Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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02 november 1917
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s.n. 1917, 02 November. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 20 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/t14th8cx74/
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TROISIEME ANNEE. — N" 200b L© Numêïo : ÏO centimes VENDREDI 2 NOVEMBRE 19lY. \ ^mmr ni ! m ' m[ PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone : Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du J.ournal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. LE XX' SIECLE QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernànd NEURAY iniimmii i i 11 miw i\mmiib. immiiiin — wtpwphih ——i———ii h LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse, 28^* Téléphone i 64 Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois , — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sb. 6 d. par trim. Autres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre Le petit cimetière d'Adinkerque J'y suis entré avec toute mon âme fraternelle parce qu'y sont ensevelis dans la terre humide ceux-là qui ont lutté •t qui sont tombés au bord de l'Yser, ce petit fleuve qui est lé ruban rouge sur la poitrine du monde. Au delà du cimetière civil s'étend le domaine sacré des soldats morts. Au loin, à travers les prairies et les jardins, le champ funèbre s'est étendu. 11 a culbuté d'abord l'enceinte en pierre du cimetière local conçu pour un temps de morts naturelles et normales_ ; ^ _ puis, comme une grande douleur qui s'étend, il a envahi les champs vivaces où luisaient autrefois le cuivre mouvant des épis et les jolies fleurs... Aujourd'hui, il n'y pousse plus, parmi les épis serrés des croix, que des fleurs en fer, peintes et froides, et des gerbes immortelles. A droite, en entrant, reposent des en-'fants de France. De leur douce province au ciel léger, de leur grand midi jaune et vert, de leur Savoie tout à rebrousse-,poils sous les sapins poilus, de leur Bretagne primitive et mystique, ils sont ..montés vers les nords immobiles^ tendus par les brouillards, et dans leurs .plaines épiques ils sont tombés dans Therbe des champs, sur les cailloux des Toutes, et les feuilles des bois. Ils sont là, gars de vingt ans, hommes de quarante, couchés sous les rangées rectilignes des petites croix noires peintes de lettres blanches. Toutes ces croix sont identiques ; ici et là, cependant, du même modèle mais plus haute, >s'érige celle d'un chef... On n'a point voulu faire là une distinction dans la mort ; les chefs sont toujours dans les rangs, pareils aux autres, un peu plus haut que les autres, comme ils étaient sans doute dans la bataille. Derrièra les Français se trouve le carré de terre réservé aux Anglais morts, tlls y sont peu nombreux : c'est plus 3oin, de l'autre côté d'Yprës, que les 'Anglais meurent... Mais depuis l'entrée, à gauche dès' carrés "français et anglais, et au delà, des deux côtés de l'avenue centrale, jusqu'au cœur de la plaine, orgueilleux et triste de son immensité, c'est le cimetière des Belges... .Que n'y a-t-pn porté la dépouille de Verhaeren, dont la tombe semble isolée, dans un coin du cimetière civil ? Il eût été le grand poète silencieux de cette grande foule silencieuse... Car il aimait profondément de son pays la terre et les hommes : et il eût été compris par ces hommes qui étaient morts pour avoir défendu cette terre. Pauvres gars de mon pays, je vous Reconnais, dans vos terres humides. J'ai .vu, par des matins de bataille, vos tem-jpes violentes ; j'ai vu les espoirs de vos iyeux lumineux, et j'ai senti les colères i-de vos cœurs, contre vos côtes ; j'ai vu 'dans vos mains des fusils fumants, et je vous ai vus qui donniez à manger eux canons vengeurs ; je vous ai vus aussi sous la voûte tissée des balles, sous le niveau impitoyable des mitrailleuses, parmi la chute éclaboussante des obus noirs, et sous les shrapnells, ces hautes fleurs blanches à l'ombre mortelle. Et j'ai vu aussi les trous rouges dans vos chairs roses, qui sont devenus ides trous noirs dans vos chairs blanches.Et maintenant encore, dans les sillons 'de deux mètres, vous êtes là, comme des graines vivantes... Bonnes graines d'où jailliront un jour les espoirs lumineux de la vengeance et de la victoire ! t Ces petites tombes belges, je les regarde, longuement... Elles n'ont point la nette égalité fraternelle des tombes françaises. Elles n'ont d'égales que la mort qui y séjourne et la douleur qui s'en émane. Mais elles sont diverses, variées, elles sont originales et personnelles. Comme on y sent le peuple au génie spirituel, au génie architectural qui bâtit des villages, des plages et des villes dont toutes les maisons sont aussi différentes que des visages... Tombes en bois, en fer ou en pierre, tombes herbues, tombes fleuries, tombes couchées comme des douleurs, accroupies comme des songes, dressées comme des prières, tombes simples de modestie ou riches d'orgueil, merci, de faire, planer encore sur vous toute l'âme muancée et'- fine de la race... Au bout du cimetière, là-bas, avec leurs pioches aiguës et leurs bêches pesantes, il y a des soldats qui font des trous. Et voilà qu'ils me disent qu'ils appartiennent à une équipe spéciale chargée d'ouvrir la terre pour recevoir les morts à venir... Comme il y a des soldats qui fabriquent les obus, comme il y en a qui réparent les routes ou conduisent les attelages, comme il y en a qui creusent les tranchées et lés boyaux, comme il y en a qui chargent les canons ou pressent la détente des fusils, il y a des soldats qui font des trous pour recevoir les morts à venir... Et soudain, en sortant du cimetière, comme une apparition prodigieuse, que vois-je ?... Un homme ployé, avec une figure de Christ, sous une énorme croix frueueuse... Deux ou trois hommes, cou- Hommage aux héros de la mer et de l' Yser <b& Peur être dignes d'eux, soyons plus unis ps jamais et tindiGs tous nus efforts «ers la victoire disent dans des discours très applaudis MM. les ministres Chaumet et Segers Nous tenons à revenir aujourd'hui sur la belle cérémonie qui a eu lieu mercredi soir- au Grand Théâtre du Havre eu l'honneur des héros de l'Yser. La, .salle était archi-comble, Toutes les autorités françaises, anglaises et belges du Havre étaient là, entourant M. Cihaumet, ministre de la marine, venu de Paris pour représenter le gouvernement français. L© programme artistique, si bien composé par le lieutenant des Gâchons, fut parfaitement, exécuté et on fit grand succès aux excellents artistes qui interprétèrent <( La- Navariraise », de Massenet, et « Les Gadettux de Noël », de Xavier Leroux, qui dirigeait lui-même. L'orchestre de M. Ch. Strong fut excellent et l'auditoire vibra au « Vers 'l'Avenir », chanté par Huberty, et à la (t Brabançonne », interprétée par Al-bers, avec autant d'âme que de talent. Les discours prononcés à cette occasion exprimèrent parfaitement les sentiments de reconnaissance etd'admiration des nations alliées envers les héros de l'Yser et le.s héros de la mer. .M. Chaumet leur adressa au nom du gouvernement français un hommage chaleureux et il euit à l'adresse du Roi Albert et de son armée des paroles que l'assistance applaudit longuement et dont tous les Belges lui seront profondément reconnaissants.DISCOURS DE M. SEGERS Au nom du gouvernement belge, M. Paul Segers, ministre de la marine,'remercia M. Chaumet de sa vibrante allocution et il exprima « toute la gratitude de notre pays au gouvernement de la République et à son haut commissaire près le gouvernement du Roi, à la cité hospitalière qui nous héberge, à la grande nation amie, la France généreuse et fraternelle. » Hommage aux marins aliiés il. Segers s'associa ensuite à l'hommage rendu par M. Chaumet aux vaillants marins alliés : A mon tour, dit-il, je salue vos héros de la mer, ceux qui se sont sacrifiés au grand idéal, victimes de la barbarie teutonne, de vaisseaux maquillés — tels le « Gœben » et le « Breslau » ou de reptiles sous-marins — et qui dorment à cette heure leur dernier sommeil, au fond de cette mer qu'ils ont tant atjmée, même iiorsqu'elle ne ileur fut pas maternelle, ceux aussi qui vivent et combattent pour la. patrie, marins du commerce ou marins de la flotte, dont les traditions de courage, de loyauté, de sacrifice et de diévoû-ment à la patrie font briller d'un Si vif éclat l'auréole de gloire et de vertu guerrière de cette nation chevaleresque et courageuse. Ces marins, je les vois nombreux ici même, autour de nous. Ils sont représentés à mes-côtés par un chef d'élite, le contre-amiral baron Didelot, marin de race et marin de cœur. Je salue en lui toute la marine de ce noble pays de France. Je salue son uniforme comme on salue le pavillon de la flotte. Je salue aussi — comment ne pas y penser en parlant de la mer — les marins do l'incomparable flotte britannique qui, malgré la « hochseeflotte » et les .sous-marins a su conserver la maîtrise de la mer. Je salue les modestes et courageux marins de la marine d'Etat et de la marine de commerce de mon pays, dont un si. grand nombre s'emploie au ravitaillement non seulement de la Belgique qui souffre, mais des provinces de la nation sœur, les départements envahis du nord de la France. Je salue tous les marins des nations honnêtes. La victoire de l'Yser M. Segers rappela ensuite à grands traits la bataille épique qui immortalise les héros de l'Yser : Les Allemands s'étaient assigné Calais. Et aussitôt, — tandis que le front franco-britannique allait se former au sud et à l'est, — de la mer à Zuidschoote, en passant par Dix-muidc, sur un front de 30 kilomètres, l'armée belge réduite hélas à 82.(100 hommes, organisa avec le vaillant général Meiser et sous l'ordre désespéré de son Roi, sa position sur l'Yser. A nos 43.000 fusils, le haut eomandement venait d'adjoindre l'incomparable brigade française des 6-000 fusiliers marins. Le 15 octobre, on demanda à tous ces vaillante de tenir Quarante-huit heures. Quinze jours après ils tenaient encore. Ils tiennent toujours a,u-jour&ljiui. Le 30 octobre, l'inondation avait tendu sa nappe liquide entre les assaillants et nos armées. La bataille de l'Yser était gagnée. Les fusiliers marins, conduits par l'amiral Roua.rc'h, s'étalent battu? selon l'expression employée alors, comme Léonidas et ses Spartiates aux Termopyles. Quant à. l'armée belge, elle comptait, en quinze jours 14.000 tués et blessés- Qu'importe ! puisqu'ils avaient obéi à leur Roi, puisqu'ils avaient conservé leur lambeau de Flandre, puisqu'ils avaient sauvé ce qui nous restait de terre ! patriale. Et les Allemands n'ont pas eu Calais! Car à la tentative de leur sept divisions brisées, le valeureux poilu français, le tenace leur de terre, l'escortent... Dans la pluie fine qui commence à tomber, je comprends ce chemin du Calvaire. Ce sont des soldats qui vont planter la croix fraternelle sur le tertre nouveau d'un ami mort... , « Et en. quittant ces lieux ou mon ame, épurée par la mort éparse, vivifiée par la douleur, était cependant large, ardente, fière et confiante, j'ai senti mes lèvres qui murmuraient les grands vers profonds de Géraldy : « La Croix, la douleur, est si, grande, L'Homme, le Souffrant, si vêtit. » Fernand-Hufeett GR5MAUTY. tommy anglais et le petit belge, avaient oppose là triple cuirasse de leur volonté, de; leur héroïsme... et de leur corps. \ « Au nom de la Belgique » s'écrie M.j Segers, « honneur aux Jean Le Gouin et aux cois bleus ». La victoire et la paix avec les Alliés i L'héroïsme de nos marins et de nos sol-t dais, ajoute-t-il, est encore nécessaire à notre cause, car si rAllemagne veut la paix-c'est une paix allemande sans les réparations et les garanties indispensables pour éviter une guerre plus horrible encore que celle-ci. Cette paix-là, dit M. Segers, il n'est pas-um bon Français, il n'est pas un Belge lioiu' nête qui puisse la vouloir. Pour nous, Belges, à qui les Alliés ont si souvent répété que leur situation était tout® spéciale dans cette guerre, en raison de la violation des traités, en raison du Nott kent kein gebod, en raison des aveux de celui qu'on a appelé le premier chiffonnier du monde, nous n'entendons poursuivre et réaliser nos buts de guerre — qui dans la boui-he, di'u.ne nation pacifique comme la notre, prisa traîtreusement à la gorge par son garant, devraient bien s'appeler plutôt des bute de paix — qu'en accord complet avec les granf des nations qui sont restées fidèles vis-à-vis de notre peuple à la foi des traités'. Notre sort est attaché au leur comme les doigts d'une même main, comme les anneaux d'une même chaîne. Notre patrimoine d'honneur, dont nous sommes si jaloux, s'accroît de tout le capital que lui valent leur confiance et leur amitié. C'est avec les grands alliés que les Belges seront vainqueurs ou vaincus. Mais nous serons vainqueurs, conclut AI. Segers au milieu de chaleureux applaudissements, car aux manœuvres de l'Allemagne et aux campagnes défaitistes de ses, complices, les Alliés opposeront une union et une volonté de vaincre nius fortes qui iamais. r » î * « Les organisateurs de cette helie manifestation méritent les félicitations les plus vives car elle a été digne des héros qu'elle devait honorer. Elle a en outre rapporté une recette fort heureuse à l'œuvre si intéressante de la caisse de secours des marins du Havre. La Norvège proteste contre la piraterie allemande Christiania, 1er novembre. L'envoyé de Norvège à Berlin a remis au ministère des affaires étrangères allemand une note de protestation au sujet de l'atta-crul du convoi, do navires Scandinaves — parmi lesquels neuf cargos norvégiens — qu'escortaient deux destroyers britanniques.Après avoir rappelé les faits et résumé le point de vue de la Norvège dans la guerre de course et le principe de la protection des convois neutres, le document s'exprime ainsi ; Le gouvernement norvégien rappelle que dans son mémorandum au, gouvernement allemand du 20 octobre 1916, à l'occasion du coulage des navires norvégiens dans la mer glaciale par des sous-marins allemands, il appelle l'attention du gouvernement allemand sur le fait que le peuple, norvégien considère comme une violation des lois humanitaires chaque cas nouveau qui cause la mort de marins norvégiens, ou affecte leur santé. Le gouvernement norvégien demande de nouveau au gouvernement allemand de veiller à ce que les commandants des sous-marins allemands n'exposent, pas la vie de marins norvégiens, soit par négligence, soit par jugement faux des circonstances. Le peuple norvégien est profondément, impressionne de voir que non seulement les sous-manns allemands continuent à couler les navires marchands paisibles neutres, sans avoir égard au sort, des équipages, mais que, maintenant, même les navires de guerre allemands, suivent la. même tactique. Le gouvernement norvégien a voulu par cette note porter à la connaissance du gouvernement allemand l'impression défavorable causée au peuple norvégien. V5/WV» ■ ■ j isMifisiisiMrisiiiii 1 i i BELGES ET ANGLAIS SONT LANCÉS A LA POURSUITE DE L'ENNEMI A L'EST DE MAHENGÊ Londres, le 1" novembre- (Officiel.) Les forces allemandes de la région de l'Ouest ont été repoussées du district de Mahengé par ùne opération combinée entre les colonnes britanniques et belges, i Elles se sont retirées dans les environs de Mgangira. Le détachement allemand de couverture a été délogé de Kingon par une colonne britannique avançant du Sud. Les Ailemands ont- abandonné 2 canons dans leur retraite. Il se confirme de source digne de foi que les pertes ennemies dans les récents combat:. aux environs de Nyangao ont été lourdes. L'estimation minimum du nombre des blessés est difficile à affirmer dans ces combats d'embuscade. 5:3 Européens et 268 Askris ont été tués ; 241 Européens et 677 Askris ont été captures. - - AU FRONT BELGE La lutte d'artillerie redouble de violence COMMUNIQUE BELGE Après avoir été moins active la veille, la lutte d'artillerie devant le front belge a pris un caractère plus intense le 31 octobre et s'est accrue le 1" novembre, spécialement devant Dixmude, où elle a pris un caractère de grande violence, notamment pour l'artillerie de tranchée. Nous avons réussi yolu sieurs [1rs de destruction sur des batteries et ouvrages ennemis. Des avions ont jeté de nombreuses bombes sur nos cantonnements.: C® Le Mis Britannique pendant le «ois i'ietelre COMMUNIQUES BRITANNIQUES A près-midi. L'artillerie ennemie s'est montrée active ■pendant la nuit à t'Est et au Nord-Est d'Ypres. 'é Nous avons dispersé sous nos feux une "■concentration de troupes ennemies vers Passchendalle. 22 heures... Pendant la journée, l'artillerie ennemie s'est, montrée extrêmement active à l'Est et au Nord d'Ypres. Notre artillerie, de son kùté, a .effectué de nombreux tirs de concentration sur les positions ennemies de la zone de bataille. r, Rien d'important à signaler sur le reste du Iront. t LE CUIVRE DES PRISONNIERS ALLEMANDS FAITS PAR LES ARMEES BRITANNIQUES, EN FRANCE, PENDANT LE MOIS D'OCTOBRE 1917, SE MONTE A NEUF MILLE CENT VINGT-CINQ, DONT DEUX CENT QUARANTE-DEUX OFFI-CIERS.. DANS CETTE PERIODE, NOUS AVONS CAPTURE QUINZE CANONS. QUATRE (:ENT TRENTE ET UNE MITRAILLEUSES ET QUARANTE-DEUX MORTIERS DE TRANCHEES. LES RASDS EN FLANDRE Londres, 1er novembre (Officiel). Les servies de l'aviation navale a exécuté le 29 octobre des raids contre les aérodromes de Starappelhoek et de Varssenaere. L'excellente visibilité permit de porter des coups bien ajustés. Tous les aéroplanes sont revenus indemnes.— Dankerque et Calais snt eiteri été bombardés COMMUNIQUES FRANÇAIS 13 heures. Lutte d'artillerie assez vive sur nos nouvelles positions en Belgique et sur le front au nord de l'Aisne. L'ennemi a tenté sans succès tin coup de main sur nos petits postes au. nord de LoiirreI (nord-ouest de Reims) ; de notre côté, nous avons féussi diverses incursions dans les lignes allemandes vers Bertheni court (sud-est de Saint-Quentin), en Champagne, dans le secteur de Souain, en Argonne, dans la ré-aion de Bolante et en Woëvre au nord de Flirey. Nous avons ramené une quarantaine de prisonniers et infligé des pertes sérieuses à l'adversaire. 23 heures. Rien à signaler, en dehors d'une lutte d'artillerie assez violente dans quelques secteurs au Nord de l'Aisne, dans la région dj Maisons-de-Champagne et, sur la rive droite de la Meuse, au Nord de Bezonvaux. Aviation Des avions ennemis ont bombardx Calais dans la nuit du 29 octobre et Dunkerque dans la nuit du 31 au 1er novembre. Dégâts matériel:;'peu importants. Aucune victime , dans, la population civile. Le premier prisonnier des âméneaing Une note du quartier général américain annonce que le premier prisonnier allemand fait par les troupes américaines vient de mourir des suites de ses blessures, dans une ambulance du front. Ce prisonnier était une estafette; il se montra très étonné lorsqu'il fut sommé de se rendre par des soldats américains. WWIV - ■ ■ ■ I- LE3 RAIDS SUR LONDRES limite atîape aérais Londres, 1er novembre (Officiel). La ville de Londres a eu a subir, mercredi soir, une incursion aérienne, au clair de lune. Une canonnade lointaine a été entendue qui, peu après que l'avertissement eut été donné, grossit rapidement. Le public s'est mis à l'abri et a obsex-vé un ordre parfait. Jusqu'à présent on ne signale ni pertes là dégâts. Le ciel était couvert de nuages bas et i moutonnés,. LA CRISE ESPAGNOLE Retour de I. lanra au pouvoir Les tentatives de M. Sanchez de Toca et du marquis d'Alhucemas pour former un cabinet de concentration monarchique ayant échoué par suite de l'attitude de l'assemblée des parlementaires tenue mercredi à l'Ateneo, laquelle proclama inéluctable la convocation de Cortès constituantes, le foi a fait appel à M. Maura. A l'issue d'une conférence qui a duré une grande heure avec le souverain, M. Maura s'est borné à dire aux journalistes : « Je vais essayer de former un ministère. » Quelques groupes mauristes ont organisé une manifestation en l'honneur "de leur chef à sa sortie du palais. Des ouvriers Sortant de la Maison du peuple ont tenté d'organiser une manifestation antimauriste devant le bureau de la Correspondencia militartine, légère collision s'esl produite. La foule s'est dispersée à l'arrivée de la police. . LES DEMARCHES DE M. MAURA. L'ATTITUDE DES CONSERVATEURS Madrid, 1" novembre. M. Dato a déclaré qu'il, avait conféré avec M. Maura et lui avait offert le concours absolu des conservateurs q-ui, cependant, ne pouvaient pas collaborer à la formation du cabinet étant donné que le parti conservateur est indivisible et ne veut pas confondre les responsabilités. M. Maura a fait des démarches auprès du marquis de Lema, afin que celui-ci continuât d'assurer les fonctions de ministre des affaires étrangères, mais o^i croit savoir que le marquis de Lema a décliné cette offre. LA CRISE ALLEMANDE Une série de nouvelles contradictoires On télégraphie de Berlin à Berne que Sat nomination du comte Hertling comme chancelier est considérée comme certaine. Dans les milieux politiques on pense que la! publication officielle de cette nomination sera faite aujourd'hui. On. cite les noms de ses collaborateurs^ le député' progressiste von Payer deviendrait vice-chancelier à la place de Hellf'eric.h dont la démission serait entre les mains du Kaiser; le député national-libéral ,Freidberg serait nommé vice-président du conseil des ministres de Prusse, dont le nouveau chancelier recueillerait aussi la présidence. Par contre, la a Weser Zeitung » dit tenir de source bien informée que von Hertling a renoncé à sa mission. Le journal expose que les objections opposées par les gauches à soit mandat n'ont pas pu être surmontées et, en outre, les nationaux-libéraux et les conservateurs n'approuvent plus la disjonction des fonctions de premier ministre prussien et de chancelier impérial. Notons aussi q;u'à la demande de Guillaume II von Batocki, ancien dictateur des vivres, est rentré à Berlin, venant du front où il se trouvait jusqu'à maintenant. Le comte Posadcwsky s'est rendu à Berlin,, dans les mêmes circonstances. ■ i m- »n I/IWV»" '■ "■ ■ ■ —M———<|i — On annonce la moit du général français Challe, tombé dans le bois d'Avocourt-, aux tranchées de première ligne. Ùne température excessivement froide règne à travers l'Europe centrale. De fortes Chutes de neige ont eu lieu en maintes régions d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse. L'ARMEE ITALIENNE PREND POSITION sur 1® Tagliamento LES FMmOMITAMQOES Â L& RESCOUSSE (Officiel.) Rome, 1er novembre. APRES AVOIR EVENTE LE PLAN DE L'ADVERSAIRE PAR UNE MANŒUVRE RAPIDE, PROMPTEMENT DECIDEE. ET EN RETARDANT SON AVANCE PAR L'ATTITUDE VAILLANTE DES DETACHEMENTS DE PROTECTION, NOS TROUPES. BIEN QUE DANS DES CONDITIONS STRATEGIQUES TRES DIFFICILES. ONT FINI DE SE REPLIER SUR LA TAGLIAMENTO. La 3° armée presque au complet, exemple magnifique d'union et de la force, la lre et la 2e divisions de cavalerie, particulièrement les régiments Novara et Genova, qui se sont sacrifiés héroïquement, et les aviateurs infatigables, méritent principalement l'admiration et la reconnaissance de la patrie. Pendant la nuit dernière, dans un qeste inutile de brutalité féroce, des avions ennemis ont bombardé des villes sans, défense et éloignées des lignes d'étape, faisant quelques victimes parmi la population civile. LA COOPERATION DES ALLIES On télégraphie de Rome, le 31 octobre, au Journal de Genève : DES FORCES FRANÇAISES ET ANGLAISES AVEC DU MATERIEL DE GUERRE SONT ARRIVEES DANS LA ZONE DE GUERRE ITALIENNE. Dans un télégramme adressé à M. Or-laiido, le nouveau président du Conseil, M. Lloyd George dit : « C'est porwr nous une source de réelle satisfaction que l*amitié unissant les peuples de l'Italie et de la Grande-Bretagne soit sur le point de se cimenter par la coopération de leurs armées combattant ensemble avec les vaillants soldats de la France, sur le même ' champ de bataille. ïe suis convaincu que l'Italie, avec ses alliés, non seulement arrêtera le flot de l'avance de l'ennemi. mais encore le refoulera à temps et pour toujours d'où,il est venu. » La Grande-Bretagne a depuis longtemps, sur le front italien, un important matériel d'artillerie lourde servi par des détachements d'artilleurs britanniques. M- Mac-pherson, secrétaire parlementaire du War Office, a fait connaître mercredi aux Communes que ce matériel et ses servants ont été sauvés. LE ROI RETOURNE AU FRONT Rome, l0r novembre. L'Agence Stefani annonce crue le Roi est retourné ce matin dans la zône de guerre, accompagné de M. Orlando. ATTITUDE MAGNIFIQUE DU PEUPLE ITALIEN Rome, 31 octobre. Une effervescence comparable à celle des premiers jours de la guerre règne dans toute l'Italie. A Milan, les Fédérations politiques et professionnelles, la section républicaine de la Chambre de commerce et les Unions de médecins entr'autres, ont lancé de vibrants appels à la résistance. A Turin également, l'alliance nationale et la ligue * Turinoise de résistance intérieure ont publié des manifestes qui trouvent un écho dans toute la population A C?nes la Confédération générale 'les ouvriers a adressé un appel à tous les tra-vailllurs pour les exhorter à participé:: à lia défense du pays. ^ Dans plusieurs autres vilijs, do nom" hreux officiers et soldats en convalescence! ont demandé à rejoindre sans délai leurs régiments au front- Tous les partis politiques, les municipal lités, la franc-maçonnerie, les Sociétés catholiques, les Chambres de commerce publient des manifestes patriotiques inspirés1' de la plus fière résolution. (Radio.) EVOLUTION DES SOCIALISTES OFFICIELS Rome, lor novembre.- Les députés socialistes officiels confiai niant, leur résolution de faciliter à M. Or- | lando l'accomplissement de sa tâche difficile et de coopérer à l'œuvre de défense et de résistance nationale, n'ont soulevé aucune protestation contre l'arrêté préfectc^ ral qui a interdit le congrès de leur parti.. Leur organe officiel, l'<c Avanti », n'a pu* blié à ce sujet que des récriminations « de pure forme ». Les « militants », en outre, ont appris sans indignation que M. Nitti avait expri-" mé le désir d'assurer au ministère la colla, boration. de M. Turati et que les pourparlers n'avaient été abandonnés que pour des raisons d'ordre personnel. Il est enfin à remarquer Que les socialistes officiels ne se sont pas insurgés contre le maintien da M. BLssolati dont, cependant ils avaient, au début de la crise, exigé le départ. • Au surplus, et en dépit des violentes polémiques de ces dernières années, un rapprochement parait d'ores et déjà possible entre le parti officiel et les groupes interventionnistes. — (Radio.) ESPOIRS ALLEMANDS Genève, 1er tiovembr«c- Dans les milieux financiers et militaires* aëemands, on se réjouit comme il convient des succès remportés contre l'Italie. Déjà on escompte une paix à brèva échéance. Um mouvement de hausse s'est produit en conséquence dans les Bourses allemandes. — (Journal des Débats.) m WW " il— . LES ANGLAIS EN SYRIE Occupation fle Bir-SeM Londres, le 1er novembre. Nous avons occupé hier Bir-Seba. Relativement au communiqué turc du 21 octobre, au sujet d'un gros échec que les Anglais auraient subi, voici les faits : « Le 27 octobre, trois milliers de Turcs avec 12 canons attaquèrent les avant-postes de cavalerie britannique appartenant à! la Yeomanry de Londres. » Ceutx-ci, quoique enveloppés sur deux fronts, et grandement inférieurs en nombre, résistèrent pendant six heures, maintinrent les positions jusqu'à l'arrivée dea secours et rendirent ainsi de grands services à l'infanterie britannique. Les Turcs, après avoir exécuté des charges de cavalerie réitérées, ne gagnèrent que peu de terrain au prix de lourdes pertes. » Les pertes britannigjues sont inférieures à cent i} * - - 0

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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