grosses farces beaucoup plus de vérité et d'observation. Mais, qu'on l'aimât ou non, c'était un umu- 1 seur, un grand amuseur de Paris. Et, bien que la Mort soit égale pour Je pauvre hère ou le milliardaire désabusé, ce cadavre sanglant troué d'une balle apparaît T>lus sinistre, -et. 6a muette protestation contre le destin plus navrante. «lorsqu'on songe quL- ce corps inerte était, ihier encore, celui d'un dispensateur de galté, que sa. seule apparition sur la scène faisait courir dans ila -salle un frisson d'aise au un murmure joyeux. On ne l'imagine pas, mort. 11 est d'hier, sem-ble-t-Ll, son grand succès, le refrain populaire vite devenu scie et cauchemar, entendu à chaque coin de rue, moulu par Iles orgues de Bar-barie»et mugi par les pianolas : « Ce sont les blondes qui m'ont charmé..! ■» Les /blondes... La cause involontaire du draone, ila maîtresse de Fragson, était, nous dit-on, d'origine corse et s'enorgueillit d'une belle chevelure noire. Celui qui lança tant de couplets d'une sentimentalité ironique aura été pouisuivi. par l'ironie jusqu'au seuil de la tombe. Mourir pour une brune, après avoir passé sa vie et gagné sa fortune à clumter 'les blondes 1 Pas un « parolier » de Fragson n'aurait trouvé une aussi fine plaisanterie'. Pour la Campino. Tous ceux qui aiment les aspects de la terre patriale, — et Ils sont de plus en plus nombreux, — sauront gré au président du conseil des mines, des paroles qu'il a prononcées au palais de Bruxelles, au cours des réceptions du Nouvel An. Parlant des charbonnages qui vont former, dans la lande et les sapinières campinoises autant d'îlots désolés, le président du conseil des mines a exprimé l'espoir que ceux qui ont charge de réglementer notre industrie charbonnière, sauront veiller à ce que le visage pittoresque de la terre limbourgeoise ne soit trop « abîmé » par les constructions que l'on projette d'élever. Cette suggestion n'est pas inutile. Si quelques-uns des concessionnaires se sont préoccupés de créer dans les sables de véritables cités-jardins, il n'en est pas de même partout. Le style caserne a l'éiiorme avantage, aux yeux de nombreux industriels, d'être le plus économique... Espérons que l'on veillera à faire, des conseils du président, une réalité riante ei. décorative.Sourire et sourires. Les illustrés sont pleins de photos représentant les différents épisodes du retour de la « Joconde ». Dans chacun de ces, clichés, il est aisé de Voir que les personnages photographiés ne se sont pas dérobés aux ■ objectifs, bien au contraire. La plupart semblent1-ne pas s'ôtre rappelés que la •< Jocondè » seule importait et ils « posent » avec une complaisance intarissable. R faut bien dire qu'on a tout fait pour entretenir en eux si fâcheuse erreur. C'est ainsi qu'un reporter évidemment d'avenir est allé demander au mécanicien avant 'conduit le « train de la « Joconde », ce qu'il pensait de celle-ci. Le brave homme (c'est le mécanicien que nous voulons dire), eut un mot superbe de bon sens : « La. « Joconde » ? Moi, je m'en f...iche ». C'est le devoir du bon mécanicien,qui avait son train à conduire et non à faire de l'esthétique. D'autres ne surent pa^ mettre ainsi les choses au point. C'est le cas. nar exemple, pour ceux qui constatèrent « officiellement » l'authenticité de la « Joconde ». Ils ont été photographiés autour d'Elle et beaucoup sourient à l'objectif... L.es malheureux! S'ils savaient la différence d'un sourire d'homme au « sou rire » souverain, ils n'auraient jamais osé faire face au public... Nouvelles à la mai» — Moi, je n'ai rien re'<y, çîo.t.q un sac de bonbons. - — Et tu es chocolat LA " GÉNÉRALE " DE IPAKSIFAL au Théâtre royal de la Monnaie v Vendredi soir.) Drame sacré en 3 actes, de Richard Wagner. Version française de Mwo J. Gautier et de M. M. Kufferath, . Si jamais nom fut l'objet de polémiques vio-entes, c'est bien celui de Wagner. Longtemps iprès que sa renommée eût franchi le Rhin, on e considérait comme éelui d'un compositeur jénial pour les uns, maniaque pour les autres, iublime ou fou, pas de milieu; on n'arrivait ias à se former une idée exacte de ce créateur l'art, de ce novateur en musique, de ce paro-:iste qui, cédant aux caprices d'une inspiration .auvage, déchaînait, disait-on, à tout propos es tonnerres de l'orchestre,dédaignait les vielles règles, mettait au jour pour les besoins de >a cause des combinaisons aussi imprévues lue dissonnantes. On trouvait audacieuse et iacrilège sa conception d'un drame musical ou 'unité d'action et d'expression serait complète ;t où l'orchestre deviendrait la clef de voûte le tout l'édifice lyrique. Certains critiques, Beckmesser ignorants ou :urleux, se jetaient après ses chausses' avec me ardeur sans égale. Ils déclaraient sa musique impossible, absurde, injouable, écrite en lehors do toutes les conditions du théîitre!... dais aujourd'hui, quelle volte-face ! La furie lu dénigrement s'est changée en furie d'éloges, ^es bravos succèdent aux sifflets. Les derniers )pposants confessent leur erreur. Quant à ceux lui écrasaient Wagner de leur mépris, ceux qui nenaient- 1a campagne contre son génie, ils so errent, confondus, honteux de leurs opinions cassées, plus que passées même, trépassées ! Est-ce revirement ? Question do mode ? Nous îe le croyons pas. L'éducation du public s'est aite peu à. peu. La foule anonyme, la foule qui îe se laisse pas influencer et qui apprécie par ille-même, devient de jour en jour plus sensi-)le aux beautés des œuvres de Wagner. Et le iuccès de ce soir en fait foi. On aurait tort, de considérer comme une iuelconque première cette représentation • de « Parsifai », qui était si impatiemment atten-lue. Ce fut. à proprement parler, une fête so-ennelle de la musique, une apothéose, une consécration définitive à Bruxelles du plus génial compositeur des temps modernes. *** Une salle superbe, bien qu'on eût semble' réserver 1' « extrême toilette » pour le soir de la véritable première, et, comme on savait que lesi sortes des loges et des baignoires seraient fer-nées dès les préludes, on était arrivé un quart l'heure avant l'heure fixée. On papotâit, on orgnait, on se saluait, il régnait partout une itmosphère de fièvre. Mais, à la montée au pupitre de M. Otto Lohse, tout le monde fit si-ence. Suprême témoignage mondain à la grandeur de l'œuvre qui allait être révélée. Naturellement," l'assistance comptait tous :eux sans lesquels il n'est pas de première à Bruxelles. Octave Maus (madame en violet), proclame que ce sera mieux qu'à Paris. On ad-nire la robe rose de Mme Paul Ervcva. et son jeau diadème, dernier cri de la mode. Dans les oges directoriales foissonnent les toilettes et es beautés; dans celle du conseil communal* V1M. Max, Grimard, Steens se montrent des plus attentifs. Enfin, nombre de personnalités lu monde diplomatique, du monde politique,du monde artistique perdus dans le milieu d'éié-r ;ance générale. Ce qui frappe surtout, c'est l'impression "d'ensemble. En vérité, ce sont les directeurs de la Monnaie qui triomphent tout d'abord... après ^Vaguer ! P. B. t — — ', L'HIVER SE FAIT DUR... L'hiver, « tueur des pauvres gens », l'hiver et « ses duretés », chanté par tous les poètes, ouvre durement l'année. De toutes parts mon-» tent les plaintes et les gémissements contre le froid. Seule, jusqu'à présent, la Belgique se-tait, ce qui ne veut pas dire qu'elle n'ait pas à souffrir. La température, à Bruxelles, a été; au-dessous de — 3°. Elle est descendue, en' Ardenne, jusque près de — 7°. Mais nos voisins de l'Europe occidentale et de l'Europe centrale ont été durement éprouvés. En France, on signale un peu partout des victimes du froid : dans l'Aube, deux person-" nés tuées, une femme et un vieillard ; dans le Charolais, sur plusieurs points, le thermomètre descend à — 16° et — 18°; en Savoie, dans la Maurienne, à — 23° 1 L'Espagne est ravagée par des tempêtes de neige et de vent telles que les communications ont été interrompues en plusieurs endroits. En Allemagne, les communications ont été^ coupées un peu partout, entré Beit ot Prèrow.-v ' par les eaux, entre Holbert et Koeslin et sur la ligne de Hettstedt, par les neiges. Plus de tramways à Dresde; en Posnanie, — 6° ! Et, s'il en faut croire les vieux généraux, colonels et majors, ce ne serait qu'un commencement, le baromètre étant très haut, à près de 7S0mm. Espérons, néanmoins, que la dépression de 735mm qui règne sur la Scandinavie nous amènera bientôt la pluie, la bienheureuse drache nationale qui mouille, mais n'assassine pas l LA «CHRONIQUE!) EST EN VENTE î A PARIS, dans tous les principaux Kiosques des boulevards, chez notre dépositaire général, Mmo veuve ENGLEBERT, rue do Maubeuge, f>y, et dans les bibliothèques de la gare du Nord. A Avignon, à la bibliothèque de la gare. A Beaulieu-sur-Mcr, à la bibliothèque de la gare. A Cannes, à la bibliothèque de la gare. A Lille, à la bibliothèque de la gare. A Marseille, à la bibliothèque de la gare. A Maubeuge, à la bibliothèque de la gare. A Menton, \i la bibliothèque de la gare. A Monaco, à la bibliothèque de ia gare. A Monte-Carlo, à la bibliothèque de la gare A Nice, à la bibliothèque de la gare; A Revin, à la bibliothèque de la gare. A Roubaix, à la bibliothèque de la gare. A Saint-Raphaël, à la bibliothèque de la gare. A Saint-Quentin, à la bibliothèque de la gare.

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