Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 15 Mei. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 21 januari 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/n58cf9kh3m/
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arraBE. " sera nouvelle;—"in- av-j î-o Xam<'-M ï O Centimes (5 Ccritlmés an Fpointî MARDI Î5 MAT 191?, RÉDACTION £T ADMISTMÎ10S 3, Place des Deux-Ecus, 3 PARIS téléphone : Central 33 04 BUREAUX AU HAVRE: 28"", Rue de la Bourse, 28"' LE HAVRE Téléphone ; 64 Belge DIRECTEUR Fcrnand NKLRAY LE XXE SIÈCLE ABONNEMENTS France.. .3. 2fr.50 par mois 3 1 fr.50 pan tpimostr# Angleterre. 2sh.6d. par mois » . 7sh,6d. partrimestit fe'jires'pays 3 fr. — par mois » 9 fr. — par trimestr# PUBLICITÉ iFaitar à l'ÂiImiaisîratlao 2a Jours# Les petites annonces sont igalemertI reçues à la Soelcto Européenne Publicité, 10, rue de la Victoire, Parti^ çui en a le monopole pour Paris. Quoliâienlbelge paraissant auïlïavre et à Paris RETOUR 33E BRUXELLES Ce que mm dit m Américain de la vie dans h Capitale « Notre cher et admirable Bruxelles est toujours aussi vaîISaot » Nous avons eu la bonne fortune de con-i verser longuement-, hier, avec un Américain fraîchement débarqué de... Bruxelles. C'est l'Hoïi William H. Sperry, de San-Francisco, parent de Sperry l'inventeur du /gyroscope et dont tous les' journaux ont parlé, ces jours-ci, en lui attribuant la découverte d'un moyen propre à combattre ies sous-marins. M. William H. Sperry est un jeune et 1 énergique yankee, homme d'affaires et de s£ort, qui connaît mieux encore les randonnées dams le Far-West que les coulisses., de Wall Street. C'est par « sport », nous dit-il, qu'en octobre 1914, il s'en vint à Bruxelles avec la « Commission for Relief in Belgiutm ». Il désirait voir de près la grande guerre et les Belges dont le nom et le renom remplissaient le monde. En ce temps-là il ne connaissait point les Belges; aujourd'hui/ tout comme M. Brand Whit-lock, il a une « boentje » pour eux. Il les aime au point qu'il vient d'écrire au .Ministère de la Guerre pour demander à prendre du service dans notre armée. — J'ai vu votre armée, nous dit-il. J'ai visité les tranchées de l'Yser. C'est magni- r fique d'ordre et de tenue. Qu'on cesse donc de vous «. bourrer le crâne » avec 1 ordre et la tenue de l'armée allemande. Je la con- € nais l'armée allemande. Son ordre et sa tenue, je vous l'affirme, ne valent plus les vôtres. Les Allemands en ont par dessus la tête Et comme nous évoquions l'immensité de l'effort actuel de l'ennemi : <c Oui, oui, je sais, — poursuivit notre interlocuteur. Vous allez croire que je mets du sucre dans votre thé. Je vous affirme, moi, qui les ai vus, que les Allemands en ont par dessus la tête de la guerre. Tous les officiers que je fréquentais à Bruxelles, à l'époque où l'Amérique était neutre me disaient : . v Gomment cela finira-t-il ? » Aujourd'hui que l'Amérique n'est plus neutre, leur lassitude est encore plus manifesté. Ils mettent leur espoir dans une défection de la Russie beaucoup plus même que dans l'action de leurs sous-marins. En Allemagne, il n'y a plus de civils ; il n'y a plus que ides soldats ; la vie-d'affaires est morte ; toutes les forces y sont tendues à craquer. Cela veut-il dire qu'ils vont s'effondrer tout d'un coup ? Non. Ils sont trop disciplinés. Ils obéiront jusqu'au désastre et à la capitulation ; ce sera encore long, mais c'est certain : ils seront vaincus ». — Croyez-vous, demandons-nous, qu'ils' aient l'intention d'offrir une vive résistance pour la liigrie Anvers-la Dyle-Gembloux-Namur, comme on l'assure ici ? — J'ai beaucoup entendu parler, nous répond vivement M. Sperry, de cette fameuse ligne qu'on disait être composée de tranchées toutes creusées déjà. Or j'ai parcouru touîte cette zone èt je vous affirme que je n'y ai jamais vu trace de ces fameux * travaux. " Et, maintenant laissez-moi vous parler • de notre cher Bruxelles, oui est toujours aussi vaillant. C'est une ville admirable et dont le moral est à nul autre pareil. L'ironie bruxelloise — votre « zwan-ze » — impressionne toujours si vivement les Allemands que, en 'dehors de l'exercice de leurs (fonctions, ils É'appliQuient à être poilis, mais avec tant de maladresse ! Le bas de la ville est toujours le centre de réunion des Allemands quii fréquentent surtout aux Trois Suisses, •— dont lé propriétaire, vous le savez, était Allemand, — au Kaïserhof, boulevard de la Senne, et au Palace, devant la gare du Nord, Seuls, ces restaurants peuvent rester ouverts après 9 heures et demie du soir. Pour tous les autres lieux publics, théâtres et cinémas compris, le couvre-feu sonne à 9 heures et demie rigoureusement. Aussi les représentations comencent-elles à 6 heures. « Les Belges délaissent visiblement le centre de la ville et leur lieu de réunion préféré est la porte de Namur avec les nom- . creux cafés et cinémas où les Allemands [ n'aiment guère se montrer. C'est là qu'on z se communique les nouvelles et que l'on .parle de l'avenir et de la victoire. Remar- * .quez-le : l'es gens comme il faut ne vont pas' au théâtre mais se permettent le cinéma. d J^e ton a été ainsi donné et chacun l'imite. Ce qui advînt lors de l'entrée en iice de l'Amérique J Z « Le soir de la rupture des relations di- { plomaiiques entre les Etats-Unis et l'Aile- C magne, j'entrai avec quelques amis américains dans un de ces restaurants qu'affec- £ tionnent les officiers. En nous voyant pa- S raître, le chef d'orchestre, qui nous con-' F naissait bien, frappa sur son pupitre, in- £ terrompit le morceau en cours d'exécution \ et fit entamer l'hymne américain. Les offi- F' ciers firent la grimace, mais' ne bougèrent P pas. La petite scène joyeuse se renouvela lorsque nous quittâmes Le restaurant et £j nous envoyâmes au chef de l'orchestre un petit salut amical. y « La nouvelle de l'entrée en guerre des c Etats-Unis a été accueillit dans toute la r •ville avec transport, mais on ne' put pas se payer le plaisir d'arborer les couleurs f.niéricaines. On les avait arborées avant là rupture des relations entre Washington et Berlin et à ce moment déjà la Komman-dantur les avait interdites sous des peines sévères. f — Et que vous ont dit les Boches lorsqu'ils ont su que c'était la guerre ? r — Ils se sont bien gardés de paraître fu- ci rieux. lis ont pris un air froissé : < Vius n non plus, déclarèrent-ils, vous ne nous n comprenez -pas. Vous êtes comme des •.< en fants méchants » (sic) à qui r.n a monté la tête. » — Et la durée de la guerre n'accaLb pas Bruxelles ? — Que non pas ! La vertu de patience est la vertu cardinale du Bruxellois. Mais il prend ses précautions. Avenue de Ter-' bueren, rue de la Loi et rue Rova'e toutes les fenêtres disponibles sont déjà louées pour le retour triomphal du Roi et de l'Armée. Pour ma part, j'avais ma place retenue chez un de mes fournisseurs. » Et puis on prend patience en plaisantant. C'est ainsi qu'une marque nouvelle de cigaretets a recueilli un gros succès : c'étaient les « FABIR » (F — France ; A — Angleterre ; B — Belgique ; I — Italie ; R — Russie). Mais les Allemands ont eu vent de la chose ; Lis interdirent la marque et les cigarettes se vendent aujourd'hui sous la marque « Phoebé ». Où l'on plaint la peau des embochés — La presse embochée exerce-t-elle quelque action ? — Non. On réagit. On méprise et on exècre cette presse. Il y a notamment un personnage qui, dans un de ces journaux, écrit sans cesse : « Nous, les Beige... » — << Moi qui suis belge », etc. Je plains la peau du personnage qui se dit belge le jour où les Allemands auront disparu par la porte de Louvain. —- L'hiver a dû être très dur. Oui. Los canaux ont été entièrement gelés pendant près de six sernain.es. Or, Je ravitaillement, se fait surtout par eau. Vous jugez donc des difficultés que la « Commission for Relief » a dû surmonter. Il n'y a plus de chevaux. Ceux que l'on. voit, encore sent de misérables haridelles si maigres que si elles avalaient une olive elles auraient l'air d'être sur le point de mettre bas (sic). Dans le Nord de la France, nous avons dû avoir recours pour traîner nos bateaux à des jeunes filles qui, par groupes de vingt ou trente, s'y sont attelées bravement. .Mais il n'est rien qui rebute la « Commission for Relief ». No.us l'avons laissée en de bonnes mains. L'œuvre continuera à, fonctionner jusqu'à la délivrance ou plutôt jusqu'au retour de la situation normale. » Et comme nous félicitons notre interlocuteur de cet admira.ble dévouement des Américains pour la Belgique : — Eh ! oui, dit-il. On prétendait souvent avant la guerre dans la vieille Europe que les Yankees avaient un dollar à !a place du cœur. Ce n'était pas vrai. Voilà tout !... » P. D. G. Roeux est entièrement conquis Les armées franco«brItannIcfcUes repoussent sans cesse des contre-attaques COMMUNIQUES BRITANNIQUES 14 heures. Des raids allemands ont éié repoussas, la nuit dernière, au nord-est d'Epeliy, et au nord d'Ypros. Un certain nombre de prisonniers sont tombés entre nos mains. Nous avons réalisé une avance au cours de la nuit, dans le village de Fiœux. 21 heures. NOS TROUPES ONT POURSUIVI AUJOURD'HUI LEUR AVANCE AU NORD «JE LA SCARPE ET ACHEVE LA CONQUETE DE RŒUX EN FAISANT UN CERTAIN NOMBRE CE PRISONNIERS. LE VILLAGE Olï L'ENNEMI A RESISTE AVEC ACHARNEMENT ET OU SE SONT DEROULES, AU COURS DES OPE RATIONS DU MOIS DERNIER, BE NOMBREUX COMBATS D'UNE EXTREME VIOLENCE, SE TROUVE ACTUELLEMENT TOUT ENTIER ENTRE NOS MAINS ■ Une légère progression a été réalisée, dans la journée, au nord de Gavreile. Six appareils allemands ont été abattus, hier, en combats aériens et deux autres contraints d'atterrir désemparés. Trois des nôtres ne sont pas rentrés. COMMUNIQUES FRANÇAIS 12 heures. Canonnade habituelle sur l'ensemble du front. Nous avons repoussé ce matin de fortes reconnaissances allemandes qui tentaient d'aborder nos lignes en divers points : au nord-est de Vauxaiilon, à l'ouest de Craon-ne, à la cote 108, près de Sapigneul et en Champagne au sud-ouest de Nauroy. Toutes ces tentatives ont complètement échoue sous nos feux. L'ennemi a subi des perte3 importantes s, et laissé des prisonniers entre nos mains, it 23 heures. Il Au cours de la journée, l'artillerie allemande, violemment contre-battue par ia 3 nôtre, a bombardé le front au nord de Braye cn-Laonnois et de Cerny. Sur les Hauts-de-Meuse, une tentative ennemie sur un de nos petits postes au " bois des Chevaliers a été aisément repous-j sée, Dan3 les journées du 12 et du 13 mai, six avions ennemis ont été abattus, il se confirme qu'un autre appareil allemand j s'est écrasé sur le sol, le 4 mai, à ia suite ; d'un combat. !- Nos escadrilles de bombardement ont E lancé quatre mille kilos d'explosifs sur les gares et bivouacs en arrière du front alle-S mand • COMMUNIQUE BELGE Activité réciproque d'artillerie en dievrs '> points du front belge, spécialement dans ® la région de Dixmude. vvvwv . Un zeppelin abattu dm h mer du Mord !s lt Londres, 14 mai. Nos forces navales ont abattu ce ma n Un, à 11 heures, 30, dans la mer du Ford, le zeppelin L-22. — [Radio.) LA TURQUIE aurail offert à la Russie une paix séparée ELLE PROMET DE <t CONSIDERER AVEC BIENVEILLANCE » ^ LE SORT DES ARMENIENS I ' Rome, 14 mai. Selon les nouvelles de source diplomatique, le gouvernement de Constantinople a fait parvenir au ministre des affaires étrangères russe, par l'intermédiaire d'une nation neutre, des propositions pour la paix séparée, sur la base de l'ouverture complète des détroits à la navigation russe ,soit pour la marine marchande, soit. , pour la marine de guerre. ' Le gouvernement 'turc se déclare disposé à « examiner avec bienveillance » la qutes-£ tion de l'Arménie et à faire plus ample part au principe des nationalités. e , « vuiu s s A STOCKHOLM s • • REUNION DES SOCIALISTES SUEDOIS Stockholm, 13 mai. 0 Les socialistes suédois ont ouvert au-• jourd'hui leur congrès, en présence de plus . de deux cents délégués suédois et de plu-j sieurs délégués étrangers. : PAS BE PASSEPORTS POUR LES MINORITAIRES Amsterdam, 13 mai. D'après la Hamburger Fremdënblatt, M. Haase, président du parti socialiste indépendant, a déclaré au représentant du Wiener Journal que le président de la po- 1 lice de Berlin refusait de lui donner, ainsi i qu'aux autres membres du parti socialiste indépendant, les passeports pour aller as- - sister a.u Congrès socialiste de Stockholm, n M. Haase a soumis au Reichstag cette r question qui sera discutée mardi. a * 'wvvyv el L'ARCHEVÊQUE IRELAND i miinAvicmsmpÉs e - New-York', 14 mai. t L'archevêque catholique .de Saint-Paul, e de Minnesota., Mgr Ireland, qui avait eu e plusieurs conférences avec MM. ' Palfôur, s et Viviani, a promoncé un grand discours - au Ricepark, à SainUPaul, devant 50.000 y' personnes. 1 Les paroles suivantes ont été partiiculiè-. rement remarquées : « Que Roosevelt aille en avant, qu'aucun !i effort ne soit éargné, pour obtenir la vic- 2 toire ; aucun sacrifice ne'saurait être trop grand quand il s'agit de défendre la ban- - nière. étoilée de la démocratie. » s Ce discours a produit une impression profonde dans tous les Etats de r Ouest. g wvwv » J — Un décret du gouvernement italien vient d'instituer une taxe sur la consommation du café et de la chicorée et sur la fabrication du savon. La taxe sur le sucre est majorée. LEURS INVENTIONS Il y a longtemps que nous savons que la Kœinisckè Volkszeitung n'en est pas une invention près lorsqu'il s'agit t cl'exoitar ie public allemand contre la ■ ISelgique et les Belges. Le journal catholique de Cologne s'est toujours dia tingué tout particulièrement par son j ' a zèle à calomnie-r notre pays. Ce zèle ne pa g.g faiblit pas, bién au contraire. A preuve ba le unie correspondance de Berlin que l'or- i la gane du- Centre" a publiée dans son nu- re: re méro du i m'ai. On y lit, entre autres-131,1 s- choses, que des journaux belges ont pré- !es 'it conisé la rui-no à mort systématique des êti femmes et des. enfants" allemands dès qu'il sera possible aux troupes belges de ïe pénétrer en Allemagne. Si pour gai Va- ta niser l'opinion allemande on doit recourir à d'aussi gros moyens, c'est bon si-— gne... 1 COffiPÏOlS I1II1SL POUR LA Restauration économique ûs la Belgique Quelques détails intéressants Dans'son numéro du 1er mai, le XX0 Siècle a publié sous le titre « Une intéressante initiative » un article annonçant la. constitution prochaine d'un « Comytoir National pour la reprise de l'activité économique an Belgique ». Nous avons eu 1 ocasion de nous renseigner de façon 'précise au sujet de cet organisme qui, s'il parvient à grouper les concours nécessaires, sera sans doute appelé à jouer un rôle-primordial dans la reconstitution économique de notre pays dévasté par un ennemi sans scrupule. Ce qui semble particulièrement intéressant dans ce projet, c'est que les promoteurs ont surtout ein vue de faciliter une reprise générale des .affaires au lendemain de l'évacuation en fournissant à tous : industriels, commerçants, agriculteurs, etc., quelle que soit leur importance, les produits qui leur seront immédiatement 'indispensables pour pouvoir reprendre leur activité économique. 31 sSTtibifc tûMtë qtré cb dolvc-nt être les petits industriels, les petits, commerçants et les petits agriculteurs qui tireront de cet organisme le plus graoïd profiit. Car il est évident que nos grands industriels, nos puissantes sociétés commerciales n'auront pour la plupart besoin d'aucune intervention pour se procurer les matières premières, l'outillage ou les marchandises nécessaires pour se remettre cm marche. Et on peut être assuré qu'ils n'attendront pas le moment de l'évacuation pour prendre leurs dispositions. Mais que' feront' les petits, dont les ressources financières se seront épuisées peu à peu pendant cette guerre interminable? Où iront-ils chercher les crédits nécessaires pour réoutiller leur atelier, ou pour réapprovisionner leur fonds de commerce? Et même s'ils trouvaient ces crédits, où iraient-ils acheter les machines et les matières premières dans un pays vidé, si l'on ne se préoccupe pas dès à présent de son réapprovisionnement ? Comment les habitants de nos campagnes se procureront-ils des engrais chimiques, des machines agricoles, des chevaux, du bétail ? C'est précisément pour remédier à cette situation, qui sera sans précédent dans lliistoire d'aucun peuple, que les promoteurs du Comptoir National ont envisagé sa. constitution. Le gouvernement beilge, reconnaissant l'incontestable titilité d'un pareil organisme, a bien voulu lui promettre son appui : mais il est évident que l'appui gouvernemental ne pourra réellement être donné sans réserve qu'à la condition que cet organisme parvienne à réunir comme actionnaires la très grande majorité des intéresses. de façon à devenir vraiment une entrepris^ nationale. C'est pourquoi il est d;e l'intérêt de tous ceux qui, de près ou de loin, participent à la vie économique de notre pays, d'entrer dans cette société. Chacun peut devenir Actionnaire en souscrivant une part de cent francs sur lesquels 20 francs seulement devront être versés. Encore ces 20 francs ne seront-ils pas perdus, puisqu'ils seront remboursés avec les intérêts à la dissolution de la Société.Nous savons qu'il entre dans les intentions des promoteurs de constituer une série de commissions teehninues destinées à étudier les difficiles problèmes dont ils cherchent la solution. Ils comptent pour la composition de ces commissions faire le plus large appel au concours de tous ceux, qui voudront collaborer avec eux à cette œuvre, patriotique. Disons en terminant nue cette société ne fera aUcun bénéfice •: elle se contentera de prélever sur les opérations traitées i.ne commission minime destinée à couvrir ses frais généraux, le surplus éventuel devant être réparti entre les acheteurs au prorata de leurs achats. Les frais généraux de la Société seront d'ailleurs réduits au minimum, les fonctions d'administrateurs et de commissaires devant être gratuites. Nous croyons donc pouvoir recommander cet intéressant organisme à tous nos lecteurs et particulièrement à ceux d'entre eux qui n'auraient pas reçu la circulaire des-promoteurs, ou doiU l'attention n'aurait pas.été attirée par notre précédent article.Pour tous renseignements ils peuvent s'adresser au Secrétariat du Comité-d'En-quête Economique Belge; 70 bis, rue d'Amsterdam, à Paris. -—WVWV —, — Un aéroplaine ennemi a survolé la ville d'Odessa ; on ne signale" aucun dég&t. L'eitapg eo|reMrw i La jetée et le port auraient subi de très graves dommages Londres, 14 mai. Suivant une dépêclie de Douvres, la jetée 3e Zeebrugge aurait été fort endommagée n oar les canons anglais au cours du bom- p Dardement du 12. r On en déduit que si, pendant quatre heu- p !*es, les navires bzritanniqu.es ont pu tirer p 9u'(r Zeebrugge et la côte belge, c'est que n es canons dont ils se sont" servis devaient Hre de^ très gros calibre. c La dépêche ajoute que si les dommages 'aits à Zeebrugge sont 'vraiment étendus 't ne peuvent pas être réparés, le port ne g tardera pas à s'ensahler. h n CE QUE DIT LE CRITIQUE NAVAL l! DU u TIMES » r Londres, 14 mai, ^ Le critique, naval du Times écrit : . e ' Là reprise d'opérations combinées contre le port, de Zeebrugge peut être considérée com- , ne la conséquence de l'activité générale de- Y ^enue récemment manifeste qui se produit ians les passes de cette station maritime. P Les opérations de samedi paraissent avoir ^ m un caractère seinfcgable à celles qui eurent ,l lieu pendant la nuit du. 7 au 3 avril. 1 Les distances auxquelles la canonnade- a pu ïtre perçue indiquent qu'àu cours de cette ittaque les canons de gros calibre ont été M employés. La protestation hfcbituelle des Aile- u mands ,affirmant qu'aucun dommage n'est , résulté de cete opération, a été publiée ainsi ~ gu'il fallait s'y atendre. Il n'en demeure pas , moins que les destructions effectuées sur Zee- t brugge même et peut-être aussi sur quelques navires se trouvant dans le port, doivent être r considérables. Aviateurs et marins sont en- chantés de l'occasion qui s'est offerte à eux l ie payer l'ennemi avec sa propre monnaie. Jusqu'au, jour où le port de Zeebrugge pourra être rendu intenable pour l'ennemi et a£e V ce nid où destroyers et sous-marins se réîu- C gient «oit totalement détruit, des opérations ■ analogues navales et aériennes ?ont indiquées comme les moyens les plus efficaces à om ' ployer contre eux. Tant que nos forces con- . tinueront ainsi à harceler l'ennemi, il est e évident, que celui-ci sera moins en état d'exé- ^ ?u!.er des rrwds contre les côtes françaises et V anglaises. Ces opérations répétées, non seu:- d lement. émiettroni les forces ennemies et bon- Tl leverseront ses calculs, mais elles pourront L en outre, avoir des résultats beaucoup plus 1 importants. Q u Lire en 2° page : LES ALLEMANDS VOUDRAIENT S'EMPARER £5E COFFRES-FORTS DAMS LES BANQUES BELGES. MOTS S DÎJ FRONT : UNE NU!T 33E PRINTEMPS, cîe notre envoyé spécial au îronî. LES BELGES A ROME (de notre correspondant particulier). Lire en 4e page : LA QUESTION DU « RETOUR A LA TEiftRE » : Encore une intéressante lettre (Su front. i mm • ■ (Censure) ...„ Le correspondant du Matin à Christiania a interviewé M. Vanderveldé à son passage en Norvège. Le président du Bureau International Socialiste a répété pourquoi les socialistes des pays alliés ne; peuvent pas donner leur concours à la manœuvre boche d<e Stockholm. Citons, à titre documentaire, la fin de cette interview : Les socialistes allemands ont fait .à Pétro-grade une offre de paix dans laquelle ils parlent d'une paix sans indemnités, sans àn-nexLorus. Peut-être la Russie acceptëra-t-ella1 une paix sans indemnités ; je l'ignore : mais quoi ! la Belgique ? Serait-ce une paix juste, celle qui refuserait toute indemnité pour' la dévastation cie son erritoire, tonte restitution pour te pillage du ses richesses à la malheureuse Belgique entraînée d'arm la guerre sans raison et sans droit V Pour ce qui est des annexions, la social-demooratie est toute prête, et pour cause, à les rayer de son programme, mais sera-ce uric'-anexion que d'arracher l'Arménie à ses bourreaux turcs ? Serait ce une annexion que de rendre l'Alsace-Lorraine à la France et à : l ltalie, le Trentin ? Non. Bien au contraire ! Ce seraient, ce seront des « ciiésannexions », c'est-à-dire des restitutions pour de brutales annexions d.u passé. Il faut que cela soit biien compris, le terme de paix sans annexions ne doit pas être entendu comme synonyme de statu qno qnte bcllurn. Tant que ce principe n'aura pas été reconnu par nos adversaires, aucun base de négociations n'existera en vue du rétablissement de la paix. Faisons suivre ces déclarations de M. Vandervelde de quelques réflexions de M. Clémenceau • •.. .......... (Censuré) n Les révolutionnaires de Pétrograde. écrit-il dans /'Homme etnehaîné du 13 mai, dri vent comprendre maintenant que tout Vart des voleurs dé territoire, à l'exemple des vulgaires cambrioleurs, est de s'approprier, par tous les moyens, tout ce qu'il peuvent prendre, pour répondre à ceux qui leur demandent des comptes : « C'est une vieille affaire, siir laquelle il y aurait iio/t u dire. Wpfi parlons plus. » Polonais, Alsaciens-Lorrâms, et quelques autres encore. se battent précisément pour avoir le droit d'en parler. « Il y a des fautes que la fatalité ne nous permet pas de commettre, car nous avons payé trop cher, notre présente revendication du droit — aux sollicitations de la Russie — pour jamais consentir à ce que la mort des meilleurs d'entre nous ne nous assure pas DE SUFFISANTES GARANTIES contre les retours d'offensive des brigandages allemands. » De suffisantes garanties ; . s ^ «: •' . • S 5» i • w . . . (Censuré). . • • • » «- a: ai «r \èi • « CRISE ïsxïsse: léilssiH é siiistre it y perre ; et ia ssiveneir lilitaire ie ratrosraie La crige russe s'aggrave. Alors que le | besoin d'une autorité fo.rte devient cha- : ' que jour plus pressant, la dualité de : . gouvernement persiste et elle s'affirme dans des conditions telles que le minis- i : trë de la guerre et le gouverneur de Pé-, trpgrade jugent impossible de s'acquit- ■ ter de leur mission. i On avait espéré que le gouvernement : ; provisoire pourrait mettre fin au gâchis [ en s'appuyant sur la Douma, mais le : ; Conseil des délégués des ouvriers et soi-! dais a dienié -toute autorité à n'importe ; quelle assemblée autre- que l'assemblée . constituante e.t, en attendant la réunion : de celle-ci, il réclame pou-r lui seul le. droit de parler au nom du peuple de même qu'il exige, pour partager les re-S- 1 poni^abilités du gouvsrncmenit, une participation plus considérable que celle i : que lui avait offerte le. prince Lvoff. Devant une volonté d'anarchie aussi ; ol>stinée. une œuvre gouvernementale j i est-elle encore possible ? M. Go-uitichkoff ' : et le général Korniloff ne l'ornt pas cru, 1 i et c'èst pourquoi ils s'en vont, se décla- i rant impuissant à asssurer la défense : ; du pays. ; On verra plus loin quel émouvant cri î d'alarme M. Goutehkoff lançait à la ] Douma au cours de la séance du 10 mai • ! Son discours fut applaudi par l'assem i blée, mais il n'obtint aucun succès au : . près des éléments extrémistes beaucoup < ; plus préoccupés de faire la guerre à l'of : ficiier et au bourgeois que dé chasser | le Boche. M. Goutehkoff avait cependant quelque titre à être écouté. Industriel et sol- < <lat à !a fois, il a fait ses preuves à la ] muicipalité de Moscou et à la guerre du Transwaal avec une énergie oui l'a fait, comparer'plus d'une .fois à -Roose- i VeTt. A la Douma, il a apporté à l'étude i des questions militaires le sens pratique < et. l'activité de l'homme d'affaires et, i en sa qualité de président de la commis- ( - sion de la défense nationale, il a porté hardiment le fer dans les plaies du régime tsariste. Cet éctobriste, dont les tendances rm* dérées ne pouvaient évidemment trouver grâce devant les énergumènes du palais die Tauride, fut des premiers à dénoncer du haut de la tribune parlementaire les turpitudes liées au nom des Ilaspouitine, des Soukhomlinoff et des Miassoïedoff. C'est lui qui en août 1916 écrivit au- général Alexeieff u-ne lettre sensationnelle révélant les indélicatesses .comjniscf. par le général Bielaïeff, faisant alluiàon aux manœuvres tentées en faveur d'une paix séparées et accusant catégorie uement Sturmer « qui a dans l'armée et dans le peuple, écrivait-il, une réputation solide, sinon] de traître, du moins d'homme prêt à trahir ». M. Goutehkoff n'avait d'ailleurs pas attendu la guerre pour crier casse-cou à ceux qui ont mené l'autocratie au tombeau. En 1908, il signalait h la Douma le pillage auquel certains grands-ducs, mettaient, le trésor sous prétexte de défense militaire. En 1914, dans un congrès -d'octobristes, il résumait en une formule frappante la»-situation créée au-peuple russe par les fautes de ses chefs : « Nous neus voyons forcés, disait-il, de défendre la monarchie contre les défenseurs naturels du principe monarchique, l'Eglise contre la hiérarchie ecclésiastique, l'armée contre ses chefs, l'autorité du pouvoir gouveremenital contra les dépositaires de ce pouvoir. » En abandonnant, découragé, l'œuvre de réforme et de réorganisation à laquelle il s'était attelé, M. Goutehkoff peut ajouter aujourd'hui de nouveaux traits à ce tableau lamentable. Tout comme la monarchie, la révolution a besoin d être défendue contre ses partisans. Ceux qui ont dénoncé avec le plus de violence la régime tsariste, le scandale des influences occultes et des autorités irresponsa-

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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